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SansCrierArt
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2,5
Publiée le 18 mars 2024
Dans un collège de Hambourg, plusieurs vols se produisent. Une jeune enseignante laisse sa web cam allumée.
Ce film qui se déroule essentiellement à huis clos démarre sur les chapeaux de roue mais s'essouffle rapidement. A une mise en place, claire et prometteuse, succède un récit assez confus et aux attentions équivoques un peu dérangeantes.
L'excellence de l'interprétation de Léonie Benesch, dans le rôle principal, demeure le meilleur atout du film.
Un ami m'a dit à plusieurs reprises que ce film est a voir alors today j'ai fini par y aller avec un ami et franchement un film en vase clos dans une école c'est lourd. Mais il est très bien joué alors je lui mets la note moyenne de 3.
"La Salle des profs" nommé cette année aux oscars (meilleur film international) est un thriller social allemand avec des qualités. En effet même si ce n'est pas le film de l'année, le réalisateur İlker Çatak livre aux spectateurs une histoire précise et captivante qui dénonce les lacunes du système éducatif allemand, mettant en lumière les inégalités sociales, le racisme, le harcèlement scolaire et la précarité dans une société allemande fracturée avec une actrice principale Leonie Benesch très juste dans son rôle d'enseignante de collège.
"L’école est comme une deuxième maison, aussi bien pour les élèves que pour les enseignants. Tous sont colocataires et forment une famille d’une certaine manière, mais cet art de vivre possède des limites lorsque la communauté de la salle des profs est amenée à douter de sa cohésion. La sérénité n’est plus et une épidémie névrotique se propage dans les enceintes d’un établissement scolaire que l’on ne quitte jamais. Une étude sociale d’une intensité dramatique redoutable !"
"Loin de la ranger dans le même tiroir que les androïdes qui récitent leurs cours par obligation, l'enseignante s’investit énormément dans sa vie de classe en stimulant ses élèves les plus passifs. L’écoute lui est donc primordiale. Ce qui n’est malheureusement pas suffisant pour la protéger d’une kleptomanie ambiante, qui vire à une épidémie de démence. La dissection des relations de pouvoir se met alors en place. Carla Nowak est prise en étau entre sa bienveillance à l’égard de ses élèves et un sentiment d’injustice qui l’isole de ses collègues. [...] Loups et moutons sont logés à la même enseigne, dorment dans le même enclos, échangent les rôles au besoin, c’est une hallucination collective qui s’abat dans ce collège, véritable microcosme du monde extérieur."
"La Salle des Profs redouble d’efficacité dans ses séquences les plus explosives, dignes d’un thriller psychologique. Le dilemme moral au centre du débat nous garde en alerte et nous implique de plus en plus dans une étude sociale où l’on pourrait se reconnaître, où l’on a déjà été confronté à cette intensité saugrenue, authentique et malaisante."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
"La salle des profs" est un thriller psychologique germanique haletant de bout en bout. Leonie Benesch campe une professeure principale qui va mener sa propre enquête sur des vols dans le sacro-saint lieu qui porte le nom du film. A partir de là, les conséquences ne vont pas être anodines (loin de là), et il va en découler une atmosphère suffocante à l'intérieur du collège. L'héroïne est fabuleuse, toujours sur un fil face à ces vents contraires (élèves et et collègues).C'est un récit poignant qui montre la solitude mais aussi la résilience d'une femme cherchant sans cesse à arrondir les angles . Un superbe film qui a le mérite de soulever de nombreuses thématiques sur l'être humain en général.
La liberté de la presse, le droit à l’image, le racisme, le harcèlement, tous ces thèmes, tissent en filigrane la toile de fond d’événements dramatiques survenus dans un collège. Plus particulièrement dans la salle des professeurs où des vols sont régulièrement commis. A la suite de la révélation d’un professeur sur l’auteur présumé des délits, une suite de déconvenues totalement inattendues, au regard du fait-divers, submergent l’établissement. Une communauté se montre du doigt et s’interroge sur le bien fondé de ses responsabilités. Accuser sans preuve réelle ( le recours ici à la vidéo est un vice de forme ) , initier toute une procédure judiciaire à la manière des instances officielles, et voir le procédé se retourner contre vous… Ce que le réalisateur traduit par l’enfermement des protagonistes dans un même huis clos moral , où harcèlement et racisme fournissent à demi-ton, des arguments bien divers. Peu de concession à la mise en scène très directive, en ce sens qu’elle ne laisse quasiment aucun répit dans l’attente ou la résolution des situations tendues, voire haineuses.. De la colère au déchirement , pas de relâchement . Pour en savoir plus : lheurdelasortie.com
Auréolé de cinq prix (meilleur film, meilleure réalisation pour İlker Ҫatak, meilleur scénario pour Johannes Duncker et İlker Ҫatak, meilleure actrice pour Leonie Benesch et meilleur montage pour Gesa Jäger) à la 73ème cérémonie du Deutscher Filmpreis (les César allemands) et ayant eu une nomination à l’Oscar du meilleur film international (remporté cependant par La Zone d’intérêt de Jonathan Glazer), La Salle des profs est une belle surprise mêlant une ambiance de thriller avec une description du milieu scolaire allemand. Partant d’un point de départ assez banal, le film happe son spectateur de bout en bout par son effet de boule de neige qui peut amener à réfléchir sur les méthodes à adopter dans ce type de situations où un doute subsiste ainsi que sur le droit à l’image. On pourra juste regretter une fin un peu étrangespoiler: (Oskar revient-il en classe car il aurait découvert que sa mère était réellement coupable ?) et en particulier un dernier plan plutôt surprenant et surtout peu crédiblespoiler: (Oskar porté sur sa chaise par la Police) . Malgré ce petit bémol, on ne peut que constater que Ҫatak réussit à créer une véritable tension permettant de ressentir les souffrances pouvant apparaitre dans le métier d’enseignant qui se sont banalisées en France alors qu’elles semblent visiblement encore choquer dans une société allemande où la discipline est la règle. Le cinéaste fait preuve également d’un véritable talent de directeur d’acteurs que ce soit avec les adolescents ou avec les comédiens confirmés (Leonie Benesch est éblouissante). Avec La Salle des profs, İlker Ҫatak signe donc une œuvre étonnante au scénario très original qui pourra peut-être offrir une attention internationale sur sa carrière.
Film très intéressant qui se passe dans un milieu scolaire où interviennent des vols, tout le monde est soupçonné et il s'en suit une ambiance délétère et difficile aussi bien au niveau des profs que des élèves
Affiche, scénario donnaient l'impression d'un bon thriller. Malheureusement meme si les acteurs restent bons et convaincants, le film traine et n'apporte que quelques reflexions pas assez poussé sur la notion de vie privée, de harcelement, de préjugés.. Dommage
Quel engrenage ! Quel scénario ! La nature humaine dans ce qu’elle a de plus vil ! Une bonne démonstration de la difficulté de rendre la justice et que c’est un vrai métier qui ne s’improvise pas. Idem pour le métier de journaliste. Après avoir vu « Un métier sérieux » de Thomas Lilti, sorti il y a 6 mois, auquel je reprochais une vision un peu trop bienveillante du corps enseignant, ici, on a un bel échantillon beaucoup plus contrasté. Par son cadre et la subtilité des enchainements de son scénario, cela m’a fait penser à « la Vague » (Die Welle, 2009). Le plus fort, c’est qu’à la sortie de la salle, certains spectateurs se disputaient car ils n’avaient pas la même interprétation de ce qu’ils avaient vu.
La Salle des profs est un film de bonne tenue, principalement du fait des questions posées, de son interprète principale et de sa mise en scène. Le scénario nous engage dans une réflexion sur le soupçon, le déni, l'autorité, la justice et sa mise en application. Le tout dans un régime démocratique où l'individu est libre, et peut continuellement faire valoir cette liberté. L'enseignante principale de ce collège est très soucieuse du respect des droits de chacun, et c'est précisément cela qui la mène dans une impasse puisque ses interlocuteurs, contre toute logique, mobilisent la possibilité d'un doute, leur liberté d'agir comme bon leur semble, etc. Les collègues plus autoritaires, qui résoudraient les problèmes de façon plus expéditive, sont regardés avec défiance. Eux-mêmes commettent des erreurs et se fourvoient. Tout ce récit prend place dans un beau collège moderne des années 1970 où la brique, le bois, le métal et le verre créent des ambiances soulignées par la qualité de la lumière, mais aussi les tenues de la protagoniste principale. L'ensemble a un chromatisme original et convaincant. Reste que l'on se cantonne au registre du petit fait divers valant pour petit fait de société. Une telle histoire aurait pu aboutir à une réflexion philosophique, comme l'a démontré Hu Bo en faisant An elephant sitting still traitant lui aussi d'un petit fait divers dans un collège mais le portant à une échelle quasi-métaphysique.
Après Un Métier Sérieux de Thomas Lilti, sorti l’an passé, c’est une nouvelle plongée dans les couloirs d’un collège que nous propose ce duo de réalisateurs allemands. Présent à la Berlinale et nommé aux derniers Oscars, le long-métrage a fait sensation de l’autre côté du Rhin. Évidemment, cela a sans doute suscité chez le spectateur français une curiosité excessive pour un récit, certes de bonne facture, mais qui ne s’avère pas non plus révolutionnaire. L’idée judicieuse du scénario est de laisser croire à un banal incident, propre aux relations entre un professeur et sa classe, pour nous emmener vers tout autre chose. On arrive alors facilement à se projeter dans les tourments qui touchent le personnage principal, cette jeune enseignante dépassée par les évènements. Les questionnements sont là pour le spectateur : Qu’aurais-je fait à sa place ? Comment je me serais comporté ? Malgré tout, quelques faits sont un peu trop aberrants, et égratignent la crédulité de l’ensemble du récit. Les seconds rôles réalisent des prestations assez ternes dans l’ensemble, notamment les collègues de la professeure incriminée ou ses élèves. Heureusement, l’actrice principale, Leonie Benesch, nous livre une prestation épatante et s’avère terriblement convaincante. Elle parvient parfaitement à nous faire ressentir toute l’absurdité de la situation, et on voit sur ses expressions corporelles tout un monde qui s’effondre autour d’elle. Elle est bluffante. La réalisation, très soignée, distille une tension qui va crescendo, jusqu’à un épilogue qui n’en est pas vraiment un.
Excellent film d'lker Çatak qu'il réalise comme un thriller captivant où sont posé les bonnes questions sur les multiples enjeux du système éducatif ! Leonie Benech , formidable comédienne , livre une performance exceptionnelle, tout en nuances, et cristallise parfaitement la douleur et les attentes liés au métier d’enseignant !
Cette montée en tension au sein de l'équipe éducative est chirurgicalement orchestrée mais je n'y ai pas, mais pas vraiment adhéré. Le scénario m'est apparu construit sur une ligne narrative bien alambiquée, voire bien "chargée", dans le but d'amener le spectateur à"paralléliser" ce qu'il lui était donné à voir avec les maux affectant nos sociétés modernes (notamment le racisme). Je retiendrai surtout la présence et le jeu impliqué de la jeune actrice Léonie.
Cela aurait pu être une enquête en milieu scolaire, il n'en fut pas grand chose!ce fut seulement un prétexte à une chronique sur le milieu enseignant au travail dans un collège allemand. La salle des profs devient le carrefour des rencontres entre collègues .On voit aussi une certaine discipline mais on est en Allemagne ! les rapports difficiles avec les adolescents et des ados entre eux sont très bien rendus. Il suffit parfois d'un rien pour qu'une bonne classe devienne un cauchemar pour un professeur...mais on reste sur notre faim: quand on a l'esprit cartésien une fin en queue de poisson est toujours un peu décevante!