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Jean-Baptiste B
39 abonnés
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2,0
Publiée le 25 septembre 2021
Après un pré générique intriguant de 45 min tout de même, le film s'étire et se répète dans ce qui semble être une boucle infinie et terriblement ennuyeuse. Je pense que c'est typiquement le genre de film où l'effet exotique du Japon joue à plein sur les critiques positifs, mais la substance du film est très pauvre en définitive. Si un européen écrivait un film pareil, la plupart jugerait ça prétentieux et vain je pense. Est ce que ce film a du succès au Japon?
Oui, mérite le qualificatif de Chez d'oeuvre , rien de plus à dire , tant d'humanisme et de sensibilité psychologique sans tapage est hallucinant , prévoyez 3 heures de bonheur total . Après avoir vu le film , j'ai lu la nouvelle de Murakami , que j'aime beaucoup , et là....Deception ! Elle est beaucoup plus fade que le film , se résumant aux confidence de l'acteur concernant son épouse décédée à la conductrice de la voiture , sans les mystères que développe le film , et sans quoique ce soit concernant les répétitions d'oncle Vania... Clairement , le film vaut 10 fois plus que la nouvelle !!!
Un film long et ennuyeux qui donne juste envie de se faire hara-kiri. Avec des personnages inexpressifs et des dialogues monocordes. Sa portée philosophique ( continuer à vivre malgré les drames de la vie) ne suffit pas à en faire un bon film. J’ai du mal a comprendre comment il peut avoir d’aussi bonnes critiques.
J'avais moyennement aimé les sens. J'ai trouvé celui-ci encore plus fastidieux. Proche d'un wherasetakul. Déjà un générique au bout de 40min je trouve ça précieux au possible. Le propos du coup est dilué dans une masse d'image lassante.
De ce film, je n'avais entendu que des louanges à Cannes, de la part de toutes celles et de tous ceux qui l'avaient vu durant le dernier Festival. Au point que certains en arrivaient à se demander si le jury 2021 n'allait pas accorder une 3ème Palme d'or de suite à un film asiatique. Finalement, "Drive my car" n'a obtenu que le Prix du scénario et c'est déjà pas mal. Est-ce trop ? De Ryusuke Hamaguchi, j'avais vu "Senses 1&2", mais, pas vraiment convaincu, je n'avais pas jugé bon d'aller voir les 3, 4 et 5 malgré l'emballement des critiques au sujet de ces films. J'avais vu aussi ASAKO I&II, et là, j'avais mieux marché. C'est dans une nouvelle du recueil "Des hommes sans femmes" de Haruki Murakami, qui est, parait-il, l'écrivain japonais le plus lu dans le monde, que Hamagushi est allé chercher la matière de "Drive my car". On y voit Yûsuke Kafuku, un metteur en scène de théâtre, qui, 2 ans après avoir perdu sa femme, est chargé d'une série de représentations de "Oncle Vania" à Hiroshima : trouver les acteurs, les faire répéter, arriver jusqu'à la première de la pièce. On se dit, Tchekhov, Murakami, Hamaguchi, nous voilà parti pour 3 heures de pur bonheur. Pas si vite, les amis ! Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le jugement qu'on porte sur un film est souvent lié à ce qu'on voit et à ce qu'on entend dans sa dernière partie, comme si l'impression laissée par le reste du film était oubliée et il est vrai que la dernière heure de "Drive my car" est d'excellente facture. On y parle avec émotion et une certaine profondeur de la mort, de la trace laissé par les morts sur les vivants, de la responsabilité qu'on peut avoir, sans l'avoir recherchée, sur des évènements tragiques et qui vous minent. Toutefois cela ne m'empêche pas de me rappeler les scènes, certes souvent très belles mais très ennuyeuses, entrecoupées de quelques rares fulgurances, de tout ce qui précède. A titre plus anecdotique, un certain nombre de questions méritent d'être posées : tout d'abord, la curiosité de voir un prologue qui dure près de 3/4 d'heures, avec le générique de début du film apparaissant à la fin de ce prologue. Ensuite, la nouvelle de Haruki Murakami parle-t-elle d'une distribution internationale, mêlant au japonais du chinois, du coréen et de la langue des signes coréenne ou bien est-ce une (bonne) idée de Ryusuke Hamaguchi ? Idem concernant la voiture de Kafuku, cette voiture pour laquelle il a une sorte de vénération au point d'hésiter longuement à la laisser aux mains de Misaki Watari, la chauffeuse que le théâtre d'Hiroshima lui a assigné pour les trajets entre le lieu des répétitions et son lieu de résidence : pourquoi une voiture européenne, une voiture avec le volant à gauche dans un pays où, tout comme en Angleterre, on roule à gauche ? Pourquoi cette voiture n'a-t-elle plus, à la fin, la plaque d'immatriculation du début ? Pourquoi la faire rouler sur une 2 fois 2 voies fonctionnant à l'envers de la normalité japonaise ? Faut-il voir dans ces petits détails des messages que je n'aurais pas compris ?
Enthousiaste en sortant de ce long film (3h) où les trajets en voiture sont comme une métaphore du cheminement personnel de Yusuke avec Misaki qui conduit la voiture et qui assure tous ses déplacements. Leur relation est étrange, distante et réservée ce qui leurs permet de parler des événements les plus intimes de leurs vies respectives, comme père et fille ? C’est sans doute le point fort du film et ce qui le rend si humain malgré un contexte « intellectuel » .
j’y ai vu 3 parties bien différentes mais qui construisent le film: - La vie de couple, heureuse et douloureuse, des deux artistes de théâtre - La longue « thérapie » grâce à ces conversations intimes pendant les trajets automobiles et grâce à Tchékov - Le long voyage improbable de Hiroshima jusqu’à Hokkaîdo, à la rencontre du passé de Misaki….pour mieux oublier le sien ? .J’ai retrouvé le cinéma de Nuri Bilge ceylan (turc): La parole et l’écoute…
On aurait pu faire plus court. Des longueurs parfois inutiles. Cependant le film est assez touchant. Ce metteur en scène, qui, malgré la série de malheurs qui le touchent, reste équilibré, stoïque, compréhensif, professionnel dans sa quête de reconstruction. Beaucoup de personnages intéressants et bien filmés. Et cette voiture, atypique, par sa marque, son ancienneté, par sa conduite intérieure à gauche, qui ne manque pas d'interpeller. De la même façon, la dernière scène est assez énigmatique. La jeune chauffeur conduit seule la voiture du metteur en scène, avec le chien des coréens, après avoir fait des courses dans une grande surface visiblement au Japon mais, juste après, se retrouve à conduire à droite, sur une autoroute, donc plus au Japon. Que comprendre?
Film fluide et fort par sa mise en scène , ses acteur-rices, et sa technique (image/montage). Un éloge du théâtre et spécifiquement de Tchekov & de la force de sa pièce En Attendant Godot, mais aussi une monstration lyrique des rapports humains (amitié, amour, respect) et de l'homme en soi (et le questionnement sur lui-même).
Cette année les sélections de Cannes atteignent le sommet de l'ennui. Drive my car, est en tête de liste, 3h d'incompréhension , de lenteur inutile, de monologue stérile , de route filmée à l'infini , bref ce fut une épreuve pour moi de rester aussi longtemps, avec beaucoup d'agacement , le même sentiment que pour le film the tree of life qui avait reçu la palme d'or en 2011 ...
S’embarquer en plein été dans un film japonais de 3 heures sans rien savoir de son scénario, de son casting, c’est rare chez moi, mais voilà ce qui m’est arrivé. Et sortir de la chaviré, ébloui, ce fut ma récompense Tout y est : un scénario qui mêle l’intime, le non dit et un certain suspense, une réalisation hors pair qui nous tient en haleine ( en haleine? Vraiment ? Pour un film qui parle de deuil et de théâtre ? Eh oui!) de rebondissement en rebondissement on découvre de nouveaux personnages , d’autres s’animent ou se révèlent pour tendre vers une scène finale sublime. Mille fois déjà commentée, je n’en dirai donc rien de plus. Mais si vous avez envie de vous perdre , et vous retrouver dans les méandres d’un récit surprenant, si vous êtes sensible a l’obsession de l’amour après la mort, du enfin vous voulez redécouvrir Tchekov et en tressaillir d’émotion, ce film est pour vous
J’ai beaucoup aimé ce long prologue de presque une demi-heure, tout en nuances de gris sur un couple qui s'aime mais ne dialogue plus. J'ai aimé que la femme enregistre les dialogues des pièces de son mari en laissant vide ses répliques. Quelle belle idée de faire jouer Tchekov en plusieurs langues, y compris en langue des signes, comme pour souligner l'universalité du propos. Un monologue magnifique sur le Connais-toi toi-même et tu connaitras l'univers et les dieux. Un film magnifique sur le pardon que l'on s'accorde à soi-même face à la vie.
Horriblement long. 3 heures pour ne voir que des répétitions théâtrales. Quand on ne les voit pas conduire des kilomètres et des kilomètres. Vraiment sans intérêt.
Un film d’une densité puissante et impressionnante. Malgré un rythme plutôt lent le film aborde beaucoup de sujets, sur différentes périodes. Il y a tout d’abord le long prologue où un jeune couple intello, artiste, plutôt bien sous tous rapports, un peu « bobo », vit soudainement une crise profonde. Celle-ci éclate quand l’auteur de théâtre découvre que sa femme le trompe avec des élèves acteurs. Mais le décès soudain de celle-ci nous empêchera de bien comprendre la psychologie des 2 personnages. Une sorte de 2eme film commence ensuite et l’auteur se réfugie alors loin de Tokyo pour diriger une master classe de théâtre amateur. « Oncle Vania » de Tchekhov sera le fil conducteur et thème récurrent du jeu des acteurs choisis. Une troupe internationale, assez atypique est réunie (chacun parlant dans sa langue d’origine). On découvrira le secret de chacun d’eux au fur et à mesure de l’avancement de la pièce. Des thèmes très larges sont abordés : les affres de la création, la rivalité & la séduction, la jalousie, le mensonge. Il y a aussi le personnage fort de cette jeune fille chauffeur de taxi, un peu mutique, qui drive l’auteur dans sa vieille Saab rouge décapotable. Une relation profonde, étrange , atypique se nouera , pour un déroulement surprenant mais open. Un beau film plein de mystère et de profondeur.