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Le_Général
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3,5
Publiée le 15 octobre 2025
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Un rideau de cigales. Une lumière qui tremble comme un souvenir. Dès les premières secondes, Chomet nous plonge dans une Provence dessinée au fusain, entre craie et nostalgie, où chaque trait semble respirer la chaleur d’un été d’enfance. La voix de Laurent Lafitte, feutrée, s’y glisse comme une main sur le papier. Ce n’est plus seulement Pagnol qu’on écoute : c’est sa mémoire qui parle, qui hésite, qui se brouille.
Animation artisanale, presque tactile — on sent le grain du papier, la lenteur du trait. Le film épouse le geste du dessinateur autant que celui de l’écrivain. Travelling doux sur un visage d’enfant, puis coupe sèche : un vieil homme, penché sur sa table. Le temps se replie. Chomet filme le souvenir comme on filme la mer : en mouvement, en transparence, avec des reflets qui ne tiennent jamais en place.
Le dispositif rappelle Les Triplettes de Belleville, mais ici tout est plus retenu, plus intime. La mise en scène joue sur la superposition des mondes — celui de l’auteur et celui du personnage — jusqu’à les confondre. Comme si l’encre de la mémoire coulait sur la pellicule. Les voix (Géraldine Pailhas, Thierry Garcia, Vincent Fernandel) prolongent l’esprit du théâtre pagnolesque, avec cette musicalité méridionale qui sonne comme une chanson ancienne.
On s’émerveille devant certains plans : une luciole qui éclaire la page, un travelling arrière sur une table d’écriture qui devient colline, puis nuage. Le montage, fluide, laisse respirer la nostalgie sans la figer. La musique, discrète, n’accompagne pas : elle caresse. Chomet ne reconstitue pas Pagnol ; il l’écoute rêver.
Mais parfois — oui — la douceur se fait trop poudrée. On voudrait plus de rugosité, plus de contraste, comme chez l’auteur lui-même. Pourtant, la sincérité du geste l’emporte. Marcel et Monsieur Pagnol réussit ce que tant d’hommages manquent : il donne chair à la transmission, au dialogue entre l’homme et son ombre. Un film sur l’écriture qui devient lui-même acte d’écriture.
Dernier plan : la caméra s’éloigne d’une page blanche. Le bruit du vent, un rire d’enfant, puis rien. Silence. Lumière.
Ce film est tout simplement incroyable ! Il convient à tout public, petits et grands peuvent vraiment l’apprécier. J’ai appris plein de nouvelles choses sur Marcel Pagnol et son univers, tout en passant un super moment. L’animation et les dessins sont très bien faits, avec pleins de détails. Un vrai bijou à voir absolument !
Ai vu « Marcel et Monsieur Pagnol » film animé de Sylvain Chomet qui retrace la vie de jeune adulte à sa mort de l’auteur, cinéaste et auteur de l’Académie Française. Le projet est rempli de bonnes intentions mais qui ne sont jamais vraiment bonifiées sur l’écran. Faire connaitre aux jeunes générations le talent et l’originalité de Pagnol est une excellente chose mais le résultat est plus proche d’une fiche Wikipedia animée que d’un véritable hommage personnel qui fera date. En 1h30 tout est abordé donc très survolé et vite oublié. Les galères à Paris, les bides, les triomphes au théâtre puis le passage au cinéma, les amours, la guerre, puis les échecs à nouveaux avant d’aborder une nouvelle carrière d’écrivain de romans bio-graphiques. Les dessins très caractéristiques de Sylvain Chomet avec leurs petits airs passéistes entre Art-Nouveau et « Les 101 Dalmatiens » de Disney pourraient paraitre idéaux pour illustrer justement le début du XXème siècle mais très rapidement on se lasse et des dessins qui paraissent bien démodés et du sujet qui manque de fun. L’accent marseillais surfait et plaqué des comédiens (Laurent Lafitte et Géraldine Pailhas en tête de gondole) sonne souvent faux. Dans la salle les nombreux enfants se désintéressent très vite du long métrage auquel il ne comprennent rien. Un film « à la Rappeneau », qui se serait concentré sur le tournage d’un ou deux films en décors naturels de Pagnol pendant la seconde guerre mondiale aurait été l’idéal pour rendre hommage à Raimu, Oranne Demazis, Fernandel … A la soixantaine passée Pagnol qui enchaine à nouveau les échecs décide d’écrire ses mémoires et particulièrement de partager ses souvenirs d’enfance… Il y a plus de magie, de poésie, de folie dans la célèbre trilogie légendaire que dans ce film poussiéreux et bien trop sage.
Film d’animation racontant la vie de Marcel Pagnol, auteur provençal couronné de succès tout au long de sa carrière. Le film raconte l’homme, de son enfance à son arrivée à Paris en passant par son succès au cinéma. L’histoire est captivante pour celui qui ne connait pas vraiment l’histoire de cet homme exceptionnel. Mais le film a deux défauts : un récit lisse, sans nuances, et des dessins pas vraiment réussi…
Vu hier avec mes petits enfants de 5 à 14 ans. Ce film d'animation n'est ni fait ni à faire. Pas du tout destiné aux enfants parce qu'il est farci de références à l'œuvre, à ses acteurs fétiches qu'environ 1 enfant sur 100000 connaît. Et sans les références les enfants passent à côté de la quasi totalité du propos. Pas destiné aux adultes non plus. Pour ceux étrangers à l'homme, à ses pièces et films même punition que pour les enfants. Et pour ceux qui connaissent tout est effleuré, rien n'est approfondi, bref on n'apprend rien. Le dessin est médiocre, Marcel Pagnol a le nez très déformé d'un boxeur et ni Orane, ni Josette, ni Jacqueline ne sont ni reconnaissables, ni flattées. Les décors dessinés sont assez jolis. Je ne sais quels étaient les objectifs artistique, culturel ou commercial mais pour moi aucun n'est atteint. Dommage, Pagnol mérite mieux.
Un chef-d’œuvre du cinéma d’animation français ! « Marcel et Monsieur Pagnol » est bien plus qu’un simple film d’animation : c’est une véritable déclaration d’amour à la Provence, à la mémoire et au cinéma lui-même. Dès les premières images, on est saisi par la beauté du dessin, la finesse des couleurs et la douceur des lumières qui semblent sortir tout droit des collines chères à Pagnol. L’animation, à la fois poétique et réaliste, redonne vie à un univers que l’on croyait figé dans les livres et les vieux films. On y retrouve l’esprit du maître : la tendresse, l’humour, la nostalgie et cette humanité si particulière qui rend chaque personnage profondément attachant. La rencontre entre Marcel — jeune, rêveur et curieux — et « Monsieur Pagnol », figure bienveillante et pleine de sagesse, est bouleversante. Le film parvient à mêler l’émotion à la simplicité, sans jamais tomber dans le pathos. On rit, on sourit, on a même parfois les larmes aux yeux... C’est un hommage vibrant à l’œuvre de Pagnol, mais aussi une création à part entière, moderne, intelligente et émouvante. Une perle rare, accessible à tous les âges, qui prouve que l’animation française peut atteindre des sommets d’élégance et de profondeur. En un mot : MAGIQUE. Un film à voir, à revoir, et à faire découvrir à tous ceux qui aiment le cinéma, la langue française et la beauté du souvenir.
Un film d'animation sans prétention. Une chronologie de la vie de Marcel Pagnol respectueuse jusqu'aux détails les moins connus. Un dessin qui rappellera "les triplettes...". Pas de surprise, ni de fantaisie. 1h30 qui fera du bien aux nostalgiques de la lecture de la trilogie "la gloire ..", "le château...", "le temps..." et qui apprendra peut être aux plus jeunes qui fut Marcel Pagnol.
Le graphisme est superbe. La BO est magnifique et une mention spéciale pour SCH au générique (rappeur marseillais). Mais l’accent forcé de Provence est détestable et transforme ce biopic en parodie maladroite. Ne parlons pas de l’accent parisien tellement forcé qu’il en devient vulgaire ! Pas d’émotion, tout est factuel, historique et froid. Grosse déception !
Ne connaissant vraiment pas l'art de Marcel Pagnol, j'allais à l'inconnu voir ce film d'animation. Je m'en suis un peu voulu au début du film d'ailleurs de ne m'être pas renseigné au préalable sur cet artiste.
Réalisé par Sylvain Chomet, ce film d'animation continue dans la lignée de sa filmographie avec son style très particulier, très français et très caricatural que l'on aime tant. J'avais grandis avec son film "Les triplettes de Belleville" que mes grands parents possédaient et que l'on regardaient dès qu'on allait les voir en vacances. C'est un film avec un humour très particulier mais tellement drôle et le ton est tout aussi spécial. Chomet a une capacité à avoir développé ce style qui marche si bien.
Par contre pour "Marcel et Monsieur Pagnol" on garde le style visuel mais l'humour assez sombre des "Triplettes de Belleville" a plutôt disparu. On a un humour quand même bien présent mais qui n'est pas tout à fait le même. C'est donc un biopic basé sur une autobiographie de Pagnol et d'ailleurs c'est comme cela que commence le film. Pagnol va écrire sa vie. J'aime beaucoup le côté rêve où il se voir enfant et se parle à lui-même d'ailleurs.
On a quelque chose d'assez linéaire dans l'histoire mais sans trop l'être. C'est assez spécial mais le montage est assez fort là dedans et on a donc quelque chose de très dynamique.
Bref, un film d'animation vraiment cool et avec une superbe musique pour le générique de fin signé... SCH !
Long métrage assez didactique et prévisible, pour ceux qui connaissent Pagnol…...Pour quel public , je me pose la question…..Cela fonctionne quand même avec une chronologie répertoriée et assumée, et avec des graphismes plutôt chauds où l’on reconnaîtra Raimu, Fernandel et de grands personnages du vingtième siècle…...Quelques chansons avenantes, un ton de confidence, mais in fine, une légère déception, Je m’attendais à autre chose….à vous de voir….
Une gentille biographie de Marcel Pagnol. En somme très académique, cochant toutes les cases du biopic, cependant certaines ellipses temporelles sont mal maîtrisées et certains aspects sont survolés ou mal expliqués. La distribution vocale laisse également à désirer (Aïe !). Par excès de formalisme narratif, tout ceci est bien différent du précédent travail poétique de Chomet. On attendait mieux.
Je n’avais rien vu de Sylvain Chomet depuis Les Triplettes de Belleville, et c’est un vrai plaisir de le retrouver. On a ici un très beau film d’animation français, plein de charme, de poésie et d’humour, inspiré de la vie et de l’œuvre de Marcel Pagnol. On y croise aussi des figures comme Raimu, Fernandel ou encore Orane Demazis, ce qui ajoute encore au plaisir et à la nostalgie.
C’est un moment très agréable, doux et sincère. Une très belle surprise.
Après Tati, Sylvain Chomet nous raconte Pagnol. Un biopic animé avec du caractère et un certain rythme, mais au sein duquel Chomet a parfois du mal à imposer un vrai point de vue, déroulant son récit sans forcément toujours aller au fond des choses. Malgré son esthétique radieuse et rétro, cela reste par moments un peu trop académique (surtout dans sa seconde partie) pour m'embarquer pleinement dans cette œuvre-hommage (et pas vraiment plus). 6,5/10.