Si on fait abstraction des positions politiques de Sylvain Tesson, on ne peut que lui reconnaître un talent pour la poésie. Il n'aime pas trop les humains et préfère la nature sauvage, soit. Mais il sait nous faire partager son émotion face à tant de beauté sans que nous ayons même à bouger nos fesses de notre canapé. Seuls les mauvais critiques imbus de leurs stupides principes moraux peuvent nier les qualités de l'homme, aussi misanthrope soit-il.
Il n'y a rien de plus beau qu'un film ayant pour personnage principal la nature, car si le cinéma est entre autres une source intarissable de divertissement et de spectacle, le plus beau d'entre eux est véritablement celui de la Terre que nous foulons de nos pieds, celui qu'elle nous offre lorsque nous ne sommes pas en train de la réduire en esclavage, et Vincent Munier, à l'aide de sa co-réalisatrice Marie Amiguet, nous permet de voir ça, de voir (par le biais d'un écran certes, même si cela reste très impactant) la nature dans son plus bel apparat, loin des villes et mégalopoles surchargées où les gens étouffent et se marchent les uns sur les autres presque partout autour du globe, et si cela est possible, c'est parce que, parti avec des caméras, et non pas dans un but de voyeurisme, ce photographe, armé d'une extraordinaire patience et accompagné de l'écrivain Sylvain Tesson dont les mots prononcés au cœur de ce long-métrage sont d'une éloquence, d'une sagesse et d'une profondeur inouïes, a pour but de voir et de photographier l'une des plus belles et rares choses au monde, la panthère des neiges.
Ce documentaire est extraordinaire, la caméra de Vincent Munier nous montre, sans artifices, des paysages d'une splendeur indescriptible à perte de vue, où règne un silence d'une souveraine puissance, foulés par des espèces malheureusement rarissimes et que l'on doit se sentir honoré(e)s de pouvoir voir.
La panthère des neiges est un des immanquables de ces dernières années et de celles à venir, c'est formidable de pouvoir accéder à de telles images, ce serait fort dommage pour vous de passer à côté d'un documentaire si majestueux qui a besoin de votre soutien.
J'en ressors grandi, car ce film élève mon regard.
A la recherche de la mythique panthère des neiges... Ou quand le documentaire se fait non seulement questionnant mais devenant presque philosophique.. Sans connaître le film, je n'étais pas forcément attiré par le principe de voir un docu animalier de plus, mais sa nomination me titiller l esprit. Pourquoi? Les images sont effectivement surprenantes, inhabituelles, d'une beauté très singulière, loin des hommes, près des bêtes et de la nature etc.... On ne voit pas la chasse de la même façon.lol! La panthère des neiges nous parle à nouveau du temps... une réflexion s impose et intéressant les hypothèses que l on peut émettre.. Des images qui s'imposent comme d une simplicité unique et tout autant parfois vides par moment. Cette Panthère des neiges est autant un film sur les animaux sauvages et invisibles que sur les hommes, les rencontres humaines (celle avec les enfants). La singularité du film opére également grâce au texte absolument somptueux. Texte d'une finesse extrême sur notre propre liberté, notre rapport et notre place dans cette nature qui nous entoure mais qui semble s'éloigner de nous et se dégrader parfois sans même que l on s en rende compte ou par nos actions de tout les jours. La panthère des neiges narre une véritable communion, rencontre entre l'espèce humaine et sa Mère Nature.
Wow, magnifique, 2 fanas de solitude (et la réalisatrice n'est pas en reste côté résistance en contrée difficile! Elle était aussi sur les films de JM Bertrand, sur les loups) à la recherche du fantôme des montagnes. Très belles images d'ours, renard du Tibet, rongeurs, chat de Pallas... Des amoureux d'espaces sauvages, un bon binôme, entre l'écrivain et le photographe, sensible, poétique. Une belle aventure dans l'immensité, Munier est très agréable !
Des bobos dans un Tibet détruit par la Chine. Sinon oui la nature est belle... comme si on ne le savait déjà pas. Surtout dans cet endroit du monde où elle devait être resplendissante avant que les neiges fondent, etc.
Hier, j’ai été voir La Panthère des neiges de Vincent Munier et Marie Amiguet au cinéma. Il s’agit d’un documentaire au cours duquel on suit l’exploration des hauts plateaux tibétains avec Vincent Munier (photographe) et Sylvain Tesson (écrivain), à la recherche de la fameuse panthère des neiges. Ils sont tous les deux à l’affût, cachés, camouflés, à l’écoute du moindre indice, de la moindre trace animale, et s’arment de patience pour espérer apercevoir les animaux qu’ils recherchent. Les images vidéographiques sont alternées au montage avec les photos de Vincent Munier. Le parti pris est probablement celui de traiter le réel comme une image. En associant l’art cinématographique à l’art photographique, le montage semble chercher à faire de la nature même un art visuel. Comme s’il s’agissait de proposer aux spectateurs et spectatrices plusieurs strates visuelles : le paysage en premier lieu, ensuite le regard de Munier sur lui -les photographies-, et enfin, le point de vue du caméraman -les vidéos en plan large comprenant les deux protagonistes.
Nous sommes invités à contempler la beauté de la nature, ainsi qu’à réfléchir à notre place, en tant qu’êtres humains, en son sein. Au-delà de ces éléments, nous pouvons déceler des problématiques sous-jacentes, notamment la question du visuel interrogée par le film. Comment aller au-delà du visuel ? Je voudrais commencer par vous raconter une anecdote du film. Au cours de son précédent voyage pour voir la panthère des neiges, Munier commençait à être découragé de ne pas trouver cette dernière et finit par rentrer bredouille en France. Deux mois plus tard, il regarde ses photos plus en détail. La panthère est sur l’une d’elles et il ne le savait pas. Il s’agit d’une photo d’un faucon sur une paroi rocheuse. Avec son pelage comparable à une tenue de camouflage, elle est invisible pour un œil non-averti. Ce qu’il cherchait tant à voir était en réalité sous son nez. La panthère l’observait. Il était l’objet d’étude et pas l’inverse. Nous pourrons ici pointer la réelle dichotomie entre le regardant et le regardé. La photographie agit comme un révélateur. Elle permet de voir ; de mieux regarder. Munier questionne ce que l’on voit à la surface des choses, et ce que l’on pense voir.
Cette incapacité propre à l’être humain serait peut-être due à notre perte d’instinct. Le temps passe et nous nous éloignons de plus en plus de la nature ; nous perdons nos compétences animales naturelles. Cela vaut sur le plan physique comme c’est dit dans le film : « nous sommes les gros lourdauds de la nature ; on marche 300m en montagne et on est essoufflé alors que les grands bharals, par exemple, sont capables de courir longtemps et silencieusement ». Même différence pour les pièges photographiques. Vincent Munier en installe un pour trouver la trace de la panthère. Cela fonctionne ; elle passe devant la caméra. Mais au bout de quelques jours, on peut observer qu’elle vient dormir devant toutes les nuits. Cela n’est sûrement pas un hasard ; elle a ressenti la présence humaine. Qui surveille qui ?
Le documentaire donne à voir la nature et les animaux qui sont alors d’une magnificence sublime. Le recul pris là-dessus, intégrant Sylvain Tesson et Vincent Munier au cadre, avec leurs équipements, leurs vêtements, les met en exergue comme des intrus. Pourquoi la présence d’un animal sur une photo de paysage participe à la beauté, alors que celle d’un humain gâche la photo ? L’idée que l’espèce humaine n’a plus sa place dans la nature devient flagrante. Les animaux sont en avance sur les humains. Ils savent, ils sentent, et pas nous. Ils voient, et pas nous. Ils sont à leur place, et pas nous.
Selon moi, l’apparition dans le film n’est en aucun cas l’apparition de la panthère sous les yeux des humains comme on peut le penser au premier abord. Il s’agirait plutôt de l’apparition de l’humain là où il n’a rien à faire.
à écouter “L’apparition/We are not alone” de Nick Cave et Warren Ellis.
Une poésie pour la nature, ce que les humains n'ont pas encore eu l'occasion de voir, de sentir parce que souvent trop loin des choses réelles. Merci de nous avoir permis d'y accéder le temps d'une séance de cinéma.
Enfin un documentaire qui se passe au Tibet sans monastère bouddhiste, sans drapeaux de prières,.. mais qui montre simplement la magnificence de la nature, universelle. Merci Vincent Munier et Sylvain Tesson pour leur patience et leur amour de la beauté.
MAGNIFIQUE, Ce film nous permet de se poser et se recaller sur le rythme de la nature pendant le temps de la projection, cela fait tellement du bien. Images superbes, commentaires justes,,, A voir et à revoir.
Un des premiers documentaires animaliers que je vois ou j’ai pas envie de m’endormir. Les images sont magnifiques, le montage est super, et on ne s’ennuie pas. Bref, j’ai rien à dire de plus, c’est un super docu.
Bravo à toute l'équipe du film, c'est splendide !! On en redemande ! Les décors naturels sont magnifiques ! La part des échanges parlés entre Philippe et Vincent sont bien dosés. Nous avons vraiment l'impression d'y être avec eux. Les prix décernés sont amplement mérités. Ça fait du bien de voir ce genre de film et la beauté de la Nature et de certains êtres humains !
Ce superbe documentaire nous emmène au coeur du monde sauvage. A travers la quête de Vincent Munier, accompagné de Sylvain Tesson, nous parcourons des yeux des paysages sublimes, dans une sérénité qui fait du bien. La beauté est omniprésente: paysages, montagnes, antilopes, oiseaux, puis la panthère des neiges. La vie difficile de ces animaux qui affrontent la rigueur du climat, du relief, le risque de la prédation et la nécessité de survivre est bien exprimée. Ce magnifique documentaire plaira à ceux qui sont restés plus ou moins reliés à la nature. Bravo aux réalisateurs, félicitations à Vincent Munier pour ses photographies époustouflantes, et longue vie à la panthère des neiges, avec le moins de dérangement possible.