Drive My Car
Note moyenne
4,0
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216 critiques spectateurs

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Sylodyss
Sylodyss

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 août 2021
Magnifique film, qui prend le temps d'aborder énormément de sujets. Certaines scènes sont magnifiques (toutes les scènes dans la voiture, les répétitions de la pièce de Tchékov, le dîner chez les coréens). Un chef-d'oeuvre.
boyerthom
boyerthom

21 abonnés 4 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 août 2021
(Peut contenir des spoils)
Certes c’est un film qui prends sont temps. Le réalisateur y distille subtilement beaucoup d’éléments ou de scènes qui sont autant de clefs de compréhension de la psychologie des personnages.

Le réalisateur y explore d’une part la confrontation entre la raison et la passion.
Le personnage principale Yusuke est cérébral, réfléchi, intérieur… au point d’étouffer ses émotions et sa colère par peur de perdre sa femme.
À l’opposé, le jeune acteur est quant à lui prisonnier de ses pulsions, étant incapable de gérer ses frustrations (sexe, violence).
Mari et amant se complète alors, permettant à Oto de s’épanouir de cette façon.
On retrouve d’ailleurs cette ambivalence dans l’histoire que la femme leur conte a chacun : une fille à la fois trop introvertie pour déclarer sa flamme au garçon qu’elle épie, et qui va pourtant finir par avoir un accès de violence en tuant le cambrioleur.

D’autres part, la thématique du deuil et de la résilience est traitée à travers cette relation qui se noue entre Yusuke et sa jeune conductrice Misaki.
Tel deux âmes blessées, père et fille de substitution, ils vont apprendre ensemble à se pardonner de leur passé respectif. Peut être que la banquette d’une vieille auto rétro vaux bien le divan d’un psy après tout?
Fegatilliugo
Fegatilliugo

8 abonnés 20 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2022
Drive My Car est bon dans le fond mais mauvais dans la forme. Bon dans le fond car l'histoire autour du personnage principal et la façon dont va être traité son deuil après la mort de sa femme est bien développer. À travers les différents dialogues et personnages secondaires qui ľentoure. Le film m'a d'ailleurs pris à contre-pied car je m'attendais à une romance entre le personnage principale et la chauffeuse sauf que pas du tout et çela prend tout son sens . Ils ont tout les deux perdus quelqu'un de chère et se complète à travers leur dramaturgie.

Mais dans la forme c'est plus compliqué car le film est d'une lenteur absolue. Et la mise en scène n'y aide pas avec beaucoup de plan fixe et une musicalité quasiment inexistante. Les nombreux monologue sont souvent pertinent mais renforce ce sentiment de longueur.

Un film qui ne conviendra pas à tous le monde, faut s'accrocher, je suis moi même perplexe.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 août 2021
Des 40 films vus à Cannes cet été 2021, aucun ne m'a fait un effet aussi durable et profond que Drive my car.

Le cinéma de Ryusuke Hamaguchi, qui jusqu'ici m'avait paru extrêmement prometteur mais toujours un peu inachevé, atteint tout à coup une ampleur et un niveau de perfection qui place son réalisateur au rang des plus grands.

On pourrait lister longuement toutes les caractéristiques qui constituent une oeuvre cinématographique, en constatant ici à chaque fois leur excellence : un scénario à la fois évanescent, précis et magique (tiré d'une nouvelle de Murakami), une mise en scène qui n'hésite à recourir ni à l'emphase ni à l'intimité (et qui peut réunir les deux), un jeu d'acteur captivant, une photographie absolument somptueuse (certaines scènes - la neige, le bord de l'eau, la répétition dans le jardin - sont parmi les plus belles que j'ai vu cette année).

Au-delà des qualités techniques du film, c'est son contenu profond qui ensorcèle. Le ballet des rencontres au fil des années (avortées, inattendues, interrompues), la méconnaissance de soi-même et des autres, le sens de notre existence et la puissance de la nature : Hamaguchi tisse la fine trame d'une philosophie personnelle et poétique qui m'a sidéré par sa puissance.

Drive my car nous tient en haleine pendant plus de trois heures, thriller psychologique et sentimental, parsemé d'éclair de génie saisissant, tel la représentation finale de la pièce de Tchékov. Pour moi le film de l'année, et même peut-être un peu plus.
Martin Scorsese
Martin Scorsese

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 août 2021
Lecteur de Murakami et amateur des films japonais j'ai trouvé ce film d'un ennui total.
A part de très rares moments ,tout est creux , vide de sens , répétitif, sans inspiration...
Je déconseille ces trois heures sans intérêt.
Childeric
Childeric

4 abonnés 3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 octobre 2021
J'aurais mis une note négative si je l'avais pu. Trois heures de vacuité absolue, nombrilistes à l'extrême. On dirait une caricature de cinéma germanoprantin à la Klapisch, et pourtant c'est du cinéma japonais. Les personnages sont des statues vides de toute émotion, totalement creux, il ne s'y passe absolument RIEN. Ah si, il y a 2-3 jolis paysages. C'est un peu limite pour combler 3h laborieuses.
etienne r
etienne r

8 abonnés 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 août 2021
Une purge de plus de 3h, je ne crois pas m'être autant ennuyé au cinéma. Les scènes documentaires de voiture alternent des monologues verbieux et sans âme, ou chaque acteur récite dans sa propre bulle son texte creux. Mon conseil: soyez vigilant a la qualité des fauteuils, vous pourrez au moins faire une bonne sieste. PS : c'est aussi l'occasion d'apprendre le langage des signes coréen.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2021
En adaptant une nouvelle de Murakami, Hamaguchi signe un film à la fois poétique et ésotérique traversé de moments de grâce. Il livre une œuvre assez limpide malgré ses trois heures et ses longs tunnels de dialogue et traite du deuil et de la culpabilité sans jamais sombrer dans le pathos. Son film est lancinant et hypnotiques, c'est une méditation sur la vie, la mort et l'art empreinte d'une grande pureté. Les scènes de répétitions de Oncle Vania de Tchekov sont passionnantes et donnant envie de relire l'œuvre du dramaturge russe. Drive my car est un film à la fois linéaire et mystérieux, qui se dévoile autant qu'il ne se dérobe à nous. C'est troublant énigmatique et même poétique. Et les scènes de route sont magnifiquement filmées. Une pleine maîtrise de la mise en scène et du scénario qui montre qu'Hamaguchi,après le déjà très beau Asako I et II, est un auteur à suivre de très près.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2021
Je n'avais pas accroché aux 2 premiers "Senses" mais les critiques élogieuses réservées à ce dernier film de Ryusuke Hamaguchi, combinées à la perspective de retrouver l'univers de Murakami, que j'apprécie grandement, m'ont poussé à voir "Drive my car". C'est globalement une déception. Pourtant, les deux premières heures sont intéressantes, le scénario complexe et les interprètes de qualité. La première partie qui décrit la fin de la relation d'Oto et de son époux est la plus belle, magnifiée par une mise en scène d'une élégance extrême. Le lien très fort qui unit le couple, comme la déception immense qui envahit le mari lorsqu'il surprend sa compagne avec un autre, sont dépeints avec une évidence et une force rares.
De même, les premières séquences à Hiroshima sont très réussies : la connivence avec le responsable artistique du festival, le repas chez lui en compagnie de son épouse, comédienne muette choisie pour l'un des rôles de la pièce de Tchekhov, les premières lectures d' "Oncle Vania"... Le fil est perdu lors du monologue du comédien qui, dans la pièce, doit jouer le rôle-titre. La scène se déroule dans la Saab du metteur en scène, qui raccompagne le premier à son hôtel. Le discours, trop long, vide, apparaît dénué de sincérité, déclamé peut-être également par un acteur plus superficiel.
A partir de cette scène, le reste du long-métrage plonge dans la convention et ne parvient plus que rarement à faire naître l'émotion des débuts (on sauvera malgré tout l'étreinte entre le metteur en scène et son chauffeur devant les restes de la maison détruite de la jeune femme, sur son île natale, où elle a conduit son client).
Jack K.
Jack K.

17 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2021
Le film de 3 heures tourne autour de la pièce de théâtre « oncle Vania » d’Anton Tchekhov (pièce qui fait 3h également). Mais il est aussi une adaptation des nouvelles de Haruki Murakami « Des hommes sans femmes » dont il cite des passages entiers.
C’est une belle réussite cinématographique ; on ne s’y ennuie pas un instant. Les acteurs sont tous attachants, les images sont belles et la narration fait la part belle aux sentiments. L’amour, le manque, la solitude sont montrés avec finesse. Un bon moment de cinéma.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2025
Toute la délicatesse dont sait faire preuve un certain cinéma japonais (belle photographie, élégante mise en scène) s'allie à ce tempo très lent qui le caractérise malheureusement aussi, renforcé par une grande pudeur dans l'interprétation. Un charme se dégage cependant ainsi qu'une réflexion implicite sur l'art, sur la vie augmentée ou remplacée par la création, sur la catharsis permise par l'écriture via l'histoire d'un couple, tant dans son intimité que sa carrière parallèle où la précision, l'esthétique, l'imaginaire embellissent ou voilent le réel. Or, à ces problématiques principales intimement connectées se greffent deux histoires qui auraient pu constituer des trames à elles seules mais visent à confronter le dramaturge à son personnage ou à ses remords: celle, un peu malaisante, d'un acteur-admirateur dont les récits de son amante redoublent les initiaux de façon lassante - quoi qu'en en comprenne la portée pour le héros - ainsi que celui de la conductrice qui pourrait être sa fille et ne se remet pas de son propre drame personnel. Une ode à l'acceptation de son passé, à la guérison de ses maux, au pouvoir réconfortant ou révélateur de la scène.
Valérie J.
Valérie J.

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 août 2021
D'ordinaire je suis sensible au cinéma japonnais, je suis donc allée, vierge de tout avis critique le voir, hier après midi. je me suis emmerdée à un point rare. à l'image du générique qui n'en finit pas d'arriver, j'ai attendu la dernière image avec impatience. un seul point positif, j'ai pu m'assoupir et même dormir un peu.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2021
Ai vu "Drive my car" du réalisateur japonais Ryusuke Yamaguchi. Que j'aurais adoré adorer ce film parfait dont je me faisais une joie de voir. Absolument tous les ingrédients sont là pour que je crie au chef d'oeuvre, une mise en scène souple et jamais démonstrative, un scénario extrêmement travaillé et construit, une interprétation intériorisée, une photographie soignée, un rythme qui prend son temps... mais hélas je ne suis jamais vraiment rentré dans ce long métrage de 3 heures. J'ai toujours eu la sensation de me voir en train de visionner le film qui m'a paru assez long et très répétitif. Yusuke Kafuku est un metteur en scène de théâtre à qui l'on demande de monter "Oncle Vania" dans la ville d'Hiroshima, nous suivrons donc tout le processus de création des auditions à la première. Les organisateurs du festival théâtral lui interdisent de conduire lui même sa voiture pendant toute la durée de son contrat et Kafuku se retrouve dans l'obligation de se laisser guider par les mains expertes de Misaki Watari, jeune femme mutique et discrète. Leurs destins sont liés par des points communs qui vont les métamorphoser au fur et à mesure des longs trajets en voiture sur les routes nippones. J'ai souvent eu la sensation que le scénario très (trop) écrit ne laissait rien au hasard, que tout jusqu'au plus petit détail devait être justifié, expliqué, pour s'emboiter dans cette mécanique psychologique... jusqu'à parfois friser l'invraisemblable. Le rapport du metteur en scène et du rôle principal sont prévisibles et pas très crédibles. Les scènes d'apprentissage de texte dans la voiture sont redondantes et fatigantes au fur et à mesure des kilomètres. Les scénaristes ne font pas toujours confiance à l'intelligence du spectateur et le texte d'"Oncle Vania" est sur-utilisé pour bien nous nous faire comprendre les correspondances entre l'état du personnage principal et ceux de Tchekhov. J'ai surtout été fasciné par la jeune conductrice qui est uniquement spectatrice et qui sera bien malgré elle l'élément perturbateur... mais n'ai je pas surtout été hypnotisé par son interprète incroyable qu'est Toko Miura ? Comme souvent en voiture j'ai eu régulièrement l'impatience d'être arrivé, d'être à la limite de l'agacement par les paysages répétitifs de l'autoroute et d'avoir qu'une envie celle de faire une pause pour me dégourdir les jambes... Dommage mais peut être n'était ce pas le bon jour pour faire ce voyage.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 21 novembre 2021
Film long et soporifique, plusieurs histoires se superposent sans toujours se croiser. Il faudrait voir plusieurs fois pour y comprendre quelque chose mais franchement 3 heures c'est sans appel et puis n'est pas spécialiste d'Oncle Vania qui veut !
Jipéhel
Jipéhel

46 abonnés 176 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 août 2021
Ceux qui survivent ne cessent de penser aux morts

Ryusuke Hamaguchi adapte ici un extrait du recueil Des hommes sans femmes de Haruki Murakami. Et au passage, empoche le Prix du scénario à Cannes, au demeurant, un prix bien mérité. Alors qu'il n'arrive toujours pas à se remettre d'un drame personnel, Yusuke Kafuku, acteur et metteur en scène de théâtre, accepte de monter Oncle Vania dans un festival, à Hiroshima. Il y fait la connaissance de Misaki, une jeune femme réservée qu'on lui a assignée comme chauffeur. Au fil des trajets, la sincérité croissante de leurs échanges les oblige à faire face à leur passé. 180 minutes d’une virtuosité sans pareil, le tout servie par un casting +++. Du grand art !
Il y a ici, de toute évidence deux films distincts… la preuve en est que le générique n’arrive à l’écran qu’au bout d’une bonne heure, séparant ainsi les deux histoires qui vont pourtant finir par s’imbriquer étroitement. Un film très lent et pourtant sans une seconde d’ennui tant les surprises jalonnent le scénario et ce, jusqu’à l’ultime minute. Aux yeux de Ryûsuke Hamaguchi, endosser plusieurs identités est une forme de folie socialement acceptée. Ce drame tente d’atteindre une forme de vérité à travers les sentiments contradictoires traversés par les membres d’une troupe de théâtre. Le texte de L’Oncle Vania de Tchékhov supplante souvent les dialogues des personnages du film, jusqu’à une dernière scène bouleversante de beauté et d’inventivité. Un coup de génie. Rien que pour lui, ça vaut le coup d’attendre 3 heures. Hamaguchi aime les expériences cinématographiques. Après Asako I et II, Senses 1,2,3,5,5, il nous offre – car c’est un cadeau -,
Hidetoshi Nishijima, Toko Miura, Masaki Okada, Reika Kirishima et les autres sont absolument époustouflants dans ce film qui nous parle de deuil, de parole juste, d’écoute et de création artistique. C’est un chef d’œuvre limpide, éblouissante et ciselée dans ses moindres détails. Rarement les relations humaines et les rapports amoureux ont été scrutés avec autant d’acuité. Le film envoûtant d’un réalisateur inclassable à découvrir de toute urgence. A coup sûr, un des sommets de l’année.
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