Avis : La Bataille de Gaulle - Partie 2 : J’écris ton nom - Page 2
La Bataille de Gaulle - Partie 2 : J’écris ton nom
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Annick P
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4,5
Publiée le 27 juin 2026
2 excellents films ! Le 2eme nous a encore plus plu. C'est captivant, instructif, émouvant. Les acteurs sont tous très bien choisis et on ne voit pas le temps passer. Quel bonheur d'aller au cinéma pour voir ces chefs-d'œuvre. A ne pas manquer !
Attendu impatiemment et pas déçue du tout. Au contraire il a tenu ses promesses jusqu’au bout. Les acteurs jouant le Général De Gaulle et le General Leclerc sont remarquables !!
Je mets 5,5/5 car j’avais déjà mis 5 au 1 et que je trouve le 2 encore plus exceptionnel. Un film important, divertissant, drôle, instructif, et surtout très émouvant.
« De Gaulle II : l'Empire () contre-attaque. » Ce deuxième volet est un véritable chef-d'œuvre de conviction. Si je reprochais au premier film une certaine absence de nuances politiques, elles éclatent ici au grand jour. Fidèle au travail de l'historien Julian Jackson, le récit montre toute la détestation de Roosevelt pour ce que représente le général de Gaulle et pour son refus d'accepter une France vaincue, administrée et mise sous tutelle. L'articulation du film est remarquable. Tout commence par cette phrase de Leclerc à ses hommes avant une bataille désespérée contre les Panzer dans le désert : « Nous sommes les Français libres. Nous sommes invaincus. Nous ne nous rendons pas, nous ne reculons pas, et nos enfants n'auront rien à nous reprocher. » Antonin Baudry a l'intelligence d'en faire le fil conducteur de son œuvre. On y retrouve quelque chose de shakespearien, l'écho d'Henri V avant Azincourt : la volonté de quelques-uns, d'une « Band of Brothers" face à une force qui paraît écrasante. Ce fil conducteur qui nous entraîne nos spectateurs du refus obstiné de De Gaulle à se plier aux délires de Roosevelt, en passant par les soldats de Leclerc dans le désert qui se battent à un contre 10 équipés comme de bric et de broc , jusqu'à Jean Moulin qui dans sa salle d'interrogatoire couvert de sang ne donnera qu'un seul mot : « invaincu". Et c'est bien là le message du livre de Julian Jackson, le Britannique montre comment de Gaulle a compris qu'il pouvait faire de Leclerc l'épée de cette nouvelle conscience. Et à l'heure où nous avons honoré Marc Bloch qui soulignait l'esprit de défaite en 1940, de montrer en quoi de Gaulle a redonné cet esprit du combat jusqu'à la dernière limite, de ne rien lâcher, au nom d'une idée qui nous dépasse totalement : la grandeur de la France Le film est aussi, on l'a dit un grand film politique. Il montre comment la Résistance bien que divisée, emmenée difficilement par Moulin, sauve la partie de poker engagée par de Gaulle, face aux Alliés mais aussi face au général Giraud – un magnifique Thierry Lhermitte, aussi borné que son modèle historique - , qui se fait avoir en deux temps et trois mouvements sous le regard dépité de Jean Monnet, "l'homme de Roosevelt". Sans parler de la de la complicité « complexe " entre Churchill et de Gaulle, aidé en cela par un Anthony Eden, francophile et ami de la France libre Excellente idée également d'avoir confié le rôle du courageux capitaine Dronne à Redouane Bougheraba, sa fougue naturelle colle tout à fait au partenariat Je n'ai, pour ma part, relevé aucune véritable erreur historique. On vibre, on craint et on espère, et c'est très bien Mention spéciale à la reconstitution de la colonne Leclerc, qui n'est pas encore la 2e DB : une armée de clochards magnifiques, composée de républicains espagnols, de tirailleurs sénégalais, de goumiers marocains et de Français venus de tous les horizons. Et si vous vous interrogez sur le drapeau mauve que l'on aperçoit derrière les volontaires espagnols, il s'agit du drapeau de la Seconde République espagnole (1931-1939). Quelle bonne idée enfin de leur faire chanter le Chant du départ il aurait presque mérité de demeurer notre hymne national si nous avions conservé un peu de l'audace révolutionnaire. Un immense merci à Antonin Baudry et à ses équipes d'avoir porté à l'écran une telle page de notre épopée nationale. Il faut que ce film rencontre le succès qu'il mérite. Parce que notre histoire est une source inépuisable de grands récits, et parce qu'après un tel film, on n'a qu'une envie : en voir d'autres.spoiler: spoiler:
Excellent film qui met en lumière des femmes et des hommes exceptionnels. Les acteurs, la réalisation, la musique tout est très juste et poignant. Merci pour ce film.
Il y a trois semaines à peine sortait la première partie d'un diptyque monumental pour le cinéma français, mené par Antonin Baudry. Et si la seconde partie était prévue pour le 3 juillet (ce qui séparait alors d'un mois pile les deux films), Pathé, voyant les résultats décevants du premier, a décidé d'avancer la sortie du film pour surfer sur la Fête du Cinéma. Ce qui est selon moi une idée assez débile car, effectivement, ce n'est pas le succès d'un "Monte-Cristo" (mais c'était prévisible) mais c'est le genre de film qui fonctionne pas le bouche-à-oreille. Et en avançant ainsi cette seconde partie, cela cannibalise le premier film, en plus de surcharger les cinéma, les deux films durant chacun deux heure quarante. Mais bref, revenons-en au film ! Les deux ayant bien-sûr été tournés dans la foulée (en réalité, c'est à voir comme une immense fresque de plus de cinq heures), je ne m'attendais pas à être déçu de ce "second volet" puisque j'avais déjà adoré le premier. En revanche, je ne m'attendais pas à encore plus l'apprécier ! Je suis effectivement directement rentré dedans et ainsi, les deux heures quarante sont passées vraiment très vite. Alors je ne vais pas refaire mon laïus sur le représentation de De Gaulle (que j'avais fait dans ma première critique) mais, effectivement, le général est toujours iconiser au maximum et constamment mis sur un piédestal, jusqu'au plan final nous faisant bien comprendre que l'on parlerai tous allemand si De Gaulle n'était pas passé par là. Et c'est certainement vrai, même si le film fait, je pense, quelques raccourcis. De toute manière, cela reste une fiction et le film est à appréhender comme telle ; si je souhaite des faits historiques précis sur De Gaulle ou la Seconde Guerre Mondiale, je regarde un docu ou je lis un bouquin. Ici, ce que j'attends, c'est du cinéma et des émotions et cette seconde partie donne tout ! J'ai été tellement pris dedans que je me suis surpris à avoir les larmes aux yeux à de nombreux moments du film. Et même si la mise en scène sort quelques-fois les violons (il y a notamment quelques ralentis un peu forcés), elle reste dans l'ensemble assez sobre niveau émotions, tout comme le jeu des acteurs d'ailleurs. Ce qui n'empêche pas le spectaculaire qui est, comme dans le premier film, complètement maitrisé. Ajoutons à cela les costumes et décors toujours dingues. Bref, si la première partie se centrait sur la résistance, la seconde met l'accent sur la liberté et c'est ma foi très réussi.
La Bataille de Gaulle – J’écris ton nom clôt deux ans d’un pari patrimonial risqué pour le cinéma français. Porté par les mêmes figures caricaturales et les mêmes ambitions que L’Âge de fer, le film hérite aussi de ses promesses non tenues. Reste à savoir si le film referme la page avec panache, ou s’il se contente encore de la tourner.
"À sa décharge, le second volet bénéficie d’un terrain mieux balisé : le premier film ayant déjà installé ses figures fortes, comme Churchill, Roosevelt et Leclerc, Baudry va plus vite à l’essentiel, et les enjeux gagnent en clarté. Le souci, c’est que la réalisation ne suit pas ce mouvement. Le montage continue de plaquer une fresque artificielle sur des événements qui méritaient qu’on s’y arrête, à l’image de la menace allemande, réduite à quelques plans de Gestapo traquant Jean Moulin et son réseau. Les scènes décrivent sans jamais immerger. [...] La trame elle-même reste donquichottesque, même si le registre comique s’est assagi. On est loin des gimmicks d’un De Gaulle insensible aux moustiques, mais le film glisse encore vers de petites touches absurdes qui ne mènent nulle part, à l’exception réussie de la première rencontre De Gaulle–Roosevelt. Un détail nourrit bien ce duel d’égos : Roosevelt est souvent déplacé comme un meuble, sans qu’on montre le fauteuil roulant qu’il dissimulait pourtant avec un soin maniaque en public. Ce que le film a en revanche réellement assagi, c’est dans ses ruptures de ton. L’humour se fait discret et le propos politique reste résolument premier degré, en particulier sur la montée du fascisme, traitée sans la moindre ironie."
"J’écris ton nom ose enfin un peu de panache et de lisibilité, ce qui avait cruellement manqué à la bataille de Bir Hakeim dans le premier volet. Pour celle de Ksar Ghilane, en Tunisie, où le Leclerc de Niels Schneider affronte une panzerdivision, le film offre cette fois le spectacle que L’Âge de fer retenait par pudeur ou par manque de moyens. C’est modeste, mais on sent, pour la première fois du diptyque, un Baudry réellement appliqué à cartographier les lieux et à rendre les enjeux lisibles."
"S’il y a une idée que J’écris ton nom mène jusqu’au bout, c’est bien celle-là : ce déplacement du danger, qui ne vient plus du fascisme venu de l’Est mais des Alliés eux-mêmes. Le plan AMGOT de Roosevelt, cette administration militaire anglo-américaine pensée pour « restructurer » la France après la Libération, a un arrière-goût d’occupation que les Français connaissent déjà trop bien. Le film a l’intelligence de donner un nouvel angle au débarquement en Normandie, moins comme un acte de libération que comme une conquête déguisée. C’est la seule proposition du film à la fois claire, tenue de bout en bout et politiquement tranchante, là où le reste du récit hésite sans cesse entre les registres."
"Le diptyque s’achève ainsi sur un nouveau miracle qu’on nous demande de croire plus qu’on ne nous le fait ressentir, celui d’un peuple qui aurait su, contre toute attente, joindre les deux bouts pendant que tout s’effondrait autour de lui. Le geste est honorable et l’intention sincère. Mais entre L’Âge de fer et J’écris ton nom, La Bataille de Gaulle n’aura jamais trouvé l’allure de la grande fresque populaire qu’elle ambitionnait d’être, ni celle du poème dont elle emprunte le nom. C’est tout juste celle d’un devoir d’Histoire qu’on a fini, avec soulagement, par rendre dans les temps."
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Je reprends ma critique de la partie une car que dire d'autres ? J'ajoute un demi-point à ma précédente note pour souligner ma satisfaction.
Qui l’eut cru ? Au cinéma ce n’est que le deuxième film sur de Gaulle (le premier bien nommé de Gaulle en 2020). Quelques téléfilms toutefois, une dizaine. Il faut croire que le monument de l’Histoire – bien que le scénario soit tout écrit – donne le vertige. Il n’y aura sans doute pas de trop d’un diptyque cette fois pour faire le tour complet du personnage. Dans ce premier volet (2h40mn déjà), mes premières impressions ou craintes furent que ça tombe dans le roman national. Mais peu à peu, le reconstitution historique prend de la profondeur et sort de l'ombre des choses moins connues : les tensions récurrentes autour de l’homme, ses échecs parfois, ses doutes. Un récit prenant même si on en connait tous, leçons d’Histoire obligent, les tenants et aboutissants. Il y aura encore des spectateurs qui ont connu la Seconde guerre mondiale, la Résistance. Quelques tranches d’âge supplémentaires dont de Gaulle est somme toute un contemporain. Et puis d’autres, plus jeunes, qui ont bien besoin d’un utile rappel historique ne serait-ce que pour le Devoir de Mémoire. De quoi drainer un très large public. Sans doute, au bout du bout, un prix ou une quelconque distinction pour Simon Abkarian, l’acteur du rôle-titre. Je lis quelques critiques qui regrettent un certain mimétisme, les postures, l’intonation... C’est toutefois ça aussi qui fait partie de la mémoire collective. Comment pouvait-il donc en être autrement ? Sur un tel registre, l'acteur ne joue pas. Il incarne.
Vraiment impressionné par ce second volet vu en avant première le 25 juin. Les différents niveaux de récits, le sous texte géopolitique, l'affrontement avec les américains et les scènes de batailles extraordinaires, je ne vois rien à jeter.
J'attendais de voir ce second volet impatiemment et ma satisfaction dépasse mes espérances déjà trés élevées. Je dois vous avouer que la charge émotionnelle de plusieurs scènes épiques m'ont fait lacher quelques larmichettes, tant ce film colle à l'histoire héroïque de cette résistance pour la France libre. La réalisation et la maîtrise de la mise en scène est parfaite, et les performances de tous ces acteurs antagonistes sont pertinents autant que convaincants. Pour moi 2 volets historiquement marquants dans le cinéma Français, qui peuvent même dans le registre être sur le podium des meilleurs films sur la deuxème guerre mondiale et la libération de la France, au côtè de film comme "le jour le plus long". Un Film utile et qui fait réfléchir, sur ce qui est et qui a été notre histoire commune. Bravo pour ce magnifique rappel. A voir absolument.
Quand au début de ce deuxième volet sur « de Gaulle », (et sans rien vouloir spoiler) spoiler: des soldats montrent au Général Leclerc l’inscription « Mort aux cons » et que celui-ci leur répond « Y aura pas assez de munitions ! » on comprend que le brillantissime réalisateur Antonin Baudry maintient son style décapant et plein d’humour tout en nous en mettant plein la vue, et en rafraîchissant à souhait nos petites cellules grises! Nous sommes si nombreux à avoir oublié beaucoup de ces moments pourtant si importants de l’histoire de notre pays alors que son existence même était profondément remise en cause. Les scènes de guerre sont toujours extraordinairement bien mises en scènes. C’est bluffant. J’ai énormément aimé, et comme pour le premier volet, j’irai certainement le revoir plusieurs fois.
J'ai vu un film... très grand film. Même si je n'ai pas encore vu le 1er opus, ce 2nd volet déploie toute l’ampleur de son destin et de celui de la France dans une fresque historique aussi spectaculaire qu’émouvante.
Le film est puissant, épique, magnifiquement joué, et surtout porté par un souffle patriotique rare. De la Libye au Débarquement, jusqu’à la Libération de Paris, tout sonne juste. Les scènes de bataille sont impressionnantes, les effets spéciaux bluffant, au point d’avoir parfois l’impression d’être devant un grand blockbuster américain. Mais avec une âme française...
L’acteur principal, Simon Abkarian, est brillant. Il incarne un De Gaulle habité, droit, immense, mais aussi profondément seul face aux géants que sont Churchill et Roosevelt. Ce combat politique, diplomatique et intime donne au film une vraie profondeur. Aucune longueur. Tout est ciselé, tendu, maîtrisé. Le film avance avec force, avec courage, avec émotion.
Mais au fond, le vrai sujet du film, c’est la France. L’amour de la France. Celui qui ne faiblit jamais, de la première image jusqu’au dernier plan.
Aujourd’hui, aller voir ce film, qui retrace une épopée qui nous paraît si proche et si lointaine à la fois est presque d’utilité publique. C’est un devoir de mémoire. Cette œuvre rappelle avec puissance une page essentielle de notre histoire et rend hommage à celles et ceux qui ont permis à la France de retrouver sa liberté. En tant que Français, connaître son histoire n’est pas seulement enrichissant : c’est essentiel. En 6 mots : Force, Résistance, Âme, Nation, Courage, Espoir. FRANCE !
Ai vu «La bataille de Gaulle - J’écris ton nom » deuxième volet du diptyque sur la résistance pendant la deuxième guerre mondiale réalisé par Antonin Baudry. Cette seconde partie si elle bénéficie de toutes les qualités du premier volet a encore plus une dimension pédagogique tant j’ai appris de choses pendant 2h30. Le scénario détaille de façon précise et simultanée comment l’opposition au Gouvernement de Vichy avec ténacité et combativité s’est faite au jour le jour tant à Alger avec la constitution du « gouvernement provisoire » par de Gaulle (Simon Abkarian intense) qu’à Lyon avec la coordination des différentes structures de résistance grâce à Jean Moulin (Félix Kysyl). Le personnage principal de cette suite est indéniablement le Maréchal Leclerc (Niels Schneider). Evidemment la dimension politique mondiale de l’époque fait écho de façon hallucinante à notre XXIème siècle tourmenté où la montée de l’autoritarisme est de plus en plus grandissante. L’impérialisme américain avec ses projets de féoder la France, le dilemme de l’Angleterre qui ne veut pas choisir entre l’Europe et les Etats-Unis… sont les autres grands thèmes de cette fresque à grand spectacle où chaque plan est vraiment pensé cinéma. Antonin Baudry est un ancien diplomate et son parti pris de toujours laisser les allemands à distance pour se consacrer uniquement aux jeux de domination entre les différents maréchaux français et aux houleuses négociations entre Churchill, Roosevelt et de Gaulle est extrêmement intéressant et novateur. Evidemment si le sens du devoir et l’abnégation du héros sont mis en avant on découvre aussi un personnage totalement autoritaire, implacable et peu aimable. Il faut saluer l’interprétation intense d’Anamaria Vartolomei dans le rôle du bras droit de Jean Moulin, seule comédienne au casting si nombreux. Une fresque qui a une énergie folle, du panache et qui résonne comme une mise en garde. Un cours d’histoire indispensable qui s’adjoint à un vrai moment de cinéma.
4/5 Très bien. Encore une fois, on ne voit pas le temps passer. On apprend des choses (sauf les plus férus d'Histoire je suppose), c'est très prenant, cette fois on a même des musiques assez épiques qui soulignent les grands moments (souvent des discours militaires). Comme dans le premier, on manque parfois de quelques marqueurs de temps et/ou de contexte historique du moment visionné mais ce n'est pas gênant. Très bien.
Suite encore meilleure que le premier opus, plus d’explications et d’émotion sur le rôle de De Gaulle dans l’issue de la guerre, son importance dans l’indépendance de la France face aux anglais et aux américains. L’interprétation est bonne et la mise en scène également. Encore une page de l’histoire racontée avec justesse. Les points historiques sont bien mis en avant, tout ces détails relatés avec exactitude. Un bon film historique