« Le meilleur rôle d’Isabelle Huppert » ai-je lu quelque part. L’actrice française la plus chère du cinéma français contemporain m’a-t-on dit aussi. Sur le deuxième point, je ne saurais dire si ça se vérifie pour ce film (autrement dit si la réalisation avait les moyens ou bien si c’est cadeau) mais sur le premier, sachons raison garder ! Je n’étais pas inspiré par la bande annonce, le synopsis non plus. Mais pourquoi suis-je donc aller m’y ennuyer si c’était couru d’avance ? Tout simplement parce qu’un proche est au Japon en ce moment à la suite d’une forte attirance pour ce pays. Envie de découvrir les fortes différenciations sociales et culturelles. Oui bon, sur ce registre-là ce n’est pas trop le film pour faire de moi (ni du spectateur en général) un érudit. Des bizarreries de mise en scène (à cause de ce que coute Isabelle Huppert, qui sait ?). A l’embarquement dans l’aéroport elle est seule ! Pas un seul autre voyageur ! A bord du train à grande vitesse local (le Shinkansen, j’ai quelques références quand même) il n’y a encore que Sidonie et son éditeur. Bizarre, bizarre. Subliminal je suppose.
Un voyage apaisant et reconstructeur entre Kyoto, Nara et Naoshima. Tout ce dont on a besoin en ces moments anxiogènes pour ne pas oublier ce qui fait la beauté de nos cultures.
Le vide abysalle, le néant absolue, isabelle Huppert a besoin d'argent, alors elle accepte n'importe quoi, le scénario à du être vite lu, continuer à nous prendre pour des cons, maintenant on passera nos soirées devant tiktok!
Étrange film. Un voyage au Japon, lent, posé. Un voyage intérieur aussi. Le deuil, le chagrin sont les épreuves que partagent les survivants. Un voyage qui devait se faire pour s'affranchir d'une absence trop pesante, envahissante. De belles images, une mise en scène particulière. Du charme mais un arrière goût d'inabouti. Un film porté par le talent d'Isabelle Huppert
Film lent certes mais justement qui aspire à réfléchir à la vie, à la séparation...très apaisant..des paysages magnifiques, eau,montagne,fleurs roses...Prendre le temps..en écoutant le jeu du piano.
Quelle déception, mal joué, des longueurs à se demander si le film ne c'est pas arrêté, un scénario bateau, impression de déjà vu, légèrement daté par moment mais dans le mauvais sens du terme style année 70 qui a mal vieilli, bref, du français qui veut faire du japonais. Passez votre chemin. J'adore le Japon, j'aime beaucoup Isabelle Hubert, dommage pour moi.
Un mélange raté de Intermezzo et de Mrs Muir. La sauce ne prend pas. La scène d’amour est insupportable de niaiserie. ´je te connais’, ´non je te reconnais’. On attend la fin prévisible. Seul intérêt la peinture du Japon.
Pomme, la dentellière de Pascal Lainé, a rencontré le bon garçon. Elle est devenue écrivain. L'ombre de son premier roman la porte au Japon. "Sidonie au Japon", d'Élise Girard (scénario co-écrit avec la regrettée Hélène Fillières), est un film d'une douce et envoûtante (et drôle) étrangeté, qui invite à croire au Japon. Servi par une Isabelle Huppert en état de grâce.
Le nouveau film d'Élise Girard se situe subtilement entre l'élégance poétique de Sofia Coppola et l'intimisme délicat d'Éric Rohmer. Il s'agit d'une madeleine de Proust, explorant avec finesse les différences culturelles entre le Japon et l'Occident. Isabelle Huppert incarne une écrivaine qui se rend au Japon pour rééditer son premier livre. Au fil de son voyage, elle se confronte non seulement aux traditions et aux protocoles du pays, mais aussi aux réminiscences de son passé, hantée par le souvenir de son défunt mari. Ce long-métrage, à la fois doux et silencieux, est mis en scène avec grâce et sensibilité, offrant une réflexion touchante sur le deuil, la mémoire et l'altérité culturelle.
Un film intimiste, bourré de charme, elise girard nous fait découvrir certes un Japon de carte postale dont on observe la beauté de ce pays. Isabelle Huppert est très émouvante en écrivaine, qui depuis la mort brutale de son mari, n a plus édité un seul livre. Elle est sollicite par un obscur éditeur nippon, pour faire des dédicaces de ses livres à succès. Cette rencontre va être déterminante et lui prouver qu il y a une autre vie à découvrir même quand on vit un drame. La raison de la bascule du personnage joue par Isabelle Huppert est du à la présence du fantôme de son mari, dans un japon ancré dans des croyances métaphysiques ou l esprit d une personne ayant quitter son enveloppe charnel suite à un décès mais n arrivr pas a monter au ciel a cause des regrets,chagrins et colères toujours présents. Bref un film attachant et parfois drôle, qui mérite a être vu.
A vu "Sidonie au Japon" troisième film de la réalisatrice Elise Girard. Ce film est un vrai dépaysement où tout est contemplation, silence, murmure, sensibilité mais sans aucune réelle émotion. Sidonie veuve et écrivaine est invitée par son éditeur pour l'édition en langue nippone de son premier roman. Sidonie a du mal avec les codes japonais, a des hallucinations, répond à de nombreuses interviews, signe des autographes et se métamorphose petit à petit au contact de son éditeur (le magnétique Tsuyoshi Ihara) et des paysages de Kyoto. La photographie est très belle, la mise en scène soigne surtout un cadrage très étudié et met en valeur une certaine épure. La musique de Gérard Massini (uniquement du piano solo) est élégante et fusionne très bien à l'atmosphère calme et étrange. Isabelle Huppert joue une partition qu'on lui a déjà vu interpréter. Le tournage a eu lieu pendant la période du Covid ce qui nous vaut des scènes surréalistes et très belles d'aéroports, d'hôtels, de temples vides. Un film au tempo Largo et à la nuance pianissimo, tout en délicatesse frôlant et franchissant parfois la frontière de la langueur et de la mélancolie mais cela en fait presque son originalité et sa subtilité. Un peu comme une aquarelle transparente un peu trop diluée le film imprime tout de même mais la plupart du temps des impressions de déjà vu.
Film réalisé avec délicatesse et pudeur. Plusieurs thèmes sont abordés, la confrontation entre civilations, l'amour en devenir et l'amour terminé. L'écrivain et son rapport à son œuvre. Peut-être trop, ce qui implique un peu de facilité. Personnellement je ne perçois pas vraiment l'intérêt du mari fantôme. Mais même imparfait cette œuvre est touchante et la perfection peut être un tantinet ennuyeuse.
un film léger et subtil comme le vent qui agite les branches fleuries des arbres...et la mort qui prend la forme de l'être aimé qui s'évapore devant le retour de la vie...la photographie est particulièrement réussie et brillamment accompagnée par un thème musical au piano, une musique simple et belle, comme le film , les acteurs sont à leur place dans cette ode poétique.
Note un peu surévaluée mais j'ai adoré. Un film lent, triste et beau où l'on rit aussi. De manière contenue. Nous sommes au Japon où l'on ne dit pas ses sentiments, précise l'éditeur de Sidonie, Kenzo Mizoguchi, interprété par l'excellent Tsuyoshi Ithara. La culture du Pays est parfaitement restituée, c'est pourquoi Isabelle Huppert nous faire rire. Bain de Jouvence de la lenteur du film où la bande-son, les plans, le cadrage et le scénario ont tout le temps de prendre leur ampleur. La palette de la coloration est somptueuse : le rose, le rouge et le roux le disputent en contraste au blanc, noir et bleu encre. On attend, on espère un miracle. Nous sommes au Japon, dévoiler la fin serait parjure. Très belle réalisation d'Elise Girard !