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Val_Cancun
68 abonnés
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3,5
Publiée le 14 janvier 2015
Un polar solide, représentatif des années 70, qui repose sur une réalisation très propre et efficace, ainsi que sur un duo de flics antagonistes, entouré par la fine fleur du cinéma français de l'époque. Ce tandem de policiers est incarné par Lino Ventura, impeccable dans son rôle récurrent de type intègre et couillu, face au jeune chien fou Patrick Dewaere, impertinent mais admiratif de son aîné : la dimension filiale n'échappera à personne... Autour de ces deux héros, les habitants de cette ville de province (Rouen) sont spoiler: soit corrompus soit lâches , ce qui confère à "Adieu poulet" une dimension pessimiste appréciable, sur le thème courant à l'époque du pamphlet politico-financier. Ainsi, Victor Lanoux interprète avec beaucoup de talent un conseiller municipal ambitieux spoiler: et véreux , tandis que Julien Guiomar et Pierre Tornade incarnent la hiérarchie policière spoiler: faible et soumise, qui ne veut surtout pas de vagues.
La distribution impressionnante rassemble encore Claude Rich en juge obssessionnel, Claude Brosset en homme de main ultra-violent, Michel Beaune et Jacques Serres en policiers etc...
Ce poulet m'aura laissé sur ma faim, autant que sa fin ! Je n'ai jamais vu un tandem de flics aussi peu crédible (Ventura-Dewaere) : le grand Lino aurait pu jouer seul ce film que ça n'aurait pas changé grand chose ! Dewaere fait comme d'habitude du Dewaere, qu'il joue un fossoyeur ou autre chose : même mimiques, même façon de jouer, de se déplacer. Ajoutez à cela un scénario aussi compliqué qu'un Larousse dont on aurait mélangé les pages et comme si ça ne suffisait pas, les passages musicaux (si on peut les appeler comme ça et heureusement rares) plombent l'atmosphère au lieu de la mettre en valeur! Pour conclure cherchez la femme dans ce tournage quasi-monacal ! On est entre mecs et on entend le rester ! Ne parlons même pas de parité. Heureusement, pour se consoler il y a l'action, l'image et ...Lino. Bref, ce film a eu la bonne idée de sortir il y a quarante ans ! Aujourd'hui, il ne ferait plus pareille audience ! Un film sûrement pas représentatif de son époque car heureusement, on avait fait bien mieux ! willycopresto
C'est en voyant ce genre de film qu'on se dit que les meilleurs nous ont déjà quitté. Lino Ventura et Patrick Dewaere étaient deux acteurs exceptionnels.
Une France en malaise, voila la seule bonne ambiance de ce film avec le duo aux oignons Ventura et Dewaere. Ensuite le film en lui-même est pas génial, des passages assez chaotique comme la scène de l'hôpital ou bien encore celle ou le réalisateur tente de nous faire sourire avec le coup des témoins de Shiva faisant une grève de la faim.
Un flic tentant de mettre en lumière des pratiques politiques douteuses, va recevoir des batons dans les roues et même plus. Un film policier au scénario captivant, sur les implications politiques avec les milieux peu fréquentables. Le duo Ventura-dewaere fonctionne à plein et leurs débats permet à ce polar post-soixantehuitard de rester pertinent (amusant de voir que le discours du politique Lanoux pourrait etre repris aujourd'hui à la virgule près). Et la réplique finale de Lino Ventura de résonner longtemps après la fin du film.
Apparemment beaucoup aiment Adieu Poulet, moi je le dis franchement, je me suis emmerdé tout le long, j‘ai même fini par m‘endormir. Sans Lino Ventura et Patrick Dewaere qui pour moi sauvent le film, j’aurais trouvé cela catastrophique, je souligne d’ailleurs l’ambiance et la mise en scène qui m’ont particulièrement déplu. A oublier.
Mise en scène classique mais contenant de bonnes idées, scénario banal sur la réussite, la séparation et la reconstitution d'un duo de policiers ... Adieu Poulet, malgré la présence de Ventura et Deweare, ressemble trop à un téléfilm.
Un polar qui s'appuie sur l'interprétation impeccable de ses deux acteurs principaux mais qui pêche par un scénario manquant de profondeur et une mise en scène assez plate.
Un polar d'une lenteur assommante, souvent complexifié à outrance sans aucune justification. Ventura et Dewaere ont beau se donner du mal, le film tombe à plat.
2 acteurs totalement différents, un excentrique Dewaere et un sombre et calme Ventura, qui s'entendent à merveille dans ce bon film policier. Quelques très bonnes répliques. Même si c'est inutile de dire que c'est bien interprété, je le dis quand même car c'est important dans un film. Le scénario est assez classique. J'adore comment Ventura laisse tomber à la fin. C'est original. Et vu ce que ces supérieurs lui font c'est la meilleure fin qu'il pouvait y avoir.
Plus qu'un simple polar le scénario s'attache à dénoncer les corruptions et dessous de tables mais surtout le pouvoir des politiciens. Le sujet semble essentiel à tel point que le récit se focalise sur ce point et délaisse un peu trop le côté enquête policière. Le film s'ouvre sur une affaire aussi vite délaissée avec pourtant un "message subliminal" d'une tenancière qui aurait dû ouvrir quelques portes intriguantes. Le scénario manque sans doute un peu de finesse mais le film est imprégné de son époque, de cet univers de politique rance des seventies. Granier-Deferre signe un polar de facture classique mais qui se démarque par quelques idées solides dont une dernière scène aussi pessimiste que fataliste. Site : Selenie
« Adieu Poulet » tourné en 1975 est sans doute l’un des plus gros succès populaires de la carrière de Pierre Granier-Deferre avec « La veuve Couderc » (1971) ou « la Horse » (1970) même si le réalisateur opère ici dans un domaine qui n’est pas exactement le sien avec le polar à la française des années 1970, s’inscrivant dans la décennie magique du polar à la française. C’est Lino Ventura n’ayant pas digéré le cuisant échec de « La cage » tourné juste avant sous la direction du même Granier-Deferre que l’acteur connaît bien depuis « La métamorphose des cloportes » (1965) qui lui propose la direction d’ « Adieu Poulet ». Le film policier, Ventura en connaît les recettes sur le bout des doigts ce qui rassure sans doute Granier-Deferre. Le scénario est confié à Francis Veber que Ventura a eu l’occasion de côtoyer sur le tournage de « L’emmerdeur » (1973) d’Edouard Molinaro. Sur fond de campagne électorale dans une grande ville de province (Rouen), un agent de police est tué alors qu’il intervient sur un « tabassage » lors d’un collage d’affiches. Il n’en faut pas plus pour déclencher la colère du commissaire principal Vergeat (Lino Ventura), flic à l’ancienne très imprégné de sa mission, affublé d’un jeune inspecteur fougueux (Patrick Dewaere). Un duo comme il en fleurira beaucoup à la suite dans les années 1980 notamment à Hollywood qui va remonter la filière menant à l’assassin tout en y impliquant son patron en la personne du candidat « poujadiste » interprété par Victor Lanoux, adepte des méthodes d’intimidation musclées. Granier-Deferre profite bien sûr de l’enquête qui progresse pour explorer les liens quasi filiaux qui unissent les deux hommes devant faire face à une hiérarchie déjà adepte du fameux « pas de vague » et soumise aux injonctions contradictoires des politiques. La complémentarité des deux hommes fait plaisir notamment quand on pense au destin tragique de Patrick Dewaere qui se donnera la mort une poignée d’années plus tard. Lino Ventura d’un côté toujours dans le contrôle, ne lâchant ses nerfs qu’à l’extrême limite et Patrick Dewaere de l’autre, en pleine ascension, jeune chine fou à l’émotivité à fleur de peau sur l’écran comme dans la vie. Les seconds rôles de l’époque (Victor Lanoux, Claude Rich, Françoise Brion, Julien Guiomar, Pierre Tornade, Michel Beaune, Claude Brosset, Michel Peyrelon) donnent parfaitement le change même si un peu trop souvent le scénario de Francis Veber emprunte la voie d’un manichéisme nuisant un peu à la crédibilité de l’intrigue pas suffisamment contrôlé par Granier-Deferre, montrant que le réalisateur n’est pas ici totalement dans son élément, plus à l’aise dans les drames intimes. Un film donc très représentatif de son époque mais aussi très distrayant. Les Rouennais regretteront seulement que le leur ville n’a pas été filmée sous ses meilleurs atours.
Un film policier sur fond de politique écrit par Francis Veber, l'un des futurs rois de la comédie Française, réalisé par Pierre Granier-Deferre, il y a des choses biens mais la mise en scène de ce long métrage a pris un petit coup de vieux ! L'histoire est bien raconté, cela se passe dans une période électorale, un flic est tué mais révèle à un de ses collègues les noms des assassins avant de mourir. Suivront une enquête de deux inspecteurs de police, l'un sobre et l'autre déluré. Le duo Lino Ventura/Patrick Dewaere marche très bien à l'écran. Il y a de bons acteurs secondaires qu'on prend plaisir a voir comme Victor Lanoux, Pierre Tornade, Claude Rich, d'autres et j'en passe, mais la réalisation de Pierre Granier-Deferre a pris quelques rides au fil des années quand on le regarde aujourd'hui, le cinéaste avait fait mieux auparavant comme des grandes œuvres comme "La veuve Couderc" ou "La horse" par exemple. A voir à la limite pour le casting.
Je ne sais pas si l’on peut parler d’une transmission entre le jeune et le vieux, mais l’association Ventura-Dewaere est fascinante dans ce duo de flics qui a bien du mal à s’entendre, mais qui s’aiment sans se l’avouer. Lefèvre et Verjeat mènent un combat inégal, au sein d’une enquête ralentie par la corruption de leurs supérieurs. Une bonne étude des mœurs policières au plus haut sommet , des séquences savoureuses ( l’audition entre le juge d’instruction Delmess ( Claude Rich) et le jeune flic) une belle entourloupe jusqu’à l’ultime bras de fer avec le meurtrier ( Claude Brosset) . Avant que Ventura ne remette tout en cause de façon très inattendue. Bravo à Veber le scénariste . Et à Philippe Sarde pour sa musique légère, jazzy, tout à fait dans l’ambiance. A ma connaissance, il n’est jamais cité au générique. AVIS BONUS Beaucoup de points de vue sur le film, des commentaires sur les comédiens ou bien encore l'avis sans nuances de Francis Veber , le scénariste, on se régale Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com