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Alexcherbourg
23 abonnés
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2,0
Publiée le 14 août 2022
De très belles images mais un militantisme survivaliste dérangeant. La nostalgie d'une époque où l'homme aurait été plus libre et autonome font rejeter le développement des sociétés humaines. D'ailleurs les espèces qui sont le plus mises en avant dans le film vivent de manière solitaire (chat, ours, panthere des neiges) L'être humain passerait donc à côté de son existence. Faut-il dévorer du Yak cru et mourir de froid pour être vivant?
J'ai trouvé le film remarquable, mais particulièrement une chose : le son du film. La musique de Warren Ellis est formidable mais il y a aussi toutes ces sensations sonores très fines, précises sans être en "sur-écoute" comme la plupart des films animaliers. Les sons de nature, de silence, la salle était complètement suspendue, en immersion, j'ai jamais entendu une salle aussi attentive. Dans ce film, il y a une justesse de tous les instants, y compris avec la voix de Sylvain Tesson qui nous guide à travers ce voyage. C'est ce qui m'a le plus marqué au-delà des images magnifiques du Tibet... le son de ce film, incroyable!! Une émotion comme j'en n'avais pas eu depuis longtemps.
Pffff... le docu animalier le plus soporifique que j'ai jamais vu... pourtant la belle panthère des neiges me tentait bien gros mais là non... c'est trop lent, c'est trop lourd, les paysages ne sont même pas beaux et le temps d'en arriver à la voir le monde aura eu le temps de s'endormir 3 fois... un gros raté !
L’écrivain Sylvain Tesson et la documentariste Marie Amiguet accompagnent Vincent Munier dans sa quête. Quelques réflexions philosophiques sur la relation de l’homme avec la nature viennent paraphraser cette immersion contemplative dans ce documentaire singulier et très beau sur l’art de l’affût.
Que de poésie dans ce documentaire animalier ! Ceux qui aiment les félins vont être fascinés par la grace et l'intelligence de cet animal qui se fond comme nul autre pareil dans un environnement de neige et de rochers.
Un très beau film avec des images de toutes beauté et en voix off un texte travaillé. De bons dialogues aussi. Merci de nous faire voyager ainsi sur grand écran et sans qu'on ait à souffrir du froid.
Voilà un énième film documentaire animalier qui présente des images impressionnantes de beautés animales et minérales. Immenses paysages dépaysants comme il en reste peu sur notre Terre malmenée par l’Homme. « La Terre sent l’homme » dit Sylvain Tesson comme pour nous rappeler aussi que l’Homme fait de moins en moins partie de l’animal. Il est hors du temps, hors nature, hors tout ! Sa présence seule dans la nature semblerait être une menace, un virus pour la Terre. La Terre ne sent pas l’Homme, la Terre pue l’Homme tant son odeur mercantile transpire la course au profit, l’Homme sue le viol en abusant des bienfaits de la planète !
« La panthère des neiges » nous permet de suivre Vincent Munier, l’expert de l’affût et de la patience, et l’écrivain Sylvain Tesson, le volubile. Tous deux exercés aux randonnées extrêmes nous font partager leur étonnement éternel face à une nature qui ne cesse de les surprendre. Ils sont comme deux gamins interminablement émerveillés. Car la nature surprend encore si on (ré)apprend à la regarder droit dans les yeux avec humilité et surtout patience. En tout cas, nos deux protagonistes nous disent que la nature voit l’Homme. Ce n’est pas parce que l’Homme ne voit pas qu’il n’est pas vu. L’émotion de Vincent Munier se traduit aussi pas une larme gelée pris dans les cils d’un de ses yeux.
Quand la bête tant attendue et un brin inespérée, s’assoie déployant une grande queue épaisse, les babines fraîchement rouges plongées dans la chair d’une proie, au regard perçant face caméra, l’émotion vous prend et vous rappelle combien la patience est une vertu suprême et combien l’Homme dans sa modernité se croit supérieur… Oui, « La panthère des neiges » est un récit où la patience est un principe fondamental. « J’avais appris que la patience est une vertu suprême, la plus élégante, la plus oubliée, elle aidait à aimer le monde. » (Sylvain Tesson) Le monde oui, mais sans l’Homme !
Si on fait abstraction des positions politiques de Sylvain Tesson, on ne peut que lui reconnaître un talent pour la poésie. Il n'aime pas trop les humains et préfère la nature sauvage, soit. Mais il sait nous faire partager son émotion face à tant de beauté sans que nous ayons même à bouger nos fesses de notre canapé. Seuls les mauvais critiques imbus de leurs stupides principes moraux peuvent nier les qualités de l'homme, aussi misanthrope soit-il.
Un documentaire qui laisse rêveur. De très belles images, et c'est la principale raison qui pousse à regarder ce genre de film donc inutile d'en relever d'autres.
Ce film documentaire indispensable vient compléter les 2 ouvrages dédiés à « la panthère des neiges » : le roman primé par le prix Renaudot de Sylvain Tesson et le « beau livre » de photographies de Sylvain Tesson et Vincent Munier.
En 2018, Sylvain Tesson est invité par le photographe animalier Vincent Munier à observer aux confins du Tibet les derniers spécimens de la panthère des neiges. Ces animaux discrets et très craintifs vivent sur un gigantesque plateau culminant à 5 000 m d’altitude, le Changtang. Situé au Tibet septentrional et occidental, il s’étend sur environ 1 600 km, du Ladakh à la province du Qinghai, et il est habité par les nomades Changpas.
Marie Amiguet va effectuer des prises de vue de l’expédition et permettre de réaliser ce film, aussi illustré par des photographies de Vincent Munier.
Vincent Munier cherche à photographier essentiellement la beauté. Si le Graal du photographe animalier est de percevoir la panthère des neiges, tout au long du périple il sera à l’affût de tout être vivant : Renards du Tibet, yacks, Chat manul, marmottes, gypaètes, craves, accenteurs, vautours, ours, huppes faciées, loups blancs, loups gris, ânes kiangs, pikas, antilope du Tibet et diverses espèces locales.
Les images sont saisissantes : Sur la pellicule de Vincent Munier des contre-jours, des silhouettes d’hommes et d’animaux, une sensation de froid (la température pouvait atteindre -30 degrés), le déchaînement des éléments et des états de la matière, des plans fixes sur des paysages dans lesquels on finit par voir des biches, un cerf, des ours. Certaines performances photographiques rendent ce film époustouflant.
Le texte est sobre mais va à l’essentiel. La vie sauvage et la férocité des « bêtes »sont filmées après des jours d’attente. La prédation ici n’a pourtant rien à voir avec ce qui se passe dans le monde dominé par les humains.
Le film aboutit à un final bouleversant.
C’est un film de fin d’année à ne pas manquer, qui va j’en suis certaine marquer les esprits.
Des images magnifiques et une montés suspense très bien rendu. Des rencontres animales et humaines surprenantes qui nous font rire ou qui sont émouvants.
Le débit nourri de Tesson sillonne la pente tranquille de ce documentaire d'où émanent la complicité avec son compagnon et la quiétude de la nature à l'état brut, silencieuse et inquiétante. Un film à l'heure de nos choix où on souhaite ressortir sans téléphone portable ni polémique débile.
Ce n'est pas un documentaire animalier habituel: on suit en permanence les 2 protagonistes, le photographe animalier et l'ami globe trotter philosophe, ds leur quête de cette panthère qui se fait désirer mais qui apparaîtra, tout de même, juste à la fin, promis, juré. Images d'une beauté exceptionnelle, commentaires de Tesson plutôt bienvenus ( malgré qqes digressions..). Cette attente nous captive, avec peu de mots, quelques exclamations et réflexions amusantes, sans grandiloquence. Chacun est à sa place: la nature, les animaux, les hommes. Chapeau!
Une 3ème fois ?? J'ai adoré ce film la première fois et aussi la deuxième. Je pense qu'il y aura une troisième. Le film est tellement riche en images et en poésie que je découvre et redécouvre des émotions que je garde précieusement sous mes paupières. La panthère n'est finalement qu' un prétexte magnifique pour un voyage au coeur des hommes, de la nature et du temps consacré à l'aventure et à cette écoute que nous avons perdues. Dans cette quête simple, cet affût permanent, il y a des échanges magiques et j'ai compris que la rencontre n'est plus un objectif mais simplement un regard sur notre beauté qui fleurit.