La loi du milieu est un polar particulièrement violent, même si comme dans Point Blank finalement Caine ne tue pas tant que ça, il catalyse la violence avec lui. Mais j'ai beau aimer Caine, ce n'est pas Lee Marvin, on est dans un autre gabarit question "catalyseur de violence". Mais Caine je l'aime beaucoup et je dois dire qu'il a une sacrée prestance dans ce film et qu'il en jette quand même pas mal. J'avais un peu peur de revoir Harry Brown que je n'avais pas aimé, assez fascisant sur les bords. Mais La loi du milieu c'est malgré tout autre chose qu'un simple vigilante contrairement à ce que le pitch pourrait laisser suggérer. C'est avant tout un film "noir". On a ce héros qui va tenter de résoudre le meurtre de son frère et de se faire vengeance lui même, le tout dans une grande violence. Carter tue de sang froid, il n'a peur de rien. Néanmoins l'intrigue du film, simple de prime abord se trouve en fait être assez tordue et peu clair, il y a beaucoup de personnages qui sont évoqués et il faut se souvenir à chaque fois de leur tronche, de leur rôle, etc. Le film n'est pas très limpide dans sa narration, ça serait le reproche que je pourrai lui faire. Et du coup par moments la question qui se pose c'est juste : mais c'est qui ça ? Pourquoi ? Et je n'aime pas me poser ce genre de question, c'est bien lorsque c'est un peu fluide. Ou alors il faut accepter que comme pour le grand sommeil ça n'ait pas de réel sens et qu'on est juste là pour apprécier. Mais bon autant dans le Hawks ça me semble faisable, autant là j'ai du mal. Du coup le film vaut surtout pour son ambiance très violente même si finalement il n'y en a pas tant que ça et il a un montage assez particulier et ma foi tout à fait sympathique. Il y a en effet quelques effets du plus bel effet.
Un super film de gangster ! une qualité d'image maitriser mais surtout Michael Caine dans la peau du tueur impitoyable Jack carter. Une histoire maitrisé et interressante, qui change dans ses années là du film de gangster débile à coupe de vanne d'Audiard ou mème sans. Avec le film Villain (aka Salaud! en français) renouvelle le genre dans les années 70. L'une des meilleur scène du film c'est lorsqu'il découvre pourquoi son frére à été tué, le seul moment du film ou l'on voit que se n'est pas un sociopathe.
Le point de départ de cette œuvre est d'un classicisme qui pourrait sembler rédhibitoire : un gangster part enquêter sur la mort suspecte de son frère dans sa ville natale. Ce serait pourtant dommage de s'arrêter là.
Vu les critiques dithyrambiques, je m'attendais vraiment à autre chose. Au final, il s'agit d'un film assez peu original et beaucoup trop bavard. Si j'avais su, j'aurais regardé une rediffusion de Derrick, j'aurais moins perdu mon temps ...
Film culte britannique... qui n'est au final qu'une série B des années 70 qui a très mal vieilli. Déjà, c'est excessivement ennuyeux: Michael Caine est lent, les scènes d'action se font désirer, et les rares moments où ça se décante un peu sont très décevants, et ne font jamais monter le rythme. Le scénario quant à lui est assez bateau, plat comme la main et assez maladroit. Certes, les personnages secondaires ne sont pas mal pensés, et la fin relève un peu l'ensemble, mais il aura fallu neanmoins traîner sa peine pour y arriver. "Get Carter" est à vrai dire une œuvre de bas-étage insignifiante, brouillonne, et qui n'échappe pas à la règle de la série B qui se complait dans l'érotisme ou la violence plutôt que d'être réellement pertinente. Un très mauvais film.
Get Carter, c’est une légende, souvent considéré comme un des meilleurs films britanniques jamais réalisés. Evidemment, comme c’est Michael Caine qui est en tête d’affiche, j’ai foncé dessus.
Eh bien j’ai quelque peu été déçu par cette Loi du Milieu, première réalisation d’un futur habitué du genre, Mike Hodges. Justement, c’est sa réalisation qui est assez mise en cause dans cette critique. Trop lent à son début, s’attardant sur des scènes peu intéressantes et allant trop vite sur la véritable résolution de l’intrigue. Cependant, Michael Caine reste un excellent acteur et porte le film sur ses épaules, lui qui est de presque tous les plans. Ce n’est pas bien rapide, ça aurait mérité d’avoir 30 minutes de moins et un montage un peu plus nerveux pour être bien accrocheur comme ça veut l’être.
En restent des scènes vraiment réussies, un personnage purement badass et une fin totalement inattendue mais logique.
Adaptation costaude de la première aventure littéraire de Jack Carter écrite par Ted Lewis, La loi du milieu est une référence en matière de vigilante movie anglais. Jack Carter, c'est Michael Caine, impérial. Froid, implacable et impitoyable, il sait remettre les choses à leur place, que ce soit un gangster mal famé, une mégère qui beugle ou tout simplement un homme lambda un poil énervé. Carter, c'est un tueur méthodique, mieux vaut ne pas lui chercher des crosses. Alors quand il apprend que son frère est mort dans de mystérieuses circonstances, il ne va pas se priver d'envoyer aussi bien la castagne que la chevrotine. Notre Anglais pince-sans-rire débarque donc dans son petit patelin natal afin de découvrir qui à assassiner son frère et pourquoi. Tel un pitbull, il va jusqu'au bout, ne lâchant jamais sa proie, osant mettre six pieds sous terre quiconque osera se mettre en travers de sa route. Quasiment monolithique, le regard congelé et la haine flamboyante, Caine interprète un anti-héros des plus extraordinaires dans une péripétie des plus sanglantes mais aussi des plus sexy, La loi du milieu n'épargnant pas le spectateur côté hémoglobine, punchlines insultantes et bouts de nichons. Le réalisateur Mike Hodges, dont c'est le premier long-métrage, n'y va donc pas avec le dos de la cuillère et livre ici un film virulent comme on en voyait peu dans le genre britannique. De plus, le film collectionne donc les scènes délicieuses comme lorsque Carter dégage de chez lui deux malotrus nu comme un ver, le fusil à la main, agrémenté de courses-poursuites haletantes et de nombreuses fusillades bien menées autour d'un scénario palpitant, sordide et inédit, tournant sur une sombre affaire de pornographie. En somme, La loi du milieu est un must du genre quelque peu oublié mais toujours aussi poignant.
Un film sympatique, dans la plus pure tradition du polar des années 70... La réalisation est assez novatrice pour l'époque, l'ambiance glauque et les scènes d'action apportent une ambiance de film noir. Mais la qualité du film vient surtout de l'interprétation de Michael Caine, tout en justesse et en sobriété, dans un de ses meilleurs rôles...
Un modèle de polar urbain."La Loi du milieu"(1971)a grandement contribué à fixer les codes d'un genre,perpétuellement renouvelable.Un truand désobéit à son parrain londonien,pour venir enquêter sur la mort obscure de son frère à Newcastle.Avec ses méthodes expéditives,il finit par toucher du doigt une vérité peu glorieuse,qui l'entraîne dans une justice sauvage.Dans ce décor d'usines crachant leur fumée,de docks interminables,sous un ciel lourd,et au milieu de gueules patibulaires,Michael Caine ne se démonte pas.Froid comme la mort,ne lâchant pas son fusil,et versant volontiers dans le lubrique,il accomplit inlassablement sa vengeance,avant d'être ironiquement stoppé.L'atmosphère très particulière,et le découpage serré de Mike Hodges,contribuent à faire du film une référence du gangsters movie bien échafaudé.On pénètre de plein pied l'Angleterre interlope du tournant des années 70,entre pornographie amateur,violence usuelle,intimidations entre parrains locaux...L'utilisation du décor pour les poursuites est remarquable,et si l'on ressent un soupçon de misogynie,c'est parce qu'il était bien présent à l'époque.Le regard de Caine vous hantera longtemps.
C’est l’anniversaire des 40 ans du film qui m’a incité à voir ce film dont on j’avais déjà plusieurs fois entendu parler. Get Carter est un film de gangster britannique qui cherche le réalisme et le cru et parviens à passer pour un film violent même aujourd’hui alors que les scènes véritablement violentes se comptent sur les doigts de la main. Le film est original aussi par son point de vue assez éloigné des clichés du film de gangster classique. C’est Michael Caine qui tient indéniablement le film sur ses épaules, jouant à merveille ce gangster londonien aussi pourri que ceux qu’il traque, on regrettera d’ailleurs des seconds rôles trop faibles en comparaison. La mise en scène se place clairement dans l’époque avec ces multiples zooms et ce coté « sale » renforcé par le choix des décors. Une mise en scène un peu décevante finalement, à part quelques très bonnes idées lors des scènes finales (notamment la fusillade sur le bateau) ou des trajets en voiture. Le générique annonçait une très bonne bande originale mais en réalité c’était là la meilleure partie musicale du film. Une bande-originale plus présente tout au long du film aurait été aurait vraiment avantageuse et aurait pu relever toute la première partie du film bien trop molle. Get Carter aurait donc, à mon goût, pu être bien supérieur avec quelques petites changement, mais si il reste un film policier agréable et original dans son approche.
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3,0
Publiée le 26 juillet 2010
"Tes yeux sont des pissotières dans la neige!"...Certaines personnes sont amenèes par les circonstances à faire le même travail que les dètectives professionnels, comme "Get Carter"! Enquêtant sur le meurtre à Newcastle, Michael Caine règle ses comptes à la pègre locale! Ce combat âpre d'un homme seul contre le système est un thriller culte des annèes 70, dont Sylvester Stallone ira jusqu'à reprendre (en beaucoup moins bien) le rôle de Jack Carter! On notera une scène d'anthologie avec la fameuse sèquence de Britt Ekland au tèlèphone! Au final, Mike Hodges signe un polar-ultra-violent qui a le mèrite de nous restituer l'atmosphère pittoresque de la ville de Newcastle, que domine l'excellent Michael Caine! Solide et ambigu...
Un chef d'oeuvre du genre, sans aucun doute. Un polar très froid du fait du jeu de Michael Caine à la fois impassible et désireux de vengeance, mais aussi du cadre de l'intrigue, le Newcastle des bas-fonds, gris et pluvieux. Un de mes films de chevet, malheureusement méconnu et pourtant source d'inspiration pour bon nombre d'oeuvres contemporaines.