C’est une réalisation de Nessim Chikhaoui qui avait été scénariste sur les quatre Tuche. Il a écrit celui de Placés avec Hélène Fillières (Un Homme Pressé).
Cette comédie dramatique va être axée sur les MECS. C’est un milieu qui n’est pas connu de tous, il est donc intéressant de s’y pencher. Le film arrive bien à mettre en contexte afin de visualiser comme il se doit les enjeux de ces foyers. Il y en effet trois cas possibles, le Placement Direct par le Juge des enfants, si l’Enfant confié à l’Aide sociale à l'enfance (ASE) ou encore Accueil Provisoire (Assistance Éducative Administrative). Ce dernier cas ne sera cependant pas vu dans Placés. Selon François Vacherat, directeur général de la fondation Action enfance, on compte environ 320 000 enfants confiés à l’ASE chaque année. Parmi eux, une bonne moitié est placée en foyer ou en famille d’accueil.
Ces histoires sont donc des plus touchantes. Être plongé au cœur de ce foyer va permettre de partager tous ces moments de vie. Volontairement, Nessim Chikhaoui a décidé de présenter cette thématique de façon positive contrairement à la plupart des films dans le genre. Une bonne initiative qui est payante la majorité du temps, mais malheureusement pas toujours. Il manque quelques passages plus percutants. Il y a du drame présent, mais on sent une retenue dans celui-ci. Finalement, ce film fait peut-être “trop angélique”. Cela n’empêche pas de passer un très bon moment, mais il n’atteindra pas le summum émotionnel auquel il aurait pu prétendre. Par contre, ça fait qu’on va bien rigoler régulièrement. On se demande donc si le spectateur va réussir à retenir la difficulté rencontrée par ses enfants.
Placés va être du point de vue des adultes, et plus particulièrement de l’éducateur en herbe Elias. Son histoire est bien construite. Il est intéressant de pouvoir voire son quotidien en dehors du foyer, et surtout l'avant. Grâce à cela, on verra aussi l’impact qu’aura le fait d’être éducateur sur sa vie. C’est un métier à plein temps qu’on fait avec le cœur. Shaïn Boumedine, qui avait été le seul acteur à se démarquer dans Mektoub My Love : Canto Uno, est encore meilleur cette fois. Il fait ressortir toute la profondeur de son personnage. Les moments avec ses amis rajoutent une fraicheur bienvenue. L’apport de Djimo est appréciable. En revanche, le personnage de Mathilde va être peu exploré. Dommage, car Nailia Harzoune avait la capacité de porter cela. Le casting secondaire est d’excellente qualité avec Philippe Rebbot et Moussa Mansaly. À noter que cela fait plaisir de revoir Smaïn Fairouze qui fait le père d’Elias.
Il ne faut pas oublier les enfants dans tout cela. Ce sont eux le cœur des enjeux. Il y aura de nombreux cas et tous auront leur intérêt. Chacun va être légèrement exploré ce qui permet d’avoir un bon panorama. On sent que le réalisateur ne va pas trop dans le détail pour ne pas appuyer sur le côté dramatique du film. Les adolescents choisis pour jouer sont tous au niveau. C’est l’occasion de revoir Max Fidèle vue dans T’as pécho ? En 2020. Dans cette bande de jeunes, c’est Lucie Charles-Alfred qui va le plus se faire remarquer par une superbe interprétation.
Superbe film, le groupe d’ados est incroyable de vrais acteurs attachants et pleins de talents. C’est aussi une belle mise en lumière du travail des éducateurs et plus largement des travailleurs sociaux. Spéciale dédicace à Victor Le Fevre dans le rôle de Samir.
Super film à voir en famille ! Victor Le Fevre joue particulièrement bien, le réalisateur Nessim on lui donne de la force, qu’il continue à faire d’autres films , c’était super !
Film très bien. Pour ceux que le malheur des autres n’indiffère pas, évidemment. Sinon, il sera juste moyen, voire nul —si l’on n’éprouve pas d’empathie envers les malchanceux (ceux qui n’ont pas eu de chance avec leur famille), ni envers ceux qui s’obstinent à les aider. Le film ne recherche pas l’esthétique, ni le scandale, ni même une histoire qui tienne en haleine. On suit des adultes qui se cherchent, et d’autres qui se sont trouvés, immergés dans une structure difficile de la société, d’ados qui eux ne se sont pas trouvés, ni même parfois cherchés. C’est justement un film difficile à réaliser. Il faut même avoir un sacré culot, ou une sacrée assurance, pour vouloir le faire (et sans digression). Quels acteurs et quels dialogues ! Il faut forcément que le scénariste se soit frotté au milieu. Et pas qu’un peu. Milieu d’où un message émerge finalement : la difficulté n’est presque jamais un problème de ressources chez l’ado, c’est presque toujours un problème de ressources qui font défaut chez l’adulte, éducateurs inclus —"les ados sont pleins de ressources" dit une éducatrice (on ne peut pas en dire autant des adultes, dont le cerveau est déjà formé et déjà bien rempli). L’ado pète un câble, l’adulte ne devrait pas. Un éducateur disait au début du film : "elle n’est pas méchante, elle a juste un problème avec les limites". C’est un film sur les limites, chaque adulte en ayant, sans qu’il ne se souvienne vraiment d’où elles viennent, entre l’instruction, l’éducation, la culture, la religion, la rue… A.G.
Une vrai bouffée de bonheur!! A voir sans retenue . Une immersion dans une maison d d'enfants qui met en avant la force des relations éducatives. Un film qui fait rire et pleurer.
Un film beau et généreux pour traiter d'un sujet difficile. C'est vraiment un feel good movie, tout en étant très juste dans le récit. Bravo ! Allez le voir, c'est un film qui fait du bien.
Un film qui retrace la réalité, les émotions qui peuvent être vécues. Bravo pour cette réalisation qui montre le désarroi des travailleurs sociaux mais aussi tout ce qui est peut être transmis au niveaux des adultes comme des jeunes. Des métiers passionnants mais qui demandent de l'investissement
Le film placés est une œuvre excellente, drôle, émouvante & pleines de surprises. Elle traite un sujet sensible de façon très juste & sans en faire un film triste. A voir absolument !!
Une réussite pour un sujet social si profond et actuel magistralement vécu par des acteurs très authentiques et terriblement attachants. Des fracassés de la vie en souffrance qui reprennent espoir. De quoi combler un vide sidéral chez les candidats à la présidentielle tout comme le milieu carcéral. Pas une minute perdue