Ce documentaire interroge notre rapport au temps et à l'instant présent. J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre l'attente de Sylvain Tesson et Vincent Munier, lorsqu'ils guettaient la panthère des neiges.
Ce film parle d'un autre monde, comme d'une bulle, à l'abri des technologies (Pas de portable), des affres du monde...
Ca fait du bien.
Je le recommande, non seulement aux amoureux de la nature et des grands espaces mais aussi pour celles et ceux qui recherchent une bulle de déconnexion.
Parfait, génial, contemplatif, culte, je devient fan de Sylvain Tesson et de ses réflexions philosophiques. Je retiendrai : "Creuser le désespoir ou célébrer la beauté, c'est un vrai choix", mon choix est fait !
Ce film est magnifique, apaisant, bouleversant... et remet l'Homme à sa place au sein de la nature... les images sont extraordinaires et super musique de Nick Cave. Un vrai chef d'œuvre !!!
Magnifique documentaire qui fait tellement de bien et que sublime le grand écran. Une ode à la patience et à la contemplation où l'on devrait emmener les enfants ( <8 ans ) histoire de les changer des dessins animés hyperactifs et survoltés, et de les reconnecter à l'essentiel...
Oui... un chef d'œuvre de naturaliste ! Pas capable d y aller ! Mais ai vécu des moments d'immersion comme si j'y étais - j ai éprouvé l'attente, l'impatience, la déception, la joie et l'émotion comme eux - Merci Marie, Vincent et Sylvain pour ce partage d'initiés, en observant patiemment combien la vie sauvage est grande et précieuse !
Des images splendides ! Les commentaires ne sont pas toujours d'un intérêt égal. Ah ! Le silence mérite d'être traité intelligemment au cinéma. Le voyage en beauté et humilité reste réussi.
Des images magnifiques d'une quête quasi mystique de la panthère, accompagnée des pensées philosophiques de Sylvain Tesson. Tout ça nous remet en place face à la nature et nous prenons encore plus conscience que nous vivons trop vite pour regarder ce que nous offre le monde sauvage... et pas seulement celui du tibet mais aussi celui qui s'offre juste à côté dans notre vie de tous les jours....
Ce film est à l'image de ce que l'Homme fait à la nature, il la parasite.
Pour un documentaire voulant montrer la beauté de la nature, des paysages et des des animaux, le fait d'avoir plus de 40 % des images montrant deux hommes (le réalisateur et le narrateur) discutant ou marchant dénature les propos.
Je peux diviser le film en deux : + D'une part des plans de paysages ou d'animaux magnifiques, qui sont sublimées par une musique très prenante et des psaumes marquants, + Et d'autre part, des images de deux hommes égocentriques montrant leur "supériorité" de ne pas vivre comme les autres. Car vous voyez, il connaisse le sens de la vie spoiler: (Mention à l'arrivée des enfants des nomades qui n'apporte rien aux propos ...)
Quel dommage, il aurait été une claque phénoménale, en l'absence de ce parasitage.
Au lieu de voir un film montrant la beauté de la nature, je ne voie que l'Ego de l'Homme face à celle-ci.
On attend avec patience l'apparition de ce fantôme des neiges. Ce film est d'une beauté et d'une poésie à nulle autre pareil. C'est un émerveillement. Le livre est à ne pas manquer également. Un film qui apprend la patience. Et quand la panthère apparaît enfin : l'émotion est à son comble. Quel bonheur, quelle émotion !
Sublime !!! des images à couper le souffle, des commentaires justes et suffisants avec la poésie et la sagesse des auteurs, une musique bien choisie... Si vous aimez la nature, à voir sur grand écran absolument .
Ai vu "La panthère des neiges" de Marie Amiguet et Vincent Munier. Je dois avouer que j'y suis allé sur les conseils de plusieurs amis et du "Masque et la Plume", car moi qui n'aime que les villes et les actrices... un film documentaire qui se déroule dans les déserts montagneux du Tibet et sans Virginie Efira, Isabelle Huppert ou Léa Seydoux ce n'est pas du tout pour moi. Après un premier quart d'heure où je suis resté très extérieur, je me suis laissé happer totalement par cette nature originelle, par cette attente qui va à contre courant du temps qui passe, et surtout par ces animaux fantastiques. Les plans sont superbement picturaux, les commentaires poétiques (dits par Sylvain Tesson qui lit des extraits de son livre éponyme). J'ai été touché surtout par la philosophie de vie de Vincent Munier, par son sourire et son excitation d'enfant lorsque le monde animal se dévoile devant ses yeux émerveillés. Tout aurait été parfait alors que j'étais fasciné par ces images d'une prequ'autre planète, quand j'entends au loin un gémissement et une voix trop bien connue de moi... celle d'un enfant mal élevé parisien... animal bien plus redoutable qu'une meute de loups. Et le môme (7 ans maximum) qui commente tout fort le film et qui pose des questions sempiternellement... auxquelles son père répond presqu'aussi bruyamment.... Toute la salle commence à s'agiter avec la crainte que ce fauve sauvage nous sabote totalement notre plaisir. Je reste à l'affut dans mon fauteuil en extase devant une mère ours et ses deux petits dont les carrures se découpent en contre jour à la cime d'une montagne... quand notre bête féroce des villes surgit devant l'écran avec sa trottinette et fait des allers et venues (salle 15 au Forum des Halles). Le père ne dit rien et tous les spectateurs en embuscade dans leur fauteuil manifestent leur mécontentement. Il restait 45 minutes pour que le père dépassé apprivoise sa progéniture mais te temps était trop court et la mission bien vaine. Un moment de répit a permis d'être ému au plus haut point à l'apparition de la fameuse panthère des neiges, impériale, spectatrice et affamée à qui j'aurais bien donné un certain enfant et son père en festin.... L'avantage des films avec Isabelle Huppert c'est qu'il n'y a pas d'enfant.
Jadis on la désignait sous le nom scientifique de l’once. Aujourd’hui on a pris le parti de la nommer de la manière la plus simple : la panthère des neiges. C’est qu’entretemps elle est devenue une des énigmes du monde animal : comment une panthère pourrait-elle avoir choisi de vivre dans les conditions les plus inhospitalières qui soient alors que ses cousines africaines ou de l’Asie du sud-est se prélassent sous le soleil des tropiques ? Le film que l’on peut voir aujourd’hui est présenté comme un documentaire. Pour notre part, nous y voyons plutôt un film d’aventure doublé d’une œuvre contemplative. A l’origine, un défi lancé par Vincent Munier, le photographe animalier internationalement connu, à son ami Sylvain Tesson : partir pour les hautes montagnes du Tibet à la recherche de la panthère qui ne se laisse pas si facilement entrevoir, tant ses conditions de vie sont tout entières vouées au froid extrême et à des paysages minéraux situés entre 4000 et 5000 mètres d’altitude. A cette expédition peu commune n’oublions pas d’adjoindre Marie Amiguet, la compagne de Vincent Munier, qui s’est chargée de réaliser le film, assistée de Léo-Pol Jacquot. Il ne s’agit surtout pas ici d’apprivoiser la nature, mais bien d’en mesurer le caractère profondément sauvage car soumis aux lois des éléments qui peuvent à tout moment se déchaîner sous forme de tempêtes et d’orages, prenant alors un caractère profondément inquiétant et que d’aucuns qualifieront à juste titre de « sublime ». Un monde où le carnivore est roi et où le modeste herbivore ou granivore est voué à constituer une proie de choix. Chemin faisant, le film nous permet de découvrir dans leur milieu naturel des espèces peu connues comme le manul ici présenté sous son nom plus courant de chat de Pallas, ou bien encore l’antilope du Tibet dont on sait qu’elle est aujourd’hui dangereusement menacée d’extinction. Bien sûr, les héros populaires de la faune sauvage sont aussi de la partie : loups et ours ne manquent pas à l’appel, de même que les vautours prêts à savourer en famille quelque succulente carcasse. Et la panthère dans tout cela ? Eh bien, elle se fait désirer et ce n’est que dans le dernier quart d’heure qu’elle consentira à se livrer à une belle prestation qui ne pourra que satisfaire l’amateur de bêtes sauvages. Voilà donc un film qui nous parle de la vie au grand air dans un monde balayé par les vents incessants et où l’homme ne s’est guère aventuré : on croisera cependant quelques nomades accompagnés de leurs yacks et une famille qui respire le bonheur des gens simples. Il va de soi que des considérations d’ordre écologique accompagnent ce merveilleux défilé d’images où les stars sont des animaux sauvages évoluant dans leur milieu naturel. Ajoutons que d’un point de vue formel les images sont d’une indéniable beauté et que la composition des plans est parfaitement étudiée. On s’étonne alors : comment à 5000 mètres d’altitude une artiste peut-elle trouver la suprême audace de cadrer aussi parfaitement ses images ? Mentionnons aussi que par moments ce sont quelques splendides instantanés réalisés par le photographe qui sont insérés dans le déroulement du film. Enfin, pour accentuer la dimension profondément spirituelle de l’expédition et du film qui en est résulté, signalons une bande son impeccable où la musique de Warren Ellis accompagné de son complice Nick Cave se fait contemplative à souhait. Et la mélopée finale « We are not alone » souligne le sens profond du film : « I've travelled a lot unaware / I was observed ». Nous passons, êtres humains, sans nous douter dans notre ignorance que nous sommes observés par ce monde animal auquel nous sommes tant redevables et dont trop souvent nous avons pris plaisir à faire disparaître d’insignes représentants.
Surpris par ces critiques dithyrambiques ! Des images assez belles mais loin de certains magnifiques documentaires nature. Le temps est long... et on ne comprend pas comment les deux protagonistes s'organisent, mangent, dorment ... il y a ça et là quelques réflexions intéressantes mais le dénouement avec l'arrivée de cette fameuse panthère ne provoque aucun frisson.