La Chambre de Mariana
Note moyenne
3,9
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188 critiques spectateurs

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philhag
philhag

33 abonnés 397 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2025
C’est un bon film.
Le roman éponyme de Aaron Applelfeld est interprété avec subtilité
Le jeu de Mélanie THierry est remarquable.
La confrontation des nazis, des ukrainiens, des soviétiques, marque les périodes du film
Dommage que la première partie dure 30 minutes de trop.
Je l’ai vu au cinéma. À la télévision j’aurais rapidement arrêté.
Philippe L.
Philippe L.

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 avril 2025
Très belle performance des acteurs. Des longueurs certainement volontaires qui essouflent cependant le scénario.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2025
Parmi les très nombreux films sur la seconde guerre mondiale et sur la Shoah, cette œuvre intime d’Emmanuel Finkiel sur la base du roman du grand Aharon Appelfeld, s’illustre par une approche originale : La guerre et le martyr des juifs vu par les yeux d’un enfant et à travers le prisme d’un lieu quasi-fantasmé, celui d’une « maison » fréquentée par des soldats, dans la campagne ukrainienne. L’enfant caché connaîtra la guerre par des sons - des cris, des bousculades et quelques soupirs - et s’éveillera à l’adolescence dans un tourbillon de sens mêlant douceur et violence, peurs et pleurs, cris et embrassades.
La grande réussite du film réside ici par l’emploi judicieux de la magnifique Mélanie Thierry, exceptionnelle dans la variété des émotions et toujours très juste. Petit bémol sur le rythme quelque peu alangui du film dans sa première moitié…
Christine SALAVERT GRIZET
Christine SALAVERT GRIZET

3 abonnés 98 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2025
Très beau film magnifiquement interpreté par les personnages principaux
Cette histoire très triste et dure est très bien mise en scène et filmée, sans aucun voyeurisme, avec beaucoup de sensibilité.
La VO donne beaucoup de poids aux dialogues
On traverse l'histoire par les yeux d'un enfant et c'est très réussi
A ne pas manquer
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 avril 2025
Malgré la performance des deux acteurs principaux, on s ennuie un peu pendant ce long long métrage. Outre une réalisation un peu pesante, on n'apprend rien qu on ne sait déjà sur la cruauté et la bêtise. Chapeau aux deux acteurs encore une fois, mais rien de plus!
domit64
domit64

74 abonnés 369 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2025
Un huis clos parfois oppressant, la 2e guerre mondiale et les rafles vues par un enfant juif caché dans la chambre d’une prostituée.
Ce film est touchant, saisissant et excellemment joué par ce jeune acteur et Mélanie Thierry plus vraie que nature, elle est exceptionnelle de justesse, finesse, elle irradie et porte ce film !
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2025
Deux heures de film et de temps suspendu, film prenant et chargé de tension dans un milieu spécifique au sein de la deuxième guerre mondiale, très bon scénario et très belles interprétations de Mélanie Thierry et du jeune Artem Kyrik, superbe moment de cinéma
Régine T
Régine T

30 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2025
Comment échapper aux nazis quand on est un enfant juif? Se faire adopter en l'occurrence par une ukrainienne prostituée au coeur d'or, Mariana, qui protège Hugo, enfant résigné qui survit grâce à l'amour de cette femme.
C'est un "dernier métro" revisité, où la survie réside dans une chambre, celle de Mariana.
robert durdilly
robert durdilly

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2025
En visitant cette chambre de Mariana, vous vous retrouverez devant une œuvre magistrale. Vous serez profondément émus par cette histoire d’une rencontre improbable entre un adolescent juif et une prostituée qui se rapprochent face à la folie persécutrice de la Shoah. Ce duo éblouissant de beauté et de sensibilité transcendent l’horreur et la brutalité d’une barbarie pour révéler la puissance des sentiments et la force de l’élan vital. Tout est magistral dans ce film : par ses lumières et par ses plans, par sa capacité à suggérer avec pudeur, par ses glissements entre flash-backs, rêve et réalité, le réalisateur restitue avec perfection l’atmosphère anxiogène de cette période trouble et surtout magnifie le jeu impeccable des acteurs. Magistrale l’interprétation du jeune Artem et surtout celle de Mélanie Thierry qui montre avec grâce et sensibilité l’étendue de son talent y compris dans sa maîtrise de la langue ukrainienne dont la musique particulière participe à la magie de cette œuvre tout simplement exceptionnelle.
Noddles8
Noddles8

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2025
Quelle claque !
Un immense film porté par 2 merveilleux acteurs et une réalisation incroyable.
Bravo.
Finkelman.visuel
Finkelman.visuel

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2025
Magnifique film,
Emmanuel Finkiel retranscrit avec finesse et sensibilité le récit d’Aaron Appelfeld.
Artem Kyryk, véritable révélation et Mélanie Thierry sublime !
Max green
Max green

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2025
Un chef d’œuvre d’Emmanuel Finkiel !
À voir absolument
Mélanie Thierry saisissante dans cette adaptation d’Appelfeld
Jerican
Jerican

14 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 avril 2025
Vu en avant-première ! Un film qui m'a bouleversé, comme tous les films d'Emmanuel Finkiel, qui a une place à part dans le cinéma français, une place sous-estimée. Un cinéaste autant exigeant que populaire comme ses films, et une mise en scène toujours juste et romanesque tout étant rigoureuse et passionnante ! Je recommande son nouveau films et tous ses précédents !
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2025
Film tiré d'un roman, "la chambre de mariana" s 'articule autour de la relation entre un enfant juif confié par sa mère à une amie prostituée Ukrainienne et cette fille de joie, complexe et attachante. Le film est magnifiquement interprété par Mélanie Thierry et le jeune enfant. Je vous le conseille pour les performances d'acteurs mais je suis bien moins convaincu par les options créatives du réalisateur qui sous couvert de montrer l'importance de la mémoire et de la famille propose des séquences un peu hallucinatoires que je ne trouve pas toujours réussies, cassent le rythme et la fluidité du récit
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2025
Il y a des films qui ne racontent pas simplement une histoire, mais qui en ressuscitent les échos, les silences, les empreintes laissées dans la chair du monde. La Chambre de Mariana est de ceux-là. Emmanuel Finkiel filme ici la guerre non pas à travers le fracas des armes, mais par le prisme de ceux qui survivent en silence. Une vie dans une cache, pour fuir les nazis. Un enfant juif, bourgeois, fils à sa mère, dissimulé dans une armoire, convaincu qu’elle le suivra partout. Ce lien invisible, indestructible, c’est ce qu’on appelle l’attachement. Mariana, prostituée ukrainienne, en devient la gardienne. Mélanie Thierry, elle, en incarne l’âme — et livre une performance rare. Le temps passe sans nous, dit le film, et c’est un enfant qui nous le montre : témoin invisible de l’Histoire de son pays, de la disparition des siens, et d’une transformation intérieure qui le fera passer brutalement du côté des adultes.

Une performance à couper le souffle : Mélanie Thierry, en immersion totale

Dans La Chambre de Mariana, Emmanuel Finkiel retrouve Mélanie Thierry pour une partition vertigineuse. Adapté du roman d’Aharon Appelfeld, le film offre à l’actrice l’un de ses rôles les plus forts, les plus déroutants aussi. Elle y incarne Mariana, prostituée ukrainienne chargée de cacher un enfant juif pendant la Seconde Guerre mondiale. Un rôle de l’ombre, de la chair et des silences.

Mélanie Thierry est au sommet de son art ! Pour atteindre cette vérité nue, l'actrice s’est lancée dans une préparation de deux ans. Elle a appris l’ukrainien. Oui, appris. Pas pour faire illusion, non. Pour habiter cette langue, la laisser résonner dans son corps, jusqu’à la respirer. Elle a travaillé avec des coachs, suivi des stages chez Tomatis, spécialiste de l’écoute, pour que chaque mot devienne organique. Le réalisateur le dit lui-même : elle ne joue pas, elle incarne. Dans sa voix, ses gestes, ses rires, ses sanglots — tout change selon la langue. Ce n’est pas de l’artifice. C’est du vécu. Du viscéral. Et c’est bouleversant. Mariana devient un personnage à plusieurs visages : fantasque, solaire, brisée… une lumière en pleine nuit.



L’enfant dans le placard : regard sur une enfance volée

Mais La Chambre de Mariana, c’est aussi – et surtout – le regard d’un enfant. Hugo. Douze ans. Caché dans un placard, suspendu aux voix qui traversent la cloison. Les bruits, les silences, les cris, les soupirs. Tout ce qu’il entend sans voir. Et pourtant, tout ce qu’il voit. Car il comprend. Trop. Trop tôt. Ce huis clos, c’est celui d’une conscience qui s’éveille à la terreur. Et d’une fascination trouble.

L’enfant bourgeois, fils à sa mère, s’imagine qu’elle le suivrait partout. Même là. Même maintenant. Ce lien, invisible, c’est ce qu’on appelle l’attachement. C’est la seule chose qui le maintient debout, alors que le monde s’effondre. Dans cette armoire, le temps passe sans lui. Et lui, il devient témoin quasi mutique. D’un monde qui s’éteint. D’une sexualité qui surgit dans la clandestinité. D’un amour ambigu, avec cette femme étrange, à la fois protectrice et perdue. L’enfance s’efface. La solitude, elle, s’impose. Et nous, spectateurs, partageons cet enfermement, cette perte, cette mue intérieure d’une intensité rare.

L’adaptation : entre mémoire et onirisme

Le film est tiré d’un roman d’Aharon Appelfeld, écrivain israélien d’origine ukrainienne, qui livrait en 2006 un récit à la croisée du réalisme et de l’onirisme. Un texte majeur sur l’enfance volée, la survie, l’exil intérieur. Emmanuel Finkiel, fidèle à son cinéma de l’empreinte, adapte avec délicatesse. Il avait déjà dirigé Mélanie Thierry dans La Douleur, autre adaptation littéraire d’une puissance sourde.

Mais ici, il pousse plus loin : il choisit de tourner en ukrainien. Alors que le roman est écrit en hébreu. Hommage discret mais essentiel à cette culture, à cette spiritualité que l’auteur portait en lui. Le film, comme un poème sombre, devient un chant d’amour aux survivants. Une relecture contemporaine, sensible, d’un texte universel.

Et dans ce duo inattendu — Mélanie Thierry et le jeune Artem Kyryk — le miracle opère. Duo remarquable, à l’alchimie fragile et brute. Elle est exceptionnelle. Lui est juste. Ensemble, ils racontent l’indicible : la guerre, l’attente, le silence, et cette façon qu’a le monde de continuer sans nous.



En refermant La Chambre de Mariana, il ne reste ni réponse, ni apaisement. Juste un silence. Celui d’un enfant devenu homme, d’un amour meurtri, d’une langue apprise pour survivre. Le film laisse une empreinte discrète, mais profonde, comme ces souvenirs qu’on ne raconte pas, parce qu’ils brûlent encore. Mélanie Thierry y est bouleversante, sans jamais forcer l’émotion. Artem Kyryk, de son côté, livre une interprétation d’une justesse dérangeante. Ensemble, ils tissent ce duo remarquable, étrange et lumineux, qui donne au film son souffle. On en sort un peu différent, avec cette certitude : certaines histoires ne doivent pas être oubliées. Parce qu’elles nous rappellent que l’Histoire, elle aussi, a des témoins invisibles.
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