Derniers Avis : Vidocq : Le masque et la plume - Page 2
Vidocq : Le masque et la plume
Note moyenne
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Un visiteur
5,0
Publiée le 5 février 2020
Une pure merveille visuelle et technique.. Faut être insensé pour mettre de si mauvaises notes. Le fait que l'on puisse ne pas aimer le film car il sort des clous et dérange les moutons dans leur enclos est une chose, mais nier ses qualités indéniables fait seulement preuve d'immaturité.
J'avais regardé ce film en DVD il y a fort longtemps déjà sans savoir ce que j'allais voir, même pas de petit spoiler ou même de teaser, à l'aventure ! Et bien quelle surprise ! Un excellent film, une pépite, une histoire originale, des prises de vue magnifiques, osées, innovantes, des acteurs géniaux et charismatiques, des décors fabuleux... Un travail que j'imagine titanesque et qui mérite bien mieux que cette piètre note globale. Si vous voulez un film d'action, sombre et réfléchi (si si) n'attendez pas, regardez le en HD, savourez sans modération !
Ce film, réalisé par Pitof et sorti en 2001, n'est franchement pas terrible. Honnêtement, j'ai regardé le film car c'est le premier film au monde tourné intégralement en numérique, en dehors de cela, le synopsis ne m'intéressait pas franchement et ce n'est certainement pas sa réputation qui allait me donner envie. Ce n'est donc pas une déception et il est même, si on peut dire, à la hauteur de mes attentes. Un jeune journaliste reprend l'enquête de Vidocq, après la mort de ce dernier, et se lance sur les traces de l'Alchimiste. Je tiens également à préciser que c'est ma première entrée dans le monde de Vidocq, j'avoue même que je ne connaissais pas son existence avant d'avoir vu le film. Bon, en tout cas, je ne sais pas si le scénario est mauvais ou si c'est juste moi qui n'ai pas réussi à rentrer dans le délire mais je n'ai en tout cas pas du tout adhéré à l'histoire. Nous suivons deux intrigues à la fois, une concernant l'enquête de Vidocq et l'autre concernant l'enquête menée par le journaliste mais toutes les deux impliquent des flashbacks imbriqués les uns dans les autres. Déjà que les deux histoires sont individuellement bordéliques mais alors si on mélange les deux, cela en devient encore plus compliqué à suivre. Les deux intrigues n'étant de plus pas très captivantes, malgré un méchant plutôt original, on décroche assez rapidement. Le film mélange d'ailleurs plusieurs genres, ce qui n'est pas une si mauvaise idée sur le papier mais qui rend à l'écran quelque chose d'assez étrange et foutraque, on dirait que le film ne sait jamais vraiment vers quoi exactement il veut aller. Bon à la limite, l'intérêt du film se situe réellement dans la mise en scène et les effets spéciaux qui regorgent d'idées, après la question est de savoir si elles sont bonnes ou mauvaises. Je dirais que le film à beaucoup vieilli, après une scène d'introduction plus risible qu'autre chose, le film nous mitraille de plans dans tous les sens qui finissent par nous en donner la nausée. Cela donne malgré tout un rendu intéressant mais discutable sur de nombreux points. C'est d'ailleurs très dommage car les décors et costumes sont très bons et la reconstitution de Paris est magnifique. Du côté des acteurs, c'est également un peu spécial mais on se dit que ça rentre bien dans le délire général du film. "Vidocq" est donc un film qui n'a d'intéressant que son aspect historique concernant le numérique au cinéma.
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2,0
Publiée le 20 septembre 2019
Mais qui se cache derrière le masque miroir ? Captivante ènigme ou ennui profond ? D'une laideur fascinante,"Vidocq" marque pèniblement les dèbuts d'une nouvelle ère cinèma, avec le numèrique HD! Ce premier long-mètrage de Pitof, as des F / X, en a laissè plus d'un sur le carreau! Pourtant la critique de l'èpoque s'est fait un malin plaisir de rèpèter à qui voulait l'entendre que "Vidocq" 2001 serait un vèritable bouleversement dans le paysage du cinèma français! Les pittoresques gros plans, les raccords approximatifs, les grognements burlesques, le combat final dans la fonderie...Tout sonne faux! Et pourtant utiliser les techniques du prèsent pour revisiter le passè donnait vachement envie! Sans parler de la qualitè de l'interprètation (Depardieu, Dussolier, Canet, Scob...). Plus qu'un hommage, "Vidocq" est une relecture audacieuse! Un projet brillant dans un film à gros budget, avec une reconstitution du Paris de 1830 assez formidable! Malheureusement, le mot qui vient à l'esprit est celui de frustrant! C'est souvent moche, poussif, ridicule avec des acteurs en totale roue libre même si Canet fait ce qu'il peut! Reste aujourd'hui que les regrets...
Pitof, tel Frédéric Auburtin qui dirigea Depardieu un an après avoir collaboré sur L’Homme au Masque de Fer, avait travaillé sur les effets visuels d’Alien: La Résurrection en 1997. Amusante coïncidence qu’il prenne lui aussi Depardieu sous son aile dans un rôle bien français, n’en déplaise aux puristes de la forme, et qu’il ”refonde” l’Homme au Masque de Fer à une révolution d’écart – le ”vrai” étant mort en 1703, celui de Pitof devait être une sorte de Phantom of the Opera visuel plutôt que musical.
Les effets visuels en tout cas sont bien au rendez-vous sous la main d’un des pères du xénomorphe : contraste maximum, caméra numérique, fluidité magique, et voilà le Paris révolutionnaire teinté au pigment de rêve. C’est une délectation visuelle sans fin ni faille qui nous fait oublier qu’il doit exister un caméraman ; on ne saurait s’expliquer autrement la pureté de cette photo qu’en disant la caméra dotée de sa propre volonté.
Par moments, c’est un peu tout ce qu’il y a dans le film : une photo. Un lien graphique puissant mais esseulé, qui pourrait gagner à l’étoffement du monde sonore ou une recherche moins marquée de l’image marquante. Dans ce décor de fantasy se meuvent des personnalités toujours au bord de l’anachronisme, puisant un caractère bien trempé dans les eaux d’une Seine dystopique, quasiment steampunk. Les visages émergeant des ombres jaunes n’ont plus d’humanité que ce qu’on se force à reconnaître en eux, des indices à contre-courant de l’histoire qui les y hameçonne plus ou moins.
La diction est soignée, les manières horripilantes – ce tic de toujours s’éponger le même endroit du visage, entretenu par Jean-Pierre Gos à qui l’on attend que Dussolier fasse une remarque, est de haut rang parmi les tics au cinéma (sûrement pas loin derrière le cracheur d’Alan Parker dans Birdy). Depuis la ”Galerie des Feux” courant sous Paris chez les souffleurs de verre jusqu’aux combles d’un laboratoire d’alchimie, Vidocq crée son propre genre interlope, saturé de couleurs et atemporel, se tenant là comme une créature de bobines loin dans les couloirs du septième art, où les lumières sont des lampes à huile et que l’on farfouille dans du papier en matière d’archives.
Délirant et beau, Vidocq tient la route et devrait satisfaire aussi bien les adeptes de fantasy que d’Histoire ou de déviance filmique, malgré sa légère tendance au sensationnalisme et une once de confiance superflue dans son style. Pitof fera Catwoman ensuite, peut-être déçu du potentiel féminin sous-utilisé de son héros. Mais c’est une autre histoire.
Si cette version des aventures de Vidocq ne s'avère pas si catastrophique que cela il faut bien reconnaître que le résultat est peu convaincant. Un film qui se voulait moderne à sa sortie mais qui actuellement à pris d'une certaine façon un coup de vieux, cet abus de numérique n'est pas favorable au style de ce film sans négliger une intrigue brouillonne qui a pour effet de ne pas accrocher son spectateur pourtant le début n'est pas déplaisant.
En 2001, un réalisateur débutant sortait un film sur Vidocq avec Gérard Depardieu dans le rôle principal et Guillaume Canet. Ce réalisateur, Pitof, a ensuite réalisé le Catwoman de Halle Berry et puis, plus rien au cinéma. Je ne le regrette pas au vu de la qualité des films qu'il a réalisé.
Car "Vidocq" est très mauvais. Pitof a déclaré s'être inspiré du jeu vidéo "Tom Raider" pour les mouvements de caméras. Or, c'est clairement la chose qui a détruit le film : les mouvements de caméra incessants rendent illisible l'action. De même, les plans en contre-plongée ou en plongée sont très présents et on sent au travers d'eux que le réalisateur a voulu expérimenter. Sauf qu'au lieu d'expérimenter 2 - 3 trucs dans le film, il n'a fait que ça et souvent le résultat n'est pas du tout concluant. Cela aboutit à tenir à distance de l'histoire le spectateur qui assiste impuissant aux tentatives d'effets de style visuels du réalisateur.
Et le pire, c'est que l'on ne peut même pas se raccrocher aux acteurs dont leur direction est en totale roue libre. J'ai rarement vu des acteurs français jouer (ou surjouer) aussi mal ! Rien n'est crédible dans ce film !
Même le scénario est incompréhensible. Pourquoi utiliser la figure de Vidocq si c'est pour faire un film de fantasy ? Autant créer un personnage de toute pièce plutôt que de déformer l'histoire d'une personne ayant réellement existé !
Regarder "Vidocq" a donc été une corvée. Je ne suis pas prêt de recommencer l'expérience.
A tout miser sur la forme, pitof néglige l'histoire (et le spectateur au passage)... Quelle drôle d'idée de convoquer un personnage aussi intéressant que Vidocq et un contexte historique plutôt injustement méconnu pour un exercice de style où se perdent scénario, dialogues...et acteurs dans un mélange des genres (policier, historique, fantastique,...)indigeste.
Sorti en 2001, "Vidocq" était à la fois ambitieux et audacieux sur la papier. Premier long-métrage tourné en numérique (coiffant au poteau George Lucas et son "Star Wars Episode II"), doté d'un gros budget, s'intéressant à une période trouble (les Trois Glorieuses) et à un personnage historique fort de la culture populaire française (Vidocq, l'ancien bagnard devenu policier d'élite), et porté par des noms connus. Quid du résultat ? Une bouillie infâme et indigeste, aussi moche que maladroite ! Les images numériques sont immondes, le montage chaotique est rempli de gros plans huileux (les scènes de combat sont particulièrement illisibles), et les effets ont terriblement mal vieilli. Sans parler du scénario artificiel et bancal bourré de flash-back à tiroirs, et des acteurs à l'ouest. C'est simple, à part Gérard Depardieu qui donne le change, tous les autres semblent perdus... S'agissant du premier film de Pitof, technicien à la base, cela est compréhensible mais non excusable. De même, la volonté de faire du numérique et de casser les codes de la pellicule à l'époque est salutaire et courageuse, mais cela n'exonère pas le résultat final de faire preuve de qualité ! Restent des décors très travaillés, mélangeant steam-punk et reconstitution du Paris de 1830...
Avoir de l’ambition, c’est bien et "Vidocq", à l’américaine, déploie une débauche de moyens. Encore faut-il ne pas en faire n’importe quoi. Les choix de Pitoff sont un défi au bon sens et son premier film, avec ses scènes d’action illisibles et son abus des grands angles, est affreusement laid.
Revu ce film 18 ans après sa sortie et avant le nouveau Vidocq. Je milite pour ! Ma nana a détesté, la caméra qui lui a donné le vertige. Je comprend qu'on puisse obtenir de tels ecarts d'appréciation de la part du public. Les r'êvolutions ça donne le vertige. C'est fait pour. La note outrageuse moyenne du public ne rend pas compte du travail accompli de l'audace et du parti pris. C'est bel et bien une étape du cinéma qui s'est ouverte avec Vidocq. Un premier film à plusieurs titres, numerique d'abord, fantastique et scandaleux ensuite avec un style baroque des décors et des costumes dingos, un Paris obscur, orageux, méchant, un usage déstabilisant des ultra grand angles et des très gros plans mais également des angles de plongée et contre plongée. Le scénario est lui, conforme aux règles d'une intrigue honnête, c'est une enquête assez classique, une piste aux indices et un vrai polar : on a tous les éléments. Les personnages y sont des caricatures d'humains comme les nombreuses représentations théâtrales et articulées qui parsèment le film : poupées automates, mannequins, soldats de plombs, prostitués de chair à misère, bonhommes à grands chapeau, un méchant digne de l'imaginaire (il évoque le fantôme de l'opéra), des combats inspirés par l'art martial français et la capoeira, un accessoire magique au symbolisme abouti, une excellente bande son de Bruno Coulais... c'est clair que devant une telle sur sollicitation et un tel bouleversement de leurs habitudes certains ont vomi ! Pitof a pris des risques. Respect.
L'intrigue de "Vidocq", quoique fort intéressante avec ses rebondissements nombreux, est parfois un peu difficile à comprendre. Pour autant, il serait dommage de passer à coté de ce film à la forme très singulière, avec des visages en gros plan mémorables, et des décors somptueux qui nourrissent l'histoire comme de véritables personnages. Pitof a créé un magnifique univers graphique, qu'il faut observer en détail, tout comme l'on regarde le tableau "Le Radeau de la Méduse" de Géricault.
Une esthétique , une atmosphère glauque à souhait, le scénario et le traitement fantastique du personnage de l'Alchimiste ( sa manière de se déplacer, son antre) font de Vidocq est un très bon thriller. Les acteurs font leur job. Quant à Pitof pour un coup d'essai , c'est plutôt réussi. Très loin de la daube décriée par certains.
Si la figure historique d’Eugène François Vidocq méritait à coup sûr meilleur traitement, l’univers graphique déployé par Pitof confère au métrage une magie par l’alchimie du pittoresque et du numérique au service d’impressions. Pitof réalise une série d’impressions d’époque, rétablit un climat, souffle un air tout autre que le nôtre mais curieusement lié ; son esthétique détonne, révolte, fascine aussi, elle marque la rétine du spectateur par son insolence et son audace visuelles. Pour le reste en revanche… Scénario invraisemblable, retournements dramatiques incohérents, acteurs en sur-jeu constant, composition musicale assez horripilante – signée pourtant Bruno Coulais – qui appuie trop ses effets qu’elle va piocher un peu partout jusque chez Danny Elfman et son Batman. Il faut voir dans Vidocq une expérience de cinéma, une tentative de travailler les ressources du numérique à la manière d’un souffleur de verre pour proposer une œuvre résolument baroque et maniériste qui, et c’est là son défaut, semble oublier tout le reste. Comme si faire de belles images suffisait à faire un film. De l’importance de l’écriture dans un art facilement réduit à sa force visuelle.
Avant de nous avoir pondu cette purge de "Catwoman", Pitof, de son vrai nom Jean-Christophe Comar, nous a réalisé un film vraiment absurde et pas terrible du tout : "Vidocq". Inspiré de l'histoire du célèbre détective du XIXe siècle Eugène-François Vidocq, ce film est le premier film Français en numérique, ce qui pouvait être une oeuvre révolutionnaire dans le cinéma Français. Et pourtant... quel désappointement ! De mon point de vue, "Vidocq" est loin de faire partie des ignobles daubes Françaises qu'on a actuellement, mais n'empêche que c'est quand même pas un bon film. c'est un film sans saveur, sans charisme et sans tendresse. Je vais commencer par parler des qualités du film avant de rentrer vraiment dans le négatif : pour commencer, je trouve le film ambitieux vers les deux premiers tiers. Le scénario est assez simpliste mais peut bien fonctionner. Les décors sont très bien foutus, le personnage principal, qui n'est pas Vidocq (What ?) se cadre bien dans l'histoire. Le film fait preuve de bonnes idées et de choses intéressantes, mais les gros défauts le nuisent de manière flagrante. Pour les défauts du film, même si les décors sont bien, le visuel est extrêmement mal foutu et a très mal vieilli avec le temps qui a passé (vraiment quand tu regardes le visuel c'est absolument dégueu.) Les acteurs, à part peut-être Guillaume Canet, sont pas vraiment au top. Les dialogues sont assez ridicules, les scènes de combat sont illisibles et c'est tout le dernier tiers du film qui part en live en devenant absurde et incohérent au final. À noter aussi que la mise en scène est souvent mal gérée et que les clichés sur les femmes de l'époque aggravent le cas du film. Au moins, je dirais que la musique est plutôt bonne et rentre bien dans le concept, mais ça sauve pas non plus le film. Sans compter que le rythme a tendance vraiment à ralentir et même si le film dure à peu près 1h30, on a l'impression qu'il dure une heure de plus. Au niveau des acteurs, Guillaume Canet est peut-être le seul qui tient son rôle à cœur dans le film. Il s'implique bien, son personnage garde un côté sérieux et perspicace, mais rebondit de manière grotesque vers la fin du film (no spoil). Par contre le reste des acteurs laisse un peu à désirer : Gérard Depardieu dans le rôle de Vidocq, qui au final est très secondaire dans l'histoire, joue de manière froide et s'implique mal lors des scènes de combat. André Dussollier est pas au top non plus. Son personnage est insipide et joue vraiment de manière fade. Inès Sastre peut dégager du charme. Elle est peut-être bien belle, mais son personnage est clichée et elle se sexualise vraiment pour rien. On peut aussi noter la présence de Moussa Maaskri, Isabelle Renauld et Edith Scob qui sont pas très bons eux non plus. Le reste des acteurs, Jean-Pierre Gos, Jean-Pol Dubois, André Penvern... est pas ouf non plus. En conclusion, malgré son côté ambitieux, "Vidocq" est un film qui n'a pas d'âme et qui se plante royalement. Donc je ne vous le conseille pas vraiment de le voir, sauf si vous voulez voir à quoi ressemblait le numérique dans les films Français des années 2000. Pauvre Pitof ! Lui qui réalisera "Catwoman" trois ans plus tard, pour le peu de films qu'il a fait, il avait vraiment pas l'étoffe d'un bon réalisateur !