Prosper, un chauffeur VTC loser, prend comme passager un homme mourant qui vient de se faire tirer dessus. Paniqué, Prosper se débarrasse du cadavre tout en prenant soin de lui voler sa paire de bottines en croco…
Pour son premier long-métrage, Yohann Gloaguen s’intéresse à l’univers de la “SAPE” (“la Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes”), un mouvement culturel originaire de la République du Congo. L’originalité du film réside dans le fait d’avoir orienté le film sous l’angle du thriller, du fantastique et de la comédie. Sur le papier, l’idée était intéressante mais dans la forme, c’est clairement la déception.
Le film met énormément de temps à se mettre en place, ajouter à cela un trop plein de seconds rôles qui ne font qu’alourdir l’intrigue (Prosper, King le roi de la sape, son rival, Alpha, Anissa, la mère de Prosper, son ex et son amant, …), bref on ne sait plus où donner de la tête.
Sans parler du montage particulièrement gratiné, c’est long, c’est lent et le pire, c’est que ça n’est jamais drôle (pas un seul rire dans la salle, peut-être aurait-il été judicieux que j’aille voir le film dans une salle parisienne de Strasbourg Saint-Denis ou Château rouge, deux quartiers où la sape à pignon du rue, peut-être que l’ambiance aurait été toute autre).
C'est d'autant plus regrettable que Jean-Pascal Zadi m'avait fait bidonné dans Tout simplement noir (2020), je m’attendais donc à en faire de même à travers ce qui semblait être une comédie désopilante sur la “sapologie”, sauf qu’il n’en sera absolument rien. L’exercice n’était pas simple pour l’acteur, en effet,il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir jouer deux rôles à la fois, tout en étant crédible et/ou drôle, façon Docteur Jekyll et M. Hyde (1941) ou The Mask (1994).
● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●