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Brigitte F
14 abonnés
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5,0
Publiée le 21 mars 2025
Le premier long métrage de Yohann Gloaguen nous fait découvrir le milieu méconnu de la sapologie en mêlant fantastique, thriller et humour. Les scènes hautes en couleurs sont très bien filmées et le double jeu de Jean Pascal Zadi est excellent . On passe un bon moment. A ne pas manquer !
J'ai passé un bon moment devant cette comédie sympathique, l'histoire se passe dans l'univers de la sape, les acteurs sont sympathiques et il y a quelques bonnes blagues.
Un film à la fois touchant et drôle : Jean-Pascal Zadi campe merveilleusement les deux rôles d'un chauffeur d'Uber en déperdition et d'un caïd sapeur charismatique. Si le film met un peu de temps à démarrer, il vous happe rapidement par une mise en scène très réussie et des dialogues qui font mouche. Le côté fantastique du film est à la fois novateur et convaincant. Une comédie où l'on rit beaucoup mais qui, plus profondément, derrière le milieu de la sape, touche en filigrane à la question de la confiance en soi...
Vu à l’avant-première aux halles dans une salle pleine et enthousiaste ! Un mélange de genres pour un film singulier à la fois surprenant, touchant, élégant et tellement drôle ! Tous les acteurs sont formidables ! Un bel hommage à la sape parsemé d’éclats de rires ! « La sape, c’est la joie », et c’est ce qu’on ressent dans Prosper ! Un film comme on aimerait en voir plus souvent !
Je n'ai pas tenu plus de vingt minutes. L'histoire est cousue de fil blanc, plus grave encore le jeu sonne faux. Pourtant les moyens sont là, l'image, les costumes, les décors...
Une comédie assez sympathique et loufoque porté par Jean-Pascal Zadi. L'histoire est plaisante à suivre, dont le scénario repose sur une paire de bottines magique et qui va entraîner notre personnage assez paumé dans de gros chamboulements. Le casting est charmant apportant des scènes assez drôles avec ses personnages secondaires. Petit film sans prétention qui réussit sa tâche et nous fait passer un bon moment.
Comédie surprenante qui met en avant un Jean-Pascal Zadi au four et au moulin ! un vrai One-Man-Show ou plutôt Two-Men-Show dans un scénario sympathique, mais qui trouve assez vite ses limites. Les bottes deviennent une sorte de fil rouge, auquel il convient de s' accrocher pour ne pas se perdre. Cette comédie vaut surtout par le formidable jeu d'acteur de JP Zadi qu'on ne connait pas si bien, et surtout pour la formidable proposition vestimentaire digne des meilleurs couturiers. En tout cas, ça jette vraiment, et les mises en scènes familiales notamment, particulièrement réussies avec sa maman ( Salimata Kamate ) ou avec Anissa ( Cindy Bruna ) ne manqueront pas de faire sourire avec cette incursion dans la "sapologie" et un Jean-Pascal Zadi OVNIprésent...... !!**
C’est un premier long-métrage de Yohann Gloaguen, basé sur la possession par un objet (comme « The Mask », 1994) plein de fantaisie dans un milieu – les sapeurs africains à Paris – peu connu. Ce n’est pas le film du siècle, ni même de l’année, mais Jean-Pascal Zadi lui donne de l’ampleur.
Agréable surprise que ce 1er film signé Yohann Gloaguen porté par "un" excellent et charismatique Jean-Pascal Zadi et qui allie Thriller et comédie de situation ! C'est là une belle incursion dans le monde de la sapologie ( Mouvement vestimentaire qui transgresse les codes Européens et affirme l'identité Africaine ) que l'on ne connaît que trop peu et que personnellement je ne connaissais pas du tout jusqu'à aujourd'hui !
«Magie chez les sapeurs africains» Ce ne sont pas les pompiers de Paris, mais les rois de la « sape » africains de la Goutte d’or ! L’un deux, boss dans le domaine, est assassiné alors qu’il porte des boots en crocos maraboutées venant d’Afrique. Un chauffeur Uber vivant chez sa mère et dans la dèche (JP Zadi, convaincant) les trouve et les mets, en prend la personnalité du boss et mène l’enquête sur le meurtre. C’est plutôt amusant, on est plongés dans l’Afrique noire parisienne et sa gouaille, une comédie parfois violente mais surtout bon enfant.
Avec Prosper, Yohann Gloaguen signe une comédie urbaine hybride et culottée, qui mêle polar métaphysique, buddy movie intérieur et satire sociale, le tout porté par un Jean-Pascal Zadi en très grande forme. Le point de départ – un chauffeur Uber qui hérite de la conscience d’un gangster en chaussant ses bottines – aurait pu verser dans la farce gratuite, mais le film assume son absurdité avec un sens rare du rythme et du ton.
Prosper, loser attachant, est le prototype du mec qui n’a jamais eu de chance. Quand il se retrouve malgré lui possédé par "King", un caïd charismatique tout droit sorti d’un polar 90s, c’est le début d’une cohabitation aussi explosive qu’improbable. Le duo – bien qu’incarné par une seule personne – devient l’atout comique du film : Zadi se démultiplie avec brio, incarnant tantôt l’ingénuité naïve de Prosper, tantôt la froide assurance de King, avec un jeu très physique et une diction impeccablement contrastée.
La mise en scène de Gloaguen, vive et nerveuse, multiplie les clins d’œil au cinéma de genre (de L’Échine du diable à Get Out, en passant par Freaky Friday), tout en gardant un ancrage très français : on navigue entre banlieue parisienne, trafics de rue et Uberisation du quotidien. La photographie nocturne, signée Claire Mathon (Portrait de la jeune fille en feu), donne une densité visuelle inattendue à cette fable déjantée.
Côté casting, Cindy Bruna surprend dans un rôle tout en ambiguïté, oscillant entre love interest et potentiel suspecte. Mamadou Minté, lui, campe un lieutenant de quartier magnifiquement caricatural, entre menace sérieuse et comédie pure. Une allégorie sociale masquée
Sous ses atours de film loufoque, Prosper aborde des thématiques bien plus profondes : la dépossession de soi, l’identité masculine, la gentrification violente des quartiers populaires, ou encore la tentation du pouvoir. Que fait-on quand on a enfin des "bottines à sa taille" ? Jusqu’où peut-on aller quand on a les outils, mais pas la vocation ?
Le film évite le piège du discours moralisateur en gardant toujours l’humour au premier plan. Certaines scènes frôlent même l’absurde kafkaïen, notamment lorsque Prosper/King se rend dans une réunion d’anciens détenus... sans être jamais allé en prison.
Prosper surprend là où on ne l’attend pas. Polar fantastique dans l’univers des sapeurs congolais, le concept semblait bancal sur le papier… mais, bizarrement, le résultat fonctionne. Jean-Pascal Zadi est excellent dans le rôle principal. L’univers est absurde, les personnages sont tous plus loufoques les uns que les autres, mais l’ensemble reste cohérent. L’histoire, sans être révolutionnaire, est plaisante à suivre. Le film jongle entre comédie et enquête surnaturelle, avec un vrai sens du style (normal, on est chez les sapeurs). Contre toute attente, la mayonnaise prend.
Vue en avant-première avec la chance d’avoir l’équipe du film, j’ai passé un très bon moment. J’ai découvert et j’ai plongé dans le milieu des sapeurs sans difficultés. L’histoire de fond, la confiance en soi, est bien menée sans un brin d’humour très bien amené. Cela va rejoindre ma vidéothèque dès sa sortie sur support vidéo.