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cosette2010
58 abonnés
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2,5
Publiée le 1 février 2024
Je suis déçue par le manque d'originalité du film... L'histoire est très convenue, c'est long et pas très intéressant. Je ne comprends pas cet enthousiasme général.
“The Holdovers” (ou “Winter Break” en VF) de Alexander Payne arrive à temps pour la période de Noël. Une comédie avec un récit assez classique : un professeur d’histoire Paul Hunham (Paul Giamatti) pathétique et détestable qui se doit de garder des élèves qui ne peuvent rentrer chez eux pendant la période de Noël. Avec une durée de 2h15, le long-métrage prend son temps dans son approche et dans un scénario plutôt simple. C’est grâce à son ambiance calibrée et intimiste que “Winter Break” fonctionne, même s’il manque un peu de piquant et de folie, il reste sur le principe une bonne démonstration d’une comédie cohérente et réussie. Ainsi, sans grande surprise, M. Hunham, notre prof d’histoire n’est en fait pas si méchant, il avait juste besoin d’un peu d’amour et d’attention, comme tout être humain. Un humour qui se suffit à lui-même, dans son entièreté et son honnêteté.
Si vous cherchez un film sans histoire, aux couleurs fades et à la lenteur digne d'un Derrick, c'est le bon. Les émotions sont absentes dans cette réalisation qui n'est ni une comédie ni un drame mais a été pour moi un grand moment d'ennui.
Superbe. Ce film m'a fait penser au John Hughes Breakfast Club. Un sorte de huis-clos entre des gens que tout oppose et qui finissent par comprendre qu'ils sont dans la même galère. La naissance de la compréhension de l'autre, de l'émergence de l'amitié et de la compassion. Un très beau film qui a mérité ses oscars !
Hiver 1970, Nouvelle-Angleterre : Paul Hunham, professeur d'histoire ancienne pédant et antipathique, Mary Lamb, cuisinière endeuillée par la mort de son fils à la guerre, et Angus Tully, élève doué et indiscipliné abandonné par ses parents, se retrouvent contraints de passer les vacances de fin d'année sur le campus du lycée privé de Barton. Trois solitaires coincés ensemble, et qui vont réaliser petit-à-petit qu'ils ont bien plus en commun qu'ils ne le pensaient.
Dédicace au cinéma américain des 70's (et ce dès son générique d'ouverture), le réalisateur Alexander Payne (Monsieur Schmidt, Sideways, Nebraska) nous revient en très grande forme avec cette comédie dramatique qui réchauffe les cœurs en cette fin d'année hivernale.
À travers ce récit pouvant nous rappeler des œuvres comme «Le Cercle des poètes disparus» ou encore «Breakfast Club», et nous contant l'histoire de cette improbable amitié, Payne y filme avec brio et tendresse les solitudes et les chagrins, les face-à-face comme les confidences. Des solitudes incarnées avec beaucoup de talent par un trio en osmose totale : Dominic Sessa (dont c'est le premier rôle au cinéma), Da'vine Joy Randolph (de la série «Only Murders in the Building») et Paul Giamatti (et quel plaisir de le revoir sur le devant de la scène cinématographique avec un rôle à la hauteur de son talent).
«The Holdovers» (en vo), une œuvre qui touche juste sans jamais tomber dans la mièvrerie, un film drôle et délicat qui nous apprend à nous ouvrir à l'autre pour mieux nous y (re)connaître, et sans aucun doute le meilleur film de Noël de cette année, parce que sincère dans sa démarche. À découvrir absolument.
Vacances d’hiver 1970 à la Barton Academy, lycée privé chic de la Nouvelle-Angleterre aux Etats Unis…le jeune Angus, lycéen quelque peu dissipé enrage quand il apprend qu’il va devoir rester consigné au pensionnat avec quatre élèves, sous la garde d’un vieux professeur Paul Hunham, qui enseigne l’histoire ancienne, assez sadique lorsqu’il sifflote La Chevauchée des Walkyries en rendant les copies aux notes désastreuses... Un richissime père d’élève arrive en hélicoptère chercher les quatre élèves pour les emmener au ski... Faute d’autorisation parentale, Angus se retrouve seul avec le vieil érudit et Mary, la cuisinière noire qui vient de perdre son fils au Vietnam… Passer ses vacances de Noël avec ce vieux professeur, à écouter ses leçons pontifiantes sur les civilisations anciennes, c’est une torture. En plus, il sent mauvais en raison d’une pathologie rare. Discorde totale, disputes quotidiennes, bouderies bien senties : le prof et l’étudiant forment un duo taillé sur mesure pour s’engueuler…avec la cuisinière qui a trouvé le réconfort dans le whisky , voilà trois antihéros pas vraiment gâtés par la vie…Présentée un peu vite comme une comédie de Noël, cette réalisation d’Arthur Payne est un film pétri de nostalgie, très largement imprégné de l’esprit des années 70, réalisé comme un vieux film, à travers une bande son sautillante, une image rayée et un graphisme rétro. Ce huis clos enneigé esquisse la délicate étude de caractère de trois solitaires qui finissent par révéler leurs failles secrètes. Le brillant scénariste David Hemingson a su puiser dans sa propre histoire familiale pour « montrer les gens dans toute leur glorieuse imperfection » …Paul Giamatti lui-même fils d’universitaires excelle dans ce rôle marqué par une totale absence de narcissisme, semblant prendre un malin plaisir à s’enlaidir ...Face à lui, le jeune Dominique Sessa qui joue Angus, déploie un charme insolent. En mater dolorosa, Da’Vine Joy Randolph est au diapason…Winter Break n’a rien des films de Noël clinquants et artificiels que nous réserve trop souvent le mois de décembre. Alexander Payne nous offre avec ce « Winter Break » un film de Noël finement écrit et joué, parfois hilarant et toujours très touchant.
Un conte de Noël subtil et intelligent. Tout en contraste. A la fois doux et amer, caustique et angoissant. Le scénario est remarquablement bien construit et imprévisible. La réalisation et les interprètes font honneurs à cette histoire d’amitié, de compassion et de leçon de vie.
Le film de Noël de la décennie ? En tous cas, une oeuvre empreinte de mélancolie et de tendresse, qui brasse des histoires personnelles douloureuses en évitant tout pathos. Porté par un trio de comédiens exceptionnels, "Winter Break" bénéficie également d'une BO magnifique, d'où émerge l'incontournable "Time Has Come Today" des Chambers Brothers.
Le film se déroule dans les années 70 mais est également filmé comme s'il avait été réalisé à cette même période, cela donne un cachet unique au film. La force de ce Winter Break (Holdovers en VO) c'est de nous créer une puissante nostalgie en nous même, même si nous n'avons pas connu cette époque. Ce conte, ou plutôt ce drame de noël, pousse 3 personnages bien différents, chacun avec leurs certitudes et leurs failles, à cohabiter dans un immense pensionnat durant les fêtes de fin d'année. Forcement, ils vont apprendre à se connaitre, à remettre en perspectives leurs avis concernant les autres, apprendre à s'apprécier, à se soutenir et partager leurs souffrances aux autres. Avec la juste dose de sentiment et toujours ce fort coté nostalgique, on s'attache à ces héros, jusqu'à ce final poignant qui n'est pas sans nous rappeler un certain Le cercle des poètes disparus. On a ici l'un des meilleurs films nommés aux Oscars 2024, et un Paul Giamatti en bonne position pour être nommé meilleur acteur.
Quoi de mieux que ce 24 décembre pour publier la critique de cette petite pépite, surprise totalement inattendue de cette fin d'année, et sans doute le meilleur film de Noël que j'ai pu voir (même si j'avoue ne pas en avoir vus beaucoup).
Très peu friand des films qui débordent de trop bons sentiments, je me suis fait totalement attrapé par celui-ci.
Tous les ingrédients du film de Noël caricatural sont pourtant là. On essaie bien de lutter au départ, à cause, notamment, de personnages pas très finement caractérisés lorsqu'ils nous sont présentés, mais on finit par lâcher prise grâce à la finesse d'écriture, de réalisation et d'interprétation, qui permettent au film de toujours rester sur cette ligne de crête et de ne jamais tomber dans cet excès de mièvrerie que je ne supporte pas.
Le grain de l'image, les couleurs, l'atmosphère qui se dégage, alternant en permanence le chaud/froid, parviennent à parfaitement ancrer l'histoire dans une époque (les années 70) et la période de Noël. On s'y sent bien et on aurait presque l'impression d'être en train de profiter du film au coin d'un feu, avec une boisson chaude, des chocolats, sous un bon plaid.
Trois personnages, trois générations, trois mêmes solitudes et sentiments d'abandon, trois écorchés vifs qui ont bien du mal à entrer en interaction avec les autres et à se faire apprécier. Une maman endeuillée, un professeur détesté, un jeune homme délaissé par ses parents, trois coeurs brisés et trois âmes, qui quoi qu'elles en disent ou laissent paraître, sont simplement à la recherche d'un peu de chaleur humaine et d'amour.
Ils sont peu nombreux les films qui sont parvenus à me tirer les larmes, cette année, et encore moins nombreux ceux qui arrivent à me les faire remonter lorsque j'y repense de nouveau plusieurs jours après.
Bon, ce n'est pas tout mais il faut que je retourne modifier mon top annuel...
Film de Noël doux et amer à voir. Cela risquait de ressembler à une comédie américaine mais ça ne l'est pas, sauvé par une vision trés fine et réaliste des parcours de la vie sans oublier talent des acteurs.
En 1970, sur la Côte Est des Etats-Unis, dans un prestigieux collège privé, sont consignés pendant les vacances d’hiver : un professeur de civilisation antiques, joué par Paul Giamatti, vieux garçon tyrannique, détesté par ses élèves, une cuisinière noire meurtrie par la perte de son fils au Vietnam et un élève délaissé par sa famille, Angus, rebelle et très futé. Des péripéties vont amener ces trois personnalités qui ont peu de points communs à mieux se connaître… Ce film qui n’a rien d’original, ni sur la forme, ni sur le fond, se laisse regarder agréablement grâce à la qualité de ses dialogues, dignes de très bonnes séries anglaises, par la solidité du scénario et par l’excellente prestation des acteurs. On sent l’ambiance fin années 60-début années 70 grâce à une bande-son très « folk music ». C’est un « feel good movie » qui frôle les lieux communs mais sait les éviter à temps et réussit à nous émouvoir.
Découverte du soir : Véritable coup de cœur ce film retranscrit à la perfection le style de film des années 70 avec une réal et une mis en scène soigné et réfléchi. Le casting est formidable et de même de son interprétation. Les personnages sont magnifiquement bien écrit et touchant. Le récit est passionnant et nous fait voyager à travers les différentes émotions. Que dire de plus, c'était vraiment parfait à mes yeux ! Foncez c'est d'une prouesse inégalable !
Alexander Payne auteur de plusieurs opus de premier plan du cinéma d'auteur américain ("Mr Schmidt", " the descendants" selon moi ses meilleures réussites jusqu'à présent) retrouve avec "winter break" un titre de haute gamme et sans doute un des sommets de sa filmographie.
Réflexion sur l'amitié ( le professeur cite abondamment Cicéron auteur romain notamment d'un ouvrage célèbre sur l'amitié, qualifiée du don le plus important donné par Dieu après la sagesse) comme carburant essentiel à l'intériorité.
Ici le scénario se déroule au sein d'un groupe de laissés pour compte d'un collège de la nouvelle Angleterre durant les fêtes de la fin de l'année 1970, " winter break" est de surcroît servi par une réalisation de premier plan.
Très émouvant, alliant simplicité et profondeur, on reste scotché à l'écran face à la sensibilité et la délicatesse que montre ce film, un des meilleurs sortis dans l'hexagone cette année ( en tout cas, un de mes préférés).
On notera que les comparaisons avec " le cercle des poètes disparus" de Peter Weir si elles sont pertinentes en raison du contexte de l'action ( établissement scolaire huppé des usa et professeur brillant qui s'applique à soi-même ce qu'il enseigne), elle l'est un peu moins, si l'on se réfère à la thématique principale abordée ici ( le " carpe diem " de Horace et la philosophie épicurienne chez Weir, Cicéron et le traité " de l'amitié" chez Payne.).
L'Amérique des années 70 au sein d'un établissement privé de garçons bien nés. Dans cet environnement traditionnel en pleine fêtes de fin d'année, un professeur acariâtre doit gérer quelques élèves consignés à résidence. Un élève rebelle parmi d'autres tout aussi remontés contre leur enseignant et une femme qui doit leur servir à manger, voilà les protagonistes qui vont se côtoyer d'abord à huit puis à trois. Un trio singulier dont les répliques appuyées par des postures bien senties font mouche. Un film d'émotions. De belles émotions qui grandissent les personnages, grâce à leur performances d'acteurs, autant que nous spectateurs conquis puisque l'ont rit et sourit souvent. Quel bonheur de voir ce film qui se déroule pendant cette période festive si convoitée et si loin, très loin des comédies fades qui peuvent nous assommer. A voir !