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Wake Up Dead Man : Une histoire à couteaux tirés
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Lou Mc
1 critique
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4,5
Publiée le 23 décembre 2025
Un Mystère qui élève, enfin ! Je mets 4,5/5 a ce film malgré des défauts flagrants, car j’ai été bouleversée (et très surprise) par la profonde humanité et force de son message ainsi que par l'admirable interprétation de son acteur principal, Josh O’Connor. C’est d’autant plus surprenant que je n’avais vraiment pas apprécié les films précédents (trop longs et alambiqués, le 1er trop manichéen et le second en roue libre - non mais ça va pas la tête de brûler la Joconde ? lol). Pour les défauts de ce troisième opus, un côté trop macabre et outrancier dans la mise en scène par moment et des personnages annexes toujours trop stéréotypés, manquant de profondeur…. et en même temps, il se trouve que de plus en plus de gens deviennent des caricatures. Donc de façon un peu fortuite, cela fait malheureusement écho à la réalité. Pour les points forts : déjà pour moi Josh O’Connor est une révélation, il a la sincérité et l’engagement du prêtre qui portent en lui une contradiction intéressante, entre pureté et colère sous-jacente. Son personnage et son jeu tranchent franchement avec les autres personnages. Ces gens consumés par l’ego, la peur, la toute-puissance, le contrôle, jusqu'à se vider de leur âme. Et qui plutôt que d’essayer de s’ouvrir à la vie et à l'amour, quitte à accepter temporairement la souffrance et l’inconnu, se renferment sur leur blessures et la radicalisation. La religion n’est alors plus qu’un prétexte pour se sentir puissant de par l'appartenance à un groupe pensé comme supérieur, en se basant sur l’exclusion de ceux qualifiés d’impurs car sortant de la norme. Bien sûr, tout cela fait écho à une société américaine - et on va dire occidentale en général - ou des tribuns égotistes se servent de la colère des gens et encouragent la division pour asseoir leur pouvoir personnel. Comment la vérité peut-elle se faire entendre au milieu de ce vacarme - voir les sorties permanentes de ces gens dans les médias et sur les réseaux sociaux? Le film nous offre d’émouvantes réponses à travers quelques scènes clés. Si la raison est un moyen important - incarnée par le personnage de B. Blanc, heureusement plus sobrement joue cette fois par D. Craig -, c’est celui de la présence humaine et de la spiritualité qui semble être les moyens probants - enfin, la vraie spiritualité, pas celle qui enferme et qui antagonise mais celle qui ouvre les bras : “ Dieu ne m’a ni caché ni réparé, il m’aime avec ma culpabilité” confie le père Jud. Très belle scène quand au milieu du chaos, ce dernier se rappelle de sa vraie mission et prend le temps d'écouter une paroissienne en détresse, qui elle-même tentait de masquer sa souffrance de la perte d’une mère, en la noyant sous un flot de parole. Ou quand, suite à une révélation soudaine de B. Blanc, le pere Jud peut acceuillir la confession du/de la veritable crimel/le. Si le personnage de rapelle a juste titre les horreurs commises par les institutions religieuses, le pere Jud, rapelle lui le message simple de la foi en action. Et si tout le monde ne peut être prêtre, tout le monde peut être touché par le pardon, la compassion, l’amour et la grâce des nouveaux commencements… Malgré les difficultés et les obstacles de la vie qui seront toujours présents, c’est bien ça le vrai miracle.
Rian Johnson revient avec le troisième volet d’A Couteaux Tirés, Wake Up Dead Man, et il continue à s’amuser avec les codes du whodunit, dont il mêle les mécaniques ici à une chronique flirtant ouvertement avec la satire politique.
En situant son intrigue au cœur d’une petite paroisse américaine, il peut jouer, sur la forme, avec une esthétique plus gothique, presque fantastique. Mais ce cadre fonctionne surtout comme une allégorie de l’Amérique contemporaine : une société en voie de radicalisation, sous l'impulsion de fondamentalistes religieux et de nouveaux gourous sectaires qui dévoient les principes mêmes de la religion pour attiser la peur et la haine. La croyance aveugle et la post-vérité sont donc au cœur de cette nouvelle intrigue.
Comme toujours, il peut compter sur un casting prestigieux, notamment sur son duo plein de chic : Daniel Craig - Josh O’Connor, et sur un Josh Brolin en espèce de proto-Trump. Et, bien que classique et un peu trop long pour ce qu’il développe, on retrouve en partie le charme et le plaisir ludique du premier volet.
Franchement déçu par le 2e opus j'ai hésité à me lancer dans ce nouveau donut et même à arrêter tant le démarrage était cliché. Mais finalement je n'ai pas vu passer les deux heures trente et ai apprécié le quasi plausible dénouement.
Je n’ai pas reçu les deux premiers films depuis leur sortie mais j’en garde un excellent souvenir : un divertissement sans aucun temps mort pour le premier film, et une suite un peu plus farfelue à laquelle j’avais moins accroché mais qui restait mega délirante et dont la fin rattrapait le rythme un peu en dent de scie du film. Alors qu’en est-il de ce troisième volet que j’attendais de pied ferme ? Eh bien je dois avouer être un peu déçu. Le film est intéressant thématiquement, avec notamment les relations qu’ont les gens avec la foi, mais je trouve que ça ne marche pas tout à fait avec le ton décalé et humoristique des « A couteaux tirés ». En écrivant je trouve même que le film aurait gagné à se détacher de l’héritage des deux premiers films : soit partir dans un tout autre ton, soit… ne pas utiliser la licence ! Et pourquoi pas faire un film plus mature, comme avait fait Netflix avec « Le Diable, tout le temps ». Car ici, je trouve le film à la fois moins funky au niveau de ses visuels, avec des personnages moins drôles, et une enquête encore moins crédible que le souvenir que j’ai des deux premiers films. Attention cependant : ça reste très divertissant, beau visuellement et Benoit Blanc (et le casting global) sont excellents donc le film reste bon. Mais un net cran en dessous que les deux premiers films selon moi. Dommage !
C'est dynamique, brillant, bien emmené, bien joué (mention spéciale à Josh o'Connor), et agréable à regarder. Après, bien sûr, les ficelles sont grosses, et un peu comme dans toutes ces histoires style Agatha Christie, Cluedo et autres, à la fin de l'histoire, on tire un assassin du chapeau, mais bon, c'est le jeu...
Quel plaisir de retrouver Benoit Blanc ! Ce troisième volet est, pour moi, une immense réussite. Rian Johnson délaisse les villas luxueuses pour une atmosphère gothique beaucoup plus sombre qui colle parfaitement à l'intrigue. Le scénario est un véritable casse-tête où l'on se plaît à chercher le moindre indice, et la résolution est d'une intelligence rare. Le casting est incroyable (Glenn Close est magistrale), et Daniel Craig habite désormais son personnage avec une aisance jubilatoire. Si vous aimez les "Whodunit" à l'ancienne avec une touche de modernité, foncez, c'est du très grand divertissement. Un coup de cœur !
Daniel Craig reprend son rôle pour un troisième épisode du grand détective Benoît Blanc, avec toujours à la réalisation Rian Johnson. Ce troisième volet respecte le cahier des charges des précédents, mais contient plus de suspense, mêlant rationnel avec surnaturel. Rian Johnson met aussi en lumière le côté religieux, dénonçant parfois par certains aspects, faisant une superposition aux côtés radical qu un puissant homme orateur peut avoir sur ses suiveurs. Et cet aspect là Josh Brolin l'incarne à la perfection, montrant même ce que l'attrait du pouvoir et de la cupidité peut amener à réaliser. Rian Johnson sait construire son histoire (bien mieux que dans Star Wars 8, mais ça passons). Daniel Craig, qui ne voulait pas qu'on l'associe à une franchise, revient et c'est pour notre grand plaisir, un rôle qui le change, qui fait parler sa subtilité, son esprit, son sens de la déduction, et non son physique. On retrouve Josh O Connor, la formidable Glenn Close, Jérémy Renner, Jeffrey Wright et j'en oublie, car c'est ça aussi, une histoire à couteaux tirés c'est aussi un excellent casting. Vraiment ce troisième opus se laisse dévorer sans doute le meilleur des 3.
Je regrette juste la manière dont l'affaire a été résolue, uniquement sur les aveux du responsable.
Sinon la montée en puissance de l'intrigue est très réussie, comme d'habitude. La manière de présenter la scène finale de la sortie de crypte est très réussie car on en vient à penser à un acte miraculeux.
Après avoir apprécié À couteaux tirés, j’ai été déçu de Glass Onion. Heureusement Wake Up Dead Man vient redonner une belle saveur aux aventures de Benoit Blanc ! L’enquête est prenante, palpitante, plutôt bien ficelée… je n’ai pas vu le temps passé.
Quel film stupide rempli de rebondissements imprévus, c'est kitch à souhait aussi bien dans la mise en scène que dans le jeu des acteurs et la palme revient à Daniel Craig ,ici Benoit Blanc triste personnage dans la peau d'un enquêteur de pacotille, on est loin de 007, même si pour moi il fut un très mauvais James Bond, et puis l'histoire est tarabiscottée, du trés très mauvais Agatha Christie, c'est long plus de deux heures, je me suis endormi à certains moments, j'espère que ce Benoit Blanc à la manque on ne le reverra plus jamais
Un chef d'oeuvres, dans la mise en place, dans la résolution, des énigmes à notre portée, des éléments visible et un dénouement qui ne sort pas du chapeau d'un magicien