A quand un 3ème volet ?
Avec cette suite de son diptyque, Antonin Baudry frappe un très grand coup. Le 1er volet était formidable, mais que dire de ce N°2 plus lyrique, plus nerveux, plus haletant, plus passionnant, plus, plus, plus… ? 160 minutes qui tutoient les sommets. Ici, au-delà de la grande Histoire, ce que j'attends, c'est du cinéma et des émotions et cette seconde partie donne tout. Une réalisation magistrale, des scènes d’action à couper le souffle, des personnages historiques parfaitement campés, et souvent remis à leur place réelle dans l’Histoire. une reconstitution ciselée, tout, je vous dis, il y a tout dans ce chef d’œuvre du genre porté par une distribution pléthorique et en état de grâce. Incontournable.
Il y a trois semaines à peine sortait la première partie de ce monument à l’échelle du cinéma français. Et si la seconde partie était prévue pour le 3 juillet - ce qui séparait alors d'un mois pile les deux films -, Pathé, voyant les résultats relativement décevants du premier, a décidé d'avancer la sortie du film pour surfer sur la Fête du Cinéma. Selon moi une idée assez débile car c'est le genre de film qui fonctionne par le bouche-à-oreille. Et en avançant ainsi cette seconde partie, cela cannibalise le premier film. Mais bref, revenons-en au film lui-même. Je ne m'attendais pas à être déçu par ce second volet puisque j'avais déjà adoré le premier. En revanche, je ne m'attendais pas à l'apprécier plus encore ! Parce que, tout simplement, les batailles prennent vraiment aux tripes et Leclerc s’impose comme un foutu héros de guerre, les enjeux de la Résistance deviennent poignants. Tout ce qui était encore conceptuel devient de chair et de sang. Un deuxième film qui fait presque de la 1ère partie une longue introduction. Une superproduction épique et passionnante de bout en bout.
Et donc que dire du casting sinon que c’est la perfection à commencer par l’indescriptible performance de Simon Abkarian, - plus De Gaulle que son modèle -. Niels Schneider, dans sans doute son meilleur rôle à l’écran, Anamaria Vartolomei, d’une sobriété étonnante, Félix Kysyl, confondant dans le rôle tragique de Moulin, Thierry Lhermitte, comme on ne l’avait jamais vu, dans la peau d’un général Giroud plus stupide que jamais, Karim Leklou, Campbell Scott, Louis Corbery, Grégoire Colin, Simon Russel Beale et tous les autres. Que le public fasse de ces films un des événements de l’été et vibre, la larme à l’œil en écoutant la voix de Paul Eluard déclamer avec ferveur son poème J’écris ton nom, qui, jamais, ne se démodera. Un must !