Grande déception pour moi. Si on peut saluer l'idée de renouer avec le film noir et serré (Melvil, les meilleurs M. Mann voire aussi James Gray), si on peut imaginer l'ancrer dans un réalisme social (une certaine banlieue entre misère, débrouille et solidarité) encore faut-il que ça marche sans ficelle de scénario ni postures d'auteur. Or ici rien ne fonctionne vraiment, ni l'amateurisme des braqueurs (ils ont réussi à monter un gros coup, mais parlent en public, changent les plaques d'immatriculation devant tout le monde et s'ils ont des armes sérieuses les manient sans entrainement), ni les péripéties (c'est fou comme tout est facile dans ce film, on trouve tout de suite qui a fait quoi et où trouver tout le monde), ni l'apparition largement éventée du héros sombre. Bien sûr, on sent que le cinéaste sait filmer et qu'il maitrise ses classiques (la bonne vieille tragédie) malgré tout, cela tombe à côté. On sauvera sans doute le charisme de Mr Pons (ancien tireur d'élite qui croise amicalement le gang de braqueur et dont on sait très vite qu'il jouera la partition finale), mais pour le reste l'ennui guette un peu, le manque de crédibilité de nombreuses scènes ou les temps étirés (mais n'est pas Rivette qui veut). Au fond, le scénario croit qu'en posant quelques symboles ( être la vigie du quartier sur son balcon, prendre le relai de la mère en faisant les crèpes) cela suffit à poser des engrenages suffisamment fermes pour entrainer la mécanique.Cela se révèle hélas trop faible. Bref une occasion ratée
Un film lent à la fois dans son rythme et dans sa mise en place. Des dialogues sans intérêt et des scènes qui peinent à se mettre en place.
Je vois bien le propos de dénonciation sociale et politique mais le film est si lent et ennuyeux que tout tombe à plat. Pourtant il semblerait qu'il y ait des fans du genre.
Comment perdre 2h, mal joué, scénario pas franchement alléchant, scènes méga longues, je ne comprends en aucun cas l'intérêt des critiques pour ce film.
Quelle daube....mal filmée...mal jouée....scénario à deux balles....aucune crédibilité....on se demande comment le réalisateur a pu trouver un financement....je n'en reviens pas des critiques de la presse...c'est vraiment à se demander s'ils ont vu véritablement ce navet.
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2,5
Publiée le 8 janvier 2024
"Le gang des Bois du Temple" est un film de gangsters et un film de quartier même s'il penche plus vers le second avec la vie dans la cité de plusieurs potes qui préparent un gros coup. Hormis quelques scènes d'action, le film montre le quotidien de ces gens dans un récit sur fond de lutte des classes. Tous les personnages sont des criminels, mais la différence, c'est que les criminels de la classe dominante sont moins souvent amenés à rendre des comptes... Une révolte autour des richesses avec ces braqueurs qui deviennent des Robins des Bois... Ce qu'évoque Rabah Ameur-Zaïmeche avec son film est intéressant, mais il manque quelque chose. C'est parfois trop lent et parfois trop précipité comme vers la fin. Sans glorifier quoi que ce soit, j'ai apprécié l'humanisation de la bande, les rapports entre eux et avec ce militaire à qui ils témoignent sans cesse beaucoup de respect. On est loin du film de banlieue très cliché. Il y a du bon, mais je suis resté sur ma faim.
Une bande de loosers qui braque un riche émir...des dialogues digne d un élève de secpa...des scènes sans queue ni tête, beaucoup d incohérence,ce film est un échec et d un ennuie embarrassant... Vous avez mieux à faire...
Avec Le gang des Bois du Temple, Rabah Ameur-Zaïmèche réalise un film de braquage à la française dans un style qui n’appartient qu’à lui. Posant un regard singulier sur le monde, sur la ville, sur la cité et les gens qui la peuplent, il nous embarque dans une œuvre unique, portée par un mélange de comédiens professionnels et amateurs géniaux. En creusant son propre sillon, en brassant les genres et les références, Ameur-Zaïmèche prouve qu’un grand film n’est pas affaire de moyens mais avant-tout le fruit d’un regard sur le monde. Très certainement la marque d’un grand cinéaste.
Le Gang des bois du temple. Réalisation minimaliste, on prend le temps. Prise de son aléatoire par moment. Un prince Saoudien qui s'encanaille à Marseille par contre impossible, Paris où la Côte d'Azur oui. Bien dans l'ensemble. Trois étoiles.
Un sujet tiré d'une histoire vraie qui aurait pu donner un résultat très intéressant. Malheureusement la réalisation de ce long métrage (bien trop long même) est complètement fade. Pour commencer avec le premier 1/4 d'heure dans l'église on voit que ça démarre très mal... (Quelle perte de temps!) Puis entre les incohérences géographiques, des acteurs qui n'ont rien de pro, des dialogues tellement "vrai" qu'on devine que rien n'a été écrit mais tourné "à la volé" et les scènes qui ne servent à rien ont fini par me faire décrocher au bout de 50mn. Je suis complètement imperméable à ce style de film, mais ça n'engage que moi...
Il n’y a rien de classique dans la démarche du réalisateur qui démystifie la banlieue, ses habitants, et le gang qui vient de commettre un braquage. Beaucoup d’argent, et des papiers importants s’inquiète le propriétaire, un prince saoudien. Ceux qu’il veut récupérer avant tout. Le nabab met en branle ses hommes de confiance. La suite est mortelle. Rabah Ameur-Zaïmeche film à l’arrachée, sans heurt ni insistance. Sec, décharné, jusqu’à l’os. L’urgence avant le besoin, et la nécessité d’exprimer au plus près le vécu sans falbalas. Ca peut décontenancer ou nous ramener à de plus évidentes réflexions sur l’art de conduire une caméra. AVIS BONUS Un comédien en flash, une fin alternative et trois titres de la B.O Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Superbe film, superbe réalisation toute en finesse. Toute en grâce, la mise en scènes passe de la poésie pure à un récit politique ou violent avec virtuosité. Petit bijou à découvrir maintenant en dvd avec de chouettes bonus.
Film très intéressant de Rabah Ameur-Zaïmeche. Le braquage n'est qu'un prétexte pour nous introduire dans une cité de banlieue et nous faire partager la vie des habitants de ces quartiers pauvres où une certaine forme de solidarité est bien présente.