1081 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
178 critiques spectateurs
5
20 critiques
4
43 critiques
3
55 critiques
2
26 critiques
1
21 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
CrackO DingO
58 abonnés
1 077 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 23 mai 2025
Un film qui a sa particularité, et son univers. Portant sur l'angoisse psychologique, il nous plonge dans l'horreur à petit feu. Une histoire dérangeante qui mérite la moyenne, même si elle ne restera pas en mémoire. ----Décembre 2022----
On est partagé, entre l'horreur de la situation et...son absurdité ? Quels parents permettraient cela ? Quel homme pourrait avoir si peu de courage ? On se demande si ce n'est pas pour questionner le spectateur sur les limites de la civilité....mais il en résulte un détestable malaise.
J'ai vu le film original après le remake américain. La première partie du film est une copie quasi conforme, même nom de personnages, mêmes événements qui surviennent, acteurs qui se ressemblent, et c'est assez perturbant. C'est plutôt étonnant pour des films.ui sont sortis à 3 ans d'intervalle. En revanche la fin diffère totalement et je ne saurais dire lequel des deux films je préfère. Et je ne dis rien de mal en disant que le film danois est beaucoup plus perturbant que le film yankee.
Quelle déception que ce « Speak No Evil ». Film Danois ayant rencontré un succès d’estime en 2022, c’est avant tout son remake US de 2024, qui a attiré la lumière sur le film original. Poussé par la curiosité, je me suis enfin plongé dans ce film considéré comme culte par certains amateurs de thrillers / films horrifiques. Et verdict immédiat juste après le visionnage : je suis déçu ! Non pas que le film soit mauvais, mais il est avant tout peu crédible. Le film démarre et installe une atmosphère prenante assez rapidement et maintient un rythme efficace pendant les deux tiers de sa durée. Un malaise s’installe progressivement grâce à l’écriture, au jeu convaincant des acteurs et à la réalisation réussie et prenante. Alors, quel est le problème ? Et bien, le dernier tiers du film, qui s’effondre et laisse sur un sentiment très mitigé. A partir du moment où le twist est dévoilé, la narration devient plus hasardeuse et le scénario assez improbable. spoiler: Comment peut-on croire à des choix aussi absurdes et à une passivité totale des personnages lors du dénouement ? Comment un couple de parents dont on vient de kidnapper et d’agresser leur fille se laisse complètement aller jusqu’à se déshabiller et se laisser mourir au sol par lapidation ?
Alors oui, la volonté de marquer le spectateur par une fin spoiler: totalement sombre et nihiliste est bien présente. Mais ce choix narratif est contrebalancé par le manque de crédibilité des choix des personnages et d’un scénario, au final, peu satisfaisant. Dans un genre proche avec unspoiler: dénouement nihiliste , l’excellent Eden Lake, réussissait, là où ce « Speak No Evil », à mon gout, échoue. Au fait, qui a réalisé « Eden Lake » ? James Watkins ! Ne serait-ce pas le réalisateur du remake ? Pour une fois que j’ai une bonne raison de m’intéresser à un remake… Note : 11/20
Le développement du film est plutôt classique dans son genre, jusqu'au final spoiler: qui est d'un diabolisme terrible et très bien amené. Ce final est vraiment marquant. . Et nous avons donc là un excellent film d'horreur.
Un thriller horrifique invraisemblable, plutôt chiant et sans âme, mais qui se distingue par un épilogue particulièrement violent. Pas de quoi en faire un remake aux Etats Unis, non ? Ah tiens, si...
Ne dis rien ne laisse effectivement rien à dire tellement il est Géniallisimo comme dirait mes amis italiens du camp de vacances. La symbolique religieuse que j’ai pu déceler tout au long du film, m’a retourné l’esprit et m’a fait tout de suite songé à un film de GENRE. spoiler: Je propose un petit spin-off sur le babysitter fou qui kidnappe lui aussi les enfants,
Bref regardez pas ça en famille mais regardez si vous détestez la vôtre, ne vous baladez pas en Hollande !
Dans ce long-métrage aux faux airs de « Funny games », deux façons de penser dues aux origines des deux couples s’opposent : la rigueur/froideur danoise au libéralisme/franc parler des hollandais. Ainsi, certaines actions et réflexions des protagonistes, pourront entraîner des questions que l’on se posera en même temps qu’eux et qui déboucheront sur le sempiternel : « Et moi, à leur place, j’aurais fait quoi » ? Une fois la première partie, celle des présentations passée, on bascule assez vite vers une seconde dont le final nous laissera un goût étrange dans la bouche. Si les protagonistes et leurs réactions sont réalistes et portent le film, un petit bémol vient entacher un peu le tableau, spoiler: celui du « secret » que détient Abel, le fils du couple hollandais, qui se grille assez vite et pourrait réduire l’impact d’une scène ultérieure importante. Mais bon, ce détail n’enlève rien à l’efficacité d’un métrage qui enthousiasmera ou provoquera un rejet épidermique selon le caractère de tout un chacun. Dans tous les cas, difficile d’en sortir indemne car il suscite diverses émotions, pour la plupart troublantes. Ainsi, « Speak no evil » (dans sa version originale), malgré le malaise qu’il peut provoquer, a le mérite de faire réfléchir sur notre place dans la société et sur ce que l’on subit pour être accepté socialement et c’est déjà beaucoup !
Un bon thriller à l'ambiance dérangeante et la fin surprenante. Le casting est bien dirigé, les décors sont de vrais cartes postales qui accompagnent bien le film.
"Ne dis rien" est un film tout droit venu du Danemark, qui a pour seul objectif de nous plonger dans une atmosphère extrêmement particulière. Ne connaissant pas grand-chose de l'œuvre, je me suis lancé dans son visionnage sans avoir d'attentes, et j'ai donc pu découvrir toute la portée d'un récit qui cherche avant tout à attraper son spectateur. Dès le début, la mise en scène place une ambiance très oppressante, cela se fait par une absence de musique, par un montage clinique, mais surtout par un point de vue assez éloigné de nos personnages. Dans les premières minutes, le réalisateur cherche à offrir une approche d'observateur à ses visuels, où nous allons simplement suivre les choses sans que rien ne paraisse réellement étrange. Mais au fur et à mesure que le long-métrage avance, nous allons nous rapprocher de nos personnages, pour y découvrir leur principale caractéristique, celle qui va les mener à leur perte. En effet, tout le film traite de la question de l'agissement, dans une société où nous avons peur de déranger, jusqu'à quel point pouvons-nous être brusqués avant de tout stopper ? Et nos héros sont typiquement le genre de personnages qui sont à l'extrême de cela, ceux qui ne disent jamais rien, car ils sont simplement des gens habitués à rester droits. Et franchement, dans son idée, dans son ambiance et dans l'angoisse que procurent les acteurs, je trouve que le film s'en sort vraiment bien. Fedja Van Huet est vraiment dérangeant dans son jeu par exemple, il propose une excellente performance. Et si vous réussissez à rentrer dans ce que propose le film, je pense que vous pouvez clairement l'apprécier. Malheureusement, même si l'idée est très bonne, j'ai quand même quelques petites choses à redire au sein de ce dernier, principalement dans la manière dont le concept est amené. Par moments, je trouve qu'il va trop loin, et cela se fait par des réactions très exagérées de nos personnages, ou bien par des hasards de scénario. Quand la gamine cherche son doudou et qu'ils sont obligés de faire demi-tour pour le récupérer, alors qu'il était finalement sous le siège, j'avoue avoir poussé un gros soupir. Même si la scène qui m'a le plus posé problème est clairement la fin, car je la trouve vraiment ridicule. Sur le papier, je comprends le principe, on pousse le délire très loin et on montre que ses personnages n'ont aucune réaction. Mais si j'ai accepté tout le reste, j'ai beaucoup de mal avec cette fin, qui paraît très exagérée. spoiler: Je veux bien qu'ils n'aient aucune réaction, mais quand il est question dans leur vie, alors que les autres ne sont même pas armés, je n'arrive pas y croire. Même le coup de la pression mentale qu'ils ont sur eux n'a pas réussi à fonctionner pour moi, c'est beaucoup trop gros. Par conséquent, je vous conseille de prendre ce film pour ce qu'il est. C'est une expérience particulièrement dérangeante, où nos héros seront poussés à bout et où l'ambiance prime sur le reste. Si vous réussissez à passer au-dessus des problèmes de cohérence, vous allez passer un bon moment. Pour conclure, une expérience assez glaçante.
Terriblement angoissant... Incroyable film danois, d'un style horrifique très différent de d'habitude. Plus le film avance, plus on est gêné, plus le malaise s'installe, jusqu'au dénouement. La prestation des acteurs et des actrices porte ce film, rendant son histoire si particulière. Un film qui mérite une enorme 'attention
Une famille danoise est invitée par une famille néerlandaise rencontrée en vacances à passer le week-end chez eux. C’est une fois arrivés sur place qu’ils constatent que des tas d’éléments ne cadrent pas avec leurs valeurs, leur manière de considérer les choses ou de fonctionner. Un mot par-ci, une attitude par-là : rien de très grave évidemment, et en bons citoyens bien élevés, les Danois se disent qu’il est normal de faire quelques efforts pour s’adapter à leurs hôtes. C’est là toute la réussite de ‘Ne dis rien’, qui plante un cadre, et une réaction à ce cadre, dans lesquels tout le monde pourra aisément se reconnaître : ça ne nous plaît pas, on trouve même ça quelque peu insultant mais ce sont des amis, des collègues, des proches, et il sera socialement non acceptable de leur en faire la remarque. Du silence, de l’acceptation de ce qui ne devrait pas être accepté naît le drame, et ‘Ne dis rien’ prend un malin plaisir à faire lentement monter la sauce, à multiplier les possibilités pour la famille nordique de s’extraire du guet-apens et à conclure, dans sa dernière minute, d’une sentence glaçante qui résume tout le propos du film. A la rigueur, on pourrait même estimer que les motivations secrètes de la famille néerlandaise, du genre de celles qu’on retrouve dans n’importe quel thriller à psychopathes et qui justifient l’appartenance du film à la sphère du film d’horreur, sont ici superflues tant le film aurait pu simplement fonctionner sur un choc des “cultures” - alors que Danemark et Pays-Bas sont finalement très proches - et des valeurs qui ne peuvent pas s’accorder autrement que sur une forme de lâcheté assumée.
"You went to find the rabbit ? It's very heroic of you."
Jouant sur les silences, les non-dits et une interprétation parfois très lente qui permet d'accompagner les personnages principaux dans leurs réflexions comme la caméra à l'épaule les accompagne dans leurs déplacements, Speak No Evil n'a pas peur de jouer sur les clichés du genre pour mieux les décaler et installer une ambiance particulièrement malaisante de bout en bout.
Les deux qualités qu'on l'on recherche dans un bon thriller ou un film d'horreur sont une mise en scène soignée voire innovante, qui mette en lumière (ou en obscurité) un cadre angoissant ou une dissection des rapports humains, en l'occurrence les petites manies et limites d'un couple middle class danois confronté à un autre couple, néerlandais.
Speak No Evil tient des deux, avec une réalisation réaliste et glaçante (marque de fabrique scandinave) et une objectivation particulièrement oppressante des rapports entre couples a priori similaires mais, aussi, au sein du couple, ce qui accroît le sentiment d'oppressante immersion.
Quelque part entre Nietzsche et Sartre, la narration nous plonge ainsi dans une lente descente en enfer faite, pourtant, de banalités quotidiennes jusqu'au twist final qui vient gâcher l'ensemble à force de glauque et, malgré un réalisme toujours aussi efficace, une narration qui part en vrille.
Bof… La grande majorité est conquise. Pour ma part, invraisemblable, incohérence et facilité scénaristique m’ont davantage agacé que terrifié. Sérieux, un film avec plusieurs qualités techniques, mais pour le réalisme et la vraisemblance du scénario et des personnages, on repassera.