Drive My Car
Note moyenne
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216 critiques spectateurs

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cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juin 2024
Surnoté. Un metteur en scène japonais dépressif fait jouer Oncle Vania de Tchekov, avec de nombreux trajets en voiture dont on se demande bien la signification, tout en se remettant difficilement de la mort de sa femme. C'est lent, long, pour un résultat qui n'en vaut pas le coup : juste de vagues discussions sur la vie, la mort, le souvenir des défunts, et beaucoup de longueurs sans dialogues. Seul pojnt fort : c'est bien interprété. Mais vaut mieux éviter de gaspiller 3h de sa vie pour cette oeuvre froide et assez noire.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2024
Ce film demande de prendre une certaine approche je trouve et peut éventuellement déstabiliser le spectateur lambda, un peu comme moi. C'est une histoire d'hommes et de femmes, une histoire de vie, plusieurs vies, celles d'hommes et de femmes de théâtre et de télévision. C'est lent, mais une ambiance se crée, notamment avec le japonais si on regarde en VO, la Saab 900 rouge, les personnages calmes et apaisés en surface mais avec plein de ressentis à l'intérieur. Bref, c'est un conte de la vie, mêlant le théâtre, l'amour, les non-dits et révélations finales. C'est un continuel recommencement. Bref, une histoire sous forme de conte, peut-être un peu longue.
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 avril 2024
Vu sur Canal, donc expérience différente, mais la longueur, la lenteur, les personnages hiératiques plombent qqe peu le scénario, lui même un tantinet alambiqué. Semi road movie qui 'aurait mérité une plus grande concision.
Reverdy
Reverdy

25 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 décembre 2021
C'est un film sur la guérison, sur la beauté qui sauve. La parole nous aide à guérir même si cela prend du temps. Drive my car est esthétique et bouleversant.
Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2024
Je n’avais aucune idée de ce que j’allais découvrir mais j’aime beaucoup l’univers de Murakami ; le film étant une adaptation d’une de ses nouvelles. Finalement, le film est bien malgré la longueur. Le scénario est peut-être trop intellectuel mais il faut savoir faire abstraction, la réalisation est poétique et onirique, c’est très plaisant.

L’histoire prend vraiment son temps, elle en prend même trop. Je n’ai pas eu la sensation de voir un film de 3h mais plutôt un film de 5h. Cependant, malgré une narration lente, le récit est très intéressant. Le parallèle entre l’univers théâtral et la réalité est fait de manière intelligente. D’autant plus que tous les personnages sont suffisamment développés et ont tous le droit à la parole. Chacun à son moment de gloire. Même si l’ennui peut se faire ressentir, j’estime que l’histoire est prenante et ne manque pas de surprise.

Le mot qui contrôle la mise en scène est la contemplation. Effectivement, la réalisation prend le temps de créer une ambiance. Le silence est tout aussi important que les dialogues. Le film nous laisse autant en immersion avec des plans rapprochés qu’en situation d’observateur avec de longs plans larges qui sortent presque de la réalité. Quant à la musique, elle est très peu présente mais est très puissante lorsqu’elle apparaît. Dans son ensemble, le film est totalement maîtrisé sur le plan de la réalisation avec une photographie marquante et un univers sonore indispensable.

Je conseille ce film car il s’agit d’une véritable expérience ; le scénario ne manque pas de détail et utilise tous les éléments présentés et la réalisation utilise l’onirisme de ses plans pour nous confronter à la réalité.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2021

 Que dire en quelques paragraphes de ce film, tiré d'une nouvelle du prolifique Haruki Murakami, dont la richesse mériterait.... tout un colloque! Ryusuke Hamaguchi, qui revivifie la délicatesse et la profondeur du grand cinéma japonais d'autrefois, Ozu, Mizoguchi, aime réaliser des films divisés en chapitres. Senses: 5 chapitres; Asako I et II: Asako I et Asako II, et ici aussi il y a deux chapitres bien distincts (séparés d'ailleurs par le générique) qu'on pourrait tout aussi bien appeler Yûsuke I et Yûsuke II.
           Premier chapitre : un couple de quadragénaires très aisé (bel appart...), très branché (Yûsuke -Hidetoshi Nishijima- est metteur en scène et acteur, Oto - Reika Kirishima- est scénariste pour la télévision) et toujours très amoureux. Après l'amour, ou même pendant, Oto aime imaginer la suite des scénarios fantastico /érotiques qu'elle va proposer: "dans une vie antérieure elle était une lamproie.... qui ne posait les pièges de sa bouche à ventouse que sur des pierres..." Le "couple idéal", dont on apprend qu'ils ont perdu une petite fille de 4 ans et qu'ils n'ont pas voulu d'autre enfant. Pourtant, en rentrant inopinément, Yûsuke trouve dans son lit le charmant et très jeune Takatsuki (Masaki Okada), acteur dans un film d'Oto, ce qui semble le laisser assez indifférent. Mais Oto meurt brutalement d'une hémoragie cérébrale. Fin de la première partie, drame bourgeois: le mari, la morte et l'amant. 
         Dans la seconde partie, Yûsuke part à Hiroshima animer un atelier qui va conduire à la mise en scène d'Oncle Vania, une mise en scène novatrice puisque les acteurs (japonais, chinois ou coréens) s'exprimeront chacun dans leur langue.... y compris la langue des signes (coréenne.... très expressive, un joli ballet dansé par les mains) puisque Sonia est jouée par une muette. Et le veuf a la désagréable surprise de découvrir parmi les postulants Takatsuki, mû par une envie plutôt malsaine de travailler avec Yûsuke.
           Yûsuke a choisi un hôtel éloigne, au bord de la mer. Or, les règles sont inflexibles: pour des raisons d'assurance, Yûsuke ne doit pas conduire sa voiture,  mais il l'adore, cette voiture, une Saab turbo deux portes d'un rouge pétant (mais où diable ont ils retrouvé cette merveille??) et il supporte mal de se voir attribuer de force un chauffeur. En l'occurrence, une chauffeur, Misaki (Toko Miura) une jeune fille mutique, sauvage, mal à l'aise avec les autres, qui ne sait faire qu'une chose dans la vie: conduire. Dont on comprendra que l'enfance a été très difficile.
           Le film dure trois heures. Est il trop long? L'hypocrisie bien pensante voudrait que l'on s'écrie: non bien sûr! En fait, si. Car une thématique secondaire de cette seconde partie c'est: comment jouer Tchekhov aujourd'hui? Comment représenter Tchekhov? et les scènes de travail sont vraiment longues. Un quart d'heure de moins aurait permis peut être de mieux apprécier la splendeur de la fin.
           Petit à petit, on a compris que le "couple idéal" de la première partie vivait sur des fêlures. Ce sont deux écorchés qui partagent la Saab, deux écrasés par une culpabilité qui ne les quitte jamais. Et qui, peut être, vont s'épauler et revivre un peu moins mal, continuer à vivre, comme Sonia et l'oncle Vania....
           C'est magnifique, fort, puissant, subtil. C'est clair: Hamaguchi est un très grand.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2022
En l’espace de seulement quelques années, Ryusuke Hamaguchi est devenu ce qu’on appelle une “bête de festival”, dont chaque projet est attendu et scruté avec attention par tout le gotha cinématographique international. Quoique personnellement plus intéressé par le cinéma de genre que par le cinéma dramatique, celui de Hamaguchi me semblait mériter une attention particulière de ma part : après tout, le dernier Japonais à avoir été considéré de la sorte, Hirokazu Kore-Eda, est devenu un de mes réalisateurs de chevet tous genres confondus. Quant à ‘Drive my car’, il s’agit de l’adaptation en trois heures de quelques dizaines de pages écrites par le grand romancier Haruki Murakami, soit le cheminement d’un homme tout au long d’un processus de deuil. Il est impossible de résumer un tel film, étranger à toute forme d’action et de péripéties, qui décrypte avec minutie les infimes évolutions et rapprochements qui animent ses personnages, aussi vais-je me contenter d'en expliquer le titre, qui en révèle déjà suffisamment.. La voiture en question, c’est une vieille Saab 900 à laquelle le personnage principal, le metteur en scène Yusuke Kafuku, tient tout particulièrement mais que, pour des questions d’assurance, il est obligé de laisser conduire par une jeune femme alors qu’il prépare six mois durant une adaptation multilingue d’Oncle Vania de Tchekov au théâtre d’Hiroshima. Ces trajets solitaires en voiture étaient pour lui l’occasion de répéter la pièce, sa défunte femme l’ayant enregistrée sur cassette en laissant des espaces de silence pour qu’il puisse poser ses propres répliques : depuis le drame, enfermé dans l’habitacle du véhicule, écouter cette voix d’outre-tombe lui permettait aussi de ne pas se résoudre à couper le dernier lien qui le rattachait à la morte, et il ne voit donc pas d’un très bon oeil l’irruption involontaire de cette inconnue dans ce moment très intime pour lui. Restreint à petit nombre de situations (trajets en voiture et répétitions), ‘Drive my car’ a tous le temps de développer ses personnages, tous aussi secrets et réservés les uns que les autres, quitte même à ne lever le voile sur certains d’entre eux que pour le laisser retomber avant qu’on ait pu former une opinion définitive. Il joue aussi beaucoup sur le symbolique à travers l’argument des répétitions théâtrales, lieu privilégié d’expression des émotions, dont l’agencement et l’évalution sont ici confiées à un homme qui se refuse à la pleine compréhension de la mort de sa femme et de beaucoup d’autres choses qui la concernaient. Même si, personnellement, le monde du théâtre en toile de fond, surtout quand il prend autant de place, m’a toujours laissé de marbre, beaucoup de choses m’ont intéressé et même séduit dans ce film d’une grande sensibilité, qui rentre pleinement dans la catégorie d’un “grand cinéma” dans lequel aucun élément visuel, thématique ou de langage n’a été laissé au hasard. Ceci dit, la durée démesurée du film, couplée aux réserves personnelles évoquées plus haut font que je ne peux pas réellement prétendre de cette séance qu’elle a constitué une “bonne soirée”. Aussi lisible soit-il (ou plutôt, si généreux en métaphores et possibilités d’interprétations de ces dernières qu’il est impossible de passer systématiquement à côté de toutes !), ‘Drive my car’ n’en reste pas moins une proposition dramatique d’auteur, austère et peu accessible au grand-public : ce n’est absolument pas un film primé à Sundance, qui cherche à se rendre accessible un peu à tout le monde, avec un assaisonnement High-concept ou une pointe d’humour. Ici, c’est le spectateur attentif qui devra parcourir intégralement le chemin qui mène à la vision du réalisateur. Vous voilà prévenus.
Edtrail75
Edtrail75

23 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 septembre 2023
« Drive my car » est un film à part, sortant des sentiers battus, ayant mérité son Oscar du meilleur film étranger. Autant prévenir d’emblée : il s’agit d’un film de 3 heures, lent, sans véritables actions.
Mais « Drive my car » a une réelle force : ses dialogues et sa mise en scène : aller-retours entre le réel et le théâtre, entre la vie quotidienne du metteur en scène (rôle principal) et le jeu des acteurs de sa troupe. Aller-retour entre le réel et le jeu, entre ce qui est vrai et joué, les dialogues faisant le lien entre les deux.
Filmé tout en retenue, avec pudeur, le spectateur se laisse transporter doucement, sûrement, dans cette allégorie des souffrances personnelles que chacun peut avoir.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2021
Un très beau film, à l'esprit japonais, tout en subtilité et délicatesse. Beaucoup de lenteur dans l'action et dans le choix des plans, avec la saveur de l'intelligence et le plaisir de laisser le spectateur entrer dans l'histoire pour en comprendre les ressorts.
Pour autant, la beauté du film tient essentiellement au roman de Murakami que le réalisateur suit au cordeau. C'est une belle adaptation, mais une adaptation plus qu'une création. Ainsi, l'idée géniale de mise en abyme durant les répétitions d'Oncle Vania vient du roman. Toutefois, Riyusuke Hamaguchi a sû glisser son interprétation de l'oeuvre en insistant sur la voiture, cet objet secondaire qui permet pourtant d'aller d'un point à un autre, d'avancer, seul au volant ou avec un(e) autre... en acceptant de se laisser conduire. Un road-movie de l'intime. Intelligent et émouvant.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2022
Avec ce long-métrage du réalisateur japonais Ryusuke Hamaguchi, couronné de l’Oscar du meilleur film international en 2022, on a le droit à une œuvre très cérébrale. Le destin croisé d’individus associés à la mise en scène d’une pièce de théâtre d'Anton Tchekhov donne lieu à de multiples réflexions. Les thèmes de la perte d’une personne chère, la culpabilité, l’amour, l’inspiration artistique, etc. foisonnent avec subtilité. Néanmoins, la durée du film (près de trois heures) se fait nettement ressentir. En particulier, les nombreuses séquences d’apprentissage de la pièce « Oncle Vania » pratiquée en diverses langues (dont le langage des signes) qui hachent les propos pourtant intéressants. Bref, un long cheminement spirituel au pays du soleil levant.
Nicky Cage
Nicky Cage

114 abonnés 482 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2021
pas mauvais . drive my car reste un film très "japonais" dans sont acting , sa réalisation ... mais n'en n'est pas moins intéressant pour autant . bien écrit , bien joué et bien contruit . sur 3H on ne s'ennui pas , même durant certaine scene de 10 minute de dialogue ou de plan séquence . très prenant c'est une pépite japonaise a voir cette année
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2023
Assez surpris de Drive My Car, je m'attendais peut être à un film qui essaie plus de taper dans l'émotion mais ce n'est pas trop le cas. On est en fait clairement face à une sorte de film qui retrace une partie de la vie d'un artiste comme si c'était une fresque. On le suit au quotidien, et c'est ce qui fait à la fois la plus grosse qualité et faiblesse de l'oeuvre : d'un côté, on est tellement derrière lui qu'on le comprend parfaitement et les quelques moments d'émotions fonctionnent parfaitement, mais de l'autre, on sent quand même que le film dure presque 3h et certaines scènes sont clairement dispensables. J'ai quand même passé un bon moment devant Drive My Car car les dialogues sont très bien écrits et m'ont complètement absorbé à plusieurs moments, mais oui si je devais lui reprocher une chose en particulier c'est sa lenteur qui provoque de l'ennui par moment.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2021
Le film est long, lent, car il faut prendre son temps pour aller percevoir l’essentiel et les non-dits. Se déroulant dans l’univers du théâtre, il en épouse certains codes et, surtout, l’importance des dialogues. Ceci dans des univers restreints, où les rares plans larges ont pour seule fonction d’accompagner les trajets de la voiture. D’une grande humanité, il est extrêmement bien écrit, et tous les éléments, même furtivement évoqués ou montrés, se recoupent intelligemment. Peut-être les scènes de répétition, qui participent à établir un réseau de correspondances entre la pièce de Tchékhov et le vécu des personnages, sont-elles un peu… répétitives. La dernière heure, qui ambitionne, par les évènements et révélations qu’elle contient, de gagner en intensité, perd en même temps de ce mystère, de cette finesse et de cette subtilité qui caractérisaient le film jusqu’alors. Elle se clôt toutefois sur une magnifique conclusion, les différentes résiliences faisant un dernier écho au texte du grand écrivain Russe.
Jean-Jacques GOUFFIER
Jean-Jacques GOUFFIER

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5,0
Publiée le 7 septembre 2021
Ce chef d'œuvre est une ode à l'amour, la mort, le deuil et la résurrection, et tout cela avec une grande pudeur, sans pathos.
Tous les personnages ont une densité remarquable. Les dialogues sont comme un chant lyrique qui vous transporte loin dans l'âme des personnages, chant entrecoupé de silences tout aussi envoûtants.
La lumière, les paysages sont d'une beauté remarquable.
Ces 3 heures s'écoulent comme le doux chant d'une rivière par une journée printanière. Même lorsque vous êtes sortis de la salle, le rythme paisible de ce film continue de vous envelopper d'une façon presque charnelle et l'on regrette presque que le rêve ne puisse pas continuer encore un peu.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 août 2021
Voilà un film présenté en compétition officielle et qui me semble largement supérieur à "titane" la palme d'or officielle. Mais passons. "Drive my car" est une œuvre délicate, fine, poétique et philosophique. Un metteur en scène qui a perdu sa femme et avant elle sa fille, est invité au festival d'Hiroshima à mettre en scène " oncle Vania " la fameuse pièce de Tchekhov. En gros cette pièce defend l'idée selon laquelle ni l'amour, ni l'argent ne mènent au bonheur. Il la connait parfaitement et refuse de la jouer car elle lui rappelle de trop près sa propre vie. Lorsqu'il met "oncle Vania" en scène, il a coutume de la faire interpréter par des acteurs étrangers qui disent leur réplique chacun dans leur langue. Le metteur en scène voulant ainsi exprimer que la nature de la vie et ses déroulements sont du ressort de l'universel. Quoi que vous fassiez vous serez confronté aux mêmes enjeux , aux mêmes difficultés puisque vous serez confronté à la perte ( sorte d'avant gout de votre propre disparition) . Il n'y a pas d'autres choix que celui de vivre sa vie, de l 'affronter jusqu'à son terme puis enfin "nous nous reposerons ", selon la dernière phrase célèbre entre toute , de la pièce. Ce sera même cette acceptation, ce constat, cette lucidité qui nous permettra de continuer le chemin. Sa rencontre avec certains acteurs de la pièce et surtout avec son chauffeur ( incarnée par une jeune fille de l'âge qu'aurait sa fille) qu'on lui impose, illustrera une nouvelle fois, toute la justesse de la description de la vie, faite par Tchekhov . Un très bon film, du niveau des meilleurs de l'année. Le seul bémol que je ferai porte sur sa durée. Malheureusement la première partie de 40 minutes située avant le générique , manque cruellement de rythme et est trop longue. De même, dans la dernière partie, il y a aussi une scène beaucoup trop longue entre le jeune acteur et le réalisateur. Enfin l'interprète du jeune acteur est très en dessous de l'ensemble du casting et nuit à l'harmonie d'ensemble. Ceci étant, le film procurede nombreux moments de grâce et de scènes bouleversantes. L'acteur principal est formidable. Par honnêteté envers les spectateurs éventuels, reconnaissons que le public qui n'est pas intéressé par l'introspection ou les amateurs exclusifs de blockbusters voire de jeux vidéos, passeront leur chemin.
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