Je suis enfin allé voir la « Panthère des Neiges » film tourné après la parution du roman homonyme et qui rejoue à peu de choses près le récit d’un reportage réalisé lors d’une virée au Tibet du photographe animalier Vincent Munier (dit « Muni ») accompagné de Sylvain Tesson, l’auteur qu’on ne présente plus. Le film est agréable à regarder avec de sublimes images du Tibet et des animaux qui y vivent en relatif isolement des humains. J’ai apprécié de pouvoir observer le travail de Vincent Munier, personnage attachant, passionné et doté d’un regard avisé et humaniste sur le monde. J’ai moins apprécié la présence et les interventions parfois bavardes et à certains moments ridicules (« Ah ! ça vaut le coup la vue d’en haut ») de Sylvain Tesson. J’avais parfois l’impression d’entendre Nicolas Hulot dans Ushuaia. Sylvain Tesson use également d’une rhétorique parfois malaisante comme quand il résume le monde de façon un peu binaire (avec ou sans les hommes / avant ou maintenant) jusqu’ à commettre des raccourcis malheureux. Il indique par exemple que la nature observée dans le film n’a pas été gâtée par la main de l’homme quant on observe de nombreux exemples de mises à mort de « faibles » par les « forts » …on repassera pour l’angélisme animalier. Plus grave, il parle de l’harmonie entre l’homme et la nature qui feraient des habitants des ces vallées des hommes « heureux » (je résume mais c’est un peu l’idée »). Je l’invite à visionner des films comme « les voleurs de Chevaux » tournés dans un pays qui sans être frontalier du Tibet en partage de nombreuses caractéristiques socioéconomiques et il constatera que la vie quotidienne n’est pas toujours le long fleuve tranquille qu’il essaye de nous « vendre » avec sa prose lyrique. Sans parler de l’entreprise de remise au pas de Pékin sur cette région (on voit plusieurs sacoches siglées du logo China Telecom, on en déduit donc qu’il a du être frappé d’amnésie au moment de commenter les rares scènes tournées avec des habitants. Verdict : peut tout à fait s’apprécier avec un casque sur les oreilles qui coupera le son et les dialogues…comme pour les film animaliers qui étaient montrés au cinéma…avant…
Ce film nous donne ce que l'on attendait. Mais en plus, il bénéficie d'une illustration sonore (« musique ») en parfaite adéquation avec le sujet. Bref, c'est ce qu'on appelle l'alignement des planètes
Ce film est parfait, c'est un chef d'oeuvre. C'est d'une beauté indescriptible, qui requiert de la patience et tente de nous l'inculquer, pour accéder aux plus belles réalisations de la vie, et tout ça en poésie. Ça donne du recul sur ce qu'est la place de l'homme, un animal, parmi les autres animaux aujourd'hui. Les images sont sublimes, et le film est d'une richesse poétique incommensurable, avec un script pourtant léger. Un des films de l'année.
Bon, alors quelle beauté ce film! Mais qu’est -ce qu’on admire le plus ? La vie des animaux dans la nature? Forcément. Sylvain Tesson et sa capacité à mettre des mots qui décalent la pensée ? Quand on le connaît, on le reconnaît bien avec ses saillies grandioses. Vincent Munier, la beauté intérieure et la confiance qui se dégage de son attitude? Inspirant. Ou alors la personne derrière la caméra : il faut se renseigner pour savoir qu’il s’agit de Marie Amiguet et pourtant comment ne pas sentir sa présence et son talent derrière les images ? Chapeau! On ressort de la salle avec l’envie de prendre le temps d’observer et de respecter la vie qui nous entoure, ravi de n’avoir pu prendre 1h30 de respiration devant des paysages, sans effets spéciaux. Après quelques jours, je reviens compléter ma critique : j’ai quand même la crainte que ce film n’entraîne de nouvelles hordes de touristes à l’assaut des endroits préservés, tous bardés de bonnes intention et de technologie.
Antithèse des films aux images léchées d' animaux en liberté dans les grandes réserves africaines, Munier nous propose de cheminer dans la nature à l'état brut, et avec lui de jouir de l'attente durant l'affut dans des conditions hostiles, la rencontre espérée n'étant qu'une hypothétique récompense. A ses cotés, Sylvain Tesson réfléchit au lieu de courir sans cesse et questionne le rôle de l'homme dans ce Tibet quasiment désert, et pourquoi celle de notre place sur Terre. En bref, à condition de se laisser aller, voilà une parenthèse salutaire dans un monde à la dérive. Le tout porté par la musique planante de Warren Ellis. cinéma décembre 2021 PS il parait que j'ai lu le livre, mais franchement je n'en avais pas de souvenir. Ce ne sera pas le cas du film.
Une merveilleuse contemplation dans le respect de la nature et d'une faune magnifique... Les commentaires de Sylvain Tesson ajoutent à cette admiration, la musique et le silence également...
C'est un film bouleversant contant le réel, l'essentiel, nous révélant notre intrusion destructive. Plaquant notre technicité, notre "modernité", nous revêtons la terre d'une résine étanche, pour assouvir nos envies, nos déplacements motorisés incessants, nos besoins essentiels du moment...... Comment avons nous pu être coupé autant du sens de la vie? Je m'interroge sur mon comportement m'incluant dans cette cavalcade. Je m'interroge sur les valeurs transmissent à mes 3 enfants. J'espère leur regard, leur compréhension et leur choix plus en adéquation avec cet essentiel auquel nous devrions tendre pour retrouver les valeurs de la rencontre, du partage, de l'entraide sans quoi rien ne fonctionne. On n'est pas bon tout seul c'est une certitude.
J'ai trouvé le film remarquable, mais particulièrement une chose : le son du film. La musique de Warren Ellis est formidable mais il y a aussi toutes ces sensations sonores très fines, précises sans être en "sur-écoute" comme la plupart des films animaliers. Les sons de nature, de silence, la salle était complètement suspendue, en immersion, j'ai jamais entendu une salle aussi attentive. Dans ce film, il y a une justesse de tous les instants, y compris avec la voix de Sylvain Tesson qui nous guide à travers ce voyage. C'est ce qui m'a le plus marqué au-delà des images magnifiques du Tibet... le son de ce film, incroyable!! Une émotion comme j'en n'avais pas eu depuis longtemps.
Ce film procure un degré de charge émotionnelle partagée, collective, qu’il est bien difficile de décrire. Par je ne sais quelle magie, vous avez réunis tous les ingrédients de professionnalisme, de technicité, de poésie, de patience, et sans doute d’un peu de chance, pour aboutir à ce chef-d’œuvre. Encore bravo à Marie Amiguet et Vincent Munier.
Un documentaire plein de poésie, de calme, d'harmonie tout en étant jamais ennuyant. On est interloqué par la démarche mécanique du chat tibétain, terrifié par l'approche des ours, émerveillé par les paysages. Ce jeux de cache-cache nous montre l'élégante supériorité de la panthère, magnifiquement accompagnée par le narrateur et la musique.
" La panthère des neiges" bien reçu par la critique est un documentaire qui finit par séduire. En effet même si j'ai noté que l'ensemble à un rythme lent , les merveilleux paysages tibétains ou cohabite les humains et les animaux vaut le détour de ce documentaire, certains moments sont emprunt de mélancolie, humanité et de poésie devant l'émerveillement de deux hommes pour une espèce rare (la panthère des neiges), une belle surprise.
Au coeur des hauts plateaux tibétains, le photographe Vincent Munier entraîne l’écrivain Sylvain Tesson dans sa quête de la panthère des neiges. Il l’initie à l’art délicat de l’affût, à la lecture des traces et à la patience nécessaire pour entrevoir les bêtes. En parcourant les sommets habités par des présences invisibles, les deux hommes tissent un dialogue sur notre place parmi les êtres vivants et célèbrent la beauté du monde.
C’est une réalisation de Marie Amiguet et Vincent Munier. Ce dernier a eu l’idée de faire ce documentaire en rencontrant l’écrivant Sylvain Tesson. La Panthère des neiges a fait partie de la section éphémère "Le cinéma pour le climat" du Festival de Cannes 2021.
J’ai trouvé ce documentaire animalier vraiment très bien.
Il va donc se pencher sur la panthère des neiges. Cette espèce, braconnée pour sa fourrure, est répertoriée sur la liste rouge de l'UICN comme faisant partie des « espèces vulnérables ». Pour la rencontrer, il faut aller dans les vallées des hautes montagnes d'Asie centrale, de Sibérie centrale et de l'Altaï, jusqu'à une altitude de 5 500 m. Ce félin a une robe de couleur gris pâle à gris jaune constellée de taches pleines et de rosettes.
À l'image de cet animal majestueux, ce documentaire va être d’une grande beauté visuelle. Le voir est tout simplement sublime. Ses images se feront rare mais c’est ce qui fait sa force. On sut chaque plan où on peut la voir. Ce film s’admire aussi pour les paysages. Il a été tourné dans l’Est du Tibet, sur des plateaux situés en moyenne à 4500 m d’altitude avec des sommets à 6000 m. Pour vous montrer la difficulté de le faire, l’équipe a dû se confronter à des températures extrêmes allant jusqu’à -25°C. Pour accompagner ces images, on aura droit à une belle musique du compositeur Warren Ellis. Celles-ci se marient comme il se doit avec la nature.
On va aller au-delà de cet aspect purement animalier, où d’ailleurs on peut observer d’autre que la panthère des neiges. En effet, le photographe Vincent Munier et l’écrivain Sylvain Tesson vont être tous les deux la pister. Cela va permettre d’avoir un côté très humain. On apprécie leur échange. J’aime la chaleur que ça apporte. Le petit passage avec les villageois aussi apporte beaucoup. Ce sont ce genre de petite chose qui donne une autre dimension.
J’ai aussi savouré la narration de fond. La voix off va nous offrir des pensés qui nous transportent jusqu’au Tibet. Ce récit nous accompagne dans cette quête. J’ai même envie de dire que ça rajoute un côté presque philosophique. On peut atteindre une certaine plénitude devant La panthère des neiges. L’effet est d’autant plus fort avec ces paysages teintés de neige blanche.