J’ai mis 3/5 à Rue des Dames et je ne regrette pas de ľavoir vu, même si le film m’a laissé un peu sur ma faim. Réalisé par Mohamed Bourokba et Ekoué, ce long-métrage nous plonge dans le quotidien d’une rue populaire du 18e arrondissement, avec ses habitants, ses galères, ses joies minuscules et ses tensions. J’ai aimé cette volonté de montrer Paris tel qu’il est vraiment, loin des cartes postales. Les acteurs, souvent non-professionnels ou peu connus, apportent une authenticité brute qui fait mouche dans plusieurs scènes. Le film capture bien l’ambiance de quartier : les discussions sur le pas de la porte, les histoires de famille, les petits trafics, les rêves qui se heurtent à la réalité. Certains moments sont très justes, presque documentaires, et on sent que les réalisateurs connaissent le terrain. J’ai particulièrement apprécié le personnage principal et sa relation avec sa mère, touchante sans être mièvre. Il y a une vraie tendresse dans la façon de filmer ces gens qu’on croise tous les jours sans vraiment les voir. Malheureusement, le scénario manque un peu de rythme par moments. Le film traîne en longueur dans sa partie centrale, et certaines sous-intrigues ne vont pas au bout de leur potentiel. J’ai eu l’impression qu’on voulait aborder trop de choses à la fois (gentrification, transmission, amitié, amour) sans toujours creuser assez profondément. Du coup, on reste parfois en surface alors que le sujet aurait mérité plus de mordant. Malgré ces réserves, Rue des Dames reste un film sincère qui mérite d’être vu, surtout si vous aimez le cinéma français ancré dans le réel. Ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais c’est un beau témoignage sur un Paris qu’on est en train de perdre. Je le recommande à ceux qui ont envie d’un cinéma plus proche de la vie que des effets de style. Une bonne découverte en VOD.
Strictement rien compris à cette œuvre vraisemblablement financée par la SEITA tant ça clope du début à la fin et dont je cherche encore le scénario. J'ai dû ouvrir toutes les fenêtres de ma maison pour évacuer la fumée qui l'avait envahie. Rien compris, pourquoi, me direz-vous. Parce que je sais pas où les comédiens ont appris la comédie, si tant est qu'ils en aient eu quelques cours, ont une diction incompréhensible. Ils ne parlent pas, ils marmonnent sur le bout des lèvres à une vitesse que même les sténographes les plus chevronnées ne tiendraient pas la route à retranscrire les dialogues. Alors, y'avait peut-être quelque chose à comprendre mais question diction, faudra revenir au rattrapage.