Qu’est-ce que les mercenaires, les nains et les yamakasi ont en commun ? Ils sont 7. Luc Besson écrit et produit via Europacorp cette histoire de banlieusards férus de sport qui s’occupent en escaladant les immeubles de leur cité. Bouleversés par la chute d’un des gamins qui les idolâtraient, ils se muent en Robin des Bois des temps modernes pour permettre à sa famille de payer l’opération. La morale est très facile et les dialogues manquent souvent de percussion mais "Yamakasi" rattrape ses travers en jouant au maximum sur les cascades et les courses poursuites avec les autorités les voulant derrière les barreaux. Le spectacle est d’ailleurs largement assuré de ce côté-là, impressionnant de maîtrise et de grâce le show qui nous est proposé ne ressemblait à aucuns autres à sa sortie en 2001 et trouve toujours une certaine singularité de nos jours. Le réalisateur Ariel Zeitoun fait ici ce que peu de metteur en scène réussissent actuellement, opter pour une mise en scène lisible et bien orchestrée au lieu d’utiliser la technique épileptique gâchant souvent le plaisir des scènes d’actions. "Yamakasi" ne se prend pas la tête et est par conséquent un film popcorn capable de divertir un samedi soir tranquille.
Yamakasi a une tres bonne histoire pour un film d'action comme celui ci.Les cascades sont realiser avec aucun trucage et donctres impressionantes .Il est censsationnel !!!!
C'est drole, il y a de l'action, on est dans un film bon mais trop juste au niveau du jeu d'acteurs. De très jolies cascades et un message à faire passer pour les flics en général ! On se doute un peu du dénouement mais on est quand même charmé devant les performances des "Yamakasi" !
Besson a le nez quand il s'agit de recuperer un truc a la mode et d'en faire un produit commercial destiné aux djeunes. Le scenario est un salmigondis de bon sentiment qui donne crédit aux yamakasis pour tout péter. Nimporte quoi.
Faisons l'impasse sur le jeu approximatif de nos sept samouraïs des temps modernes qui n'enlève en rien leur qualité d'athlètes remarquables. Le problème même du film réside dans son éthique. D'un groupe de jeunes sportifs aux intentions louables, Besson en tire un produit marketing parfaitement calibré pour attirer en masse la jeunesse (des banlieues, de préférence) pour leur délivrer un message douteux qui prône presque pour une "ghettoïsation" accrue de la population des banlieues... En effet, par son manichéisme plombant et sa mièvrerie abrutissante, le scénario anorexique ne recule devant aucune grossière improbabilité pour dépeindre ô combien les grandes institutions françaises sont méchantes et sans pitié, des flics au corps médical (la scène du docteur avec une arme à feu cachée dans son bureau est hilarante tellement elle est grotesque) en passant - bien entendu - par les politiciens et ces "méprisables" gens riches. Ajoutez à cela une esthétique mal foutue de téléfilm qui peine à retranscrire tout le spectaculaire des cascades et vous aurez une image assez représentative du gâchis monumental que ce film représente. Heureusement, les Yamakasi possèdent un capital sympathie qui - envers et contre tout - parvient à faire passer l'indigeste pilule.
Ne serait-ce pour la prouesse technique, j'ai adoré Yamakasi ! De la haute voltige, du rythme, du son : c'est bon ça :) ! Après, le scénario est plus là pour faire le film mais il vaut ce qu'il vaut. Je profite plus du spectacle qu'autre chose.
Encore un raté scénaristique pour Luc Besson. Montrer les prouesses physiques des Yamakasi donne lieu à de belles scènes d'actions, surtout qu'elles sont filmées avec talent. En revanche, le pitch de l'histoire est consternant: Un jeune garçon tombe d'un arbre en imitant les Yamakasi , qui ensuite se sentent responsable(on se demande pourquoi), et qui pour mieux réparer leur faute(qui n'en n'est pas une) vont continuer leurs galipettes dans les maisons de médecins ou chirurgiens(parce qu'ils sont riches et jugés responsables d'une greffe pour l'instant impossible pour l'enfant) qui ne peuvent rien faire pour remédier à la situation, pour sauver le jeune garçon. L'ensemble est donc une suite de scènes toutes équivalentes dont la fin est un Happy-end mièvre, égoïste et totalement immoral et honteux.