Les Crimes du Futur
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 851 abonnés 8 176 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 juin 2022
L’espèce humaine doit faire face à un environnement de synthèse, le corps humain est l’objet de transformations et de mutations nouvelles. Au même moment, Saul Tenser, un célèbre performer, met en scène la métamorphose de ses organes…

C’est le grand retour de David Cronenberg dans sa phase body horror, oscillant entre le cinéma horrifique et organique, celui qui avait marqué chaque décennie avec Chromosome 3 (1979), Vidéodrome (1983), Crash (1996) ou encore eXistenZ (1999). Dit comme ça, on avait qu’une hâte, celui d’aller le retrouver les yeux fermés et se délecter de ses nouvelles visions cauchemardesques.

A 79ans, le réalisateur canadien s’intéresse toujours autant aux transformations corporelles, à la différence que cette fois-ci, il traite aussi d’une multitude de sujets, pêle-mêle on y retrouve les problèmes liés au climat, les dons d’organes ou encore de la chirurgie qui est devenue le « nouveau sexe » (la nouvelle façon d’avoir du plaisir).

L’ennui, c’est qu’à aucun moment le réalisateur ne parvient à convaincre, non seulement le jeu des acteurs laisse clairement à désirer mais ajouté à cela, cette histoire donne l’impression d’être surannée avant l’heure et pour cause, le script a été écrit au début des années 2000, on sent très clairement qu’il y a un souci, tant au niveau de l’histoire qu’au niveau des décors. Quid de la chaise squelettique qui aide Viggo Mortensen à manger (il passe pour un tétraplégique, c’est ridicule).

Les Crimes du futur (2022) s’avère être plus prétentieux qu’autre chose, se complaisant à brasser du grand n’importe quoi teintée de branlette intellectuelle pompeuse et chiantissime. Le film se veut dénonciateur mais s’y prend très mal, ça manque de punch et surtout, d’une direction artistique (l’ensemble du casting joue affreusement mal).

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
lmc-3

307 abonnés 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2022
Ma première expérience ‘Cronenberg’: du grand art.
(vu en VO)
Film de genre (très conceptuel) ne pouvant que beaucoup plaire ou beaucoup déplaire.
Synopsis fulgurant, moderne, l’univers est impitoyablement crédible et soulève des questions très intéressantes sur nombreux sujets futurs.
Jamais essoufflé, le spectateur est de suite aspiré dans un monde maitrisé, aux discours percutants, lucides, exposant le transhumanisme sous un tout nouvel angle d’attaque.
Deux camps s’affrontent: Sapiens se transformant, doit-on convenir en ces mutations une évolution de l’humanité face à laquelle il faut se soumettre sans crainte bien qu’elle déplaise au chainon ‘obsolète’, et donc menacé, en mettant à jour la définition que l’on a de « l’être humain » ou attaquer a tout pris ces modifications anatomiques, même si bénéfiques sur le long terme, en qualifiant les ‘mutants’ de monstres n’ayant plus rien d’humain?
Placé dans un environnement rétro-futuriste mêlant technologies futuristes et technologies figées dans le passé dans un environnement lui-même ‘vision du futur par des esprits des 70’s’, le film se démarque également dans son esthétique rétro, où tous décors et tous effets spéciaux sont physiques et non numériques, à la façon de l’époque, environnements, costumes et ‘machines’ très propres.
Les acteurs intéressés par ce script nous proposant eux-mêmes un jeu exemplaire, le film respire de sa qualité visuelle et textuel.
En 1h47, après introduction et clôture de nombreux arcs, le film semble cependant se terminer une demi-heure avant la fin, plein d’éléments encore en suspend; laissant le spectateur attentif se reposer sur des éléments sans réponses: clôture ouverte.
Concernant l’aspect graphique en lui-même: appartenant à un domaine écartant (normalement) un public adolescent, le filtre rose permettant d’en faire un film pour public plus élargit dénote sur ce qui aurait pu être l’occasion de quelque chose de plus poussé, plus osé, avec un ‘Rated R’ justifié. Le film se retient et c’est dommage.

Expérience (un peu courte) enivrante pour public cible averti.
Vaut le détour pour amateurs des thèmes abordés.

Question: comment la mutilation peut provoquer un plaisir physique chez un individu ne ressentant pas la douleur? Comment le film définit l’absence d’information de la douleur chez l’individu sinon par sa privation du sens du toucher?
Où est le plaisir sexuel physique? Où se justifient les gémissements de plaisir au rythme de pénétration d’une lame apparemment non ressentie par le corps lorsque même les yeux ne sont pas orientés sur elle?
lpjdrdtv90
lpjdrdtv90

24 abonnés 55 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juin 2022
Le film rassemble pas mal de thématiques traitées par le passé par Cronenberg. On pense beaucoup à Videodrome, Crash, ExistenZ Par bien des aspects visuels aussi.
Mais bon, Léa Seydoux (toujours très bien ais rien ne dépasse, hein, c'est dingue) a beau se faire mettre des implants en relief sur le front à la Orlan, le film est bien en retard sur ce dont il parle. Quand a lieu la performance où une très belle femme se fait ouvrir les joues et charcuter le front parce qu'elle n'ambitionne pas d'être belle en prenant son pied, j'ai pensé à Black Alien à Montpellier, ce mec pas mal (voir de vieilles photos, hein, qui s'est fait tatouer toute la peau en vers de gris, s'est fait enlevé la partie basse du nez, ouvrir la lèvre supérieure, amputer des doigts.
Le film en se projettant dans le futur pour parler de cette jouissance extrême a détruire son propre corps tout en revendiquant faire de l'art fait donc très daté.
A part son esthétique trash, on s'y ennuie quand même fermement.
Marianne A
Marianne A

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 juin 2022
Très déçue par ce film, c'est insipide, brouillon, j'en sors et je n'ai pas compris le thème, Vigo Mortensen nous a habitué à de meilleurs rôles mais qu'est ce qu'il fait dans cette galère, Cronenberg descend une pente raide, vraiment évitez de payer un billet pour un tel film.
Ladyoscar L.
Ladyoscar L.

6 abonnés 50 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 juin 2022
Mais quel supplice presque gênant. L'ouverture du film est la pour choquer le bourgeois, le style est ampoulé, le jeu des comédiens exagéré. L'impression qu'on a mis les ingrédients des films de Cronenberg dans un mauvais tchaker et que le réalisateur en a tiré son scenario, les deux pieds dans sa piscine.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 juin 2022
Vraiment aucun intérêt
Nul ! Je ne comprend pas comment on fait pour sortir des trucs comme ça avec des scénarios proches du néant, pas d intrigue, RIEN en fait
AmbrenN49
AmbrenN49

2 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 juin 2022
Je me suis dis pourquoi pas, après on connaît Cronenberg et son cinéma, un style particulier qu’on aime ou qu’on aime pas. Résultat, on se retrouve devant un film qui est certes très esthétique avec une ambiance pesante mais hormis ça, aucune intrigue, des scènes très explicites mais surtout aucune action. Vous êtes plongés au cœur d’un monde futuriste où se faire charcuter c’est le « nouveau sexe ». Enfin bref, n’allez pas perdre votre temps avec ce film.
ENVIE DE POISSON
ENVIE DE POISSON

14 abonnés 39 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 juin 2022
1 étoile
Pour le casting
Et l'ambiance
Presque malsaine
Presque originale
Sinon
C'est surtout méchamment ennuyeux
Cette histoire de chirurgie qui remplace le sexe
Dans un monde parallèle
Perdu entre Existenz et Faux-semblants
Crash aussi
Pour son côté bêtement maniéré
Et
L'incompréhension que cela génère cette obsession morbide de l'auto mutilation
De l'accident
De la machine sulfureuse
Et érotique
En fait
Quand on ne l'a pas ce travers sexuellement macabre et métallique
C'est surtout chiant
Un tout petit peu dérangeant
Pédant aussi
On dirait de l'art contemporain dans son pire
Sérieusement snob et bourgeois
Ampoulé d'une provocation d'apparat
Et on ne voit pas bien vers quoi le film va
Le futur
Les mutations génétiques
Le corps comme terrain d'expérimentation artistique nouveau
?
En tout cas
On ne ressent pas grand chose
C'est sexy comme une tour en béton
Fade comme un ciel plombé de gris
Marcologie
Marcologie

48 abonnés 249 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juin 2022
Ce film est proche du chef d’œuvre mais on peut comprendre qu'il ne s'adresse pas à tout le monde. Déjà c'est un film synthèse de toute l’œuvre de Cronenberg avec de multiples références de ses films antérieurs, donc il vaut mieux connaitre son univers pour bien entrer dedans (avec jeu de mots). Ce film est une violente critique du transhumanisme, mais Cronenberg ne donne pas de leçon, il va, comme à son habitude, au bout de la logique de ses personnages mutants qui font des spectacles de leur monstruosité, comme ceux des fêtes foraines des siècles passés. il se moque du milieu de l'art, de la course au sensationnel, toujours plus loin pour continuer à être sur le devant de la scène (référence à Stelarc pour ceux qui auront la ref). Mais dans ces temps futurs plus rien ne semble finalement choquer, même pas l'exploitation du corps d'un enfant mort. On pourrait écrire sur ce film pendant des heures, c'est ce qui fait la différence entre un chef d’œuvre et un film bas de gamme mais qui va intellectuellement être accessible tout de suite et donc plaire à un très large public. Là il faut prendre le temps de laisser décanter. Le. seul défaut de ce film est le choix de Léa Seydoux que je trouve inexpressive comme à son habitude.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2022
Dans un avenir proche indatable et dans un lieu inconnu, semble-t-il marqué par un déclin industriel et un détraquement climatique, Saul Tenser (Viggo Mortensen) est un artiste qui utilise son corps et les excroissances cancéreuses qui s’y développe mystérieusement. Avec l’aide de Caprice (Léa Seydoux), il en met en scène leur exérèse.
Leur chemin va croiser celui de deux fonctionnaires tatillons, d’un détective undercover et d’une groupe d’anarchistes post-humanistes qui cherchent à les associer à leur cause.

Après quelques films dont il faut bien dire qu’ils ne valaient pas tripette ("Maps to the Stars", "Cosmopolis", "A Dangerous Method") et l’annonce d’arrêter le cinéma, David Cronenberg, 79 ans au compteur, renoue avec ses vieilles obsessions : des corps mutants, malades et lubriques, une science-fiction spectrale…

Le résultat est moins gore que la bande-annonce et le parfum de soufre qui précédait la sortie du film pouvaient le laisser escompter. D’ailleurs le film en France est autorisé à tous les publics – des esprits chagrins et/ou des parents poules pourraient toutefois légitimement estimer qu’il ne convient pas aux jeunes enfants.

Mais il n’en est pas moins diablement séduisant. David Cronenberg y retrouve pour la cinquième fois Viggo Mortensen. Léa Seydoux passe haut la main l’examen d’entrée : sa perfection plastique et l’élégance de son accent anglais font d’elle une parfaite héroïne cronenbergienne. Kristen Stewart – méconnaissable sur l’affiche à force d’être photoshoppée – interprète avec beaucoup de second degré un second rôle qui n’est pas à la hauteur de son talent.

"Les Crimes du futur" pêche par son scénario paresseux qui peine à retenir l’attention sur la durée. C’est d’ailleurs le reproche qu’on pourrait faire à beaucoup de films de Cronenberg : ce réalisateur de génie préfère décrire des états que raconter une histoire. Mais on aurait scrupule à lui reprocher d’enchaîner quelques scènes d’anthologie, aussi belles qu’horrifiques, quand bien même elles ne mènent nulle part.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 juin 2022
Gore, glauque et dérangeant, tout en proposant des réflexions sur la bioéthique, et l'art, "les crimes du futur" repousse les limites d'un obscène servi avec une esthétique blafarde, viscéralement cru jusque dans la répugnance symbolique et organique la plus décomplexée.

Ce film peut élargir vos frontières de ce qui est conceptuellement admissible, notamment en cela qu'il expose un transhumanisme faisant primer la chair et la génétique plutôt que l'informatique et le mécanique, en une sensualité cauchemardesque qui dégueule dans tous les sens.

L'homme-mutant plutôt que l'homme-machine, c'est de par ce biais que David Cronenberg propose ici de considérer la frontière potentiellement très ténue entre entre l'humain et le non-humain/post-humain/trans-humain, ce qui est susceptible de réveiller bien des angoisses quant à la possibilité d'une inconstance de notre essence. L'image d'un homme immuable et universel dont l'ontologie transcenderait tous les contextes a de mauvais jours devant elle.

Le spectateur quant à lui, partira submergé de dégoût en cours de film, ou sera suffisamment fasciné pour rester accroché à son siège pendant la totalité de ce futur horrifique de 1h47. Je fais quant à moi partir de la seconde catégorie.
Lorenzo95000
Lorenzo95000

7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 juin 2022
d'un ennui mortel et un scénario sans queue ni tête
À éviter absolument
Un grand sentiment de gêne pour les acteurs qui ont participé à ce navet
Mary B
Mary B

42 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mai 2022
Franchement pas terrible Cronemberg doit prendre sa retraite! Sujet scarificateur et nécrologique acec un scénario vraiment moyen!! Déception !
Schyzoidd
Schyzoidd

8 abonnés 76 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mai 2022
Avec un rythme lancinant, le réalisateur nous souffle une métaphore assez grossière de sa carrière pour un propos assez vain... Assez ennuyeux
Regine C.C
Regine C.C

46 abonnés 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2022
Un monde Futuriste où les choses se personnifient et les humains se "chosifient". Mais pas trop sinon ils sont éliminés (d'où le titre du film). Au delà de toutes les bizarreries, le message du film est relativement simple. L'heure n'est plus à l'esthétique et aux décors épurés, l'homme du futur est à la recherche de la"beauté intérieure", le tout étant traité de façon très métaphorique.
Film très déroutant qui laisse son empreinte, qu'on le veuille ou non.
Je rajoute ce commentaire à cause de l'affiche. Désormais, il y a les femmes qui pratiquent le "vieux sexe", les reproductrices, je suppose et celles qui pratiquent le "New sexe" qui consiste en des scarifications.
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