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Olivier Levigne
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4,0
Publiée le 4 septembre 2025
Ma critique de Pooja Sir
Tout d'abord le synopsis : deux enfants, dont le fils du député, ont été kidnapés dans une région du Népal où des troubles politiques sont en cours, et la police envoie une capitaine de la capitale qui devra enquéter avec ses méthodes.
Je l'ai vu dans mon cinema de quartier, un lundi soir, en VO. Important de choisir si on regarde ce film en VO ou en VF, il me semble que les langues parlées ne sont pas forcément les mêmes entre les personnages qui viennent de la capitale et les autres. Il faut probablement percevoir cette nuance. Incontestablement, ceux qui connaissent cette région du Monde comprendront mieux.
C'est un film que je qualifierais d'exotique. Une belle manière de comprendre le Népal, mais c'est quand même avant tout un film policier. Pas facile d'y rentrer. Pas facile de rentrer dans l'ambiance, mais l'actrice principale nous aide, elle incarne bien le personnage et elle est omniprésente, presque trop d'ailleurs. On pourrait dire que les personnages secondaires sont surtout secondaires.
Le scénario est plutôt bien, les décors sont chouettes, mais même s'il est probablement difficile de juger les dialogues et aussi les interprétations, j'ai beucoup apprécié ce film. Je décide de mettre la note de 4, de déclarer que c'est TRES BIEN et je pense qu'il faut le regarder, si on en a l'occasion.
Très intéressant ce film qui nous fait rencontrer une région du monde peu connue, le Népal. La corruption, les différences de classe, les conflits entre ethnies, les discriminations de toutes sortes... y sont abordées avec pudeur et sensibilité. La caméra (un peu trop à l'épaule à mon goût) nous immerge dans la rue, donnant parfois un aspect documentaire au film. Belle interprétation du personnage principal, tout en sobriété.
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2,0
Publiée le 19 août 2025
Basé sur des faits réels, "Pooja, Sir" raconte l'histoire de l'inspectrice Pooja qui est chargée de résoudre l'affaire sur l'enlèvement de deux enfants, dont l'un est le fils d'une personne importante. L'histoire se déroule dans un environnement tendu sur fond de manifestations et de risque de guerre civile. Rien n'est fait pour faciliter son enquête entre la pression politique, la corruption et la discrimination, y compris à son encontre. Tous ces aspects, à la fois professionnels et privés, s'entremêlent dans un récit qui n'est jamais à la hauteur de son contexte et de ses enjeux. Il y a une certaine frilosité de la part de Deepak Rauniyar qui ne va jamais au bout de son sujet. Il se contente d'établir les faits sans aller plus loin. Le contexte est intéressant, mais il n'y a rien derrière. Entre ça et la platitude de la mise en scène, on dirait simplement un film indien fauché... Le fait que ce soit un film népalais est finalement la seule particularité de "Pooja, Sir" qui est décevant en tant que thriller politique, drame social ou film policier. Bref, ce n'est vraiment pas terrible.
Deepak Rauniyar met en scène un thriller dans un Népal fractionné avec une attention particulière et militante pour les Madhésis, communauté marginalisée du sud du pays dont il est originaire. Tout cela serait captivant si l’enjeu sociétal du propos était soutenu par la tension qu’on est en droit d’attendre s’agissant d’un polar. Dommage que le scenario trop confus ne parvienne pas à tenir le fil de l’intrigue, et nous laisse finalement une impression de confusion et de survol. Reste la présence et la performance de Asha Maya Magrati, actrice étonnante
Un bon thriller nepalais,on suit une inspectrice androgyne et homosexuelle talentueuse est sollicité pour enquêter dans une ville de province sur la disparition de 2 jeunes garçons dont l un est le fils d une personne éminente. En pleine insurrection, l enquêtrice va devoir d une part affirmer son autorité car Étant une femme elle est assez méprisé et d autre part doit ménager la susceptibilités de ses supérieurs et de la pression qu exerce les parents. Rebondissements sur Rebondissements, de faux semblants l enquête s enlise. C est la réserve que je ferais du film c est assez empese et trop brouillon pour ma part, de plus tiré d une histoire vrai ou le final est assez intense et nous montre cette société nepalaise ou la corruption et l injustice règne ou ces hommes et femmes doivent se battre pour survivre.
Se laisse franchement regardet ave interet, les critiques sur les codes du polar sont risibles il faut bien se douter que le traitement est lié au realisateur donc si pn chage de pays il faut sattendre á des variations pateil pour le terme queer que je trouve analogue car lorientation sexuellr dune personne sur une trame qui met en avant les prejuges et discrimination nr me semble pas appartenir a quelcquonque categorie politique mais au contraite tout a fait conforme au message. Bref tres sympa on se laisse franchement transporter
Ce polar népalais propose un voyage qui sonne "vrai" et non un road trip touristique. Images et scénario sont âpres à souhait. Le motif de la capitaine de police lesbienne est traité sans effet de manches Les acteurs sonnent juste, eux aussi. J'ai beaucoup aimé.
L'inspectrice Pooja est envoyée dans une ville du sud du Népal en état de siège, où la minorité madhesi proteste pour la défense de ses droits. Le fils d'un député vient d'y être kidnappé. Pooja mène l'enquête en dépit des obstacles qui se dressent devant elle.
Avez-vous déjà vu un film népalais ? Pour moi "Pooja, Sir" est le premier. Cette rareté doit-elle vous inciter à aller le voir ? Pas sûr.
Ce film rappelle beaucoup un autre, sorti il y a un an tout juste : "Santosh" mettait en scène une veuve recrutée dans la police indienne qui enquêtait sur un infanticide et se retrouvait en butte à la misogynie de ses collègues.
Pooja elle aussi est une femme au milieu des hommes. Pour se faire respecter elle surjoue la masculinité : coupe à la garçonne, vêtements unisexe, bourrue plus que nécessaire, elle exige de ses subordonnées d'être appelée "Sir". Voilà le titre expliqué.
Le réalisateur Deepak Rauniyar charge la barque. Son film évoque plusieurs thèmes : le machisme dans la police donc et plus largement le patriarcat rigide qui prévaut dans la société népalaise, mais aussi le racisme dont est victime la minorité indienne au Népal, du fait de sa religion et de sa carnation, mais encore la corruption rampante qui mine les administrations népalaises, civiles et militaires.
Ces sujets sont graves et importants. Ce film a l'avantage de nous les faire connaître. Mais leur évocation, trop insistante, se fait au détriment de l'intrigue policière qui multiplie les rebondissements peu crédibles au risque de perdre le spectateur.
un polar népalais, ça ne court pas les rues, autant le dire, donc les cinéphiles ne rateront pas ce petit évènement….techniquement c’est moyen, pas de grande musique, pas de romantisme, et une photographie sans magie…..Par contre le film développe des idées politiques et morales, qui retiennent l’attention...Les acteurs font le job à la népalaise, donc sont convaincants et malins…. L’histoire relativement simple, laisse une agréable impression, une nouveauté qui nous dit quand même que le Népal, n’est pas un modèle de démocratie,? On est mieux en France ;..Je conseille sans insister…...
Film policier qui se passe au Nepal, beaux paysages, on y voit aussi les coutumes Népalaises aussi bien au niveau vestimentaires qu'au niveau sociétal, scénario tiré d'un fait divers
Un film népalais, c’est plutôt rare sur nos écrans. Le cinéphile qui n’est pas trop rétif aux versions originales sous-titrées, sinon rien, du Népalais (ou de l’Hindi, voire parfois une quelconque langue Madhési, le Maïthili ici, merci les secrets de tournage) n’aura pas trop à se faire violence et se raccrochera à l’intrigue du scénario. Un parfait thriller sur fond d’enquête policière menée par deux femmes (le Népal s’est ouvert récemment à l’égalité des genres). En toile de fond aussi le peuple Madhési (Népal du Sud) et sa révolte contre le nord impérialiste. La culture politique du Népal est profondément empreinte de maoisme, de marxisme-léninisme, ceci expliquant ce vocabulaire. Incursion chez les Madhésis dont probablement de nombreux spectateurs n’auront j’amais trop entendu parler. Un registre à la fois social, sociétal, politique et policier. Reste à décoder le message. C’est en tout cas l’occasion de se documenter davantage sur le Népal, ses soubresauts et ses affres récents.
Avec Pooja, Sir, voilà un voyage au Népal, qui malgré quelques scories, mérite que l'on s'y intéresse. Une femme policière, et enquêtrice, cela vous rappellera l'excellent Santosh, sorti il y a un an, qui dénonçait la violence et la corruption dans la police indienne. Ici l'histoire est sur fond de discrimination raciale envers les madeshis habitant dans le sud du pays. Tourné par un népalais, sa femme incarnant la capitaine Pooja, voilà un film accouché dans la douleur et tourné avec certainement des bouts de ficelle. Qu'importe, il respire l'authenticité et un engagement militant respectable. Les scènes d'émeute font gentillettes, à l'image des népalais, tel que l'on peut le constater en visitant ce pays. En revanche, les scènes de confrontations au sein de la police, avec les autorités politiques, sont plus convaincantes. Parfois certains détails du scénario manquent de lisibilité, en revanche les deux actrices policières sont attachantes, dans leur combat face aux hommes de tous acabit. cinéma- juillet 25
Assez décevant. J'ai failli m'endormir lors de la 1ere 1/2 heure. L'intrigue est simpliste, trop longue à démêler cependant, mais le contexte politique décrit est intéressant, même s'il s'agit toujours des mêmes discriminations. Les rapports hommes/femmes dans un contexte professionnel ne sont pas surprenants car déjà exposés dans des films précédents. Mais ils prouvent que tout le sous-Continent est concerné.
Connaissant ce pays . un film népalais tellement rare j y vais .Bon polar une ambiance dans les rues . les cérémonies religieuses. La difficulté des femmes pour s imposer dans un monde d homme . La "vengeance " seul solution pour obtenir ne serait que l on écoute votre histoire. . Pas un grand film mais agréable à voir sans ennui.