Charmant et joliment imagé, ce long métrage d'animation est une honnête introduction à la filmographie de Pagnol. Il n'a cependant ni la puissance des "Triplettes de Belleville", la plus grande réussite de Chomet, ni la finesse grandiose de l'univers du cinéaste de la parole.
J'aime beaucoup le cinéma d'animation du cinéaste Sylvain Chomet qui, après "Les triplettes de Belleville" et "L'illusionniste " sur Jacques Tati, nous revient avec un biopic animé parlant sur Marcel Pagnol ! Le film peut se voir de 7 à 77 ans car il retrace la vie du Provençal d'origine à travers ses mémoires de fin de vie. Le petit garçon qui perd sa mère jeune, reçoit une bonne éducation de son père, part à Paris affronter les mauvaises langues pour du théâtre à succès comme "Topaze" , "Marius" et autres en ayant même le privilège de décrocher le comédien Raimu, puis le cinéma avec un certain Fernandel (dont le petit fils Vincent le double), la guerre, la joie et les aléas de la vie, le tout se passant en toile de fond des racines de Provence. Je connais à peu près ses films, mais cette œuvre d'animation est très instructive dans le fond , on en apprend beaucoup grâce à une très belle écriture de scénario, et dans la forme avec le côté animé agréablement bien fait. Enfin du cinéma d'animation pas bête.
Le retour à l’animation depuis les triplettes et l’illusionniste , nous montre une nouvelle fois la magie de mr Chomet cette fois c’est le Grand Mr pagnol qui et nous avons le biopic de Mr pagnol tout cela prend vie sous la force du crayo, un sublime film d’animation tout en poésie . Le Casting voix et impeccable, bref je conseille 1000000 fois de le voir et le revoir.
Une fresque particulièrement riche, savoureuse et émouvante. On y retrouve tous les gens importants qui ont peuplé la vie de Marcel Pagnol. Une réussite !
Un superbe biopic sur la vie de Mr Marcel Pagnol. Un bon moyen de faire connaître cet homme qui a écrit de nombreux chef d’œuvres. Les dessins son superbe et l’histoire est prenante.
Sylvain Chomet revient 20 ans après « les triplettes de Belleville » et 15 ans après « L’ illusionniste » dans cette animation numérique, ici sonore, et c’ est tellement mieux. D’ autant que les voix qui accompagnent ce biopic sur la vie enchantée de Marcel Pagnol sont épatantes, dont Laurent Lafitte et Géraldine Paihas, nous transportent littéralement dans le temps de notre jeunesse propre si on a habité dans le sud de la France, ou via les sublimes romans de Marcel Pagnol…. Personne n’a du passer à travers au moins ces 3 livres et films cultes : « La gloire de mon père », « le château de ma mère », « le temps des secrets ». Ni « Fanny », « César » ou « Marius ». On est juste émerveillé par ce bain de Provence et d’ Authentique, on sent les parfums et le soleil nous caresser. Un vrai Bonheur ! L’ animation est agréable, dans des couleurs chaudes et coordonnées à un scénario où M Pagnol fait appel à sa mémoire pour dérouler son enfance, ces belles rencontres, tout en nous proposant une superbe adaptation en images . N’ oublions pas Thierry Garcia : il est la voix de Raimu et de Fernandel. Cerise sur le gâteau, nous avons la chance de rencontrer lors de cette sortie tombant pile poil pour les 50 ans du décès de M Pagnol, dans notre toute petite mais belle salle J Brel de Montigny, Nicolas Pagnol, qui n’est autre que son petit-fils. Il est le metteur en scène du spectacle « Variations d’ Amour », un duo poétique et musical avec Vincent Fernandel et le pianiste-compositeur : Franck Ciup, juste extraordinaire en accompagnement de cette comédie tendre et gorgée d’ amour….Ne le manquez pas ! Magique, émouvant, ludique et poétique……!!**
Ce dessin animé sur Marcel Pagnol pas forcément destiné aux plus jeunes nous en apprend un peu plus sur sa vie en tant que réalisateur, mais également sur sa vie de famille. Le tout avec des acteurs restés dans les mémoires comme Raimu ou encore Fernandel sans oublier Orane Demazis. Si j'ai été relativement intéressé par ce récit qui parle également de la deuxième guerre mondiale car je ne connaissais pas grand-chose sur le personnage, j'ai également été conquis par la beauté des dessins, l'accent de Laurent Laffite que je n'avais pas reconnu, par certains moments émouvants et par la truculence de certains protagonistes. En revanche, j'ai trouvé que le morceau de rap de SCH dans le générique final était complètement inapproprié, ce qui m'a un peu gâché mon plaisir !
Il s’agit, bien sûr, d’une biographie de Marcel Pagnol (1895-1974) qui, tout en restant très documentée et assez exhaustive, n’est pas scolaire ; le réalisateur a choisi de l’illustrer par un dialogue imaginaire entre l’artiste reconnu Pagnol et l’enfant qu’il a été, Marcel. Le film commence en 1956, année de sa dernière pièce de théâtre (« Fabien », sa 13e pièce et 8e écrite seul). Il montre bien son cheminement artistique, d’abord auteur de pièces de théâtre (alors qu’il était professeur d’anglais, d’abord en province puis à Paris), puis réalisateur à 38 ans [spoiler: après avoir vu, à Londres, en 1930, le premier film entièrement parlant, « Broadway melody » (1929) de l’Américain Harry Beaumont, et apprenant le métier lors du tournage de « Marius » (1931) par Alexander Korda, adapté de sa pièce triomphale (1929) ] et enfin écrivain à 62 ans [principalement, ses souvenirs d’enfance avec « La gloire de mon père » (1957), « Le château de ma mère » (1958), « Le temps des secrets » (1960) et « Le temps des amours » (1977) inachevé et posthume]. Trois carrières, couronnées par l’entrée à l’Académie Française en 1946 (à 51 ans), mais où tout n’est pas allé de soi. Sans oublier les drames de sa vie (spoiler: mort de sa mère Augustine à 33 ans alors qu’il avait 15 ans, de son frère cadet Paul Pagnol, mort à 34 ans et de sa fille Estelle, morte à 3 ans ). Des extraits de ses films les plus connus sont insérés dans le récit et notamment, « La prière aux étoiles » (1941), inachevé et que l’on croyait disparu (1 bobine a été retrouvée en 2023), Pagnol ayant détruit la pellicule pour qu’elle échappe au contrôle de la firme allemande Continental pendant l’occupation nazie. Un vrai plaisir pour les connaisseurs et admirateurs de Pagnol (pour qui, il est plus facile de reconnaître les personnages représentés) mais qui devrait donner envie aux autres de le lire et de voir ses films.
“Marcel et Monsieur Pagnol”, consistant mais pas bourratif
Marcel Pagnol est une figure du cinéma français et une figure connue mondialement. L’enjeu de ce film est de respecter l’héritage de cet homme en mettant de la meilleure des manières sa vie.
Objectivement, le film est bon et retrace un portrait suffisamment exhaustif de Marcel Pagnol en évoquant autant sa vie personnelle ou sa vie personnelle ; beaucoup de sujets… Peut-être trop de sujets. Cela n’enlève en rien la qualité d’animation.
Succinctement, la mise en image est de qualité. Les dessins sont très beaux et les mouvements sont très fluides. L’ensemble des décors et l’assemblage du montage offrent des séquences avec une direction photographique assez théâtrale. Sans compter que les musiques se calquent et accompagnent parfaitement l’image.
En fait, l’animation est très singulière mais elle crée un aspect onirique à l’image et au son. La mise en scène est d’une cohérence solide.
Le scénario s’éparpille peut-être un peu trop mais il reste très pertinent. En clair, le récit est intéressant car la vie de Pagnol est dense ; d’un côté, le film est court et aurait pu être plus long mais d’un autre côté, la narration est parfois trop lente et il y a quelques moments de creux ou de flou. En ce qui concerne les protagonistes, le plus attachant et le plus développé reste Marcel Pagnol ; il est très complet. Néanmoins, cela coûte sur le développement des autres qui passent un peu trop au second plan.
En bref, l’intrigue est très bonne mais le film aurait mérité des dizaines de minutes supplémentaires afin de gagner en structuration.
Très clairement, ce film est bon et mérite d’être vu avec des acteurs au top, une histoire touchante et quasi-complète et une mise en image cohérente et magnifique.
Très beau film que cette évocation d'un grand auteur du vingtième siècle dont certains films sont d'ailleurs disponibles sur Netflix, co-producteur de ce dessin-animé. On y retrouve les grands acteurs de ses pièces de théâtre et de ses films, et j'ai trouvé la confrontation entre le jeune Marcel et l'académicien accompli très subtile et souvent très émouvante. A voir.
Très belle histoire d’un demi siècle pas si lointain. Les plus grands reverrons un pan de leur histoire, et les plus jeunes découvriront leurs origines. Un dessin bien joli ajoute au plaisir.
Fantaisie, fidélité et vérité sont les 3 mots qualifiant bien se film qui signe aussi bien le retour du réalisateur que l'hommage rendu à Marcel Pagnol.
Une vie, avec ses drames et ses bonheurs, ses pertes et ses épanouissements et amours. Avec poésie, par le biais de souvenirs, c'est une époque et une carrière que l'on visite.
De l'enfance aux vieux jours, de la résignation d'un métier nourricier à l'aventure de l'art. Les débuts d'auteur de poèmes, puis d'auteur de théâtre, puis de cinéma et enfin de roman. Les évitements de récupération par l'occupant allemand, la défense des artistes qui ont œuvré pendant l'occupation, l'indépendance de ses studios loin de Paris, les honneurs et les quêtes personnelles.
Une vie d'échecs et de réussites, au cours de laquelle monsieur Pagnol se réinvente, exposée dans un dessin fluide, avec des couleurs changeantes selon les époques et cet accent chantant que Pagnol enrichit de ses dialogues.
Sylvain Chomet est un des maîtres du film d’animation. Sa réussite avec Les Triplettes de Belleville en 2006 en témoigne. Mais ce chef d’œuvre du genre osait beaucoup de choses, alors que ces nouvelles 90 minutes, aussi magnifiques soient-elles, sont d’une sagesse confondante. Est-ce le genre du biopic, ou la profonde admiration pour Pagnol qui ont freiné la fantaisie de Chomet ? A l’apogée de sa gloire, Marcel Pagnol reçoit la commande d’une rédactrice en chef d’un grand magazine féminin pour l’écriture d’un feuilleton littéraire, dans lequel il pourra raconter son enfance, sa Provence, ses premières amours... En rédigeant les premiers feuillets, l’enfant qu’il a été autrefois, le petit Marcel, lui apparaît soudain. Ainsi, ses souvenirs ressurgissent au fil des mots : l’arrivée du cinéma parlant, le premier grand studio de cinéma, son attachement aux acteurs, l'expérience de l’écriture. Le plus grand conteur de tous les temps devient alors le héros de sa propre histoire. Une fable animée, aux dessins somptueux et à la technique virtuose, qui n’ambitionne ni l’exégèse hagiographique ni la reconstitution chronologique. Sage, trop sage. Tout est ici merveilleusement maîtrisé. – sans doute trop quand on parle d’émotion -. choix de composition, palette chromatique, - entre ocres et ambres, ou des gris bleutés -, bande-son très soignée – avec les voix de Thierry Garcia, Géraldine Pailhas, Laurent Lafitte, Noa Staes, - mise en scène très léchée - mouvements de caméra simulés, raccords graphiques, morphing des décors -… bref beaucoup de cinéma mais c’est au niveau du récit que les gens de ma génération peuvent se sentir déçus par le conformisme du récit – même si on apprend pas mal de choses sur l’immortel auteur provençal -.l’idée – séduisante à la base - du dialogue à travers le temps entre un Pagnol vieillissant et son double enfantin, joli sur le papier, ne produit pourtant pas grand chose de fort, et le film n’échappe pas, malgré la distance permise par l’animation, aux passages obligés du biopic. Les jeunes spectateurs seront vite dépassés par le flot d’infos balancées à toute allure, quand aux plus vieux ils regretteront que tout soit survolé. Par contre, l’incorporation de vrais extraits des films de Pagnol, donnent une furieuse envie de les redécouvrir encore et toujours.