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symphonie10
19 abonnés
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4,5
Publiée le 7 janvier 2024
Je suis allée à la séance de 21h50.... mais justement on ne s'endort pas ! Et cela dit tout de ce film qui fait penser que l'on va s'ennuyer mais pas du tout.... Les bonnes critiques sont méritées, faites vous votre propre avis...
Géniale comédie dramatique qui traite la solitude et plein d'autres sujets avec beaucoup d'humanité. C'est un film calme et intelligent, touchant et optimiste, dont il est difficile de ne pas sortir ravi.
Hiver 1970 : M. Hunham est professeur d’histoire ancienne dans un prestigieux lycée d’enseignement privé pour garçons de la Nouvelle-Angleterre. Très strict et très bourru mais également très érudit, il n’est apprécié ni de ses élèves, ni de ses collègues. Alors que Noël approche, M. Hunham est prié de rester sur le campus pour surveiller la poignée de pensionnaires consignés sur place. Il n’en restera bientôt qu’un : Angus, un élève de 1ere certes doué mais très rebelle. Mary, la cuisinière de l’établissement, complète ce trio improbable : elle préfère rester à l’écart des fêtes parce qu'elle a perdu son fils lors de la guerre du Vietnam. C'est un film drôle et émouvant parce qu'on assiste à la métamorphose des 3 personnages principaux qui sont tous excellents ! ... des liens se tissent entre eux lorsqu'ils se confient sur leur passé qui les a tous durement éprouvés. Il y a beaucoup d'humour aussi dans les dialogues et les chansons du film sont très bien choisies, notamment : "Crying, Laughing, Loving, Lying" qui résume bien un film où il est question de tristesse, d'humour, d'amour et de mensonges (parfois nécessaires).
Un film très classique mais bien fichu. Un joli ping-pong entre deux personnages que tout oppose mais qui se ressemblent à la fois. Chacun parvenant à percer un peu la carapace de l'autre. Un conte réconfortant malgré quelques longueurs, une plongée dans la Nouvelle Angleterre des années 70 plus vraie que nature.
Dommage qu'il y ait ce côté anodin dans cette histoire car le film d'Alexander Payne est excellent. Dans de magnifiques couleurs sépias, un réveillon de Noël pour trois âmes esseulées dans un institut scolaire au début des années 70. Porté par un Paul Giamatti exceptionnel dans un rôle de professeur revenu de tout (des yeux si expressifs), une jolie progression dramatique ou chacun de nos héros fera face aux déceptions et espoirs de la vie. Un ton doux-amer parfaitement dosé pour une histoire à qui il manque juste un soupçon de fièvre.
Bon film de Alexander Payne qui décrit la relation entre un élève et son professeur (Paul Giamatti) pendant les vacances de Noel. Comme d'habitude, Alexander Payne aime dépeindre la complexité des relations humaines, il est très fin et subtil dans sa façon de les retransmettre à l'écran. Paul Giamatti a pris un sacré coup de vieux mais il est toujours aussi bon acteur.
Film assez académique porté par des acteurs talentueux. Une belle histoire de trois personnes qui ont pour des raisons différentes, un parcours de vie chaotique mais qui le temps de la période de Noël, vont apprendre les uns des autres. Film enrichissant. 16/20
Un professeur d’histoire maussade d’un prestigieux lycée est chargé de surveiller quelques élèves lors des fêtes de fin d’années ne pouvant pas rentrer chez eux. Le réalisateur Alexander Payne filme avec sobriété et finesse ces êtres dans leur solitude. Dialogues ciselés, interprétation sans faille, le cinéaste tisse une œuvre sincère et touchante.
Quel beau contre-pied d' Alexander Payne, face à toutes ces sorties pour jeunes boutonneux, à budget incongru, en cette période de Noël, où on apprécie d'autant ces films attachants, simples et tellement profonds. Avec cet acteur Paul Giamatti, ainsi que le casting qui l'accompagne, et aussi une bande son percutante, cette comédie met dans le mille, tant par l'émotion dégagée, que par la mise en scène du trio d'acteurs principaux. Le message est clair et tombe à pic, avec des scènes qui feront écho à ses propres cheminements ou ceux de nos proches, avec une infinie gentillesse et bienveillance. Car ce film aborde de vrais sujets qui nous habitent tous, réalisé dans un passé de cinquante ans, au style et ambiance rappelant "le cercle des poètes disparus",et pourtant si moderne et brillant....Magnifique... !!**
Un très bon scénario qui, sans être d’une originalité ni d’une ambition folles, se déploie avec une qualité constante en touchant juste, que ce soit en matière d’humour ou d’émotion. Un scénario qui évite les facilités attendues dans ce type d’histoire réunissant des personnages que tout sépare a priori. Il y a toujours un petit pas de côté, des idées et des détails qui témoignent d’une acuité dépassant le registre commun, sans appuyer. Le déroulé narratif est habile, avec un dévoilement progressif des histoires personnelles des personnages centraux (lesquels gagnent ainsi en épaisseur et en complexité au fil du temps), avec des interactions qui s’enrichissent de manière intelligente et sensible, avec aussi des considérations sociales toujours pertinentes, notamment sur les privilèges de classe, les familles recomposées, les enseignements de l’Histoire, etc. Les dialogues, qui font le grand écart entre vachardise piquante et tendresse pudique, sont subtilement écrits. Et subtilement servis par d’excellents acteurs, Paul Giamatti en tête, dans un rôle mal aimable qu’il parvient à rendre attachant, celui du bourru-pédant-cynique-inflexible qui s’éveille à l’empathie. Grande performance d’acteur. Dominic Sessa et Da’Vine Joy Randolph contribuent également avec talent à l’expression d’une humanité cabossée. Alexander Payne, à la réalisation, regarde ces beautiful losers avec l’humanisme qui fait sa singularité de cinéaste, heureux mélange de générosité et de causticité, dans un récit d’apprentissage qui réconforte sans se départir d’un réalisme doux-amer. Tout cela dans une esthétique vintage seventies savamment dosée et sur une BO très fournie et très bien choisie. Un vrai beau film de Noël !
« Winter break » du réalisateur américain David Hemingson est sorti en 2023. Nous sommes en Nouvelle-Angleterre dans le campus privé très huppé de Barton en 1970 à la veille des vacances de Noël. Paul Hunham (Paul Giamatti), professeur d’histoire ancienne, célibataire, pédant et bourru, n’est apprécié ni de ses élèves ni de ses collègues. Comme par hasard il est désigné pour surveiller 4 élèves consignés : un petit élève dont les parents mormons sont partis en mission ; un jeune Coréen qui ne peut pas rentrer chez lui pour si peu de jours ; un adolescent dont le père l’a privé de vacances et de ski car il ne veut pas se faire couper les cheveux et Angus Tully (Dominic Sessa) déjà renvoyé de 3 collèges bien qu’intelligent mais qui est très indiscipliné et qui est collé à cause de ses piètres résultats scolaires et dont – de toute façon – la mère ne veut pas car elle veut partir en voyages de noces ! Enfin, Mary Lamb (Da'Vine Joy Randolph) qui réside sur le campus comme cheffe des cuisines, et qui mais ne veut pas renter dans sa famille car son fils est récemment mort au Vietnam (NB : pour rappel la guerre du Viêt-Nam s’est terminée en avril 1975). Très rapidement les 3 personnages principaux vont se retrouvés seuls « bouclés » dans ce collège. On pourrait s’attendre à un film de Noël larmoyant à la guimauve mais il n’en est rien car le scénario est bien ficelé avec des rebondissements et même une virée « pédagogique » à Boston. Un film surprenant plein d’humanité et de leçons de vie avec des répliques cinglantes et finalement des complicités. Un film qui ne restera pas dans les annales du cinéma mondial même si Dominic Sessa et Da'Vine Joy Randolph viennent d’être récompensés aux Golden Globes mais un film un peu nostalgique, plaisant à regarder, qui nous fait sourire à maintes reprises et mais est également émouvant oscillant entre la comédie et le drame. A noter l’utilisation à plusieurs reprises de l’expression française « Ça reste entre nous » et qu’à Boston ils vont au cinéma et regarderont « Little big man » d’Arthur Penn sorti effectivement en 1970.
C'est assez fin niveau scénario et dialogue mais dommage que l'intrigue soit si prévisible. Paul Giametti nous prouve une fois de plus que c'est un grand acteur bien sous estimé. Et la bo très folk song épouse parfaitement la mise en scène et la photo du film très douce et nostalgique d'une epoque seventies. C'est pas le meilleur Payne mais c'est tout de même très agréable à regarder.
De Alexander Payne (2023). Une très bonne surprise que cette nouvelle comédie de Alexander Payne. Jamais excessif et surtout sans aucun jugement à l'emporte pièce, le réalisateur scrute et autopsie l'intime de quatre personnages qui lentement vont apprendre à se regarder, à s'aimer et s'ouvrir aux autres. Ou même plus tôt l'inverse à savoir s'ouvrir aux autres , partager ses sentiments les plus intimes pour enfin s'aimer. Il y a beaucoup de tendresse dans ce film particulièrement positif qui dépeint avec justesse emplie de grande pudeur des meurtris de la vie. On en ressort ragaillardi. Avec Paul Giamatti, Da’vine Joy Randolph, Dominic Sessa