Après l’impact dévastateur d’une comète qui a réduit la Terre en ruines,
la famille Garrity doit quitter le bunker dans lequel ils avaient trouvé refuge au Groenland pour rejoindre leur nouvel Eden, situé dans le sud de la France
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Voilà une suite que l’on n’attendait absolument pas et que l’on n’a pas vu venir. 6 ans après Greenland - Le Dernier refuge (2020), un film catastrophe tant dans le fond que dans la forme (basé sur un scénario simpliste qui enchaînait les invraisemblances), Ric Roman Waugh est de retour avec cette suite où l’on retrouve Gerard Butler & Morena Baccarin toujours en proie aux catastrophes naturelles.
Côté scénario, c’est toujours la douche froide et pour cause, une famille doit quitter un point A pour rejoindre un point B. Sur leur route, ils croiseront toutes sortes d'embûches… OK. Du côté des protagonistes, la caractérisation des personnages est on ne peut plus sommaire, si ce n’est Gérald Butler qui reste toujours la tête d’affiche du film
(et s’octroie par la même occasion le beau rôle (il est coproducteur), à savoir un véritable "homme à tout faire" (il parvient à rétablir l'arrivée d'eau potable dans le bunker et répare le moteur du rafiot) et un digne père de famille (non seulement il est mourant, mais en plus de cela, il se prend une balle dans le buffet et parvient néanmoins à mettre toute sa famille à l’abri. God Bless Gerard ! :ironie:)
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Bref, ce road-trip entre le Groenland, l’Angleterre et la France aurait pu être sympathique, du moins sur le papier, car dans la réalité, c’est vraiment le calme plat. Tout au long du récit, on sent que les scénaristes ont mis les p’tits plats dans les grands pour qu'il y ait une tension dramatique mais la réalisation totalement amorphe vient tuer toute tentative de nous sortir de notre léthargie
(la tempête électromagnétique, la submersion marine, le pont de singe, …)
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Même les dialogues sont à côté de la plaque, mention spéciale à Nelia Da Costa (qui incarne Camille, l’ado française), qui au détour d’une scène, nous lâche avec la plus grande décontraction « Ces montagnes, elles n’étaient pas là avant. » Du haut de ses 15 ans, on voudrait nous faire croire que cette gamine connaît par coeur toutes les chaînes de montagnes françaises ? Et quand ce ne sont pas les dialogues, ce sont carrément les situations absurdes qui s’enchaînent comme des perles
(le rafiot qui tombe en panne en pleine mer et qui, grâce à la magie des courants marins, arrive à destination ou encore le nigérian qui sort de nul part et qui leur vient en aide, sans oublier l’ado française séparée de ses parents, qu’elle ne reverra probablement plus jamais et ce, sans la moindre émotion)
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On en oublierait presque les décors extérieurs ! Censé se dérouler en France (la moitié de l’intrigue rien que ça), en réalité, on n’a droit qu’à une pauvre reconstitution du Pas-de-Calais le temps d’une courte scène (avec un pauvre beffroi en CGI), le reste sera en réalité tourné en Islande (la topographie n’ayant absolument rien à voir avec la France), clairement ici, le mot d’ordre était "moins on en verra, mieux on se portera" (pourtant, le budget a été revu à la hausse par rapport au 1er film). Bref, une belle blague, moi qui me faisais une joie de voir la France être anéantie par la comète Clarke, finalement de la France, on ne verra strictement rien.
Greenland : Migration (2026) parviendra à séduire les amateurs de films catastrophe (sous réserve de ne pas être trop regardant sur la qualité) et autres bouffeurs de pop-corns, pour les autres, prenez votre mal en patience et… advienne que pourra.
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