Drive My Car
Note moyenne
4,0
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216 critiques spectateurs

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SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2021
Yusuke Kafuku est un comédien de théâtre  classique. Il vit heureux et amoureux avec son épouse Odo, scénariste pour la télévision. Un jour, Yusuke surprend, sans que celle-ci s'en aperçoive, sa femme et son jeune amant. Yusuke choisit de taire cette découverte à Odo.

Ceci est le prologue de 45mn qui met en place tous les éléments matériels et symboliques d'une histoire très riche aux multiples interprétations. Entre huis clos et road movie, hymne à la créativité par l'abandon de soi, habité par des personnages marqués par la mort et passionnés par leur métier, Drive my car ne cesse d'intriguer pendant 3 heures. La beauté des images, le mystère des personnages, la poésie des rencontres, la mixité des langages, la force des silences, le poids de la culpabilité, le spleen de Tchekhov... tout dans ce film, adapté d'une nouvelle de Murakami, interpelle.

Ses personnages en souffrance trouveront dans l'écoute et la compréhension de l'autre une forme de repos.

sanscrierart.com
NotThatYouThink
NotThatYouThink

46 abonnés 281 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 décembre 2025
“Drive my Car” me laisse un goût amer en bouche, bien que la réalisation soit soignée avec des séquences notables, lorsque je prends le long-métrage dans sa globalité, beaucoup de longueurs se font sentir avec une dernière heure de visionnage particulièrement éprouvante, car il ne se passe que peu de chose avec de trop long plans séquences.

Pourtant, le long métrage avait beaucoup d’élément en main pour réussir (cadre, lumière, bande-son), il aborde avec justesse certaines thématiques qui semble universelles, notamment l’amour, la mort, et la notion de rapprochement entre deux êtres complètement différent autour d’un même sujet : spoiler: Yûsuke (Hidetoshi Nishijima) et Misaki (Miura) pour leurs épreuves face au deuil et la mort, Yûsuke et Koji (Masaki Okada) pour leur manière d'appréhender l’amour envers une même femme.


Mais l’approche et la forme de cinéma insufflée par Ryūsuke Hamaguchi ne m’a pas convaincu malgré des scènes de dialogues percutantes, des idées parfois insolites : spoiler: Oto (Reika Kirishima) écrit ses scénarios et trouve toute son inspiration en faisant l’amour, Lee (Yoo-rim Park), la femme muette fait partie du casting pour la pièce de Oto et Yûsuke, Koji tue accidentellement quelqu'un.


“Drive my Car”, c’est surtout des séquences interminables de dialogues en voiture, c’est du moins cohérent avec le titre de l’œuvre (en anglais), mais avec une impression d'extension inutile dans l’approche. Un format de 2h m’aurait amplement suffit.
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2021
Un metteur en scène de théâtre en déplacement à Hiroshima consent à être conduit par une jeune femme de ses lieux de répétition à sa résidence.
Ce film inspiré par une œuvre d’Haruki Murakami est tellement riche que les trois heures de projection passent comme dans un rêve, comme la vie, que cette révision de Tcheckov enrichit avec une interprétation en langue des signes (coréen) époustouflante.
https://blog-de-guy.blogspot.com/2014/12/oncle-vania-tcheckovlacascade.html .
Le tempo lent mais jamais lassant permet d’aborder le thème du deuil, de la sincérité, de la force des récits, de la reconstruction, de la construction de soi, et par la grâce d’un scénario limpide récompensé au festival de Cannes, ménageant des silences, nous sommes surpris à tout moment par les personnages.
Une pointe de fantasque vient pimenter un récit qui nous donne un aperçu de la profondeur, de la complexité universelle de l’âme humaine, sans que soient amenuisés les singularités culturelles rendues avec finesse par un réalisateur précieux.
https://blog-de-guy.blogspot.com/2019/01/asako-1-2-ryusuke-hamaguchi.html
Il éloigne la peur des grands mots et s’attache à explorer sans forcer l’amour et la vérité.
On sort en se disant « voilà un beau film » sans que jamais il ne prenne la pose, bien que lors de conclusions multiples, une séquence près d’une sublime maison écroulée soit trop explicative à mon goût.
SB88
SB88

35 abonnés 1 575 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mai 2024
3 heures pour un film lent, trop lent. Il y a bien un peu de subtilités. Je pensais que le film allait se réveiller spoiler: quand l'homme découvre la tromperie de sa compagne
- mais non ! Tout reste plat spoiler: et des dialogues interminables dans la voiture
.
J'ai perdu 3 heures de ma vie ! C'est d'après une nouvelle !? Quelle blague ! Où est la chute ?
2,3/5
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 octobre 2025
Le réalisateur Ryūsuke Hamaguchi signe un film fleuve et envoutant autour du deuil et de la reconstruction de l’individu par le pouvoir des mots et de la création artistique. Formidable moment de grâce hors du temps grâce à une écriture d’une finesse inouïe esquissant le portrait d’un metteur en scène et de sa chauffeuse abimés par la perte. Le cinéaste japonais capte des instantanés de vie, donnant corps à une perception toute théorique de celle-ci dans une mise en scène ouatée. Une œuvre délicate magnifique.
oldsport
oldsport

16 abonnés 96 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mars 2022
La rencontre de deux êtres ou plutôt deux solitudes portant un lourd secret et qui vont apprendre à se connaître.Pas vraiment un road movie (sauf l'épilogue ) ,le film étire incroyablement les scènes de répétition de la pièce de Tchekhov.Le ton est sérieux,digne et on a pas vraiment l'autorisation de sourire pendant les 3 longues heures de ce beau mais encore une fois trop long film . L'émotion est contenue et le final m'a semblé décevant.A voir mais pas le chef d'oeuvre annoncé.
-Nomade-
-Nomade-

14 abonnés 28 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2026
Un peu surcoté.
Le film est trop long, souffrant de séquences qui auraient mérité de sauter au montage, sans pour autant nuire ni au fond ni à la forme.
Des moments de grâce, à l'étonnante intensité dramatique en dépit de la mise en scène épurée jusqu'à la froideur. Mais aussi des moments qui semblent vains, et dans lesquels on décroche.
Reste une belle réflexion sur l'acceptation comme une forme de rédemption, et sur la création artistique comme catharsis.
fooker95
fooker95

10 abonnés 86 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 septembre 2022
Ce film à la première partie intrigante et prometteuse tombe malheureusement dans ce que le cinéma d'auteur japonais a de plus caricatural : des acteurs imperturbables et impassibles, une photographie intéressante mais une camera trop statique, la tension d'émotions contenues qui confine à l'ennui et la stérilité, et puis des histoires improbables où l'effort de l'intellect devrait puiser des symboles pour faire un sens à tout ça. Des coups de théâtre assénés avec autant de brutalité que peu d'à propos, certaines scènes creuses presque grotesques (ce jeune acteur qui se fait photographier avec un bruit de déclenchement assourdissant!), et toute cette grisaille étirée sur trois heures injustifiées n'est finalement qu'une snobinardise de plus au Panthéon du cinema qui se veut du septième art. Pour cela il faudrait du spontané, du mouvement, de l'audace
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2022
“Drive my car” est l’adaptation du recueil “Des hommes sans femmes” de Haruki Murakami par le cinéaste japonais Ryūsuke Hamaguchi. Reconnu sur la Croisette, ce dernier nous avait fait vibrer avec la première série au cinéma “Senses” d’une durée totale de 317 minutes, puis avec la très jolie romance “Asako I&II”.
Couronné du Prix du scénario à Cannes, “Drive my car” entre dans l’intimité d’un metteur en scène de théâtre. Marié à une scénariste, le couple s’aime autant qu’ils se cachent leurs incompréhensions, notamment des infidélités et la mort de leur enfant à l’âge de quatre ans. C’est dans sa voiture suédoise, la Saab 900 que l’homme se réfugie dans ses pensées et répète les dialogues d’une pièce de Tchekhov grâce à une cassette audio. Cette structure tracée dans la vie de Yūsuke va être chamboulée par un drame inconcevable. Deux ans plus tard, Yūsuke est invité à Hiroshima pour monter sa pièce. Pour des raisons d’assurance, il est contraint de laisser une jeune femme de 23 ans conduire sa voiture. Le duo va apprendre à s’apprivoiser et se confier peu à peu.
D’une durée de trois heures, “Drive my car” s’impose avec fluidité et délicatesse autour de silences et de non-dits magnifiques. Dans une mise en scène subtile, Ryusuke Hamaguchi présente un drame initiatique sur le deuil et la relation poignante entre deux inconnus. La durée faramineuse de ce road trip poétique pourra déplaire à plus d’un, mais les âmes courageuses y découvriront une œuvre bouleversante.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 août 2022
Ayant pourtant reçu plusieurs récompenses et de bonnes critiques, ce Drame coécrit et mis en scène par Ryūsuke Hamaguchi m'a beaucoup déçu. Avec une introduction de quarante minutes, ce film au rythme lent est beaucoup trop long. D'autres éléments m'ont perturbé comme le montage volontairement troublant ou les voix off narrant les scènes ...
Pourtant amateur du cinéma asiatique avec Hirokazu Kore-eda, Bong Joon Ho ou de Chloé Zhao, désolé de me montrer imperméable à l'ambiance et à la psychologie nippone de ce réalisateur où l'excès de subtilité frise parfois l'opacité.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mars 2022
Ryusuke Hamaguchi aurait pu rogner, accélérer, dévier sur des ellipses …. Bref faire un autre film pour nous rappeler comment la mort s’entretenait avec les vivants et donnait encore un sens à la vie . Mais Ryusuke Hamaguchi a fait ce film-là , écrit avec beaucoup de sensibilité, prétextes et transferts ( de rôles, de personnalités, d’amants …) autour du deuil et de la création artistique, mêlés. Un metteur en scène obsessionnel ( on ne touche pas à sa voiture ) , une jeune fille qui ne sait que conduire, un comédien de la relève, et l’univers de Tchekhov en préparation dans ce film qui parle donc aussi de théâtre. Ryusuke Hamaguchi mêle ainsi plusieurs caractères pour ne fondre qu’un seul récit, une suite d’images très prenantes, souvent entêtantes où les mots de Tchekhov résonnent encore assez bien dans le quotidien de chaque protagoniste. Chacun pourrait y retrouver alors un peu de soi confie le réalisateur dans sa réalisation sobre et efficace. Le film est long, parfois traînant, jamais ennuyeux. Le temps ne nous est plus conté. Il défile simplement, joliment …
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2021
L’amour et la fidélité, le deuil et la culpabilité, la difficile voire impossible compréhension de l’autre, l’introspection et l’ouverture, l’art et la vie… Grande richesse thématique pour ce nouveau film de Ryusuke Hamaguchi (Senses, Asako…). On y retrouve avec plaisir la patte du réalisateur : douceur et finesse, exploration précise – sur un temps long permettant la subtilité et la profondeur – de la psyché et des émotions des personnages, de leurs relations… On y retrouve aussi, avec non moins de plaisir, le style de l’écrivain Haruki Murakami (dont une nouvelle a donné la matière première du film) : foisonnement imaginaire et romanesque, goût du mystère, plaisir de le sonder… Il y a ici quatre personnages principaux, donnant lieu à quatre beaux portraits nourris de récits qui se croisent, quatre histoires principales – porteuses d’autres histoires plus petites – qui sont confrontées par ailleurs au drame d’Oncle Vania, la pièce de Tchekhov, dont la mise en scène s’élabore au cours du film, en fil rouge. Plusieurs fils narratifs s’entremêlent, donc, pour un scénario-canevas intelligemment tissé où chaque motif fait sens à plusieurs niveaux dans un jeu de mise en abyme, de miroir ou de transfert entre les personnages et les multiples histoires. Ce film, au-delà de ses problématiques humaines, est ainsi un vibrant hommage à l’art de raconter – raconter la réalité, raconter des fictions – pour mieux appréhender la vie, vivre avec son passé, s’inscrire au présent, se projeter dans l’avenir. On parle donc beaucoup dans ce film. Et souvent à bord d’une voiture, véhicule d’expression et d’empathie, dont les différents trajets épousent symboliquement les différentes trajectoires de vie des personnages. Ce road-movie comporte quelques scènes mémorables en termes de réflexion et d’émotion, d’étrangeté et de grâce, magnifiquement limpides, faisant oublier quelques petites longueurs. Parmi les pépites du scénario : le rapprochement savoureux entre orgasme et inspiration créatrice…
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2021
Adaptation d’une nouvelle de Haruki Murakami, ce film de 3h – le cinéaste a malicieusement inséré le générique de début après une introduction de… 45 minutes – nous embarque dans la vie d’un metteur en scène de théâtre nippon et de son entourage constitué de sa femme, de sa conductrice étrange et mutique et d’un jeune comédien déchu. D’abord distants, ces personnages vont se rapprocher, comme liés par l’expérience personnelle d’un deuil. Solidement mis en scène, regorgeant de détails d’une grande finesse, ce long-métrage de facture classique est propre, soigné et émouvant. Sans être bouleversant, il prend la forme d’une belle et modeste leçon sur la fragilité de l’existence. Prix du scénario au Festival de Cannes 2021.
Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mai 2022
Un film s presque trois heures c'est pas forcément mon truc ou même pour un film de cette durée il faut qu' esce soit bien fait et bien écrit, et bien réaliser pour pas perdre et ennuyer les spectateurs , pourtant c'est ce qu'il arrive ici , car FRANCHEMENT les trente premières minutes du film ne servent à rien et n'importe quasiment rien à histoire du film et au film en lui même ça en est presque ennuyeux avant cela . Une fois les 30minutes passer le film est plutôt intéressant, est aussi plutôt intrigant par endroit qui nous montre une autre facette du cinéma, des casting , du théâtre et tous ce qui entoure ce monde en lui même.
Les personnages sont plutôt bon , très bien réussie, est les acteurs et actrices sont tous excellent et montre leur haut niveaux de jeux dans ce film . Des décors magnifique , un film qui parle de bien'plus de chose que l'on pourrait le croire un film qui merite sa nomination au oscars en 2022 . a regarder entre amies mais probablement pas mettre entre toute les mains donc à ne pas voire en famille .
Kat's eyes
Kat's eyes

67 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2023
Un film contemplatif et poétique sur le deuil sublimé par la création artistique.
Si a forme est séduisante, on regrettera que la romance se conjugue au passé et que les relations nouées entre les deux protagonistes soient plus filiales qu'amoureuses.
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