⚠️ AVERTISSEMENT SPOILERS ⚠️
Le texte qui suit SPOILE allègrement une bonne partie de Greenland : migration.
Si vous comptez aller voir ce film au cinéma et découvrir par vous-même ce navet pour mourir de rire devant tant de mauvaises décisions, tant d’indigence scénaristique et tant de nullité assumée, ne lisez pas plus loin.
Pour les autres : accrochez-vous.
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Greenland : Mégamigration – la fin du monde comme sketch involontaire
J’avais envie ce soir-là d’aller voir un bon navet.
Un vrai.
Un de ceux qu’on n’a pas vus depuis longtemps.
J’avais des places pas chères, aucune attente artistique, juste l’envie d’un film catastrophe bien con pour rigoler un coup. Et franchement ? J’ai été SERVI.
À la base, Greenland essaie très fort d’être un film catastrophe sérieux, émotionnel, humain, tout ça. Mais très vite, on comprend qu’on n’est pas devant un drame… on est devant une COMÉDIE INVOLONTAIRE absolument fabuleuse, tant le film est maladroit, mal écrit et parfois franchement stupide.
Des acteurs et une émotion aux abonnés absents
Les scènes censées te faire pleurer sont pathétiques. Les jeux d’acteurs sont raides, faux, parfois même gênants. Le doublage français n’aide pas du tout, au contraire : il rabaisse encore un peu plus le niveau général. On a l’impression que tout le monde lit son texte sans y croire une seule seconde. L’émotion est inexistante, mais le malaise, lui, est bien présent.
Des décisions complètement débiles
Dès le début, en pleine fin du monde, alors que survivre dans un bunker est déjà miraculeux, le film te dit qu’il faut ABSOLUMENT aller sauver des gens restés dehors. Pourquoi ? Aucune idée. Logique ? Zéro. Mais il faut que Morena Baccarin soit “la gentille”, la sauveuse morale. Résultat : ils n’arrivent même pas à destination qu’une comète rase tout. Évidemment.
L’insuline fantôme
Au début du film, on insiste lourdement sur l’insuline du petit, parce qu’il est diabétique. Tu te dis que ça va servir plus tard : tension dramatique, perte de l’insuline, choix difficiles…
Eh bien non.
On n’en reparle PLUS JAMAIS.
Le diabète disparaît mystérieusement du scénario. Cette intrigue ne sert strictement à rien, si ce n’est à remplir cinq minutes de film.
Le syndrome du “tout s’écroule quand ils arrivent”
Chaque endroit où les héros arrivent est condamné :
– Comète
– Tremblement de terre
– Falaise qui s’effondre
– Échelle posée là depuis des années qui décide de casser pile au moment où ils passent
Des gens vivaient là depuis longtemps sans problème ? Aucun souci. Les héros arrivent et tout le monde meurt. Et eux continuent leur route, sans pitié, sans état d’âme. Les figurants ne sont là que pour servir de chair à comète.
La France vue par quelqu’un qui ne l’a jamais visitée
La France, selon le film :
– Un béret obligatoire
– Une voiture jaune de La Poste
– Des routes avec des lignes jaunes
– Un Français du Pas-de-Calais caricatural
Sa fille est capable de reconnaître instantanément qu’une montagne “n’était pas là avant”. Le tournage est visiblement en Islande, mais le film insiste pour faire croire que c’est Clermont-Ferrand ou Marseille. Même les routes ne sont pas françaises. C’est ridicule et paresseux.
Confiance express en fin du monde
Un Français qu’ils connaissent depuis moins de 24 heures confie sa fille à Gérard Butler :
“J’ai trop confiance en toi, emmène-la.”
Voilà. Fin du monde = adoption éclair, sans la moindre hésitation.
✨ La scène des étoiles, même la poésie est ratée
Moment censé être beau : un drap troué pour montrer les constellations.
Sauf que le mec éclaire PAR L’INTÉRIEUR du drap.
Résultat : on ne voit rien, juste des trous.
Même les scènes soi-disant poétiques sont techniquement et narrativement stupides.
Guerre random et logique absente
Une guerre civile en France apparaît sans aucune explication. Même les soldats disent eux-mêmes :
“Pourquoi on fait ça ? On sait même pas pourquoi.”
Ils attaquent un camion précis alors qu’il y a des milliards de véhicules abandonnés partout. Personne ne comprend ce qu’il se passe, surtout pas le scénario.
Le cancer nucléaire le plus con du cinéma
Un personnage meurt parce qu’il a été trop exposé au nucléaire.
Personne ne met correctement son masque.
Aucune précaution.
Résultat : “Oh là là, j’ai un cancer.”
Bah mets ton putain de masque, en fait.
Le cratère magique et la mort héroïque obligatoire
Ils arrivent enfin au cratère. Et là, miracle total :
– Pas de comètes
– Pas de tremblements de terre
– De l’eau
– De la verdure
– Une oasis parfaite
Alors que c’est LITTÉRALEMENT là où la comète est tombée.
Et bien sûr, Gérard Butler meurt pile à ce moment-là. Il a amené sa famille à bon port, donc il peut mourir tranquille, balle reçue juste devant le paradis. Mort héroïque automatique, sans surprise, sans subtilité.
Et pour finir, une petite église posée là, tranquillou, dans l’oasis, comme si quelqu’un avait eu le temps de la construire entre deux apocalypses.
Verdict final
Soyons honnêtes : j’étais bon public.
Je cherchais un bon gros navet, et Greenland migration est EXACTEMENT ce qu’il promet dans ce domaine.
C’est le film parfait si vous avez envie de voir un navet, un vrai, un film tellement raté qu’il en devient drôle. Là-dessus, il fait le boulot. J’ai rigolé du début à la fin, mais jamais pour les bonnes raisons.
En revanche, payer 15 balles pour aller voir ça, franchement… non.
Moi j’avais des places pas chères, j’étais dans le bon délire, ça passait très bien. Mais à plein tarif, c’est une blague.
Ce n’est pas un film qui te fait pleurer.
C’est un film qui te fait E RIRE.
Un film catastrophe qui se regarde comme une comédie absurde, où chaque scène sérieuse devient un gag involontaire, chaque enjeu est abandonné, et chaque émotion tombe complètement à côté.
Un très bon navet.
Et ça faisait longtemps.