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Un visiteur
1,0
Publiée le 7 juillet 2022
Le sujet du film est le harcèlement mais ici il intervient sans que l’on sache pourquoi….. Certes le spectateur est plongé dans la cour de récré grâce aux plans serrés sur les enfants mais ce qu’il en ressort c’est une vision caricaturale de l’école . Dans cet univers il semble n’y avoir que Nora face au reste du monde. Que font les profs? On l’ignore. Absents et défaillants. Que fait le chef d ‘établissement une fois les harceleurs démasqués ? Rien!!!! Que fait le père ? Rien… ou pire il devient injuste avec la petite Nora. Honnêtement ce film m’a ennuyé. Il survole le sujet et caricature le monde de l’école représenté comme une prison. C’est outré et excessif.
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3,5
Publiée le 28 juin 2022
L'école, un lieu d'apprentissage et de loisirs qui peut également être un endroit de torture et d'angoisse pour certains enfants. Lorsque l'on découvre la petite Nora, elle est en larmes lors de la rentrée des classes, mais elle est loin d'imaginer ce qu'elle va vivre et encore heureux d'ailleurs, car aucun enfant ne devrait craindre de vivre ce genre d'expérience. Comme le dit le synopsis, "Un monde" est un film sur le harcèlement scolaire qui est raconté à hauteur d'enfants que ce soit techniquement avec une caméra qui ne dépasse jamais leur taille et qui montre rarement les adultes ou encore dans le traitement avec une petite fille qui est désemparée et ne sait pas quoi faire pour aider son grand frère harcelé. Il se dégage de ce film un vrai sentiment d'impuissance, mais aussi de colère. Le petit encaisse du mieux qu'il peut, mais il a également compris que parler risquerait d'aggraver les choses. C'est ce qui est dur à accepter d'une telle situation notamment quand on voit l'incompétence des membres du personnel scolaire qui sortent des phrases bateaux et semblent fermer les yeux sur ce qui se passe. L'histoire se déroule à notre époque, donc il n'y a plus de raison de ne pas prendre ces affaires au sérieux après toutes les tragiques affaires médiatisées de ces dernières années. Le film est très réaliste, ce qui rend le bouleversant par moment, mais il est aussi très facile dans son développement. Par contre, je n'ai pas aimé la tournure de la dernière partie, car certains pourraient y voir une excuse pour les harceleurs. En tout cas, c'est un film bien foutu et immersif en plus d'être remarquablement incarné par de jeunes acteurs très impressionnants.
Un film terriblement bouleversant qui nous fait redécouvrir nos premiers pas de socialisation à travers les yeux de Nora. Le récit est poignant et campé par de jeunes acteurs extraordinairement justes.
Le parti-pris de filmer à hauteur d'enfant de primaire est poussé jusqu'au bout et sert le propos du film : les adultes n'ont qu'une place périphérique. On a parfois envie d’élargir l’angle pour voir ce qu’il se passe autour : sur quoi marche Nora ? Que se passe-t-il derrière elle ? Car le spectateur entend du bruit hors champ, mais tout se passe dans la tête de Nora sans qu’on ai accès à ses pensées, ce que j'ai trouvé frustrant. Une frustration que ressent le personnage principal : avons-nous été considéré comme des enfants de primaire impuissants ? Le sommes-nous toujours ?
Pour son premier film Laura Wendel réussit avec une économie de moyens et de mouvements de caméra à emmener le spectateur par la main dans la cruelle cour de récréation d'une école, « un monde » comme le dit le titre. La grande force du film tient dans la simplicité du point de vue de Nora (extraordinaire Maya Vanderbeque), petite fille du primaire dont l'aventure se résume à la découverte d'un univers agressif, cruel et impliquant au point de la forcer à des premiers choix qui ne sont plus ceux d'une enfant. Majoritairement concentré sur les visages et les corps, les décors sont rarement montrés, permettant une immersion sans digression visuelle. Ce sujet grave qu’est le harcèlement aurait néanmoins nécessité un développement plus important quant au mécanisme, résumé ici à l’attaque des plus faibles. La réalisatrice a préféré apporter un côté social avec le père au chômage et les quolibets des enfants à ce sujet, sacrifiant ainsi à la pensé établie depuis quarante ans, qui nie le fait que le harcèlement existe dans toutes les couches sociales. L’existence de ce fait sociétal est résumé à l’incompétence systématique des adultes, et la seule Mlle Agnès (Laura Verlinden excellente) qui semble comprendre les enfants, quitte l’école. Démonstration un peu juste vis à vis d’un tel fléau.
Film incroyable, traitant d'une thématique (le harcèlement) vu et revu, mais cette fois-ci sous un angle encore jamais vu dans le 7e art. La réalisation est un sans faute, le scénario simple mais efficace, et les acteurs irréprochables, et tout ça sublimé par la durée trop peu vu de 1h10 qui ne nous laisse aucun moment de répit. En bref la naissance d'une nouvelle référence dans le cinéma français. Merci!
Long réquisitoire très réaliste qui dénonce les violences à l'école du point de vue des enfants et en particulier à travers le regard de Nora. C'est un film qui raconte juste une réalité au quotidien, rien de spectaculaire. Simples jeux de gamins ou maltraitance morale, les mots qui blessent, maltraitance physique, les sévices, les coups. Ces harcèlements multiples qui jalonnent le monde de l'enfance, dureté d'un monde dont ont attendrait plutôt une certaine douceur, clémence, naïveté, mais à tord. Alors le bouc émissaire, harcelé trouve un plus faible que lui et devient agresseur, harceleur à son tour pour appartenir au clan des dominants. Ces enfants comédiens sont parfaits et jouent avec tant de naturel que ça fait presque peur : jouent ils des rôles ou sont ils eux mêmes ? La loi du silence, dans le groupe des enfants comme une fierté, le pari de ne pas être exclu. Mais surtout le silence des adultes qui écoutent, qui savent, qui banalisent, qui ferment les yeux. Ce fim me renvoie à un autre œuvre vu récemment "les innocents "; là aussi l'adulte est quasi inexistant et tout se joue hors sa présence hors sa compréhension, hors sa conscience de l'existence de l'enfance.
Premier long-métrage de la cinéaste belge Laura Wandel, Un monde nous plonge au cœur des enjeux de l’enfance, en nous embarquant dans le quotidien d’une cour d’école aux côté de Nora et de son grand frère Abel. Prenant le parti d’une caméra immersive située à hauteur d’enfant, le cadre ne déborde jamais au-delà ce que la jeune héroïne peut percevoir du haut de son 1m20. Lorsqu’elle va remarquer que son frère est victime de comportements violents répétés de la part de plusieurs de ses camarades, elle va être contrainte de se positionner vis-à-vis de lui, de ses amies à elle et du monde adulte. Malgré un scénario parfois un peu trop programmatique, Un monde prend la forme d’un exercice de style original et brillant, qui nous rappelle que le microcosme de l’enfance évolue en miroir de la brutalité de l’univers des adultes.
Un Monde, premier film de la belge Laura Wandel, est la première grosse claque émotionnelle de cette année 2022. C'est un film ultra immersif où l'on est plongé dans une cour d'école, sans cesse du point de vue de l'enfant, caméra à sa hauteur. Ce récit est profondément important et réaliste, on voit bien que Laura Wandel à été elle même s'immerger dans des écoles, cela m'a rappelé des moments dont j'ai été témoins, les réactions, les relations, les paroles sont les mêmes qu'en vrai, c'est terrifiant. La critique sur les équipes pédagogiques est intéressante, aveuglés ou pas préparés à faire face à de tel situations, ce ne sont clairement pas eux qui améliorent les situations de harcèlement, c'est une réalité. Le personnage de Nora est particulièrement touchant, elle qui n'est pas la victime direct du harcèlement, mais qui le subit en voyant son frère en être victime [SPOILER : puis être le bourreau, et elle culpabilise en plus]. La performance extraordinaire de la jeune Maya Vanderberque en est pour beaucoup dans cette empathie. De manière générale tout les enfants sont géniaux. Le travail de Laura Wandel est excellent lui aussi. Elle filme l'école comme une société à part entière, et c'est justifié. On suit Nora au plus près, s'aventurer dans cette véritable jungle cruelle. Ce qui m'a le plus marqué ce sont les plans sur Nora pensive, où l'on ressent son tiraillement et sa profonde tristesse à ne pas trouver les bonnes solutions. Le hors champ est aussi utilisé à la perfection. Je voudrais juste souligné la très bonne présence de Karim Leklou, en tant que père chômeur dépassé, qui fait tout ce qu'il peut pour résoudre les problèmes de ses enfants.
Le film est globalement bon et exploite habilement le huis-clos qui, ici, n'est pas un cache-misère mais une métaphore filée de la prison.
Cependant, si les intentions sont bonnes, les acteurs - les plus jeunes notamment - bons aussi et le propos rarement traité intelligemment au cinéma la réalisation est très bancale et la chute va à l'encontre de la morale que l'on pourrait attendre vu les quatre premiers cinquièmes du film.
Laura Wandel, pour son premier long-métrage, aborde le délicat sujet du harcèlement scolaire. Que ce soit dans l’écriture, la mise en scène à hauteur d’enfants et dans l’interprétation, "Un monde" est très juste dans tout ce qu’il entreprend de dépeindre. La cour de récréation y est une jungle où les enfants, livrés à eux-mêmes, font l’expérience de relations sociales violentes.
Vraiment très fort ce film. Déjà, il faut souligner la petite qui est vraiment incroyable, autant dans son jeu que le personnage en lui même. Tout est le reflet de notte société depuis toujours, on est tous passés par au moins une chose qui se passe à l'intérieur. C'est à la fois dur, touchant, humain. Ça fait longtemps que je n'avais pas vu un long métrage aussi percutant et ça fait plaisir de voir que c'est francophone même si c'est réellement belge. Il y a quasiment tous les ingrédients pour cette recette réussie. Je le recommande vivement à tout le monde, on ne peut pas passer à côté. Je regrette simplement que Karim Leklou soit aussi peu présent car ce mec est hyper talentueux. À voir. 14/20.
Ciné-débat sur le harcèlement scolaire au Mélies de Villeneuve d’Ascq. « Un monde » est un film très fort qui nous immerge de façon ultra réaliste dans la cour de récréation d’une école où une petite fille sensible observe et tente de protéger son grand frère qui est victime de violences de la part d’autres enfants. Cette gamine est sidérante de vérité et de puissance d’empathie malgré sa propre fragilité. Le film montre que la violence sociale prend racine très tôt de manière plus frontale et archaïque avant qu’elle ne devienne plus policée et larvée dans toutes les strates de la vie professionnelle, familiale… Mais heureusement il y a une place pour la force de la compassion qui irradie certaines scènes entre la petite fille et une enseignante puis avec son frère devenu à son tour harceleur. S’il passe près de chez vous ne le ratez pas, c’est une petite merveille.
La petite Nora effectue sa rentrée scolaire aux côtés de son frère aîné Abel.Témoin du harcèlement dont est victime ce dernier,elle est tiraillée entre sa promesse de taire les exactions et son envie d'aider son frère.Filmé à hauteur d'enfant ,sans musique dégoulinante,les adultes étant réduits à de vagues silhouettes,ce long métrage n'est pas sans rappeler le documentaire de Claire Simon sur le monde cruel de la cour de récréation chez les plus petits(Récréations),monde où se nouent les amitiés et se construisent les relations dominés-dominants.Un mot:bouleversant.Ne manquez pas la dernière scène,déchirante.
Un monde nous transporte dans un univers où la cruauté est omniprésente, à la base de la société, l'école. A travers le regard de Nora, on est asphyxié pendant un peu plus d'une heure et tout comme les adultes dans le film, nous sommes incapables de réagir.
Une œuvre d'une violence morale hors du commun, qui nous laisse sur une fin où fuir de la salle est notre seule solution pour recommencer à respirer.