Note moyenne
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Grandeur et décadence dans les coulisses du pouvoir. Une Kate Blanchett incroyable. On est en immersion et on comprend à demi-mot. Le film est lent mais hypnotique. À voir
Film d'une lenteur extrême pendant laquelle le spectateur n'a de cesse de se demander ce qu'il fait là. Être passionné de musique classique n'est pas suffisant pour donner de l'attrait à ce film qui écarte, volontairement ou non, le spectateur de cette histoire.
Seul intérêt : Cate Blanchet qui reste incroyable et dont la performance est époustouflante. Malheureusement ce n'est pas suffisant pour rendre ce film agréable à regarder ! A éviter, pour ne pas perdre 2h40 de son temps.
Seul intérêt : Cate Blanchet qui reste incroyable et dont la performance est époustouflante. Malheureusement ce n'est pas suffisant pour rendre ce film agréable à regarder ! A éviter, pour ne pas perdre 2h40 de son temps.
Pas vu l'intérêt du film. Cate Blanchett est top mais c'est loin de suffire pour rendre le film intelligible et agréable à regarder. Et accessible : ce film ne s'adresse qu'à des super connaisseurs. Quand on ne l'est pas, quand on ne maîtrise pas le vocabulaire, les références, le plaisir n'est pas au rendez-vous. C'est dommage. On s'y perd, l'intrigue n'est pas aboutie. On effleure la personnalité complexe du personnage et on reste sur sa faim. Et c'est long...
Prestation grandiose de Cate Blanchett ... un film glaçant dont on sort secoué avec quelques questions en suspens
Surtout ne partez pas au bout de la première demi-heure.
On prend goût et on est scotché progressivement à ce film qui nous prend par les sentiments.
Kate Blanchet est grandiose!!! et sa personnalité se dévoile progressivement au cours de ce film jusqu'à la fin
La mise en scène nous entraine progressivement dans une spirale destructrice qui est magnifiquement exposée.
C'est un film sombre mais un jeu d'acteur (d'actrice!) époustouflant.
Courez-y.
On prend goût et on est scotché progressivement à ce film qui nous prend par les sentiments.
Kate Blanchet est grandiose!!! et sa personnalité se dévoile progressivement au cours de ce film jusqu'à la fin
La mise en scène nous entraine progressivement dans une spirale destructrice qui est magnifiquement exposée.
C'est un film sombre mais un jeu d'acteur (d'actrice!) époustouflant.
Courez-y.
Un grand film, très intéressant avec une cate blanchet magnifique....oui le début est un peu long , on.cherche à comprendre mais ensuite tout va crescendo ,, le monde impitoyable de la musique nous arrive avec un suspens incroyable ! Un bon grand moment ! Allez-y
A travers le portrait d’une femme d’exception Todd Field explore les liaisons dangereuses entre gloire, pouvoir et manipulation....Porté par une mise en scène glaçante, et Cate Blanchett, qui y trouve un rôle à sa démesure, il n’évite malheureusement ni les longueurs, ni les poncifs sur le milieu élitiste de la musique classique; commence par nous agacer par son austérité, son érudition intimidante et finit par nous perdre dans les chemins tortueux de son héröine.....
Pendant plus de deux heures et demie, TÁR réussit à nous faire croire à l’existence d’un pur personnage de fiction, certes inspiré de figures réelles telles que Marin Alsop, à tel point qu’une seule envie nous taraude à la sortie de la salle : nous procurer l’ouvrage écrit par la cheffe, ainsi que ses vinyles, ainsi que les captations vidéo de ses nombreuses orchestrations. L’ouverture a l’intelligence d’introduire la cheffe par le biais d’une rencontre dite masterclass entre un animateur et un public venu en foule : ce choix d’écriture, qui donne lieu à une longue séquence d’échanges passionnants sur la musique et sa direction, ancre dès le début ladite célébrité dans notre réalité.
Dès lors, ce gage d’authenticité constitue un vecteur émotionnel précieux grâce auquel suivre l’évolution et la lente destruction de sa carrière : comme elle, nous sommes victimes de bruits parasites, de sons, de cris perçus lors d’un footing sans qu’ils soient identifiés ; comme elle, nous nous amusons à rejouer au piano les deux notes qui proviennent d’un appareil situé hors de l’appartement ; comme elle, nous interrogeons la légère mais certaine modification de l’environnement familial, depuis ce métronome qui se déclenche en pleine nuit jusqu’au vol de partition, en passant par la sollicitation maladroite de propriétaires soucieux d’organiser la visite du studio voisin sans « bruits », comprenons sans que l’artiste ne joue. Le long métrage représente alors dans un même geste l’incompréhension du génie, comme le faisait Miloš Forman dans Amadeus (1984), et l’incapacité qu’il rencontre à se soustraire au fonctionnement du microcosme auquel il appartient, et de la société dans son ensemble : en ne jugeant jamais Lydia du point de vue de la morale, en veillant uniquement à la célébrer comme elle célèbre les compositeurs qu’elle ressuscite, il révèle le poids de la morale et de la rivalité qui peu à peu l’écrase tel l’albatros baudelairien dont les « ailes de géant l’empêchent de marcher ». Cette morale nourrie de bienpensance et de préjugés stériles, Tár la combat d’ailleurs dans les formations qu’elle dispense, allant jusqu’à détruire un étudiant parce qu’il refuse de jouer Bach pour raisons idéologiques – et par bêtise.
Et c’est là que le film gagne en complexité : cette cheffe d’orchestre, animée par sa passion pour la musique au point de négliger le reste – elle n’a pas de domicile fixe, dispose de boîtes étiquetées « argent » ou « papiers » dans son placard, voit peu sa fille –, entretient le feu qui la consume. Elle qui critique ouvertement les réseaux sociaux devant ses élèves, a su les utiliser autrefois pour liquider l’une de ses créatures ; elle qui affiche publiquement ses préférences sexuelles et ses coups de cœur, est surprise de la crise de jalousie de sa compagne. Néanmoins, ce retour de bâton n’est jamais complaisant ni recherché par un long métrage emporté par la musique, transporté au gré des avions dans différents pays : on y parle anglais, allemand, français, italien avec une aisance remarquable, on y cultive la perfection, on y vit tout simplement. Rarement une œuvre de cinéma aura su articuler peinture des tourments d’un génie avec la quête d’un absolu esthétique, les rendant toutes deux indissociables. Un chef-d’œuvre incarné par une Cate Blanchett éblouissante, qui trouve ici son meilleur rôle au cinéma – c’est dire !
Dès lors, ce gage d’authenticité constitue un vecteur émotionnel précieux grâce auquel suivre l’évolution et la lente destruction de sa carrière : comme elle, nous sommes victimes de bruits parasites, de sons, de cris perçus lors d’un footing sans qu’ils soient identifiés ; comme elle, nous nous amusons à rejouer au piano les deux notes qui proviennent d’un appareil situé hors de l’appartement ; comme elle, nous interrogeons la légère mais certaine modification de l’environnement familial, depuis ce métronome qui se déclenche en pleine nuit jusqu’au vol de partition, en passant par la sollicitation maladroite de propriétaires soucieux d’organiser la visite du studio voisin sans « bruits », comprenons sans que l’artiste ne joue. Le long métrage représente alors dans un même geste l’incompréhension du génie, comme le faisait Miloš Forman dans Amadeus (1984), et l’incapacité qu’il rencontre à se soustraire au fonctionnement du microcosme auquel il appartient, et de la société dans son ensemble : en ne jugeant jamais Lydia du point de vue de la morale, en veillant uniquement à la célébrer comme elle célèbre les compositeurs qu’elle ressuscite, il révèle le poids de la morale et de la rivalité qui peu à peu l’écrase tel l’albatros baudelairien dont les « ailes de géant l’empêchent de marcher ». Cette morale nourrie de bienpensance et de préjugés stériles, Tár la combat d’ailleurs dans les formations qu’elle dispense, allant jusqu’à détruire un étudiant parce qu’il refuse de jouer Bach pour raisons idéologiques – et par bêtise.
Et c’est là que le film gagne en complexité : cette cheffe d’orchestre, animée par sa passion pour la musique au point de négliger le reste – elle n’a pas de domicile fixe, dispose de boîtes étiquetées « argent » ou « papiers » dans son placard, voit peu sa fille –, entretient le feu qui la consume. Elle qui critique ouvertement les réseaux sociaux devant ses élèves, a su les utiliser autrefois pour liquider l’une de ses créatures ; elle qui affiche publiquement ses préférences sexuelles et ses coups de cœur, est surprise de la crise de jalousie de sa compagne. Néanmoins, ce retour de bâton n’est jamais complaisant ni recherché par un long métrage emporté par la musique, transporté au gré des avions dans différents pays : on y parle anglais, allemand, français, italien avec une aisance remarquable, on y cultive la perfection, on y vit tout simplement. Rarement une œuvre de cinéma aura su articuler peinture des tourments d’un génie avec la quête d’un absolu esthétique, les rendant toutes deux indissociables. Un chef-d’œuvre incarné par une Cate Blanchett éblouissante, qui trouve ici son meilleur rôle au cinéma – c’est dire !
Voilà un film typique de festival, plaisant au jury qui prend ses défauts (longueur, ennui, confusion) pour des qualités, sans tenir compte du public. Le film est trop long (2h38), faisant passer « Avatar : la voie de l’eau » (2022) de James Cameron et « Babylon » (2022) de Damien Chazelle pour des courts métrages alors qu’ils durent respectivement 3h12 et 3h09. D’autant qu’après avoir supporté 15 mn de publicité et de bandes annonces, le film démarre par un long générique ! Cela n’est qu’au bout d’une heure que Lydia Tár (Cate Blanchett), chef d’orchestre, dirige les répétitions de la « Symphonie n°5 en do dièse mineur » (1902) de Gustav Mahler (1860-1911) et du « Concerto pour violoncelle en mi mineur opus 85 » (1919) d’Edward Elgar (1857-1934). Auparavant, il a fallu subir l’interview de Lydia Tár par un journaliste du New Yorker où elle parle de son parcours, de son métier de chef d’orchestre, maître du temps. Que c’est bavard ! On a droit ensuite à un cours sur la musique atonale devant des étudiants futurs chefs d’orchestre
spoiler:
dont l’un d’eux, Max, n’apprécie pas Jean-Sébastien Bach (1685-1750), vieux mâle blanc allemand.
Et ça glose, et ça glose. Beaucoup de scènes sont nocturnes et celles diurnes sont sombres, soit parce qu’il fait gris (à New York ou à Berlin, ville où habite sa compagne, Sharon (Nina Hoss), 1er violon, avec leur fille Petra), automne oblige, soit parce que les appartements sont mal éclairés, Cate Blanchett étant même filmée à contre-jour (le directeur de la photographie Florian HOFFMEISTER, reste minimaliste, peut-être à cause du coût de l’énergie ? A-t-il été malade pendant le tournage ?). Enfin, le film est confus : certains personnages sont mal identifiés dans leur fonction, le rôle de Krista Taylor ( spoiler: qui va perturber la vie réglée de Tár
), au bout d’une heure trente, qu’on découvre uniquement à travers des courriels, n’est pas très clair ainsi que séjour de Tár en Asie (Chine ? Indonésie ?), sans oublier des scènes gratuites qui ne font pas avancer la narration famélique ( spoiler: voisine démente dont l’appartement est vendu, agression et bruits entendus par Tár dans son appartement ou à l’extérieur, disparition de sa partition
). Le réalisateur a probablement voulu montrer le microcosme du monde de la musique et des chefs d’orchestre, à la façon (ennuyeuse) de Ruben Östlund qui critiquait l’art moderne dans « The square » (2017). Le réalisateur a fait ce film 16 ans après le précédent : il a pris son temps mais était-ce nécessaire et efficace ?
Et ça glose, et ça glose. Beaucoup de scènes sont nocturnes et celles diurnes sont sombres, soit parce qu’il fait gris (à New York ou à Berlin, ville où habite sa compagne, Sharon (Nina Hoss), 1er violon, avec leur fille Petra), automne oblige, soit parce que les appartements sont mal éclairés, Cate Blanchett étant même filmée à contre-jour (le directeur de la photographie Florian HOFFMEISTER, reste minimaliste, peut-être à cause du coût de l’énergie ? A-t-il été malade pendant le tournage ?). Enfin, le film est confus : certains personnages sont mal identifiés dans leur fonction, le rôle de Krista Taylor ( spoiler: qui va perturber la vie réglée de Tár
), au bout d’une heure trente, qu’on découvre uniquement à travers des courriels, n’est pas très clair ainsi que séjour de Tár en Asie (Chine ? Indonésie ?), sans oublier des scènes gratuites qui ne font pas avancer la narration famélique ( spoiler: voisine démente dont l’appartement est vendu, agression et bruits entendus par Tár dans son appartement ou à l’extérieur, disparition de sa partition
). Le réalisateur a probablement voulu montrer le microcosme du monde de la musique et des chefs d’orchestre, à la façon (ennuyeuse) de Ruben Östlund qui critiquait l’art moderne dans « The square » (2017). Le réalisateur a fait ce film 16 ans après le précédent : il a pris son temps mais était-ce nécessaire et efficace ?
Cate Blanchett est exceptionnelle dans sa prestation. Un film qui dure plus de 2h30 et pourtant j'étais plongée, captivée.. je n'ai pas vu le temps passer. Touchant, intriguant, questionnant. Un très bon film.
Sur un schéma sommes toutes classique, la vie et l'ouvre d'une cheffe d'orchestre hors norme, un portrait sans complaisance d'une femme de tête, qui ne ménage rien ni personne dont le pouvoir va s'effriter( s'effondrer) en qques jours. Une description sans fioritures, bien loin des hollywooderies, une mise en scène austère et un jeu tout en retenue ( sauf au final...) de Kate Blanchett. En prime une attaque en règle ( assumée ?) du wokisme. Superbe!!!
Le générique de fin interminable placé en début de séance, donne la teneur monocorde et apathique de ce film qui peut intéresser une petite caste d’individus issue de ce monde clos et surtout aimant le contorsionnisme intellectuel.
Après avoir passé la fausse idée que ce film parle d'une carrière exemplaire d'une femme dans un milieu d'homme élitiste, le film nous emmène dans sa dégringolade lente de ce qui est en réalité l'histoire d'une quête de pouvoir avide où le personnage principal bien que féminin transpire des codes masculins de notre cher patriarcat capitaliste. Ceux qui viennent pour la musique seront déçus : Bien que les explications et la décortication de l'importance de la direction est un sujet agréablement bien manié ; Bien que l'interview avec lequel commence le film ne réussira à se faire comprendre que d'un public très averti de la scène classique, la musique a finalement un rôle anecdotique dans le film, relayé en personnage secondaire par la présence éternellement omnipotente de Cate Blanchett qui nous aspire dans cette tourmente. Certains passages de ce films resteront avec moi à jamais et merci à l'écriture sensible pour cela. Le générique en ouverture du film a perturbé plus d'une retardataire et c'était bien drôle à voir.
Époustouflant. Kate Blanchett est prodigieuse, l'histoire aborde de nombreux sujets et nous fait pénétrer un monde, celui de la musique d'orchestre à très haut niveau, à travers le destin d'une chef , qu'on appelle "maestro", qui est une grande star. C'est un film qui va très vite, où l'on parle beaucoup, il faut être attentif! Tous les acteurs sont formidables, les personnages sont justes, fins, approfondis. L'histoire est filmée avec à la fois précision et recul, presque froideur, on est spectateur de ce qu'il se passe. On assiste à quelque chose, on reste en dehors, comme si on regardait un tableau vivant. Ce tableau est, lui, plein de vie, de passion, d'excellence, de folie aussi. Je suis sortie avec l'envie ... de le revoir au plus vite!
Long? Lent? Le rythme est en parfaite adéquation avec le récit tout comme l'esthétique générale. Cate Blankett est époustouflante ! Pour moi, c'est un chef d'œuvre, puissant et sensible, glacial et fougueux !
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