3e volet et encore une grande sensation de vide. On assiste une fois de plus à une sorte d'Agatha Christie plein de charme avec son casting séduisant, mais tout ce décor ressemble à du toc. Aucune émotion, aucune recherche de vraissemblance, aucun enjeu . A un moment un personnage cite Scoubidou et c'est exactement ce à quoi pourrait être comparé ce film : un épisode de scoubidou. On pourrait même oser une hypothèse : voilà une production entièrement due à L'IA générative.
Quelle belle histoire que celle de ce père, ce cowboy ayant tout perdu dans les grands incendies, qui cherche une raison de poursuivre son rêve de liberté. On y retrouve cette amérique qui doit se débrouiller comme elle peut, bien loin des discours trumpeurs... Ce cowboy, loin des archétypes du western classique, voûté, au regard souvent perdu, hésitant face à sa fille et à ses voisins de fortune, est brillamment interprété par Josh O'Connor que j'avais repéré dans l'excellent Seule la terre et aussi dans le brillant Wake up dead man, actuellement sur Netflix. C'est juste, précis, élégant, ce que le cinéma américain peut aussi produire. A voir sans risque.
Un film plutôt sympathique, parfois meilleur que le second volet mais aussi parfois moins réussis. C'est moins ambitieux en terme de moyen mais plus recherché. Ce qui est sûr c'est qu'on ne retrouve pas la maestria d'A couteaux tirés. Le cast est comme dab 5 étoiles : Josh O'Connor et Josh Brolin tire leur épingle du jeu, tous les autres sont sous-exploitées (notamment le personnage de Mila Kunis) et grosse déception pour la prestation de Daniel Ceaig avec un Benoît Blanc pas très développé cette fois-ci et pour Glenn Close en surjeu. L'intrigue tarde à se mettre en place et les rouages de l'enquête sont plutôt farfelus. Ce qui est bizarre est que l'on devine quand même assez rapidement l'identité du meurtrier. Un bon moment mais je m'attendais à bien mieux.
Je viens seulement de réaliser que ce n'est pas Jeff Bridges qui joue dans ce film, mais Josh Brolin...
Bon, concernant le film, c'est celui qui m'a le moins convaincu même si il est très bien construit. En tout cas chacun des trois opus sont radicalement différents, c'est appréciable.
Notre pseudo-Hercule Poireau dit Blanc dans une enquête quasi mystique. Une intrigue assez digne pour le coup d’Agatha Christie avec des évolutions scenaristiques très inspirées. Les rebondissements et énigmes à tiroirs sont suffisamment bien menées pour nous tenir jusqu’au dénouement et révélation. Un bon opus de notre enquêteur.
Ma critique va être rapide : j'ai beaucoup aimé ! Je suis sûrement la cible de ce genre de film, donc ça aide, mais encore une fois j'ai été embarqué dans cette enquête de Benoit Blanc. Le film arrive à nous surprendre et nous divertir avec un casting toujours aussi clinquant. Bref je ne vais pas rentrer dans les détails de l'histoire, mais pour résumer la mise en scène est réussie, les acteurs sont bons, le scénario est recherché, l'ambiance est très plaisante et dénote des deux précédents films sur certains points. Allez si je dois émettre quelques réserves, la mise en place est un peu longue (on peut enlever facilement 15min au film, notamment au moment de l'exposition des différents protagonistes), le personnage de Mila Kunis ne sert pas à grand chose et l'humour n'est pas toujours bien maîtrisé. Au global, c'est quand même validé et comme après les deux précédents films, j'en redemande !
Troisième film de la saga lancée en 2019 par Rian Johnson, et pour moi, le meilleur des trois. On retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès des précédents : un meurtre mystérieux, un huis clos, plein de suspects, et bien sûr Benoit Blanc, le détective joué par Daniel Craig, toujours aussi classe et malin.
Mais cette fois, j’ai trouvé que le récit était mieux ficelé, les personnages plus travaillés, et l’ensemble beaucoup plus prenant. Et quel casting ! Glenn Close est géniale, Andrew Scott, Josh O'Connor, Kerry Washington, Mila Kunis, Josh Brolin ou encore Jeremy Renner sont tous très convaincants.
Le plus important, c’est que je me suis régalé du début à la fin. Une enquête captivante, pleine de rebondissements et d’humour. Bref, un très bon moment, et le meilleur volet de la saga à mes yeux.
Mon préféré des trois films de Rian Johnson jusqu’à maintenant, malgré l'intrigue sur fond de cupidité religieuse qui semble être la moins surprenante de toutes mais Josh O'Connor en soutane dans le rôle du prêtre catholique, Glenn Close dans le rôle de la vieille folle pas si folle et la cerise sur le gâteau, Andrew Scott, le place en top 1 des « à couteaux tirés ».
Un Mystère qui élève, enfin ! Je mets 4,5/5 a ce film malgré des défauts flagrants, car j’ai été bouleversée (et très surprise) par la profonde humanité et force de son message ainsi que par l'admirable interprétation de son acteur principal, Josh O’Connor. C’est d’autant plus surprenant que je n’avais vraiment pas apprécié les films précédents (trop longs et alambiqués, le 1er trop manichéen et le second en roue libre - non mais ça va pas la tête de brûler la Joconde ? lol). Pour les défauts de ce troisième opus, un côté trop macabre et outrancier dans la mise en scène par moment et des personnages annexes toujours trop stéréotypés, manquant de profondeur…. et en même temps, il se trouve que de plus en plus de gens deviennent des caricatures. Donc de façon un peu fortuite, cela fait malheureusement écho à la réalité. Pour les points forts : déjà pour moi Josh O’Connor est une révélation, il a la sincérité et l’engagement du prêtre qui portent en lui une contradiction intéressante, entre pureté et colère sous-jacente. Son personnage et son jeu tranchent franchement avec les autres personnages. Ces gens consumés par l’ego, la peur, la toute-puissance, le contrôle, jusqu'à se vider de leur âme. Et qui plutôt que d’essayer de s’ouvrir à la vie et à l'amour, quitte à accepter temporairement la souffrance et l’inconnu, se renferment sur leur blessures et la radicalisation. La religion n’est alors plus qu’un prétexte pour se sentir puissant de par l'appartenance à un groupe pensé comme supérieur, en se basant sur l’exclusion de ceux qualifiés d’impurs car sortant de la norme. Bien sûr, tout cela fait écho à une société américaine - et on va dire occidentale en général - ou des tribuns égotistes se servent de la colère des gens et encouragent la division pour asseoir leur pouvoir personnel. Comment la vérité peut-elle se faire entendre au milieu de ce vacarme - voir les sorties permanentes de ces gens dans les médias et sur les réseaux sociaux? Le film nous offre d’émouvantes réponses à travers quelques scènes clés. Si la raison est un moyen important - incarnée par le personnage de B. Blanc, heureusement plus sobrement joue cette fois par D. Craig -, c’est celui de la présence humaine et de la spiritualité qui semble être les moyens probants - enfin, la vraie spiritualité, pas celle qui enferme et qui antagonise mais celle qui ouvre les bras : “ Dieu ne m’a ni caché ni réparé, il m’aime avec ma culpabilité” confie le père Jud. Très belle scène quand au milieu du chaos, ce dernier se rappelle de sa vraie mission et prend le temps d'écouter une paroissienne en détresse, qui elle-même tentait de masquer sa souffrance de la perte d’une mère, en la noyant sous un flot de parole. Ou quand, suite à une révélation soudaine de B. Blanc, le pere Jud peut acceuillir la confession du/de la veritable crimel/le. Si le personnage de rapelle a juste titre les horreurs commises par les institutions religieuses, le pere Jud, rapelle lui le message simple de la foi en action. Et si tout le monde ne peut être prêtre, tout le monde peut être touché par le pardon, la compassion, l’amour et la grâce des nouveaux commencements… Malgré les difficultés et les obstacles de la vie qui seront toujours présents, c’est bien ça le vrai miracle.
Rian Johnson revient avec le troisième volet d’A Couteaux Tirés, Wake Up Dead Man, et il continue à s’amuser avec les codes du whodunit, dont il mêle les mécaniques ici à une chronique flirtant ouvertement avec la satire politique.
En situant son intrigue au cœur d’une petite paroisse américaine, il peut jouer, sur la forme, avec une esthétique plus gothique, presque fantastique. Mais ce cadre fonctionne surtout comme une allégorie de l’Amérique contemporaine : une société en voie de radicalisation, sous l'impulsion de fondamentalistes religieux et de nouveaux gourous sectaires qui dévoient les principes mêmes de la religion pour attiser la peur et la haine. La croyance aveugle et la post-vérité sont donc au cœur de cette nouvelle intrigue.
Comme toujours, il peut compter sur un casting prestigieux, notamment sur son duo plein de chic : Daniel Craig - Josh O’Connor, et sur un Josh Brolin en espèce de proto-Trump. Et, bien que classique et un peu trop long pour ce qu’il développe, on retrouve en partie le charme et le plaisir ludique du premier volet.
Franchement déçu par le 2e opus j'ai hésité à me lancer dans ce nouveau donut et même à arrêter tant le démarrage était cliché. Mais finalement je n'ai pas vu passer les deux heures trente et ai apprécié le quasi plausible dénouement.
Je n’ai pas reçu les deux premiers films depuis leur sortie mais j’en garde un excellent souvenir : un divertissement sans aucun temps mort pour le premier film, et une suite un peu plus farfelue à laquelle j’avais moins accroché mais qui restait mega délirante et dont la fin rattrapait le rythme un peu en dent de scie du film. Alors qu’en est-il de ce troisième volet que j’attendais de pied ferme ? Eh bien je dois avouer être un peu déçu. Le film est intéressant thématiquement, avec notamment les relations qu’ont les gens avec la foi, mais je trouve que ça ne marche pas tout à fait avec le ton décalé et humoristique des « A couteaux tirés ». En écrivant je trouve même que le film aurait gagné à se détacher de l’héritage des deux premiers films : soit partir dans un tout autre ton, soit… ne pas utiliser la licence ! Et pourquoi pas faire un film plus mature, comme avait fait Netflix avec « Le Diable, tout le temps ». Car ici, je trouve le film à la fois moins funky au niveau de ses visuels, avec des personnages moins drôles, et une enquête encore moins crédible que le souvenir que j’ai des deux premiers films. Attention cependant : ça reste très divertissant, beau visuellement et Benoit Blanc (et le casting global) sont excellents donc le film reste bon. Mais un net cran en dessous que les deux premiers films selon moi. Dommage !