La Famille Tenenbaum
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232 critiques spectateurs

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Kouto
Kouto

30 abonnés 4 775 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2025
Le réalisateur Wes Anderson brosse le portrait d’une famille aux membres hors du commun mais sombrant dans une certaine mélancolie jusqu’au retour dans leur foyer du père de famille. Un film très inégal mais qui confirme le goût du cinéaste pour un univers décalé et coloré avec des protagonistes originaux et qui bénéficie pour la première fois d’une distribution prestigieuse qu’il dirige avec maitrise.
Roub E.

1 314 abonnés 5 393 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2021
Le film avec lequel Wes Anderson a imposé sa patte. La famille Tenenbaum est une comédie chorale triste et loufoque. On suit une galerie de personnages tous décalés dont le metteur en scène aime leur singularité qui les rend uniques. On trouve aussi sa volonté de composer un cadre tableau qui fourmille de détails et ou tout semble être à sa place. C’est formellement beau mais on peut aussi trouver cela trop mécanique et en effet le film pour moi manque un peu d’émotion (hormis le personnage de Luke Wilson qui pour le coup m’a vraiment touché). J’ai aussi eu du mal avec la voix off trop présente à mon goût et qui de plus est redondante avec ce que l’on voit à l’écran. J’ai aussi trouvé quelques longueurs notamment après la découverte des différents personnages qui elle est captivante, mais aussi dans le final que j’ai trouvé décevant par rapport à l’ensemble. Bref un film qui ravira les amateurs du cinéaste, qui donnera du grain à moudre à ses détracteurs pour ma part j’ai passé un bon moment mais beaucoup moins qu’avec The Grand Budapest Hotel qui est mon préféré à ce jour.
Audrey L

817 abonnés 2 864 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 octobre 2020
Un premier pas de géant dans l'univers farfelu de Wes Anderson, La Famille Tenenbaum est le premier film à "grand budget" (si l'on peut appeler une vingtaine de millions un grand budget, face aux blockbusters à centaines de millions...) qui permet à Anderson, avec ce confort financier, d'asseoir son style visuel bien singulier tout en s'offrant un casting irrésistible. Comment ne pas flancher lorsqu'on voit un film d'auteur qui réunit Bill Murray, Gwyneth Paltrow, Ben Stiller, Owen Wilson, Gene Hackman, Danny Glover et Alec Baldwin à la narration... Impossible, surtout lorsqu'on découvre le bon goût assuré du réalisateur en terme de musiques (du bon rock anglais, allant des Beatles, des Rolling Stones, des Ramones au coup de cœur personnel : Rock The Casbah de The Clash), de mise en scène (chaque plan est un tableau) ou encore la construction de personnages inoubliables en une fraction de seconde. Le veuf en survet' de sport rouge et ses deux sosies miniatures (ses fils jumeaux) qui sont phobiques de l'insécurité, le marin qui a choisit d'épouser la mer plutôt que sa propre soeur adoptive (dont il est fou amoureux), cette même soeur adoptive qui est totalement exclue de cette famille (le patriarche précise sans cesse : "adoptive"...comme une insulte) et s'empoisonne à petit feu, l'autre frère qui tourne de trop près autour des stupéfiants... Et bien sûr, le patriarche qui est un personnage repoussant, entre jalousie (il ne veut pas laisser sa femme refaire sa vie), désintérêt de ses propres enfants et égocentrisme assumé, il semble couronner parfaitement cette famille de dingues, filmée avec passion par un Anderson voulant imposer son style. D"ailleurs, le reproche que l'on fera à ce très beau film est le forcing du style andersonnien, ici tellement "imposé tel quel" qu'il en devient vite peu accessible au grand public et même aux amateurs, accusant une forme par chapitres assez incompréhensible (sauf en tant que délire personnel de l'auteur) et une rigidité militaire dans chaque plan (statique, face caméra voire en regard caméra, très bavard dans une intonation neutre...). Dur d'entrer dans la danse d'Anderson, ses prochains films seront bien plus avenants (quel délice que cette filmographie...). Sans renier ses précédentes productions, La Famille Tenenbaum est le premier film conséquent qui marque "vraiment" le démarrage de la filmographie unique d'Anderson, ici encore difficile d'accès mais très riche et intéressant.
Jonathan M
Jonathan M

164 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2021
Pour être tout à fait transparent, je découvre cette famille Tenenbaum après avoir vu les dernières créations de son auteur. Ce n'est pas que çà fausse mon jugement, mais çà altère le côté un peu rigide de cette critique. Wes Anderson, et son sens minutieux du cadre et de la symétrie, nous embarque dans une tribu d'un New-York fantasmé et très rupin. Ce qui l'intéresse déjà, c'est l'image. Son décor est un terrain de jeu visuel ou les acteurs traversent le cadre en courant, en gesticulant et en montrant un regard cynique sur leur environnement. La comédie dramatique, le cinéaste ne sait faire quasiment que çà. Comme cela a été mieux fait après, on ne va pas tellement épiloguer ici. On retiendra simplement que Gene Hackman était un très bon farceur et que Gwyneth Paltrow jouait à merveille l'effrontée placide.
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 026 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juillet 2015
L’univers de Wes Anderson est unique en son genre et il sait y faire dans la comédie intelligente et subtile. On adhère ou on déteste à l’absurdité d’un humour burlesque et bien décalé. C’est vraiment une œuvre étrange et insolite portée par un casting de classe affaire. C’est forcément un bijou à voir ou à revoir.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 26 décembre 2013
On ne peut pas nier l'originalité du film et la richesse du casting mais cela ne pèse pas lourd face au manque de rythme de la réalisation et son incapacité à donner de l'épaisseur aux personnages. Le film devient rapidement très ennuyeux.
Fabios Om
Fabios Om

72 abonnés 1 334 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 mai 2022
Une comédie de wes Anderson enfinnune comédie c'est un bien grand mots car ce n'est pas du tout le cas en vérité. Pour cause on ne rigole pas une seule seconde dans tous le film donc dire que c'est une comédie c'est ce moque du monde vraiment et encore le mots et faible. Sinon un film lent , long malgré le bon casting il ne se passe pas grand chose , enfin pas grand chose d'intéressant car il se passe bien des chose mais ça ne casse pas des briques . Un film sinon qui est plutot compréhensible est qui n'est pas toujours le cas avec ce genre de film et même avec les films de wes Anderson . Une réalisation plutôt soigner et bien détaillée qui met en vedette les personnage et les fait rayonner et briller .

résumer ;:
Chez les Tenenbaum, les enfants ont toujours été des génies. Tout jeunes, Chas était déjà un maître de la finance, Margot une dramaturge exceptionnelle et Richie un joueur de tennis hors pair. Mais un jour, Etheline, leur mère, demande le divorce. Elle ne supporte plus le caractère égoïste de Royal Tenenbaum, son mari. Cette crise familiale a une influence négative sur le développement personnel de leurs progénitures.
Vingt ans plus tard, Royal écume les palaces, Etheline s'adonne à l'archéologie, Chas tente d'élever ses deux fils après la mort de son épouse, Richie est un champion déchu et Margot s'est marié avec un psy. Le père Tenenbaum annonce bientôt à ses enfants qu'il ne lui reste plus longtemps à vivre. Il souhaite se réconcilier avec eux et
s'invite dans la maison familiale en prétextant une grave maladie.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2025
Avec La famille Tenenbaum, Wes Anderson affine son style. Sous ses allures de comédie burlesque, le film donne à voir une famille de prodiges déchus, prisonniers d’une gloire enfantine qui s’est étiolé.

Si La famille Tenenbaum est une tragédie, c’est une tragédie à contretemps, où la douleur est désamorcée par la stylisation, où le désastre se joue avec la politesse du plan symétrique et du montage en tableaux.

Dès l’ouverture, Alec Baldwin, narrateur, nous livre la biographie des enfants Tenenbaum : Chas, génie de la finance ; Margot, dramaturge précoce ; Richie, prodige du tennis. À eux trois, ils incarnent le fantasme du génie enfantin, figure obsédante du récit occidental.

Mais La famille Tenenbaum est le récit d’un rendez-vous manqué avec la grandeur. L’âge adulte n’est pas ici l’accomplissement d’un destin, mais l’usure progressive d’un éclat précoce. Chas, autrefois visionnaire, n’est plus qu’un père paranoïaque, obsédé par la sécurité après la mort de sa femme. Margot, figure de l’enfant prodige, est devenue une femme désabusée, enfermée dans un mariage sans amour. Richie, dont l’effondrement en plein match est devenu une légende tragique, vit reclus sur un paquebot.

Les Tenenbaum ne parviennent pas à se réinventer, car leur gloire passée les fige dans une identité qu’ils ne savent plus habiter. Ils sont comme les décors surchargés du film : figés dans un temps qui n’existe plus, incapables de sortir du musée de leur propre légende.

Au cœur du chaos familial trône Royal Tenenbaum (Gene Hackman), patriarche irresponsable, mythomane, père absent qui revient en simulant une maladie pour se réinsérer dans la vie de ses enfants. À lui seul, il incarne la double nature du film : figure toxique, mais moteur du récit, destructeur et réparateur tout à la fois.

Son imposture initiale est une métaphore : en inventant une maladie, il force ses enfants à confronter la leur. Il les oblige à briser l’inertie, à reformer un semblant de foyer, même sous le prétexte d’un mensonge. Anderson ne cède à aucune morale convenue : la réconciliation ne passe pas par la vérité, mais par le jeu. C’est en reprenant son rôle de père, même sous un prétexte fallacieux, que Royal réintroduit du mouvement dans une famille figée.

Son retour ne guérit rien, mais il provoque. Il fait remonter à la surface les blessures, les amours impossibles, les rancœurs mal digérées. Il est à la fois le poison et le remède, l’homme qui a brisé ses enfants et celui qui, en assumant enfin son propre chaos, leur permet d’accepter le leur.

La mise en scène d’Anderson est plus qu’un exercice esthétique : elle traduit la distance entre ses personnages et leurs émotions. Chaque plan compose un tableau où tout semble parfaitement agencé.

Les décors surchargés racontent une histoire de stagnation : Margot porte toujours sa barrette d’enfant, Richie ne quitte jamais son bandeau de tennis, Chas entraîne ses fils comme si la vie était une perpétuelle crise à anticiper. Tout est resté figé dans une esthétique du passé, incapable d’évoluer.

L’utilisation d’une bande-son pop britannique des années 60 et 70 joue sur le même décalage. Chaque morceau, de Me and Julio Down by the Schoolyard à Ruby Tuesday, agit comme un contrepoint ironique, soulignant la théâtralité de la tristesse.

La famille Tenenbaum ne se conclut pas par une réconciliation miraculeuse. Il n’y a pas de catharsis, seulement une forme d’apaisement. Chas, obsédé par la sécurité, accepte enfin l’incertitude. Margot reprend l’écriture sans que l’on sache si elle retrouvera son talent. Richie ne fuit plus.

Enfin, la mort de Royal est filmée sans emphase. Il disparaît comme il a vécu, dans une mise en scène discrète, presque anodine. Sa tombe ne porte qu’une épitaphe minimaliste, comme si, à la fin, le mythe du patriarche s’effaçait pour laisser place à autre chose.
bug bunny
bug bunny

53 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2021
Un film très original dans son interprétation ces musiques les dialogues et les tenues aussi après sait pas désagréable
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 13 mai 2009
J'en reviens pas que ce film ai eu autant de 4 et 3 etoiles !!! ce film a le merite d'etre l'un des 5 plus mauvais films que j'ai du voir de toute ma vie. et croyez moi , j'en ai vu.
ne regardez surtout pas ce film vous perdiez peut etre de l'argent mais tres certaienemnt votre temps
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 859 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 octobre 2015
Très moyenne chronique familiale à la sauce Anderson. Seuls les fans seront ravis de ce film dans la pure veine du réalisateur, très esthétique, pince-sans-rire, mais un peu ennuyeux. Peu de situations sincèrement tordantes, malgré une galerie de personnages pour le moins loufoque et des acteurs au potentiel comique fort. Quelques moments pas mal, mais surtout les moments dramatiques. Dommage.
Parkko
Parkko

193 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 août 2012
Qu'est-il arrivé à Wes Anderson lorsqu'il a sorti Moonrise Kingdom ? Une illumination prodigieuse ? Car aucun de ses autres films ne m'a plu. La famille Tenenbaum ne fait pas exception à la règle. Encore une fausse comédie chez Anderson où il voudrait mêler un côté loufoque, poétique et nostalgique, sauf que ça ne prend jamais. La narration a quelque chose de très libre et de très enlevée mais son propos ne l'est absolument pas, c'est bourré de lieux communs. Espérons que Moonrise Kingdom n'était pas un "accident de parcours" mais plutôt une nouvelle lignée à son travail.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 31 janvier 2018
On ne présente plus Wes Anderson et son style si particulier: The Royal Tenenbaums s'inscrit parfaitement dans la lignée des oeuvres qui portent l'empreinte typique du réalisateur, avec des trouvailles visuelles permanentes et une narration rapide. J'ai passé un bon moment, d'autant que le casting est particulièrement fourni en poids-lourds. Le seul reproche que je pourrai faire est l'absence de véritables enjeux dramatiques: j'ai assisté et apprécié, mais je ne me suis pas forcément senti très impliqué ou connecté aux destins des différents personnages.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2019
Je suis vraiment pas fan de Wes Andersson même si je reconnais son talent de metteur en scène. Ceci dit dans la bonne grosse comédie familiale loufoque, il se débrouille plutôt bien. Avec ses acteurs fétiches Wilson et Stiller en tête, on passe plutot un bon moment. Sympa
Legid
Legid

45 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2017
Troisième film de Wes Anderson après le réussi Rushmore, the Royal Tenenbaum est typique du cinéma de Wes Anderson. Univers coloré et personnages décalés, réalisation tout en plan fixe et en travelling horizontaux, géométrie des cadrages, tous les aspects de son cinéma sont déjà là.
Grâce à la qualité de l'écriture et de la narration, il arrive à rendre tous ces personnages attachants et intéresser le spectateur du début à la fin sans ennui.
Un des meilleurs aspects du film est aussi d'avoir réussi à obtenir un casting aussi prestigieux sans qu'aucun des acteurs, tous parfaits au demeurant, ne prenne le pas sur les autres. De l'excellente direction d'acteur résulte une vrai alchimie et complicité dans le jeu, qui démontre le savoir-faire du réalisateur.
Une sympathique réussite !
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