Dans la même lignée que le précédent, même rythme soutenu, même péripéties accrues, et se focalisant sur la cellule familiale dans un survival en fond de crise mondiale. On appréciera ce road movie pour sa traversée des paysages dévastés, les moments fugaces de repos, de rencontre, et de sentiments, favorisant le réalisme, et une réflexion qui s'enchaînent dans une urgence de l'instant.
⚠️ AVERTISSEMENT SPOILERS ⚠️
D'un autre côté, c'est prévisible, et peu crédible sur certains passages qui utilisent des ficelles un peu trop grossières, voire absurdes, avec ce hero qui semble partout, et sait tout faire. Sa femme, pratiquement à la tête du bunker, apporte sa plaidoirie sur l'immigration, et leur fils, remplacé par un acteur, soi-disant pour correspondre à la maturité du personnage, un procédé que l'on pourra discuter, tant ce personnage est secondaire, sans ajout à l'intrigue, et que ce changement a également mis aux oubliettes son diabète.
On notera aussi que ces nombreuses années aux côtés d'autre famille dans ce "dernier" refuge, ne susciteront aucune émotion, pas même une allusion à leur égard au cours de l'aventure, se disant même que la scène pour rejoindre les canoës de sauvetage au début, aurait pu être bien plus intense en termes d'abandon, et de sacrifice.
On brasse nombre de thématiques qui ne sont qu'effleurer, et jamais réellement éprouver, tout comme la migration qui manque d'incarnation, pour une destination considérée comme irréelle, mais pour laquelle une guerre, bien réelle, éclate pour ses ressources. Le tout est alourdi par une voix off qui tente de transmettre un message, qui parait lunaire, tellement c'est en contradiction avec la réalité actuelle, et surtout le voyage vers la terre promise est déjà, en lui-même, le vecteur, et le porteur de cet espoir.
C'est un film qui n'est ni raté, ni réussi, simplement tiède, sans intensité maintenant le cap du statu quo !