Derniers Avis : Vermiglio ou La Mariée des Montagnes - Page 4
Vermiglio ou La Mariée des Montagnes
Note moyenne
3,7
690 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
81 critiques spectateurs
5
8 critiques
4
26 critiques
3
34 critiques
2
12 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
capirex
186 abonnés
791 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 26 mars 2025
Magnifique film de Maura Delpero s'est inspirée d'une histoire très personnelle se déroulant à Vermiglio , le berceau de sa famille pour réaliser son oeuvre ! L’histoire se déroule sur 4 saisons en 1944 et 1945 au sein d’une famille , la famille du père de la réalisatrice qui était alors enfant ! C'est un film certes assez contemplatif mais d'une grande sensibilité !
Dans les montagnes au nord du lac de Garde, le temps s'écoule lentement il y a 80 ans. Au rythme des saisons, et des trois disques que possède l'instituteur du village, père de nombreux enfants, et prêts à en accueillir d'autres, un neveu et son copain, de retour de la guerre. Delpero s'attache eux protagonistes féminins de cette saga familiale, mais ne délaisse pas la figure tutélaire du père, en hommage au sien. Un homme pétri de certitudes, le gardien de la tradition, l'homme cultivé du village. Au milieu de paysages abrupts, parfois à la limite du noir et blanc en hiver, on vit rudement et pieusement. Les mariages succèdent aux grossesses, les disparations aux naissances. Les sœurs complotent, complices et concurrentes tout à la fois, il n'y aura qu'une place pour continuer à recevoir un enseignement au-delà de l'école communale du village. On ne s'épanche pas, les discussions sont rares. La caméra respecte et met en valeur les moments rares de bonheur et de complicité. Un portrait historique ancré dans le terroir italien, comme au bon vieux temps, aussi éloigné de l'Allemagne que de la Sicile, pays d'origine du marié de passage. Vermiglio est un film d'ambiance, les acteurs sont formidablement ordinaires, des anti-héros, et on peut s'identifier à ce que furent nos propres grands-parents. Servi par une photographie de montagne superbe. cinéma - mars 2025
Une chronique qui n'est pas sans rappeler "l arbre aux sabots", une vie rude dans une Italie montagnarde,en plus appauvrie par la guerre. Ce personnage du père, grand ordonnateur qui manque de psychologie vis à vis de ses enfants, la mère effacée certes mais qui connaît sa famille, devine sa fille enceinte mais se tait. Quant aux enfants dont on devine l'avenir ...ecxellents. Finalement l'histoire de l'aînée et du soldat n'est qu'une petite partie de ce film.
Ce n'est pas sans interêt mais on s'ennuie car la lenteur règne. Certains s'étendent sur la beauté des paysages, qui apparaissent épisodiquement, d'autres sur la bande originale, au choix trop facile. Il s'agit d'une oeuvre complaisante: La réalisatrice se fait plaisir en soignant, en peaufinant et en s'attardant. ce n'est pas un grand film, au mieux un télé-film de 60 minutes.
Un film profondément vrai, inspiré d'une histoire authentique sur les conditions de vie des hommes mais surtout des femmes dans ces vallées du Trentin, et tourné dans ce patois vermigliano qui se perd progressivement. À voir.
Un chef-d’œuvre de délicatesse, une ode contemplative à la noblesse de la vie simple, tout est parfait de beauté et de justesse, des acteurs magnifiques et des enfants excellents, au rythme des saisons la vie s’écoule simplement dans un hameau de haute montagne, chaque scène est comme un tableau évidemment ce n’est pas pour les amateurs de cinéma d’action. Sublime !
film beaucoup trop lent ! la situation des femmes en Italie à cette époque là est très bien rendue, les situations restent très plausibles, c'est bien joué mais la lenteur du film me l'a rendu pénible à suivre et avec une sensation de lourdeur
"Vermiglio ou La Mariée des montagnes" qui a obtenu de nombreuses nominations récompenses et nominations (Golden Globes, European Film Award, Mostra Venise) est un drame italien convenable. La réalisatrice Maura Delpero propose aux spectateurs une chronique familiale qui prend son temps, en particulier durant la première partie, pouvant même sembler ennuyante par moments. Cependant, peu à peu, j'ai été captivé par les drames, les joies et les péripéties de cette famille italienne pendant la seconde guerre mondiale, avec un récit féministe qui illustre la condition des femmes en Italie à travers plusieurs protagonistes issues de différentes générations.
En 1944, dans un petit village des montagnes du Haut Adige arrive un jeune déserteur sicilien qui va épouser la fille ainée de l’instituteur. Des images sans apprêt magnifient l’austérité des lieux d’habitation, la beauté la dignité des femmes et des hommes acharnés à survivre dans un milieu rude, misérable. La musique des quatre saisons de Vivaldi au gramophone domine un instant les silences et les pleurs des bébés dont les naissances se succèdent. Ces deux heures éclairées naturellement rayonnent de la présence de nombreux enfants complices, révélateurs de vérité par leur spontanéité, leur fraîcheur, promesses d’un avenir meilleur. La réalisatrice en belle héritière de cette communauté résiliente nous fait partager la grandeur des paysages et la force de ses habitants aux mœurs d’un autre âge dont l’énergie peut instruire notre présent.
La mise en scène est magnifique. L'image, les costumes, le son, tout est d'une grande élégance. J'ai beaucoup aimé le jeu des acteurs aussi, mais je me suis un peu ennuyé dans la deuxième partie, le rythme était un peu trop lent à mon goût.
Film très profond que j'ai beaucoup beaucoup aimé car taiseux et hurlant de sens en même temps. La photographie, le jeu des acteurs rien à jeter ! Allez y
Chronique d'une Italie rurale, alpestre, il y a 80 ans. On pense effectivement à l'Arbre aux sabots. Belle mise en scène et surtout une utilisation très sensible et précieuse de la musique, au volume élevé du gramophone sur les rares disques possédés par le patriarche : Chopin et les 4 saisons (magnifiquement citées). Ainsi qu'un chant polyphonique. Ce n'est qu'une chronique, mais dans un bel écrin.
A vu «Vermiglio » de la réalisatrice italienne Maura Delpero, qui a obtenu le Lion d’Argent - Grand Prix du Jury lors de la dernière Mostra de Venise. Une photographie absolument sublime, des paysages de montagnes majestueux qui enclavent Vermiglio, un petit village du nord de l’Italie où lors de l’hiver 1944, Pietro (Guiseppe De Domenico), un jeune soldat sicilien cherche refuge après avoir déserté le front de la guerre. L’Instituteur (Tommaso Ragno) et sa femme ont dix enfants. Quand la fille ainée du couple, Lucia (Martina Scrinzi) va tomber amoureuse de Pietro, le destin de toute la famille va se trouver changé. C’est un film contemplatif qui dégage une extrême quiétude malgré les évènements racontés, mais également plein de vie et de jeunesse du au fait des nombreux enfants qui composent cette famille. Le scénario nous permet de nous attacher à chacun d’eux au fil des saisons accompagnées par celles de Vivaldi pour la musique. La caméra épouse au plus près le quotidien de ce foyer, naissances, prières, cours en classe, discutions dans des lits partagés, deuils… J’ai souvent pensé au magnifique film de Michael Haneke « Le ruban blanc » pour l’austérité familiale et le poids que le patriarche fait peser sur sa famille. Maura Delpero garde de la distance avec son sujet et ne tombe jamais dans le larmoyant et le pathos. La vie rigoureuse que mène cette famille s’allie très bien à la froideur des couleurs choisies et celle des sentiments peu démonstratifs. Très beau film poétique, taiseux et puissant.