Infinity Pool
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Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2026
Thriller horrifique de science-fiction écrit et réalisé par Brandon Cronenberg, Infinity Pool est un très bon film, dérangeant. L'histoire nous fait suivre James et Em Foster, un jeune couple profitant de vacances à la plage sur une île nommée La Tolqa, qui vont faire la connaissance d'un autre couple, dont la femme se dit admiratrice du roman publié par James. Seulement, lors d'une sortie à quatre, un drame vient bouleverser leur séjour et va faire ressortir le côté pervers de la station. Ce scénario s'avère particulièrement intrigant à visionner tout du long de sa durée d'environ deux heures. Le récit nous plonge immédiatement dans une ambiance mystérieuse, inquiétante et imprévisible qui s'accentue grandement au fil des minutes. On se demande vraiment ce qui va advenir de la suite de la narration tant tout est possible. Et ce qu'elle nous offre est sacrément inattendu avec cette influence qui se transforme en jeu pervers pour un sujet dépassé par les événements. Tout cela accouche de scènes de plus en plus violentes et sexualisées, fortement impactantes. Mais le métrage n'est pas uniquement là pour choquer et faire réagir. Il bénéficie d'un propos à base de science-fiction qui questionne. Hélas, il ne va pas assez profondément dans cette direction alors qu'il aurait pu nous faire douter encore davantage et qu'il aurait pu se montrer encore plus malin. Il met également en avant ce que la richesse peut permettre de faire. L'atmosphère est pour sa part carrément envoûtante. L'ensemble est porté par des personnages aux apparences trompeuses. Des rôles interprétés par une distribution convaincante comprenant Alexander Skarsgård, Mia Goth, Cleopatra Coleman, Jalil Lespert, Thomas Kretschmann, John Ralston, Amanda Brugel, Caroline Boulton, Jeff Ricketts ou encore Adam Boncz. Tous ces individus entretiennent des rapports de force malsains. Des échanges soutenus par des dialogues de bonne facture. Sur la forme, la réalisation du cinéaste canadien, qui est assurément bien le fils de son père, se veut particulièrement qualitative. Sa mise en scène est assez marquée avec des plans de caméra aussi organiques que graphiques. De plus, elle est couplée à une très jolie photographie lumineuse et soignée malgré les atrocités montrées à l'écran. Celle-ci est en partie due à l'environnement. Ce dernier est ambivalent entre ses panoramas paradisiaques de la côte et ses intérieurs sombres dans des bâtiments beaucoup moins accueillants. Il en va de même concernant l'esthétique des masques, qui sont tout bonnement terrifiants et mémorables. Ce visuel léché est accompagné par une très bonne bande originale qui ne comporte pas de compositions à proprement parler, mais plutôt une ambiance sonore mettant mal à l'aise et dont les notes sont très percutantes et ont un gros impact sur les images. Reste une fin satisfaisante suivie d'un générique prolongeant l'envoûtement, venant ainsi mettre un terme à Infinity Pool qui, en conclusion, est un long-métrage méritant grandement d'être découvert tant il fait vivre une expérience cinématographique singulière.
LFVT
LFVT

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0,5
Publiée le 31 janvier 2026
Juste horrible !
Dialogues pauvres, personnages très peu intéressants et caricaturaux tellement impossible de rencontrer se genre de personnages dans la vie réelle donc on y croit juste pas, scénario plus qu'étrange même si l'idée de base était interessante et c'est du coup bien dommage..
Mayté A
Mayté A

7 abonnés 126 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2025
Film étonnant, surprenant et intrigant sur le sort de "pauvres " touristes riches allant passer des vacances dans un pays en voie de développement. C est très esthétique et psychédélique par moments et souvent déroutant, mais toujours intéressant. Aleksander Skarsgard et Mia Both sont grandioses. Brandon Cronenberg suit les pas de son père David, mais a su imprimer sa patte dans ce film. Pour amateurs du monde sans norme signé Cronenberg.
Emy-A Production
Emy-A Production

1 abonné 76 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 septembre 2025
Alors, que dire… un bon concept, une forme intéressante mais pas de fond. Pourtant, il y avait matière à en sortir quelque chose de bien plus profond. Mais non, au final, on a droit à une fin floue, à une révélation inintéressante. Le mal et la décadence sont exacerbés par l'impunité… ok… c'est tout ? De toute évidence, oui, c'est tout. Tout ça pour ne pas aller plus loin dans la réflexion et les possibilités du concept, c'est vraiment dommage. Je passerai également sur certaines incohérences ou manque de budget notable ( spoiler: mention spéciale pour la scène de clonage dans une salle de bain douteuse qui n'a rien de scientifique
). Enfin bref, le film est plutôt cool, provocant et autre chose que j'aime bien (c'est pas politiquement correct, quoi), mais ça manque de profondeur. Ça use de symboles forts à certains moments, mais au vu de la conclusion finale, on se demande si l'on ne surinterprète pas les symboles pour y chercher un sens là où, au final, ce n'est peut-être que simplement de la provocation pour de la provocation. Enfin bref, sympa, mais ça manque de profondeur, d'exploitation des possibilités initiales, de conclusion satisfaisante. Une idée, une forme, mais pas de fond intéressant exploité…
Le-Chat-Nonne
Le-Chat-Nonne

56 abonnés 178 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2025
Certains films donnent l’impression de tendre un miroir au spectateur. Infinity Pool, lui, tend un miroir brisé — déformant, dérangeant. Difficile à classer, encore plus à juger. C’est un film à la fois fascinant et agaçant, dont on ne sait pas toujours s’il est habité par une intention profonde… ou seulement par la jouissance de son propre chaos.

Dès les premières minutes, Brandon Cronenberg installe un climat étrange : un couple en vacances dans un pays fictif, un décor à la fois paradisiaque et figé, et cette impression rampante que quelque chose cloche. On comprend rapidement que James (Alexander Skarsgård), écrivain raté n’ayant publié qu’un seul roman — Le Fourneau —, n’est là que par procuration, happé dans la vie de sa compagne, une femme aisée qui subvient à ses besoins. Lorsqu’il rencontre Gabi (Mia Goth), tout bascule. Ce qui semblait n’être qu’une parenthèse devient un lent processus d’aliénation.

L’un des aspects les plus réussis du film, c’est justement cette relation de domination inversée : celle d’un homme manipulé, brisé, dominé psychologiquement par une femme à la fois envoûtante et terrifiante. Le film déploie avec précision toutes les étapes de l’emprise : séduction, manipulation, humiliation, destruction. Mia Goth, magnétique, donne à son personnage une ambiguïté rare — tour à tour fascinante et monstrueuse. Alexander Skarsgård, de son côté, livre une performance remarquable dans la passivité, la fragilité et l'effondrement progressif.

Le jeu des deux acteurs porte le film, lui donne chair et tension, même quand le scénario semble se perdre.

Car Infinity Pool n’est pas qu’un thriller psychologique. Il y injecte une dose de science-fiction, un élément surnaturel introduit dès le premier tiers et qui, malgré son apparence gratuite, est exploité de façon relativement cohérente. Cette technologie permet au film de basculer dans le cauchemar surréaliste, tout en poursuivant son exploration du thème central : la perte d'identité.

Mais à mesure que le récit progresse, l’introspection cède peu à peu la place à la provocation. Scènes de sexe explicite, orgies sous psychotropes, violence gratuite, nudité frontale filmée comme un manifeste : l’esthétique l’emporte sur la narration. Et si l’on peut y voir une critique du pouvoir, de l’impunité des privilégiés, du tourisme de luxe et de la déshumanisation qu’il engendre, le propos finit par se diluer dans un formalisme auto-satisfait.

C’est peut-être là que réside la plus grande ambiguïté du film. James est constamment flatté sur son "talent d’écrivain", notamment par Gabi, qui prétend avoir adoré son livre. Une illusion qu’elle piétine dans une scène d’humiliation finale, où elle avoue n’avoir jamais lu une seule ligne. Une révélation cruelle — mais aussi une clef de lecture possible du film lui-même. Et si Infinity Pool était volontairement un miroir de ce roman raté ? Un objet superficiel, prétentieux, qui se donne des airs profonds pour mieux tromper son monde. Comme James, le spectateur est flatté, séduit, malmené — et laissé sur le bord de la route, avec un drôle de goût dans la bouche. Celui d’avoir été manipulé.

Alors, bon film nihiliste ou coquille creuse ? Difficile à dire. Infinity Pool est un film qui divise, qui provoque, qui ennuie parfois — mais qui ne laisse pas indifférent. Il y a là un véritable talent de mise en scène, un sens du malaise, des idées fortes sur le pouvoir, l’identité, la domination. Mais il y a aussi un trop-plein : trop d’effets, trop de pose, trop d’images chocs. À vouloir dire beaucoup, le film finit par s'écouter parler.

Un objet cinématographique intrigant, dérangeant, imparfait. Comme son personnage principal, il aurait peut-être gagné à un peu moins chercher à être admiré.

Personnellement, j'ai plutôt tendance à pencher vers la seconde option, celle d'un film simplement prétentieux — un peu comme The Brutalist, dans un autre registre, sorti l'année dernière. Mais le doute reste encore possible.
DavY Croquette
DavY Croquette

73 abonnés 1 538 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2025
Un film fascinant, une spirale gloque et macabre. Je suis agrandissement surpris par ce film. Les acteurs sont excellents.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2025
Dans ses deux films précédents, Brandon Cronenberg ne parvenait pas à se détacher de l’ombre tutélaire écrasante de son géniteur, bien que ‘Antiviral’ et ‘Possessor’ reposaient sur des concepts très valables. Avec ‘Infinity pool’, on se retrouve dans le même cas de figure, un excellent idée de départ et une exécution douteuse : alors qu’il a tué accidentellement quelqu’un dans le pays où il passe ses vacances, un romancier en panne d’inspiration apprend qu’il peut échapper à sa sentence en payant pour qu’on fabrique un clone de lui-même qui sera exécuté à sa place. Peu après cette expérience dérangeante, il rencontre un groupe de vacanciers qui ont vécu la même situation que lui. On finit par comprendre où une cette idée étrange veut nous emmener : vers une démonstration écoeurante de la toute-puissance égocentrique dont pensent bénéficier ceux qui détiennent le pouvoir économique. Il faudra cependant nombre de scènes radicales pour que cette idée fasse son chemin, qu’il s’agisse de l’exécution d’un clone par un enfant ou de scènes d’orgies stroboscopiques, car le scénario reste peu lisible, et donne même parfois l’impression de tourner à vide : l’accumulation de moyens et de visions sensément révulser ou tourmenter le spectateur provoque paradoxalement une forme de désensibilisation, ces images étant fondamentalement bien moins marquantes que ce qu’on trouve dans n’importe quelle film du père. Peut-être l’explication est-elle à chercher dans une certaine gratuité des effets, dans un relatif conformisme dans la subversion, dans le caractère uniformément déplaisant des protagonistes. Je sens bien qu’il y a un style et une personnalité latente, encore mal maîtrisée, chez Cronenberg Jr…mais ce n’est pas encore cette fois qu’elle germera.
Emywood
Emywood

190 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2025
Il s’agit du film le plus bizarre que j’ai vu. Cependant, bizarre ne voulant pas dire nul, je dois avouer que j’ai plutôt bien aimé malgré un peu d’ennui vers la fin.
L’histoire est vraiment spéciale, elle nous plonge sur une île fictive où spoiler: le clonage est possible
. Je ne m’attendais pas à ça au début. Il faut dire que je l’ai visionné parce que Mia Goth était au casting et je n’ai pas été déçue de sa prestation exceptionnelle comme à son habitude.
Il faut vraiment avoir l’esprit très ouvert pour rentrer dans ce film. En négatif, je dirai qu’il y a un peu trop d’effets « psychédéliques » ce qui a eu tendance à me fatiguer un peu.
Paul O.
Paul O.

31 abonnés 41 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 novembre 2024
Brandon Cronenberg semble commencer à s'émanciper du body horror mais hélas pas du rythme soporifique insufflé de son paternel. Le scénario, fertile, semble contenir les idées pour différents films, la mieux retranscrite restant la première : un Hostel 2023 délocalisée dans une Albanie dystopique.

Film trop cérébral, Cronenberg peut remercier Mia Goth qui apporte l'oisiveté dont son film fait cruellement défaut et compose une performance hallucinante. La comparaison entre le canadien et Coralie Fargeat fait mal et montre à quel point Cronenberg Junior doit s'émanciper pour ne finir comme son héros principal, empêtré dans le carcan lymbique qu'il s'est construit. On appréciera toutefois retrouver David Lynch et Gaspard Noé en filigranes apporter leur pierre à cet édifice visuellement intriguant.
Franck Bartolucci
Franck Bartolucci

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2024
halluciné et Viscéral... loin d'un Gaspard Noë je ne sais pas pourquoi je pensais à Carne/Seul Contre Tous et inter the void en visionnant cette mise en abîme de notre psychée, je me questionnais mais jusqu où vas il aller... jusqu'où j'irai moi.. il y a du génie dans Cette (re)descente noire.. ce train fantôme, fantomatique et même fantasmagorique... On en est pourtant extrêmement loin (des 3 oeuvres citées plus haut de notre Gaspard Noë NATIONAL) Mais il y a tout de même ici un réalisateur à suivre de près.. ..! Et mince Quand on lit le nom on comprend.. CRONENBERG... quelle famille ! Et quel FILM!! j'en sors moins chamboulé que je ne me l'imaginais au 2/3 du film.. donc Génial, Halluciné et Viscéral oui mais.. Avec néanmoins un tout petit bémol... un goût de... "Mince en fait j'en aurais voulu encore plus!"
Evan.4210
Evan.4210

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 août 2024
Un assez bon film au début. L’action commence assez tôt dans le film, mais malheureusement un réalisateur qui au fur et à mesure du film se perd au point que le film en devient incohérent.

De plus, l’intrigue n’est pas super, les acteurs moyens et très peu d’horreur.

Je recommande pas ce film.
Shiki
Shiki

117 abonnés 279 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 août 2024
Malgré quelques plans et idées de mise en scène intéressants, et une Mia Goth talentueuse; Infinity Pool est un brouillon de non sens, de violence et de trip malsain gratuit qui n’arrive pas vraiment à nous surprendre mais plutôt à nous épuisé.
Manon Bonnenfant
Manon Bonnenfant

2 abonnés 16 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 juillet 2024
Par où commencer... ? Je n'avais pas apprécié son précédent film "Possessor", mais j'ai voulu tenter "Infinity Pool" pour la talentueuse Mia Goth (entre autres). Si la première partie démarre assez bien, avec une ambiance pesante qui contraste avec les paysages idyllique de la Dalmatie, la suite ne s'avère être qu'un fourre tout écœurant de sexe et violence à outrance. Et pourtant, le postulat de départ semblait alléchant : de riches touristes qui commettent toutes sortes de crimes et paient ensuite la police locale pour se faire cloner et ainsi échapper à la peine de mort (c'est le pauvre clone qui en prend pour son grade). Au lieu de creuser en profondeur la moralité de cette impunité et Violence qui sommeille telle une bête en chaque homme, Brandon Cronenberg choisit plutôt d'explorer - sans aucune subtilité - cette Violence. Et que l'on a du mal à s'y retrouver dans ce kaléidoscope de scènes crues, dont seule l'esthétique léchée à fond en vaut le coup d'œil. Le réalisateur peut remercier le duo d'acteur principal Alexander Skarsgård/Mia Goth, les splendides paysages de la Croatie et surtout : toute son équipe technique qui a dû se donner un mal de chien à rendre un minimum regardable, ce qui est pour moi une coquille vide. A croire que le talent de son père n'est pas héréditaire.
Vamp-saw
Vamp-saw

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mai 2024
Vraiment trop space. Ça ne m'étonne pas que ce soit le fils de Cronenberg, j'ai vu bon nombre de ses films et jamais adhéré. Je me passerais du fils également dorénavant !
Jesdes
Jesdes

2 abonnés 32 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 avril 2024
Aucun sens . Vraiment nul il devrait arrêté la sf cronenberg . Vue pour mia goth qui est toujour excellente dans c'est film .
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