Pffff... ce film est une horreur ! Pourtant le thème du harcèlement scolaire ms bouleverse toujours d'habitude mais là, le parti pris de filmer tout du point de vue de la petite sœur gâche tout et moi je me suis ennuyé à mourir pis ma chérie aussi pis ma belle famille aussi alors qu'il y a quand même 2 instits là dedans c'est pour dire à quel point ce film est pénible. En plus la petite fille en question, celle qu'on suit en caméra objective, est une huitre et ne dégage pas grand émotion faque c'est double peine.. une horreur !
Pour son premier long-métrage, sorti en 2021, la réalisatrice belge Laura Wandel aborde le sujet du harcèlement scolaire d’une manière totalement singulière. Caméra à l’épaule et plans resserrés sur les visages, c’est à travers l’unique regard d’une petite fille, dont le grand frère est maltraité, que l’on appréhende ce phénomène de violence dans une cours de récréation. Cette approche reste très immersive mais donne un caractère restrictif au récit. En effet, si l’on ressent les tiraillements de cette gamine partagée entre l’envie de protéger son frangin et la crainte d’être délaissée par ses copines, on reste dans un schéma narratif répétitif. En l’absence d’une contextualisation plus large (le rôle des enseignants ou des parents par exemple), le propos demeure un peu trop cloisonné. Néanmoins, il convient de saluer la tentative d’exploration de ce conflit psychologique complexe. Bref, une œuvre radicale sachant rester poignante.
Parmi les nombreux films consacrés au harcèlement scolaire, « Un monde » adopte un point de vue singulier : celui d’une petite sœur témoin des violences que subit son grand frère. On ressent avec elle l’incompréhension, la tristesse, l’impuissance, la révolte, jusqu’à l’ultime tonalité d’amour fraternel. C’est beau et émouvant.
Un Monde nous plonge avec une rare précision dans l’univers d’une école primaire, vu à hauteur de jeune enfant, et révèle toute la violence invisible du quotidien. Le parti pris de la caméra au ras-sol, suivant la petite Nora, crée une immersion troublante et coupante. Le film parvient à faire ressentir cette impuissance, cette peur muette, cet isolement sans jamais verser dans le sentimentalisme facile. Toutefois, quelques choix narratifs semblent trop concentrés sur l’idée « court métrage prolongé » : la durée réduite (environ 72 minutes) et le cadre unique affaiblissent parfois l’ampleur émotionnelle. On regrette aussi que le film, malgré sa finesse, n’explore pas davantage le point de vue des adultes ou ne donne pas plus d’espace aux répercussions après l’événement-clé. Malgré ces réserves, l’intensité sensorielle, la justesse des jeunes acteurs et l’authenticité du regard porté sur l’enfance font de Un Monde une œuvre marquante et nécessaire. Note : 3,5/5.
À mon avis — c’est un chef-d'œuvre — l’un des meilleurs films que j’aie vus. Je le recommande vivement. Je ne veux pas que cette critique contienne des spoilers, donc je ne rentrerai pas dans les détails.
Je conseille de le regarder avec un casque et la bande-son originale, ainsi que des sous-titres si nécessaire. La piste audio originale regorge de détails émotionnels qu’il est difficile, voire impossible, de « traduire ». Cela dit, je n’ai pas écouté les pistes audio traduites, car je préfère généralement la version originale. Peut-être qu’il en existe de très bonnes.
Remarquable film en immersion dans une école lambda, véritable jungle où il faut survivre pour passer une journée sans heurts ! Réalisation au cordeau, acteurs formidables (notamment les enfants incarnant le frère et la sœur), plans rapprochés, sujet délicat (celui du harcèlement), font de ce métrage belge d1h12 une œuvre choc pas facile à visionner quand on est parent mais qu'on devrait diffuser dans toutes les écoles !
Si vous regardez ce film avec les yeux d'adulte habituels, vous n'y trouverez rien de spécial: une cour de récréation. Si vous puisez en vous et que vous vous rappelez qui vous étiez lorsque vous aviez 7 ans, SI vous y arrivez (et le fim vous aide en cela) alors c'est la révélation! Vous plongez dans le Monde de l'Enfant, un monde terrible, dangereux, magique aussi, un monde implacable et profondément injuste. Je suis arrivé, pendant la vision du film, à être à nouveau celui que j'étais à 7 ans; un être profond, dramatique, sans expérience antérieure pour l'aider dans la jungle de l'école, un monde qui se situe à 1 mètre 20 de hauteur, où les adultes sont très haut, loin (on ne les voit que difficilement, ils sont flous car le réalisateur utilise une profondeur de champ volontairement très réduite. Un monde où il est difficile de tout comprendre, et surtout d'exprimer, car le vocabulaire est encore insuffisant à cet âge, un monde où il est difficile de se défendre contre les Violents, mais les sensations, elles, sont bien là. Et ces Adultes qui ne comprennent rien à ce que nous ressentons, à ce que nous voudrions leur faire comprendre! C'est beau et pur, bravo à la réalisatrice, même si j'aurais souhaité une fin moins abrupte, comme si on avait coupé l'interrupteur - il eût été bien d'ajouter 15-20 minutes pour offrir une conclusion. Ou alors, le message c'est qu'il n'y en a pas, dans ce Monde Implacable?
Un film intense avec une mise en scène très bien exécutée. L’histoire est poignante et les acteurs sont justes. L’ambiance est pesante mais bien maîtrisée et la morale véhiculée est efficace. Un film donc réussi qui sonne très juste avec un esthétisme très soigné. Espérons que ce fléau du harcèlement soit stoppé avec ce genre de réalisation.
Fillmé à hauteur d'enfant, nous sommes plongé dans le quotidien de Nora qui va découvrir que son frère est harcelé. Le cadre serré nous fais ressentir pleinement les émotions de Nora pour une immersion totale. Un film apre et percutant se déroulant au sein d'une école primaire au allure de prison.
"Un Monde" est sûrement l'un des meilleurs films sur le harcèlement. D'un simple drame belge, Laura Wandel explore tout le monde de l'enfance et du harcèlement scolaire. Avec en prime un magnifique Karim Leklou en père poule, on est transporté dans une exploration absolument fabuleuse de la vie qui fait rire, pleurer et, qui surtout, nous montre la beauté de la jeunesse et à quel point il faut en profiter.
Premier long-métrage de la réalisatrice belge Laura Wandel et première réussite. Le harcèlement d'un tout jeune garçon vu à travers les yeux de sa sœur cadette. Une immersion criante de vérité dans le microcosme qu'est une cour de récréation.. Le film est filmé à hauteur d'enfant ce qui donne encore plus ce sentiment d'immersion.
Je n'ai pas réussi à m'immerger dans ce film. Je n'ai pas aimé la mise en scène avec plans rapprochés uniquement. J'aurais aimé avoir une histoire, un fil rouge aussi, que les personnages sortent de l'école, car tout se passe exclusivement dans l'enceinte de l'école. Néanmoins ce film fait réfléchir sur la vie en cour de récréation, à l'école quoi, les interactions enfant-parent, frére-soeur et enseignant-élève.
La harcèlement scolaire vu à hauteur d'enfant. Un sujet sensible qui est traité ici de manière intelligente. Pourtant, ce métrage belge ne m'a pas plus passionné que cela. J'ai bien apprécié les plans et une photographie proche d'un "Fils de Saul" qui nous émerge de manière presque brutale dans cette cour de récrée.
Le reste n'est pas assez cinématographique et trop froid au niveau du ressenti. Le film n'est pas long mais cela ne l'empêche pas de souffrir de quelques longueurs. De leurs côtés, les jeunes acteurs sont bons.