Plan 75
Note moyenne
3,4
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70 critiques spectateurs

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Florencia G.
Florencia G.

48 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2022
Un film d'anticipation aussi sensible que poignant. Un récit nécessaire, incarné par une Chieko Baisho en état de grâce.
RESERVOIR DOCS
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2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2022
Un film non seulement sur la mort mais surtout sur la vie que l'on veut avoir jusqu'à celle-ci, des personnages sublimes grace à de superbes prestations. Un succès Cannois et une sélection aux Oscars par le Japon bien mérités!
Léon66
Léon66

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2022
Sublime. On sort bouleversés de cette séance. Un premier film plus qu'encourageant pour la suite, qui mérite un grand nombre de spectateurs. En tout cas, on lui souhaite.
Msvn
Msvn

6 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2022
Chie Hayakawa est une grande cinéaste. Un film sublime et nécessaire qui parle avant tout de la vie.
Leo B.
Leo B.

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2022
Plan 75 est par son approche et son atmosphère un film fidèle au cinéma japonais : sobre dans l’expression de ses émotions, la plupart des choses importantes passent par la suggestion plus que par la démonstration. Habitué et appréciant cette forme d’expression poétique mais distancée, j’ai apprécié ce film.

Le sujet du vieillissement de la population est dans l’air du temps, surtout dans le pays du Soleil Levant. On suit une femme âgée de 78 ans et toujours dans la vie active pour subvenir à ses besoins. Femme sobre et élégante, elle mène son bout de vie sans déranger personne mais sans avoir forcément de raison de s’accrocher, malgré une amitié avec une collègue de travail. Elle signe l’offre particulièrement alléchante sur le plan financier du Plan 75, un plan de l’État pour euthanasier les plus de 75 ans. Afin d’attirer le plus de candidats, il est leur proposé une coquette somme qui peut être dépenser librement. Cela semble trop beau et notre personnage sent le dilemme moral en jeu mais elle se laisse prendre dans la machine.

Le film semble parfois lent, sans but précis, mais c’est un leurre. La critique d’une possible dérive des nations concernant le troisième âge n’est pas virulente et époumonée mais souffle doucement tout le long du film. En soit, le scénario n’est pas original mais en faut-il un à tous les coups pour apprécier une œuvre ? Ici, c’est le jeu tout en finesse de l’actrice principale et ce qui n’est pas dit mais si évident qui font que ce long-métrage vaut le détour.

Ce n’est pas un film que je recommanderai à tous car le rythme peut en décourager beaucoup. C’est pourtant une petite pépite, d’ailleurs co-produite par des Français, où la musique originale joue beaucoup sur l’humeur et l’investissement du spectateur.

4/5.
Christal
Christal

5 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2022
Magnifique. Un Ken Loach à la japonaise, avec toute la finesse et l'intensité fidèles aux œuvres de l'Empire du soleil levant.. A ne pas manquer
Maperrinx
Maperrinx

34 abonnés 117 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 septembre 2022
Quel que soit votre rapport à la mort, ce film vous secouera. Il traite le sujet d'un point de vue societal, déclin des populations, difficulté de se loger et solitude du 3ème âge, mais aussi du point de vue individuel de tous les acteurs concernés, soignants et famille y compris. Il fait froid dans le dos, et donne parfois la nausée. La qualité des acteurs et de la photographie y sont pour beaucoup. De plus il s'agit d'un regard féroce sur le Japon, se froideur, sa logique, avec notamment une allusion voilée à la mafia des entreprises de traitement des déchets. Heureusement les individus, eux et nous peuvent se sauver par leur conscience existentielle.
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2022
La réalisatrice a d’ailleurs tout fait pour que les spectateurs n’aient pas l’impression d’assister à un film de science-fiction mais plutôt à l’évocation d’évènements qui pourraient arriver. "Plan 75" a été présenté dans la sélection Un Certain Regard de Cannes 2022 et il a obtenu une mention spéciale à la Caméra d’Or. C’est lui qui représentera le Japon lors de la prochaine cérémonie des Oscars. Belles récompenses pour un film dont le sujet fait froid dans le dos mais dont la réalisation a le bon goût et l’intelligence de ne jamais tomber dans le glauque ou le sordide.
Julien Chevillard
Julien Chevillard

195 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2022
Choisir le moment de sa mort, comme c’est déjà le cas dans certains pays sous certaines conditions – on pense notamment à la Suisse, qui permet à celles et ceux qui le désirent (et en ont les moyens) de choisir de partir dans la dignité -, n’est pas véritablement un luxe pour privilégiés dans le Japon que décrit Chie Hayakawa dans son premier long-métrage (adapté d’un court-métrage du même nom), et qui pourrait étrangement rappeler une réalité bien concrète : le Soleil Levant possède depuis des années la population la plus âgée au monde.
En 2019, 28,4% de la population japonaise (soit environ 36 millions d’habitants) avait plus de 65 ans, ce qui ne manquait pas de se faire ressentir directement sur l’économie.
c est pour la dignité et le choix de chacun de choisir le moment de sa mort au moment que l ont prefere mais rien n est fait comme en france avec une loi leonetti qui ne va pas assez loin
la france est toujours en retard comme toujours
choisir de mourir ce st pas un suicide c est le libre choix
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2022
La Japon trône depuis plusieurs années sur le taux de la population la plus âgée au monde. Cette problématique, Chie Hayakawa souhaite la développer, plus encore que dans le segment du même nom des courts-métrages qu’elle a présenté quatre ans plus tôt : « Jû-nen: Ten Years Japan ». Soucieuse de l’avenir son pays, elle articule son récit autour d’un visage familier et toujours lié à des traumatismes du présent pour convoquer ce qu’il y aurait de plus légal, afin de remédier à la vieillesse en hausse. Il s’agit de l’assistance médicalisée pour une fin de vie programmée. L’euthanasie, pour faire court. Une fois passé l’âge des 75 ans, on devient éligible à ce programme d’accompagnement, qui cherche pourtant à cacher les dégâts sous un tapis.

Cette fiction manœuvre avec une sensibilité et sincérité, à l’exception d’une scène d’ouverture un peu trop tape à l’œil, histoire de déterrer une anecdote locale, au lieu de rester cohérent avec la forme que prendra le reste de l’intrigue. Une certaine radicalité s’en dégage, mais la subtilité n’est pas toujours maîtrisée, faute d’une mise en scène qui explore l’inertie d’une population âgée à l’arrêt et à contre-courant de pensées lobbyistes et capitalistes. Le côté statique n’est pas à déplaire et justifie d’ailleurs une grande partie du discours, mais ce procédé possède ses limites dans la réaction émotionnelle qu’attend la cinéaste japonaise. Quelques maladresses inhérentes aux premiers films sont présentes et peuvent potentiellement alourdir le propos. On pensera notamment à la jeune génération, celle qui est active, mais qui cumule pourtant des enjeux humains tout aussi importants. Ces derniers manquent de consistance, contrairement au silence qui capitalise une bonne partie de l’intrigue, où la réflexion s’annonce plus lourde à encaisser, dans l’espoir de nous atteindre.

La mort est une fatalité qui lie les protagonistes, qu’ils soient âgés ou non. Mais ce pourcentage de la population, qui entrave l’économie pourrait bien devenir un business fleurissant, où les plus jeunes seront employés à pousser ces vieux vers la sortie définitive. C’est ainsi que le système est vu et capturé par la réalisatrice, qui a l’intelligence de soumettre la caricature à son positionnement politique. Les concernés n’ont plus les avantages ni le confort d’une vie où l’on se tue à la tâche. Michi (Chieko Baisho) en est bénéficiaire, mais contre une modeste somme d’argent, cela ne va pas lui racheter une famille. La solitude est déjà la première étape qui manifeste le destin tragique de ces personnes. Mais la légitimité de leur départ est vendue comme un sacrifice bénéfique, où il s’agirait d’une forme de transmission et d’encouragement pour la dernière génération ou les sans-abris, qui piétinent également au quotidien.

Ce projet fait souvent face à ses contradictions, mais ne dément jamais ses propos ou son efficacité, ce qui donne des sueurs froides, sachant qu’il y a peu d’intérêt à différencier la vie humaine d’une marchandise quelconque. Hayakawa continue d’interroger le spectateur, habile par son regard et son sens de la déduction, mais ce « Plan 75 » s’adresse pourtant à tout le monde dans le fond. Hiromu (Hayato Isomura) est un employé qui vend ce service, Yoko (Yumi Kawai) en est la guide, tandis que Maria (Stefanie Arianne) ramasse les miettes. Pourtant, ceux-ci révèlent des failles, car ils sont tout simplement humains, émotifs et loin d’être aussi superficiel qu’un programme qui ne cherche qu’à enterrer des vieillards et leur mémoire avec. Il reste un message d’espoir qu’on ne peut éviter et qui laissera quelques éclaircies dans un paysage bien sinistre, où l’humanité s’éteint à petit feu.
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