Pooja, Sir
Note moyenne
3,4
141 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

21 critiques spectateurs

5
2 critiques
4
2 critiques
3
10 critiques
2
6 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juillet 2025
Sous couvert de polar, on y reviendra, Pooja, Sir évoque l'année 2015 dans le sud du Népal, quand la minorité Madheshi impose un blocage à la frontière indienne, pour protester contre les changements apportés à la constitution du pays. Violences et inégalités profondes sont ici épinglées (le film a été censuré au Népal) avec puissance, la force visuelle des scènes de rue constituant l'atout premier du long métrage. Au passage, Pooja, Sir ne manque pas de souligner les discriminations qui concernent les femmes, encore davantage quand elles exercent un métier "d'homme", comme policière, par exemple, et que leur orientation sexuelle s'éloigne de la norme. Autant d'aspects fort intéressants du film, notamment pour ceux qui ignorent presque tout de ce petit himalayen, et qui font presque oublier son intrigue policière, complexe et parfois même opaque. Au moins, on ne peut pas dire que le réalisateur, Deepak Rauniyar, cherche à adapter son sujet pour l'international et il faut lui rendre crédit de jouer la carte du réalisme et tant pis si tout n'est pas compréhensible dans l'action. Quoi de plus logique, finalement, dans un pays connu pour sa grande diversité culturelle et linguistique, avec une population composée de nombreux groupes ethniques et de plus de 120 langues maternelles.
pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juillet 2025
spoiler: Dans un Népal secoué par des tensions ethniques en 2015, deux adolescents disparaissent, déclenchant une enquête menée tambour battant par une commissaire venue de Katmandou.


Pooja, Sir, troisième long-métrage de Deepak Rauniyar, se glisse dans les habits du polar, mais refuse de s’y laisser enfermer.

C’est aussi un cri politique, une plongée dans les fractures d’un pays qui peine à rassembler ses multiples identités.

Rauniyar, lui-même issu de l’ethnie madhesi, filme avec acuité une société marquée par des divisions invisibles aux yeux du touriste amateur de sommets enneigés.

Ce Népal-là n’a rien de carte postale. Il est rude, instable, profondément inégalitaire.

L’enquête policière, écrite à six mains avec David Barker et Asha Magarati (actrice principale et compagne du cinéaste), devient un prétexte à révéler les luttes de genre, de classe et d’origine.

Dès les premières scènes, un contraste s’impose : spoiler: celui entre deux enfants disparus, l’un issu d’une famille influente, l’autre d’une minorité marginalisée. Le décor est planté, et les tensions, palpables.


Pooja, la commissaire, n’est pas un personnage anodin. Elle choisit qu’on l’appelle "Sir", comme pour revendiquer son autorité dans un monde d’hommes, quitte à brouiller les pistes de son identité.
C’est une femme forte, queer, volontairement androgyne, qui avance dans un univers masculin sans jamais se laisser réduire à un cliché. Elle forme un tandem inattendu avec une collègue d’une autre minorité : deux femmes, deux luttes, une même détermination.

À travers ce duo, le film incarne un refus des cloisonnements, une volonté farouche de relier plutôt que de diviser.

L’intrigue avance à un bon rythme, ponctuée de silences tendus, de regards lourds et d’une musique nerveuse signée Vivek Maddala.

Certes, le scénario aurait mérité un peu plus de clarté et le personnage principal un approfondissement de son parcours intime, mais la sincérité du propos emporte l’adhésion.

Pooja, Sir n’est donc pas seulement un polar haletant.
C’est aussi un film engagé, qui parle de droits, d'identité et de réconciliation.
Il rappelle, sans pathos, que les minorités ne demandent pas des faveurs, mais l’égalité.
Et que même dans un pays où l’Himalaya tutoie le ciel, les plus grandes montagnes à déplacer sont parfois sociales, culturelles, intérieures.

Pas mal du tout
Chris Marou
Chris Marou

9 abonnés 193 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juillet 2025
Connaissant ce pays . un film népalais tellement rare j y vais .Bon polar une ambiance dans les rues . les cérémonies
religieuses. La difficulté des femmes pour s imposer dans un monde d homme . La "vengeance " seul solution pour obtenir
ne serait que l on écoute votre histoire. . Pas un grand film mais agréable à voir sans ennui.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juillet 2025
un polar népalais, ça ne court pas les rues, autant le dire, donc les cinéphiles ne rateront pas ce petit évènement….techniquement c’est moyen, pas de grande musique, pas de romantisme, et une photographie sans magie…..Par contre le film développe des idées politiques et morales, qui retiennent l’attention...Les acteurs font le job à la népalaise, donc sont convaincants et malins….
L’histoire relativement simple, laisse une agréable impression, une nouveauté qui nous dit quand même que le Népal, n’est pas un modèle de démocratie,? On est mieux en France ;..Je conseille sans insister…...
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 405 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 juillet 2025
En provenance du Népal, " Pooja" repose sur un scénario qui pourfend les discriminations ( ici à l'égard d'une minorité qui vit au sud du pays) et l'essentialisation de la haine.

S'inscrivant dans le registre du polar ( c'est ici un prétexte ), le spectateur sera invité à lire entre les lignes car il y a une autre discrimination que celle revendiquée par le cinéaste.

Cette autre discrimination c'est la policière qui l'incarne car elle porte en elle la blessure émotionnelle du rejet ( son orientation sexuelle, jamais clairement affichée à l'écran et sa place dans le cœur de son père ).

Il y a un scénario et un casting convaincant malheureusement la mise en scène, les cadrages donnent le sentiment d'avoir été composés à la va vite.

Voilà un titre qui a un potentiel, mais il aurait fallu ( selon moi ) un réalisateur d'une autre envergure pour permettre à ce film, loin d'être inintéressant, de comporter un peu plus de saveur.
FaRem

10 571 abonnés 11 446 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 août 2025
Basé sur des faits réels, "Pooja, Sir" raconte l'histoire de l'inspectrice Pooja qui est chargée de résoudre l'affaire sur l'enlèvement de deux enfants, dont l'un est le fils d'une personne importante. L'histoire se déroule dans un environnement tendu sur fond de manifestations et de risque de guerre civile. Rien n'est fait pour faciliter son enquête entre la pression politique, la corruption et la discrimination, y compris à son encontre. Tous ces aspects, à la fois professionnels et privés, s'entremêlent dans un récit qui n'est jamais à la hauteur de son contexte et de ses enjeux. Il y a une certaine frilosité de la part de Deepak Rauniyar qui ne va jamais au bout de son sujet. Il se contente d'établir les faits sans aller plus loin. Le contexte est intéressant, mais il n'y a rien derrière. Entre ça et la platitude de la mise en scène, on dirait simplement un film indien fauché... Le fait que ce soit un film népalais est finalement la seule particularité de "Pooja, Sir" qui est décevant en tant que thriller politique, drame social ou film policier. Bref, ce n'est vraiment pas terrible.
PLR
PLR

556 abonnés 1 768 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2025
Un film népalais, c’est plutôt rare sur nos écrans. Le cinéphile qui n’est pas trop rétif aux versions originales sous-titrées, sinon rien, du Népalais (ou de l’Hindi, voire parfois une quelconque langue Madhési, le Maïthili ici, merci les secrets de tournage) n’aura pas trop à se faire violence et se raccrochera à l’intrigue du scénario. Un parfait thriller sur fond d’enquête policière menée par deux femmes (le Népal s’est ouvert récemment à l’égalité des genres). En toile de fond aussi le peuple Madhési (Népal du Sud) et sa révolte contre le nord impérialiste. La culture politique du Népal est profondément empreinte de maoisme, de marxisme-léninisme, ceci expliquant ce vocabulaire. Incursion chez les Madhésis dont probablement de nombreux spectateurs n’auront j’amais trop entendu parler. Un registre à la fois social, sociétal, politique et policier. Reste à décoder le message. C’est en tout cas l’occasion de se documenter davantage sur le Népal, ses soubresauts et ses affres récents.
Alu-Ciné
Alu-Ciné

26 abonnés 129 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2025
Ce polar népalais propose un voyage qui sonne "vrai" et non un road trip touristique. Images et scénario sont âpres à souhait. Le motif de la capitaine de police lesbienne est traité sans effet de manches Les acteurs sonnent juste, eux aussi. J'ai beaucoup aimé.
petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 juillet 2025
Si les bonnes intentions sont là avec cette capitaine lesbienne qui essaie de dénouer un enlèvement d’enfants, le film ne décolle jamais vraiment et s’embourbe dans d’innombrables bavardages qu’il est difficile de suivre. L’intrigue est assez maigre aussi voulant faire la part belle aux injustices que vit une communauté dans ce Népal en proie aux troubles politiques. L’actrice principale s’en sort â peu près mais le petit budget du film et une réalisation modeste ne m’ont pas convaincu.
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 juillet 2025
L'inspectrice Pooja est envoyée dans une ville du sud du Népal en état de siège, où la minorité madhesi proteste pour la défense de ses droits. Le fils d'un député vient d'y être kidnappé. Pooja mène l'enquête en dépit des obstacles qui se dressent devant elle.

Avez-vous déjà vu un film népalais ? Pour moi "Pooja, Sir" est le premier. Cette rareté doit-elle vous inciter à aller le voir ? Pas sûr.

Ce film rappelle beaucoup un autre, sorti il y a un an tout juste : "Santosh" mettait en scène une veuve recrutée dans la police indienne qui enquêtait sur un infanticide et se retrouvait en butte à la misogynie de ses collègues.

Pooja elle aussi est une femme au milieu des hommes. Pour se faire respecter elle surjoue la masculinité : coupe à la garçonne, vêtements unisexe, bourrue plus que nécessaire, elle exige de ses subordonnées d'être appelée "Sir". Voilà le titre expliqué.

Le réalisateur Deepak Rauniyar charge la barque. Son film évoque plusieurs thèmes : le machisme dans la police donc et plus largement le patriarcat rigide qui prévaut dans la société népalaise, mais aussi le racisme dont est victime la minorité indienne au Népal, du fait de sa religion et de sa carnation, mais encore la corruption rampante qui mine les administrations népalaises, civiles et militaires.

Ces sujets sont graves et importants. Ce film a l'avantage de nous les faire connaître. Mais leur évocation, trop insistante, se fait au détriment de l'intrigue policière qui multiplie les rebondissements peu crédibles au risque de perdre le spectateur.
ben desiles
ben desiles

56 abonnés 118 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 juillet 2025
A moins d'être fin connaisseur des rouages intimes de la politique népalaise et de la rébellion d'une région séparatiste, on risque fort d'être rebuté par cette histoire d'enlèvement. Entre une policière patibulaire et des gens qui passent leur temps à manifester en hurlant, ce film n'est guère affriolant...
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juillet 2025
Film policier qui se passe au Nepal, beaux paysages, on y voit aussi les coutumes Népalaises aussi bien au niveau vestimentaires qu'au niveau sociétal, scénario tiré d'un fait divers
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2025
Avec Pooja, Sir, voilà un voyage au Népal, qui malgré quelques scories, mérite que l'on s'y intéresse.
Une femme policière, et enquêtrice, cela vous rappellera l'excellent Santosh, sorti il y a un an, qui dénonçait la violence et la corruption dans la police indienne.
Ici l'histoire est sur fond de discrimination raciale envers les madeshis habitant dans le sud du pays. Tourné par un népalais, sa femme incarnant la capitaine Pooja, voilà un film accouché dans la douleur et tourné avec certainement des bouts de ficelle. Qu'importe, il respire l'authenticité et un engagement militant respectable.
Les scènes d'émeute font gentillettes, à l'image des népalais, tel que l'on peut le constater en visitant ce pays. En revanche, les scènes de confrontations au sein de la police, avec les autorités politiques, sont plus convaincantes.
Parfois certains détails du scénario manquent de lisibilité, en revanche les deux actrices policières sont attachantes, dans leur combat face aux hommes de tous acabit.
cinéma- juillet 25
frederic T.
frederic T.

29 abonnés 255 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 août 2025
Deepak Rauniyar met en scène un thriller dans un Népal fractionné avec une attention particulière et militante pour les Madhésis, communauté marginalisée du sud du pays dont il est originaire. Tout cela serait captivant si l’enjeu sociétal du propos était soutenu par la tension qu’on est en droit d’attendre s’agissant d’un polar. Dommage que le scenario trop confus ne parvienne pas à tenir le fil de l’intrigue, et nous laisse finalement une impression de confusion et de survol. Reste la présence et la performance de Asha Maya Magrati, actrice étonnante
Eleni
Eleni

19 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2025
Très intéressant ce film qui nous fait rencontrer une région du monde peu connue, le Népal. La corruption, les différences de classe, les conflits entre ethnies, les discriminations de toutes sortes... y sont abordées avec pudeur et sensibilité. La caméra (un peu trop à l'épaule à mon goût) nous immerge dans la rue, donnant parfois un aspect documentaire au film. Belle interprétation du personnage principal, tout en sobriété.
Les meilleurs films de tous les temps