Un monde
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Victor A.
Victor A.

88 abonnés 388 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2022
UN MONDE va droit au but. Le premier film de Laura Wandel nous enferme efficacement pendant 1h10 dans cette primaire aux airs de prison. La réalisatrice fait le choix efficace d’avoir une caméra toujours à taille d’enfant, rendant le tout très immersif.
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 340 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 février 2022
Je suis resté sur ma faim, malgré de belles qualités que ce film avait, il m'a manqué une réflexion plus poussée, qui m'aurait d'avantage convenue.
J'ai eu une impression d'inachevé .
Dommage mais rien de déshonorant, loin de là.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2022
"Quand on aide, ça empire."
Le harcèlement scolaire filmé à hauteur d'enfant.

À mi-chemin entre le documentaire et la fiction, un "huis clos" qui décortique cet engrenage vicieux (souffrir ou faire souffrir) et le manque cruel de communication qui l'entoure.

Traitant de manière frontale ce fléau des cours de récré, un premier long-métrage qui donne le vertige et ne peut laisser indifférent(e).
Joselito
Joselito

35 abonnés 132 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 février 2022
Caricatural et presque scabreux. Ceci dit, bonne direction d'acteurs, à souligner quand il s'agit d'enfants.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 février 2022
Bouleversant. Cette immersion dans le monde des enfants, entre tendresse et extrême dureté est parfaitement réussie. Impossible d’y rester insensible
Aubert T.
Aubert T.

143 abonnés 159 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 février 2022
Une noble cause ne donne pas nécessairement un bon film. La réalisatrice a sans doute pensé que le sujet, terrible et angoissant, suffirait à captiver et pourrait pallier le manque d'ambition. Ben non.
Dès le départ, la petite fille Nora se montre crispante, et ça, c'est un très mauvais calcul : aucune empathie possible pour cette gosse. Ni pour aucun enfant du film, d'ailleurs. Quant aux adultes, presque toujours hors champ, ils sont veules, lâches, absents à leur mission d'éducation. Il n'y a donc personne à sauver ? Eh bien non, d'autant que les mécanismes du harcèlement ne sont même pas abordés. Ça valait bien la peine de prétendre illustrer un sujet tout en évitant soigneusement d'en parler un minimum.
Ce qui me fait écrire que ce film est laid, dans sa forme comme dans son fond.
DENIS J.
DENIS J.

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2022
un superbe film ou la majorité de l'action se passe dans une cour d'école ou à la cantine.
J'ai adoré la finesse de l'analyse et le parti pris de la photographie et de la mise en scène.
Un film qui ne mail de pas indifférent et qui révèle la dureté du monde pour les enfants.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2022
« Un monde » (2022), le premier long-métrage de la réalisatrice belge Laura Wandel est singulier. Il raconte les tiraillements de la petite Nora (Maya Vanderbeque qui est assez extraordinaire) qui rentre à l’école primaire et s’aperçoit que son grand frère, Abel (Günter Duret), est le souffre-douleur d’autres élèves et victime d’un harcèlement brutal. Nora qui ne comprend pas pourquoi son grand-frère ne se défend pas, en parle à son père mais Abel ne veut pas qu’elle lui en parle … et Nora de souffrir d’autant plus qu’elle n’arrive pas à s’intégrer dans l’école car les autres élèves se moquent de son frère. Point positif : la caméra est toujours à la hauteur de Nora et souvent en plan serré ce qui « restreint » son champs de vision et donc le nôtre : nous sommes donc à la place de la petite Nora immergée dans cette cour de récréation et cette école, lieux des « drames » ! Mais point négatif on ne sait strictement rien du père apparemment seul et au chômage (?) et du comportement de Nora et d’Abel à la maison et de l’environnement familial voire social... On reste uniquement au niveau de l’école et pour ma part il manque trop d’éléments pour apprécier la relation frère - sœur et la personnalité d’Abel. Ceci-dit on voit clairement la dureté des enfants entre eux dans la cour de récréation – à vrai dire assez mal surveillée - en termes de paroles et ici d’actes, annonçant en fait la dureté du monde des adultes. Les enseignants sont un peu shuntés dans cette histoire en dehors d’un rapide conseil de discipline où les agresseurs doivent présenter leurs excuses à Abel et d’une maîtresse qui perçoit la détresse de Nora mais sans pouvoir apparemment aller plus loin. Un film qui pour ma part manque trop d’éléments de réflexion sur un sujet grave et fréquent dans les écoles !
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2022
Nora a sept ans. Le jour de la rentrée des classes, elle sanglote dans les bras de son frère Abel, de deux ou trois ans son aîné. Son père (Karim Leklou) essaie en vain de la rasséréner.
La rentrée de Nora ne se passe pas si mal. En revanche, Abel devient la tête de Turc de ses camarades. Nora est le témoin de ces vexations quotidiennes qu’Abel lui ordonne de taire.

"Un monde" embrasse un parti radical : filmer à hauteur d’enfant l’immersion traumatisante d’une fillette dans son école primaire. Dès le premier plan, la caméra se place à un mètre du sol, à côté de Nora, et ne la quittera plus. On verra ce qu’elle verra ; on entendra (ce tohu-bohu stridant des cours de récréation) ce qu’elle entendra ; on ressentira ce qu’elle ressentira.

Ce parti pris pourrait constituer une posture. Il se révèle diaboliquement efficace. Et il réussit le miracle de faire remonter des souvenirs enfouis de notre plus tendre enfance, de cette école maternelle qu’on pensait oubliée où nous avons tous vécu des expériences fondatrices, aussi enivrantes que traumatisantes.

Ce parti pourrait être lassant. "Un monde" évite cet écueil par sa brièveté. Il dure soixante quinze minutes à peine, une durée qui le rapproche du moyen métrage. S’il avait duré plus longtemps, on aurait frisé l’asphyxie.

Seul reproche peut-être : un scénario un peu faiblard. Eût-il été plus dramatique (en voyant la bande annonce, j’avais, à tort, imaginé une agression sexuelle), il aurait peut-être encouru le reproche de l’excès. Mais l’histoire qu’il raconte manque un peu de densité et de rebondissement pour justifier l’intérêt d’un film qui vaut avant tout par sa mise en scène.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 février 2022
Un sujet, le harcèlement en milieu scolaire, encore qu’il ne s’agisse ici plutôt que de gamineries bêtes et méchantes d’où la passivité relative des adultes encadrants dans cette école, mais pas vraiment de scénario. Le parti-pris est de filmer, à hauteur d’enfant, en gros plan, sur fond d’image à dessein floue. De l’art de manier la caméra comme ça mais c’est lassant pour le regard du spectateur et le cinéma ce n’est pas ça. On aurait voulu, pour faire davantage œuvre de vulgarisation, d’éducation et de sensibilisation, que le sujet soit davantage développé au travers d’une narration, d’une mise en scène, d’un travail sur les ressorts (davantage est un euphémisme puisque rien de tout cela n’est développé !). La mise en scène se résume au regard d’une petite fille sur son frère en proie à des petits tyrans de cour de récréation, plus costauds et surtout querelleurs que lui et ayant l'avantage de la petite bande contre une victime isolée. C’est faire d’un enfant un souffre-douleur, c’est certain. Mais le harcèlement, le vrai, à cet âge-là c’est sans doute autre chose, davantage calculé, concerté et obéissant à des stratégies collectives de groupe. Ce dont aucune démonstration n’a été faite ici car ce n'était finalement pas... le sujet !
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2022
Une première réalisation réalisait de façon immersive (filmé a hauteur d enfant) et aborder le harcèlement scolaire de façon réel et nous mettant parfois face à des moments chocs, mais indispensable. Et a un jeu des petits acteurs qui brillent de leur talent!
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2022
Un film rare, sur un sujet rarement traité à l’écran (le harcèlement scolaire), en tout cas du point de vue non pas de la victime, mais d’un proche de la victime. Ici, en l’occurrence, du point de vue de la sœur d’un garçon maltraité. Ce point de vue est délicatement et puissamment exprimé par une caméra qui se met à la hauteur de la fillette, pour capter ses sentiments, sa psychologie, sa perception du monde. Un monde où elle cherche à se faire une place tout en se préoccupant de celle de son frère. Un monde, son monde, pétri de peurs et de dilemmes, d’amour et de loyauté, mais aussi de désir d’intégration sociale, de revirements haineux, d’incompréhensions générales… Un monde aux repères mouvants et poreux aux influences diverses. Tout fait sens dans la mise en scène du film, dans le travail de l’image et du son : proximité « vibratoire » avec le personnage central, importance du hors-champ et des zones de flou, amplification du brouhaha de la cour de récréation… Cette approche du monde de l’enfance et d’un microcosme social – très immersive – est pleine d’intelligence et de sensibilité. De justesse. Elle remue le cœur et les tripes du spectateur, le renvoyant par ailleurs à ses propres souvenirs d’écoles. Et d’enfance. Petit théâtre de la cruauté.
Laura Wandel signe un premier long-métrage intense et étonnant de maîtrise, porté par une jeune actrice exceptionnelle, qui forme avec son principal partenaire de jeu, son frère à l’écran, un duo particulièrement touchant.
Christian L.
Christian L.

9 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2022
Excellent ! Captivant ! C'est fou comme des films à gros moyens fait pour ressentir l'horreur/l'angoisse sont bien faiblards face à ce film d'une puissance incroyable ! Les acteurs principaux sont éblouissants ! C'est un film angoissant, enrageant, qui donne de très fortes émotions. En plus il est très intéressant et instructif (sans être didactique, bien au contraire!) ! Il reste en nous très longtemps ! Il remue sur le coup mais réjouît sur le long terme !
Just A Word
Just A Word

11 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2022
C’est un premier film comme un premier pas.
Un monde de la jeune réalisatrice belge Laura Wandel commence avec l’entrée à l’école de Nora, une séparation déchirante où la petite fille pleure, où elle enlace son grand frère, Abel, puis son père. Encore et encore.
Puis la coupure et l’entrée, brutale, dans le monde de la collectivité et des autres.
Un Monde épouse dès le début une mise en scène radicale, à l’épaule, la caméra fondue avec sa jeune actrice, l’extraordinaire Maya Vanderbeque, véritable révélation de ce film aussi court que marquant.

Un monde joue la carte du film-vérité, réaliste jusqu’au bout des doigts, qui prend le leitmotiv du « show don’t tell » au pied de la lettre.
Laura Wandel immerge le spectateur dans le monde de Nora, restant constamment à hauteur du regard de la petite fille.
Elle regarde et écoute ce qui se passe autour d’elle.
L’école en devient un monde brutal, violent, territorial. Dès son premier passage en cour de récré, Nora semble comme agressée par tout ce qui l’entoure : les cris, les courses, les jeux, les bousculades. Le monde entier fuse autour d’elle et la gamine est transportée violemment dans un monde de bruit qui va la forger petit à petit.
En face, il y a son frère, Abel joué par le jeune Günter Duret, lui aussi formidable. Un frère comme un point de repère et un amour qui ne se définit que par la volonté de Nora de le protéger. Abel, victime d’harcèlement scolaire, constamment rabaissé, frappé, insulté. Mais que faire devant ce genre de choses ? Cafter ? Frapper ? Crier ?
C’est entre le silence et l’action que va devoir choisir Nora et faire, au fond, son premier choix d’adulte, découvrant en même temps qu’aucun choix n’est parfait.

Avec un minimalisme sensationnel et une mise en scène épatante d’authenticité, Laura Wandel capture tout du monde de l’enfance.
L’influence de l’environnement, cruciale, mais aussi des autres, des camardes qui rapportent des idées extérieures, affirmant à nouveau que l’enfant n’est que le reflet du parent. Nora capte des mots qu’elle ne comprend pas totalement. Raciste. Chômeur. Et puis arrivent les légendes urbaines, les rumeurs avec le mal et le bien de ce bouillonnement intellectuel pour un esprit en formation.
Mais ce n’est pas tout. En prenant Nora comme référentiel de l’univers étudié, Laura Wandel arrive à définir les codes de l’enfance, des codes devenus inaccessibles aux adultes qui ne comprennent plus, qui n’arrivent plus à comprendre et ne savent plus trier l’important du trivial, ce qui rend le harcèlement scolaire aussi banal à la fin.

Bouleversant, le long-métrage ménage ses effets et saisit souvent à bras le corps des émotions brutes comme cette relation entre frère et sœur qui brise le cercle du harcèlement et de la haine, comme cette étreinte d’une institutrice qui est seule capable de se mettre à la hauteur de Nora et de lui parler avec les mots de l’enfance. Mais plus fort encore, Laura Wandel comprend entièrement le mécanisme du harcèlement scolaire, les codes quasiment tribaux qui s’y glissent, cette façon de trouver une victime commune pour être assimilé. Elle décrit avec une immense intelligence le passage du stade de victime à celui de bourreau, par l’empreinte laissée par la souffrance et ce qu’il reste quand seule la haine nous est destinée. L’image de fin, d’une puissance incroyable et pourtant d’une simplicité désarmante, offre une solution à la haine et brise le cercle. Un monde construit tout un univers et nous l’explique, n’éludant jamais la question de l’importance de la confrontation au réel et comment celui-ci va nous endurcir comme il endurcit Nora en lui prouvant qu’il ne faut pas se laisser faire, qu’il faut savoir se défendre.
C’est toute la beauté du long-métrage de Laura Wandel, savoir être complexe et nuancé en n’oubliant jamais l’humain à la fin.

Un monde est un chef d’œuvre, un film authentique et sincère qui va jusqu’au bout de son pari d’immersion totale.
C’est aussi une révélation pour la jeune Maya Vanderbeque, épatante de bout en bout. Laura Wandel fait une entrée fracassante et bourrée d’émotions dans la cour des grands, et vous ne devez pas manquer ça !
Fabien N.
Fabien N.

8 abonnés 70 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 janvier 2022
Un monde d'enfants, filmé à leur hauteur. Un monde dur, impitoyable, où trop souvent il faut choisir entre être victime ou bourreau. Un monde où les adultes, même pleins de bonne volonté, sont assez impuissants. Un monde d'omerta. Un monde où la solidarité entre frères et sœurs est mise à rude épreuve.
Bouleversant.
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