Furcy, né libre
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Veronique Poisson
Veronique Poisson

2 abonnés 21 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 janvier 2026
Film avec un sujet très intéressant mais tellement mal réalisé et mal filmé. Seul les acteurs secondaires comme Philippe Torreton ou encore Romain Duris sauvent un peu par leurs jeux le film très décevant. Quel dommage.
Caro Cinéma
Caro Cinéma

80 abonnés 366 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2026
Très bon drame historique,
très intéressant
sur la brutalité de l’esclavage,
tout en soulignant l’importance de garder en mémoire cette période.
Il insiste aussi sur la valeur de l’instruction pour affronter l’oppression.
Vincent Macaigne est impressionnant dans son rôle de 'salaud', Romain Duris offre une belle plaidoirie et Makita Samba incarne avec beaucoup de force la lutte de Furcy pour sa liberté.
Sachant que le réalisateur est aussi rappeur, on comprend mieux la présence du rap au début et à la fin du film.
Pour autant, je ne suis pas fan de ce choix musical, ce n’était pas un rap orchestral qui aurait peut-être mieux accompagné le récit.
Cela dit, cette musique parlera davantage à la jeunesse.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2026
Le journaliste Mohammed Aïssaoui lui avait consacré un livre en 2010 couronné par le prix Renaudot de l’essai. Abd al Malik, un rappeur passé derrière la caméra, l’adapte dans le second de ses films, après qu’"Allah bénisse la France", sorti en 2015, tiré de son autobiographie dans laquelle il évoquait son intégration et son rapport, modéré et tolérant, à l’Islam.

Les deux films, aussi différents soient-ils, par leur sujet, par leur cadre, par leur forme, défendent les mêmes valeurs : la dignité humaine, la liberté, l’égalité et la fraternité.

Furcy (Makita Samba découvert dans "Les Olympiades") est un esclave né en 1786 sur l’Île Bourbon, l’actuelle île de la Réunion. À la mort de sa mère en 1817, il découvre dans ses papiers l’acte d’affranchissement dont elle avait fait l’objet une trentaine d’années plus tôt mais qui n’avait jamais été exécuté. S’estimant libre, Furcy assigne en justice son maître Joseph Lory (Vincent Macaigne haïssable à souhait). Sa requête est rejetée. Le procureur Boucher (Romain Duris, aux antipodes des rôles de jeunots espiègles auxquels il était abonné) prend fait et cause pour Furcy et fait, sans succès, appel, avant d’être lui-même rappelé à l’ordre par sa hiérarchie.

S’ouvre alors la deuxième partie du film qui s’étirera pendant plus d’une vingtaine d’années et verra Furcy vieillir au point de se couvrir de cheveux blancs. Réduit en esclavage, Furcy est envoyé à Maurice où il travaille dans une propriété des Lory. Ses conditions de vie sont épouvantables. Il manque mourir d’épuisement et de privations et est sauvé par un cyclone qui met en faillite l’exploitation. Il devient confiseur et finit même grâce à une erreur d’enregistrement au moment de son arrivée sur l’île par être affranchi par les Britanniques qui gouvernent Maurice. C’est pour lui l’occasion de renouer avec le procureur Boucher qui entretemps a obtenu la cassation de son procès et le rejugement de son affaire devant la cour royale de Paris (dont le président est interprété par François Sureau !)

Le procès se tient à Paris en 1845. C’est la troisième et dernière partie du film. Il s’engage sur des bases juridiques radicalement différentes – ce qui m’aurait interrogé si j’avais mieux maîtrisé le droit civil dont je ne suis pas spécialiste. L’acte d’affranchissement de sa mère, postérieur à la naissance de Furcy n’est plus en cause. C’est sur deux autres arguments que se fondent le requérant et son avocat, Boucher qui a quitté la magistrature. Le premier est l’origine de Madeleine, la mère de Furcy, qui est née à Chandernagor où, invoque maître Boucher, l’esclavage n’a été étendu par aucune loi française, empêchant ainsi que celle-ci soit légalement regardée comme esclave. Le deuxième, qui s’avèrera déterminant, est le séjour de Madeleine en France et l’applicabilité d’un principe posé dès 1315 dans un édit royal selon lequel « le sol de la France affranchit l’esclave qui le touche ». Selon cette branche du raisonnement, à supposer même que Madeleine ait pu être réduite en esclavage à Chandernagor, son séjour en France l’aurait affranchi et par conséquent ses enfants seraient nés libres.

On l’aura compris à la lecture des longs développements qui précèdent : j’ai pris un vrai plaisir à suivre les raisonnements très juridiques de ce film. Au double motif que je connais un peu le droit en général et très mal le droit civil en particulier. Mais les qualités du film ne se réduisent pas à ses subtils raisonnements juridiques. "Furcy" – dont le sous-titre m’avait semblé pendant sa première partie inexact mais qui s’éclaire dans sa dernière – est un film historique qui dépeint la société coloniale outre-mer, rarement montrée à l’écran – sinon dans "Ni chaînes ni maîtres" qui se déroule à Maurice – et le racisme assumé qui y prospérait. C’est un film humaniste qui condamne l’esclavage et exalte le combat des esclaves pour la reconnaissance de leur liberté et de leur humanité.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2026
Abd Al Malik met en scène un film profondément politique sur une page sombre et méconnue de l’histoire française : celle de l’esclavage et du combat judiciaire de Furcy pour faire reconnaître sa liberté. Difficile de ne pas ressentir de la honte en voyant cette exploitation de la nature humaine, sans pitié ni compassion. Le film montre avec force l’inhumanité d’un système qui broie les individus au nom de la loi et de l’intérêt.

Le scénario est clairement construit pour nous faire réfléchir sur les pratiques du XVIIIᵉ siècle, avec un jeu d’arguments et de contre-arguments qui interroge la notion même de justice. Sur le fond, le film remplit son rôle : il éveille les consciences et rappelle une histoire trop souvent oubliée.

En revanche, si l’on parle de cinéma pur, le rythme pose problème. Le film fait souvent du surplace, et le propos est répété à plusieurs reprises pour mieux nous imprégner, parfois au détriment de la progression dramatique. On aurait aimé plus de récits annexes, davantage de liens entre les époques, et surtout plus d’explications sur l’évolution intérieure de Furcy, car certaines périodes clés sont survolées trop rapidement.

Romain Duris est convaincant, même dans un rôle secondaire, et apporte une vraie crédibilité à l’ensemble.
Un film important par son sujet, nécessaire par son message, mais un peu trop sage et lent dans sa mise en scène pour marquer durablement sur le plan cinématographique.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 janvier 2026
Furcy, né libre se présente comme un film de procès, mais il ne croit jamais tout à fait à la justice qu’il met en scène. Le combat de Furcy n’est pas seulement juridique ; il est ontologique. Être libre n’est pas ici une conquête héroïque, mais une lente tentative de faire reconnaître une évidence administrative : un corps qui ne devrait pas appartenir à un autre. Abd al Malik filme cette lutte avec une gravité appliquée, presque scolaire, comme si la rigueur du sujet interdisait toute audace formelle. Makita Samba porte le film avec une retenue digne. Son Furcy n’est ni un symbole flamboyant ni un martyr exalté : c’est un homme qui attend que le monde reconnaisse ce qu’il est déjà. Autour de lui, les figures blanches du pouvoir judiciaire — Duris, Pierrot, Marcon — incarnent un système qui hésite moins par cruauté que par inertie. Le film montre bien cette violence spécifique : celle d’un ordre qui ne se pense pas violent parce qu’il se croit légal. Mais là où Furcy, né libre se fragilise, c’est dans sa mise en scène de l’Histoire. Le passé est filmé comme un décor stable, presque figé, là où il aurait pu être traité comme une matière instable, contradictoire, dangereuse. Le film préfère l’explication à la fissure, le discours à l’inquiétude. Il éclaire, mais n’aveugle jamais. En cela, le film interroge moins l’esclavage que notre rapport contemporain à la mémoire : comment raconter sans neutraliser ? comment transmettre sans apaiser ? Furcy, né libre choisit la clarté, quitte à perdre en trouble ce qu’il gagne en pédagogie. Un choix respectable, mais frustrant. Note : 9 / 20

Me retrouver sur YouTube avec @cinémasansfard pour d'autres critiques sensibles, sans concession !
Yann C.
Yann C.

31 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2025
vu en avp au festival du film francophone d'Angoulême 2025. Bien sûr le sujet fort du film ne peut que toucher. Mais surtout la mise en scene en fait un film captivant. Une vraie oeuvre humaniste ET cinématographique !
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 janvier 2026
Quelle déception.

Un sujet magnifique permettant de revenir sur un passé français peu glorieux. Mais un traitement inexistant ou si pauvre. De belles images oui, mais non signifiantes du beau pour du beau comme une manière de meubler le vide de produire de la durée.. A l'arrivée si on ôte tous ces temps inutiles il ne reste pas grand chose.

Pour un film il n'y a pas que le sujet qui en fait la qualité mais aussi et avant tout le déroulement de l'histoire, la narration, la réalisation. Le fait d'être pris, capturé par des images. Et là ça ne fonctionne pas... Autant attendre le passage a la télévision.
SAMUEL GIRARD
SAMUEL GIRARD

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2026
Poignant, intense, émouvant, a montrer et étudier en cours d'histoire. Merci à toute
l'équipe du film.
Allez le voir
Roger D
Roger D

107 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 janvier 2026
Un biopic tiré du roman "l'affaire de l'esclave Furcy" mise en scène parAbd Al Malik avec justesse car il n'est pas toujours évident de montrer un combat de l'abolition de l'esclavage sans être caricatural. Étant donné que ceci est tiré d'une histoire vrai j'ai trouvé ce film prenant et de voir le courage de ce mec qui en bavé pendant des années pour arriver à ce résultat, chapeau! La prestation de Samba est forte sans trop de fioriture dans les dialogues...bref très bon film.
NOTE : 7/10
evariste75
evariste75

210 abonnés 248 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 janvier 2026
Excellent film, le point d'orgue étant là plaidoirie et les débats vers la fin du film, chef-d'œuvre textuel à la Abd al Malik.

Comme toutes les docufictions, le principal mérite de ce film est de m'inviter à rechercher les détails historiques de cette affaire.

Détail troublant, l'acteur incarnant Furcy est Africain, alors que, dans la réalité, Furcy était Indien, au moins par sa mère.

Le passage d'esclave des champs ultra violenté à esclave confiseur haut de gamme n'est pas très crédible.
Jade D.
Jade D.

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2026
Je recommande vivement ce film, tant pour le message qu’il transmet que pour la mise en scène, brillante ! Superbe performance de Makita Samba.
Gilles_Tisserand64
Gilles_Tisserand64

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2026
Brillante performance de Makita Samba dans ce grand film historique, sur une thématique trop peu abordée par le cinéma français. Les scènes de procès sont passionnantes.
Nathalie CHAMAGNE
Nathalie CHAMAGNE

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2026
Un grand film digne des plus grands auteurs. On y apprend plein d'éléments historiques. Esthétiquement parfait. Grands comédiens... Je recommande grandement
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2026
Le slameur Abd Al Malik commence après la musique à se faire un nom dans le milieu du cinéma français. Après le remarqué "Qu'Allah bénisse la France" (2014), il revient avec un film sur l'esclavagisme inspiré du roman de Mohammed Aïssaoui. Pouvant compter sur un casting prestigieux (Romain Duris, Vincent Macaigne ou Philippe Torreton), il nous compte l'histoire de l'esclave Furcy, en 1817. Le résultat ne m'a qu'à moitié convaincu, le cinéaste me perdant un peu dans de multiples procès pour rétablir l'honneur de cet homme. C'est truffé de références sur cette période méconnue, mais il faut réussir à digérer cette quantité d'informations. Un deuxième visionnage est sans doute nécessaire pour comprendre tous les enjeux de cet ensemble instructif vu en avant-première.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2026
Avec cette libre adaptation de L'Affaire de l'esclave Furcy de Mohammed Aïssaoui , Abd Al Malik propose un récit à la fois intime et politique, connectant passé et présent et son histoire éclaire les contradictions du système esclavagiste et la lente, mais irréversible, avancée des idées abolitionnistes .
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