Avis : Vermiglio ou La Mariée des Montagnes - Page 4
Vermiglio ou La Mariée des Montagnes
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Jerome
50 abonnés
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4,0
Publiée le 28 mars 2025
Un presque documentaire sur une communauté d'hommes et de femmes témoins de l'histoire occidentale. Sobre, beau et contemplatif tout en étant émouvant.
«Ruralité montagneuse italienne» La vie d’une famille dans un village montagneux dans l’Italie de l’après-2eme guerre. On fait des enfants à la chaîne, seuls les plus solides survivent. La sœur ainée de la fratrie d’une dizaine d’enfants épouse un déserteur sicilien hébergé par son cousin. Vive l’amour mais tout n’est pas si simple… La galerie de caractères de parents et enfants est finement dépeinte, nous sommes immergés dans la famille et sa vie rugueuse qui n’exclut pas les moments de fête au village. Intéressant, réaliste , avec une petite distance due à la réalisation un peu formelle
Chronique d'une Italie rurale, alpestre, il y a 80 ans. On pense effectivement à l'Arbre aux sabots. Belle mise en scène et surtout une utilisation très sensible et précieuse de la musique, au volume élevé du gramophone sur les rares disques possédés par le patriarche : Chopin et les 4 saisons (magnifiquement citées). Ainsi qu'un chant polyphonique. Ce n'est qu'une chronique, mais dans un bel écrin.
*"Vermiglio ou La Mariée des Montagnes"*, c’est un peu *Roméo et Juliette*, mais avec des moufles et des rations de guerre. Entre les montagnes enneigées et les cœurs en feu, un soldat sicilien et une fille de l’instituteur tombent amoureux plus vite qu’une boule de neige dévale une pente. Ajoutez une guerre, des secrets de famille et un village où tout le monde se mêle de tout, et vous avez un drame aussi intense qu’un vin chaud trop épicé.
Un film primé à Venise, preuve qu’un peu de romance en altitude, ça peut faire fondre même les critiques les plus glacés !
Grand prix du jury ( Venise 2024), " Vermiglio" s'inscrit au plan formel dans la tradition des réalisations classiques d'une grande maîtrise.
Il a malheureusement ( selon moi bien sûr) un défaut et il est de taille : le découpage de son scénario.
Il faut ainsi attendre la dernière demi-heure pour qu'il démarre véritablement et produise ce qu'il recèle de plus beau et de plus fort, sa portée émotionnelle.
Les premières 90 minutes connaissent ( à mon goût) trop de longueur, malgré la beauté de la photo. Le regard porté sur ce village de montagne italien, la famille de l'instituteur, finit tout de même par manquer un peu trop de ressort.
Même éloigné du brouhaha et des tourments du monde ( l'action se déroule pendant la seconde guerre mondiale), Vermiglio et ses habitants ne peuvent s'extraire des contingences historiques. L'Histoire est tragique ; elle bouscule évidemment les vies et s'il est besoin de le préciser, les vies de tous.
Très beau film que je recommande. De très beaux plans. Des cachettes et des secrets sont filmés. Famille nombreuse italienne de revenu modeste. Tous les enfants ne peuvent pas poursuivre leurs études, or leur père est l'instituteur du village. Cela rend les rapports d'autant plus durs. Le drame qui survient est bien amené.
Une chronique qui n'est pas sans rappeler "l arbre aux sabots", une vie rude dans une Italie montagnarde,en plus appauvrie par la guerre. Ce personnage du père, grand ordonnateur qui manque de psychologie vis à vis de ses enfants, la mère effacée certes mais qui connaît sa famille, devine sa fille enceinte mais se tait. Quant aux enfants dont on devine l'avenir ...ecxellents. Finalement l'histoire de l'aînée et du soldat n'est qu'une petite partie de ce film.
Les cinéphiles se souviendront sûrement du chef d’œuvre d’Ermanno Olmi, L’Arbre aux sabots ( Palme d’Or 1978). 47 ans après, la réalisatrice italienne Maura Delpero remet le couvert. Au cœur de l’hiver 1944. Dans un petit village de montagne du Trentin, au nord de l'Italie, la guerre est à la fois lointaine et omniprésente. Lorsqu'un jeune soldat arrive, cherchant refuge, la dynamique de la famille de l'instituteur local est changée à jamais. Le jeune homme et la fille aînée tombent amoureux, ce qui mène au mariage et à un destin inattendu… D’emblée, constatons que ce drame a reçu le Grand Prix du Jury à Venise. Oui ! Ce film est visuellement magnifique, mais aussi magnifiquement ennuyeux. Le fond et la forme encore une fois ne sont pas en adéquation. Il s’agit donc de l’histoire d’un amour naissant suivant les hauts et les bas de la vraie vie – la mort, la trahison… Le contexte de la fin de guerre dans un coin plus que reculé des montagnes du Trentin – Vermiglio est le nom du village natal de la réalisatrice -, reste très lointain et laisse à penser que ce film pourrait se passer à peu près n’importe où. C’est une histoire d’enfants et d’adultes, entre morts et naissances, déceptions et renaissances, de leur union dans les virages de la vie, de leur chemin de la collectivité à l’individualité, une sorte d’hommage à la mémoire collective. La photo, les lumières, les cadrages, les costumes, les paysages… tout est admirable. Chaque plan est digne d’une toile de maître. Mais, comme je le dis souvent, ça ne suffit pas à faire un film. Celui-ci est d’une lenteur inouïe et ne raconte, somme toute, pas grand-chose. Tous ces gens sont taiseux, accablés en permanence par je ne sais quel destin contraire. Et pourtant, les histoires et intrigues – et sous-intrigues -, quotidiennes d’un couple et de ses neuf enfants s’entremêlent, oscillant constamment entre documentaire et fiction. Hélas pour l’émotion, le naturalisme prend largement le pas sur le romanesque. Et dans ces conditions, le temps peut paraître long. Mais ne nous méprenons pas, c’est du très grand cinéma si on est amateur de contemplatif et d’infini lenteur. Tommaso Ragno, remarquable acteur italien, qui a déjà tourné avec les plus grands cinéastes de son pays, comme Morettiou Martone, est remarquable et donne le ton au film. Les autres, Giuseppe De Domenico, Roberta Rovelli, Martina Scrinzi, sont quasiment inconnus. Il semble que rien n’ait bougé depuis Olmi dans le cinéma, dans le rendu c’est le même rustique, le noueux rural, les mêmes beautés paysannes reprises aux tableaux d’un Le Nain, et donc un académisme séduisant mais qui manque d’émotion. J’aurais tant voulu adorer ce film.
Le titre provient d'un village isolé du nord de l'Italie. On suit cette fresque familiale sur une année, au fil des saisons qui bercent la vie des villageois et de cette famille. Le récit commence par la rudesse de l'hiver pour progressivement s'ouvrir dans les beaux jours.
Le père est l'instituteur du village et en tant que seul érudit il détonne un peu. Le voilà à écouter de la musique classique et acheter des disques pendant que les autres peinent à joindre les deux bouts et vivent de leurs mains. L'arrivé d'un soldat déserteur bouleversé totalement l'équilibre de ce havre de paix et de cette famille.
C'est un récit qui prend le temps de poser les bases de l'histoire de cette grande famille de 7 enfants. Les paysages sont magnifiques : j'ai été captivée par les lumières et les couleurs.
J'ai été immergée avec délice dans la douceur du rythme apaisé du récit. Le temps s'écoule lentement mais on ne s'ennuie pas tant chaque plan est choisi et soigné. Ce village, bien que préservé par la guerre, n'en connait pas moins de lots d'épreuves et de souffrance. La dépression est traitée ici avec pudeur et justesse. La famille est le socle de solidarité nécessaire pour ouvrir la voie de la guérison.
Un film des temps anciens à la fois traditionnel par le traitement classique de l'histoire et moderne par les thèmes abordés comme la dépression ou les émois homosexuels.
Ce fut une belle surprise pour moi ! Je pourrais comparer ce film à Downtown Abbey par le déroulé du récit classique et le rythme plutôt contemplatif. C'est un film qui peut être clivant mais j'ai été embarquée par cette fresque familiale et par la beauté des plans soignés.
J’ai vu ce film en Italie. L’image est belle mais le rythme, l’histoire, tout est d’un ennui mortel. C’est lent, attendu. Peut être au 2nd degré une démonstration que la condition de la femme a bien progressé… Mais on en sort tout de même déprimé et ou énervé…
Un village perdu en montagne en Italie à le fin de la deuxième guerre mondiale. La vie s'étire au fil des saisons dans une famille où le chef de famille est aussi l'instituteur du village : trois filles, trois garçons menés de main de maître par ce père qui s'évertue à jouer au mieux son rôle. la fille aînée tombe amoureuse d'un soldat déserteur et seule issue pour elle, le mariage... On est rapidement happé par le rythme lent des saisons et des labeurs, la solidarité humaine face à la rudesse de la vie. Les enfants partagent leurs rêves et leurs secrets.
Un film très dur sur l'évolution de la vie des enfants dans un monde rural d'après guerre ! Les traditions et les choix assumés par les parents paressent si lourds de conséquences ! Une belle tranche de vie, si réaliste qu'elle nous remet en place! et pourtant ce n'est pas si loin! Ils jouent tous si bien qu'on se croirait avec eux dans leur intimité ! Des décors minimalistes mais tellement réalistes! Une image volontairement pâle illustre la vie difficile de l'époque !