Plan 75
Note moyenne
3,4
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70 critiques spectateurs

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sebou36
sebou36

94 abonnés 386 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2022
Un film sur le mal de la vieillesse , assez rarement traité au cinéma pour être remarqué, sinon remarquable. L'angle du réalisme et de la compassion est intéressant car il permet une immersion totale dans l'intrigue. Après avoir dit cela, la lenteur du rythme et le manque de glamour du sujet abordé peuvent rebuter les moins aguerris d'entre nous.
Manuel L.
Manuel L.

3 abonnés 76 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 septembre 2022
Film d'un ennui mortel. Le thème m'a semblé n'avoir été abordé que secondairement. Je m'attendais à une logique de système pernicieuse. On ne fait que suivre des cas particuliers dans un narratif décousu. A éviter.
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2022
La Japon trône depuis plusieurs années sur le taux de la population la plus âgée au monde. Cette problématique, Chie Hayakawa souhaite la développer, plus encore que dans le segment du même nom des courts-métrages qu’elle a présenté quatre ans plus tôt : « Jû-nen: Ten Years Japan ». Soucieuse de l’avenir son pays, elle articule son récit autour d’un visage familier et toujours lié à des traumatismes du présent pour convoquer ce qu’il y aurait de plus légal, afin de remédier à la vieillesse en hausse. Il s’agit de l’assistance médicalisée pour une fin de vie programmée. L’euthanasie, pour faire court. Une fois passé l’âge des 75 ans, on devient éligible à ce programme d’accompagnement, qui cherche pourtant à cacher les dégâts sous un tapis.

Cette fiction manœuvre avec une sensibilité et sincérité, à l’exception d’une scène d’ouverture un peu trop tape à l’œil, histoire de déterrer une anecdote locale, au lieu de rester cohérent avec la forme que prendra le reste de l’intrigue. Une certaine radicalité s’en dégage, mais la subtilité n’est pas toujours maîtrisée, faute d’une mise en scène qui explore l’inertie d’une population âgée à l’arrêt et à contre-courant de pensées lobbyistes et capitalistes. Le côté statique n’est pas à déplaire et justifie d’ailleurs une grande partie du discours, mais ce procédé possède ses limites dans la réaction émotionnelle qu’attend la cinéaste japonaise. Quelques maladresses inhérentes aux premiers films sont présentes et peuvent potentiellement alourdir le propos. On pensera notamment à la jeune génération, celle qui est active, mais qui cumule pourtant des enjeux humains tout aussi importants. Ces derniers manquent de consistance, contrairement au silence qui capitalise une bonne partie de l’intrigue, où la réflexion s’annonce plus lourde à encaisser, dans l’espoir de nous atteindre.

La mort est une fatalité qui lie les protagonistes, qu’ils soient âgés ou non. Mais ce pourcentage de la population, qui entrave l’économie pourrait bien devenir un business fleurissant, où les plus jeunes seront employés à pousser ces vieux vers la sortie définitive. C’est ainsi que le système est vu et capturé par la réalisatrice, qui a l’intelligence de soumettre la caricature à son positionnement politique. Les concernés n’ont plus les avantages ni le confort d’une vie où l’on se tue à la tâche. Michi (Chieko Baisho) en est bénéficiaire, mais contre une modeste somme d’argent, cela ne va pas lui racheter une famille. La solitude est déjà la première étape qui manifeste le destin tragique de ces personnes. Mais la légitimité de leur départ est vendue comme un sacrifice bénéfique, où il s’agirait d’une forme de transmission et d’encouragement pour la dernière génération ou les sans-abris, qui piétinent également au quotidien.

Ce projet fait souvent face à ses contradictions, mais ne dément jamais ses propos ou son efficacité, ce qui donne des sueurs froides, sachant qu’il y a peu d’intérêt à différencier la vie humaine d’une marchandise quelconque. Hayakawa continue d’interroger le spectateur, habile par son regard et son sens de la déduction, mais ce « Plan 75 » s’adresse pourtant à tout le monde dans le fond. Hiromu (Hayato Isomura) est un employé qui vend ce service, Yoko (Yumi Kawai) en est la guide, tandis que Maria (Stefanie Arianne) ramasse les miettes. Pourtant, ceux-ci révèlent des failles, car ils sont tout simplement humains, émotifs et loin d’être aussi superficiel qu’un programme qui ne cherche qu’à enterrer des vieillards et leur mémoire avec. Il reste un message d’espoir qu’on ne peut éviter et qui laissera quelques éclaircies dans un paysage bien sinistre, où l’humanité s’éteint à petit feu.
Martin Wittmann
Martin Wittmann

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 septembre 2022
Je n'ai pas du tous accroché, j'ai trouvé ce film trop long et sans intérêt. Bien que l'idée soit intéressante, il n'y a aucun scénario derrière. Dommage...
Msvn
Msvn

6 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2022
Chie Hayakawa est une grande cinéaste. Un film sublime et nécessaire qui parle avant tout de la vie.
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2022
La réalisatrice a d’ailleurs tout fait pour que les spectateurs n’aient pas l’impression d’assister à un film de science-fiction mais plutôt à l’évocation d’évènements qui pourraient arriver. "Plan 75" a été présenté dans la sélection Un Certain Regard de Cannes 2022 et il a obtenu une mention spéciale à la Caméra d’Or. C’est lui qui représentera le Japon lors de la prochaine cérémonie des Oscars. Belles récompenses pour un film dont le sujet fait froid dans le dos mais dont la réalisation a le bon goût et l’intelligence de ne jamais tomber dans le glauque ou le sordide.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2022
Qui se souvient de L'âge de cristal (1976) dont le thème était le même que celui de Plan 75 mais avec un traitement de SF, assez efficace d'ailleurs, très différent de celui du premier long-métrage de Chie Hayakawa ? La réalisatrice japonaise, dans le contexte actuel du vieillissement de la population dans l'archipel et de la disparition du lien intergénérationnel, a tenu à ce que son film soit le plus réaliste et le plus crédible possible et, de ce point de vue, elle a parfaitement réussi, avec une mise en scène glacée qui ne laisse béer que quelques rares moments de tendresse. Le programme mortel dont il est question, administré de manière douce par des employés dociles est d'autant plus terrifiant qu'il s'accompagne de "détails" subtilement distillés (la récupération des ossements) et atroces. Malgré ses qualités, le film reste cependant bloqué sur un rythme languissant qui fait regretter qu'il ne soit pas davantage resserré et partant, plus percutant. Autre élément un peu en sa défaveur : son côté choral, qui part de bonnes intentions, mais qui disperse nettement l'attention, avec au moins un personnage en trop, alors qu'en se focalisant sur sa principale protagoniste, la vieille dame obligée de travailler encore à 78 ans (un état de fait de plus en plus fréquent au Japon), le film aurait gagné en humanité et en émotion. Ceci dit, Plan 75 offre la voie à une réflexion profonde pour toutes les démocraties confrontées au sujet du vieillissement de leur population. En espérant évidemment qu'aucun État n'adopte les mesures décrites dans le film. Ce qui n est pas une certitude malheureusement... Bonne surprise avec des acteurs jouant brillamment.
Ri Fill
Ri Fill

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2022
Un grand film japonais. La réalisatrice fait preuve d'une maîtrise rare pour un premier film. Plan 75 traite l'euthanasie avec délicatesse et sobriété, avec anticipation et non science fiction.
eric67
eric67

7 abonnés 30 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 septembre 2022
ce n'est pas parce qu'on aborde un sujet sérieux en se prenant très au sérieux qu'on est un grand réalisateur pour autant.
Film creux, carrément ridicule par moment et totalement raté sur un sujet qui offrait pourtant beaucoup de possibilités.
en résumé : l'équivalent japonais de BHL.
Christal
Christal

5 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2022
Magnifique. Un Ken Loach à la japonaise, avec toute la finesse et l'intensité fidèles aux œuvres de l'Empire du soleil levant.. A ne pas manquer
Bernard D.
Bernard D.

130 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 octobre 2022
« Plan 75 » est le premier long-métrage de la réalisatrice japonaise Chie Hayakawa (2022). Dans un avenir très proche, pour endiguer les dépenses de santé liées au vieillissement de la population, le gouvernement a lancé le Plan 75 cad que moyennant une somme de 100 000 Yens (680 €uros) les plus de 75 ans acceptent d’être euthanasiés (dans un délai que je n’ai pas bien saisi). On suit alors le trajet de Michi (Chieko Baishō), une octogénaire femme de chambre dans un hôtel qui arrivée à la retraite se retrouve seule dans un logement qui va être détruit et sans ressources malgré des petits boulots. Après des hésitations elle va finalement signer ce contrat Plan 75 même si… En parallèle on suit l’évolution des réactions humaines de 3 jeunes : Maria, une jeune aide-soins philippine qui a besoin d’argent pour faire opérer sa petite fille d’une malformation cardiaque et qui a accepté de travailler dans une « usine à mourir » ; Hiromi, un jeune cadre « prospecteur » qui va se retrouver face à un oncle qu’il n’avait pas vu depuis plus de 30 ans et Yoko, une jeune femme travaillant au centre d’appel téléphonique de Plan 75, les adhérents ayant le droit à une conversation téléphonique de soutien par semaine de moins de 30 minutes afin de ne pas se lier aux clients… mais cette jeune fille troublée par la voix de Michi, va déroger à la règle et la rencontrer dans un bowling.
Le Plan 75 remporte un tel succès avec plus de 1 000 Millions de Yens gagnés en 3 ans que le gouvernement réfléchit à baisser la barre d’âge à 65 ans !
Un film d’anticipation (?) très intelligemment fait qui a reçu une Caméra d'Or au Festival de Cannes. Un film sans fioriture, dérangeant et glaçant, sans jugement de valeur qui nous questionne sur l’avenir de la prise en charge des personnes âgées !
islander29

1 036 abonnés 2 687 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2022
Un film de toute sensibilité, de toute beauté, sur le droit de mourir....De la science fiction ? Pas vraiment sûr, c'est tout proche au train où vont les choses.....UNe femme programme sa fin de vie auprès d'une société.....Elle se prépare donc aidée par une accompagnatrice aussi jeune que jolie... cela donne des moments attachants où l'on devine que ce dont ont besoin les "PLan 75" c'est peut être simplement de compagnie, de rompe leur solitude, d'où l''on arrive à un qui proquo....Il y a du "SOLEIL VERT" (Richard Fleischer 1975 ??? de mémoire) dans la démarche du film , donc quelque chose de sordide pour l'humanité....C'est donc un mélange de sordide et de tendresse auquel nous convie ce film qui laisse une empreinte chez le spectateur_Lambda, car tôt ou tard nous serons tous confronté au questionnement du film;..Le plus tard sera le mieux;...Je conseille vraiment sauf si vous n'avez pas le moral dans les chaussettes....
tupper
tupper

193 abonnés 1 587 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 septembre 2022
Plan 75 propose une réflexion très intéressante sur le vieillissement et la fin de vie. Il fait écho à l’actualité et peut ébranler certaines convictions. La réalisation est austère et le rythme lent. C’est un parti pris qui colle au message mais qui rend parfois le film agaçant, à la limite du soporifique.
Brol le chat
Brol le chat

11 abonnés 153 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2022
La réalisatrice traite de manière audacieuse la question du vieillissement de la population en imaginant un plan instaurant le droit au suicide assisté rémunéré pour les gens de 75 ans et plus. Les différentes situations évoquées permettent de soulever les problèmes éthiques et moraux que cela entraînerait par une mise en scène parfois ironique - la publicisation du plan- parfois poignante. Au milieu de tout ça, l'intrigue relative à l'aide-soignante semble superflue.
Julien Chevillard
Julien Chevillard

195 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2022
Choisir le moment de sa mort, comme c’est déjà le cas dans certains pays sous certaines conditions – on pense notamment à la Suisse, qui permet à celles et ceux qui le désirent (et en ont les moyens) de choisir de partir dans la dignité -, n’est pas véritablement un luxe pour privilégiés dans le Japon que décrit Chie Hayakawa dans son premier long-métrage (adapté d’un court-métrage du même nom), et qui pourrait étrangement rappeler une réalité bien concrète : le Soleil Levant possède depuis des années la population la plus âgée au monde.
En 2019, 28,4% de la population japonaise (soit environ 36 millions d’habitants) avait plus de 65 ans, ce qui ne manquait pas de se faire ressentir directement sur l’économie.
c est pour la dignité et le choix de chacun de choisir le moment de sa mort au moment que l ont prefere mais rien n est fait comme en france avec une loi leonetti qui ne va pas assez loin
la france est toujours en retard comme toujours
choisir de mourir ce st pas un suicide c est le libre choix
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