Belle surprise que cette animation de Phuong Mai Nguyen, tant par ses couleurs étonnantes que par le scénario basé sur le roman graphique d'AJ Dungo. Beaucoup de poésie teintée d’ émotion, dans la métaphore du mouvement de la mer tantôt dépeinte violente avec des couleurs sombres et sévères, à l’ image des coups durs que la vie réserve parfois, tantôt pleine de douceur et de romantisme, utilisant des couleurs acidulées, douces, mais dans tous les cas un véritable plaisir des yeux et un ravissement à suivre. Le scénario met en lumière une belle histoire d’ amour pleine de tendresse entre Kirsten dont la voix de Lyna Khoudri fait mouche, et AJ, via Rio Vega, surprenant de maturité pour son jeune âge, la tête sur les épaules, et le surf en point commun ! Rares sont les animations qui osent affronter les dures réalités avec autant de franchise et de simplicité. Pas de fausse pudeur mal placée, ni de contournements bienveillants, juste une vérité éclatante, lumineuse avec des décors sublimes….. !!**
Un film d'animation réussit qui commence comme un teen movie romantique et qui très vite bascule dans des thématiques adultes comme la maladie. Le graphisme est très soigné et la musique accompagne soigneusement l'ensemble. C'est émouvant et triste, voir un peu larmoyant, mais paradoxalement c'est aussi un film qui nous dit de croquer la vie à pleine dent. J'ai préféré le roman graphique, l'histoire est une adaptation mais revue.
Quelle année pour le cinéma d’animation français. L’adaptation de la bande dessinée In Waves sur grand écran est absolument géniale. Le film raconte l’histoire de AJ et sa rencontre avec Kristen. Cette dernière va l’initier au surf et devenir l’héroïne des dessins d’AJ. L’histoire est vraiment bouleversante. Les dessins sont sublimes, c’est très moderne, et la bande originale très réussie. À voir absolument.
Réalisé par Phuong Mai Nguyen, « In Waves » est la traduction animée d’un roman graphique d’’AJ Dungo, qui vraisemblablement raconte sa propre histoire. Ce petit bijou ne dure que 90 minutes mais c’est amplement suffisant pour brasser plein de thèmes, enchanter nos yeux par un graphisme magnifique, ravir nos oreilles avec une bande son ajustée au millimètre spoiler: et serrer notre cœur devant cette histoire d’amour et de chagrin toute simple, mais qui transpire l’humanité . Ce qui charme dans la forme, déjà, c’est l’inventivité du graphisme. Je ne suis pas (du tout) une spécialiste en la matière mais je crois reconnaitre l’originalité et la créativité quand je l’ai sous les yeux. Car dans « In Waves », il y a plusieurs graphismes selon que l’on est dans l’intrigue à proprement parler, ou dans un rêve ou dans une BD dessinée par AJ, ou encore dans une vidéo Youtube consultée par Kristen. Et les transitions sont soignées, inventives, et même parfois assez magiques. L’omniprésence de l’eau sous toutes ses formes est notable : l’océan, la pluie, les cascades, les larmes, toutes ces formes de liquide peuvent s’entremêler dans une scène, ou même dans une seule image. Tout cela rend merveilleusement bien à l’écran et d’un pur point de vue visuel, le film est très beau à regarder. Quant au scénario, il a la bonne idée de raconter un vrai drame, particulièrement déchirant, sans jamais verser dans le pathos. Le film brasse plein de thème, comme je l’ai dit plus haut, l’amour, le sacrifice, la résilience, mais c’est aussi, paradoxalement spoiler: une histoire assez optimiste dans son thème de fond, résumé par la toute dernière phrase : « La vie est une succession de vagues de chagrin, l’important et de continuer à surfer dessus » . On devine vite, très vite comment toute cette petite histoire d’amour et d’eau salée va se terminer, spoiler: ça pourrait être tire-larmes et ça ne l’est pas. Parce qu’il y a de l’humour par petites touches, parce que qu’il y a beaucoup de sentiments purs (il n’y pas aucune malveillance, aucune cruauté d’aucune sorte dans aucun personnage), aucun cynisme et cela apporte beaucoup. Si on avait du voir la même histoire avec des sentiments moins purs, des attitudes plus acides, cela aurait pour le coup été pénible et émotionnellement difficile d’aller au bout sans pleurer. La jolie voix (très reconnaissable) de Lyna Khoudri et celles de Rio Vega et Paul Kircher habillent parfaitement ces personnages d’adolescents insouciants spoiler: frappés par la dureté de leur destin. Pas grand-chose à redire donc sur ce beau film d’animation qui mérite bien une heure et demie de notre temps , une heure et demie de poésie, d’amour et d’enchantement dont il serait bien dommage de se priver, précisément en ce moment.
A Los Angeles Kristen et AJ sont jeunes, amoureux et fan de glisse. Mais Kristen apprend qu’elle a un cancer. Un teen movie baignant dans un océan chromatique de toute beauté. Un film d’animation sur la mer et l’amer, comme le sentiment que l’on a quand on doit se faire â l’idée que l’on va perdre celle que l’on aime. Mais cette œuvre n’est pas plombante pour autant et elle est magnifiquement mise en musique par celle que je considère comme la meilleure chose arrivée à la musique française depuis longtemps : Oklou.
In waves est un film visuellement puissant, d'une beauté visuelle indéniable, un balai de couleurs chatoyantes où la texture de l'eau et les couleurs du ciel permettent la création d'un univers sensoriellement palpable. Ce travail sur la forme permet aussi d'illustrer le drame qui est raconté or c'est là où le bas blesse. Dans sa narration In waves est extrêmement convenu affichant tous les poncifs autour du thème du couple séparé par la maladie. On a d'ailleurs même du mal à rentrer au départ dans cette idylle naissante qui arrive bien trop vite à l'écran. On peut regretter que la forme n'arrive pas totalement à trascender le fond. Les qualités esthétiques du film le rendent quand même très fréquentable.
Film d’animation présenté à Cannes, adapté d’un roman graphique américain ayant connu le succès, il bruissait autour d’In Waves le doux parfum de l’excellence. D’abord celle de la musique composée par Oklou et Rob qui enveloppe d’une ambiance vibrante de nombreuses séquences du long-métrage. Ensuite, par celle du style graphique choisi par la réalisatrice Phuong Mai Nguyen qui ne reprend pas celui de l’œuvre originale mais apporte beaucoup plus de lumière et de couleurs. Cela s’avère terriblement agréable à visionner. Cela flatte l’œil et offre un contraste étonnant, entre une histoire d’une infinie tristesse et ces couleurs chatoyantes proches du style pop art. Ce côté poétique est salvateur pour le film car cela atténue la gravité du propos et donne une légèreté bienvenue au récit. En effet, d’une histoire d’amour adolescente, plutôt banale au demeurant, on bascule dans la tragédie de la maladie et de ses conséquences. Mais la narration est parfaite et le scénario n’offre aucun temps faible. Du côté du casting voix, celle de Lyna Khoudri surprend un peu au début, mais le talent de l’actrice finit par tout bousculer et l’émotion qu’elle parvient à dégager finit par être prégnante. Rio Vega lui donne la réplique mais avec moins de personnalité ce qui nous laisse un peu distant du personnage. Dommage, car il prête sa voix à AJ, le héros malheureux du récit. Au final, In Waves nous offre propose à voir le meilleur du cinéma d’animation, et le personnage de Kristen restera difficilement oubliable, même s’il « faut continuer à surfer ».
Ai vu « In Waves » film animé de la réalisatrice Phuong Mai Nguyen qui a fait l’ouverture de la Sélection «Semaine de la Critique » au dernier Festival de Cannes. Ce film animé est admirable en tous points. Un scénario de forte intensité et très original sur trois temporalités, une réalisation exemplaire avec des transitions entre les scènes toujours surprenantes, un dessin vraiment épatant et une colorisation époustouflante qui met en valeur la lumière, les textures. La bande son s’harmonise parfaitement à cette ambiance estivale sur les plages de Los-Angeles. Le scénario est adapté d’après le roman graphique d’AJ Dungo qui est totalement autobiographique. AJ est un jeune homme qui fait des études graphiques et il ne se déplace qu’en skate-board. Il tombe amoureux de Kristen dont la passion est le surf. La croyance en un avenir serein et heureux est totalement brisée lorsque Kristen apprend qu’elle est atteinte d’une grave maladie. L’amitié, l’amour, la passion du surf seront parmi les armes pour combattre spoiler: le cancerspoiler: . Je n’avais pas pleuré devant un dessin animé depuis « Bambi » alors que j’avais 6 ans. « In Waves » m’a complètement embarqué dans un dépaysement total, m’a souvent surpris devant la beauté des images, et m’a foncièrement cueilli par la maturité et l’intelligence du propos. La couleur sombre de la dramaturgie est contre balancée en permanence par la luminosité solaire et l’éclat des teintes. Les scènes en noir et blanc contrastent avec l’ensemble et sidèrent par leur simplicité et leur beauté. Le rythme est enlevé, la pudeur est toujours de mise et la sensibilité est portée en oriflamme. Un film sensationnel sur la jeunesse, l’amour, le monde aquatique et les premières douleurs. Si le film ne se destine pas aux enfants il peut être vu à partir de 10-11 ans. Un petit chef d’oeuvre qui m’a profondément submergé d’émotion et qui prouve une fois de plus, la grande qualité de l’animation de l’Ecole française… A voir absolument.
Magnifique, film d’animation, ou l’eau prend une place particulière, et de l’émotion, beaucoup.  cette animation de l’eau est absolument époustouflante : entre transparence, flou, reflets, et à plat, par contre, sur les visages, subtil choix artistique.
Voici un film d'animation français qui vaut le coup d'oeil de par son histoire. On suit avec émotion ce jeune couple dont la maladie tente de tout faire pour les séparer. On ne peut qu'être touché par l'avancé du film et la bataille mené par la jeune femme. Le design est dans standard avec ses couleurs pastel et le trait "moins soignés" (je trouve pas le bon adjectif sorry!^^) que beaucoup de studio utilise et cela va très bien ainsi. Un très beau film à voir vraiment. NOTE : 9/10
Adapté d'un roman graphique californien devenu culte, ce premier long métrage d'animation française signée Phuong Mai Nguyen raconte une histoire d'amour brisée dans le monde du surf. La beauté visuelle du film sidère autant qu'elle émeut. Le trait, les remous de l'eau, les volutes d'encre composent la matière d'un récit sensible, capable de faire pleurer sans jamais forcer le trait ni sacrifier la retenue. L'animation soignée donne à l'eau une fluidité presque vivante, et aux bleus, verts et gris une profondeur pleine de reflets subtils. On a le sentiment de se fondre dans le lien organique qui unit les personnages à l'océan, à la manière d'un "Ponyo" qui aurait grandi et affronté le deuil. Une réussite délicate et bouleversante.
Un enchantement ! Les dessins colorés contrebalancent la tristesse de l'histoire. Sans rentrer dans le pathos, les personnages révèlent une réelle sensibilité. Un excellent moment
In Waves propose une histoire d’amour simple et efficace, mais qui reste finalement assez classique dans son déroulement. Le récit ne surprend pas vraiment et s’appuie sur des thèmes déjà vus à de nombreuses reprises.
En revanche, le film se distingue par une animation très jolie, avec une identité visuelle originale qui apporte beaucoup de personnalité à l’ensemble. Chaque plan est travaillé avec soin et participe pleinement à l’atmosphère du film.
Malgré la simplicité de son scénario, In Waves parvient à émouvoir grâce à sa sensibilité et à sa mise en scène délicate. Une belle expérience visuelle et émotionnelle, même si son histoire manque d’originalité.
L'animation est vraiment belle et le récit prenant et touchant. On aurait aimé être par instants du côté du personnage féminin mais l'ensemble reste très joli.