Grâce à la réalisation correcte de Mike Hodges, son ambiance froide et réaliste, l'interprétation de Michael Caine dans le rôle du antihéros, "La Loi du milieu" est devenu un classique du film policier. A voir pour sa culture cinématographique.
Un film noir, qui après un début assez lent, se révèle être relativement efficace. Le scénario n’est pas original mais il est prenant et crédible. Michael Caine est excellent dans son rôle de frère vengeur impitoyable. Dommage que la mise en scène soit molle.
Incroyable : comment un film aussi faible peut-il réunir autant de bonnes critiques ? Ici, tout est faible : le scénario ? On devine tout ce qui va se passer longtemps à l'avance. En fait, Mike Hodges a réussi l'exploit de réunir tous les poncifs les plus éculés du film noir en 1 h 40. Chapeau, l'artiste ! La mise en scène ? Faiblarde. Les acteurs ? Leur façon de parler, très monocorde, inexpressive, c'est un genre, sans doute ...
J'ai découvert "Get Carter" pour la première fois il y a 15 ans. J'étais un peu passé à côté, le considérant comme un polar bien fichu, sans plus. Je le revois aujourd'hui, le réévaluant largement. Est-ce parce qu'entre temps je suis devenu plus mature ? Parce que j'ai vu des œuvres qu'il a inspirées ("The Long Good Friday" en tête) ? Une copie de meilleure qualité ? Ou parce que je savais cette fois à quoi m'attendre, ayant été déstabilisé par la lenteur du début lors de mon premier visionnage ? Toujours est-il que j'ai passé un très bon moment en le revoyant. Qu'on l'apprécie ou pas, il faut reconnaître l'audace du projet. D'une part, la violence et surtout le sexe assez crus. J'ai peine à croire que certaines scènes soient passées à travers la censure de l'époque. Peut-être la HD moderne laisse-t-elle voir des détails passés inaperçus à sa sortie. Telle cette gâterie rapidement mais clairement visible en arrière-plan dans l'introduction, lorsque les gangsters matent des photos pornographiques... D'autre part, le portrait du monde criminel, radicalement différent de ce que le cinéma britannique offrait jusqu'alors. Ici pas de gant blanc, pas d'atmosphère londonienne classe. L'ensemble se déroule à Newcastle, et c'est filmé "au naturel", à coups d'images froides, industrielles, et poisseuses. Et les règlements de compte n'ont rien de propret. L'intrigue est volontairement alambiquée. Se composant d'une épais brouillard de personnage que notre protagoniste va devoir percer pour découvrir qui a fait tuer son frère. La mise en place se fait doucement, mais ça reste prenant, parfois en non-dits et en confrontation faussement civilisées. Michael Caine n'a cependant rien d'un héros. Froid, cynique, arrogant, vicelard, parfois cruel, il exploite et manipule sans sourciller son entourage (souvent les femmes d'ailleurs). Se souciant peu des victimes collatérales, et prenant presque plaisir à se venger. Etonnant que l'acteur alors célèbre accepta un rôle aussi antipathique. Il semble qu'il ait été attiré par l'opportunité de jouer un criminel réaliste, loin des conventions et proche de ce qu'il avait connu dans son milieu de jeunesse populaire. Toujours est-il qu'il convient bien à ce personnage désormais difficile à dissocier de l'acteur (et oui désolé Stallone, tout le monde a oublié ton remake). Je terminerai en évoquant la qualité de la mise en scène. Très inventive, a fortiori pour un premier film ! Des séquences qui alignent les allusions sexuelles plus ou moins explicites. Des points de vue originaux. Et des passages en montage parallèle astucieux. Dommage que la suite de la carrière de Mike Hodges n'ait pas suivi ce niveau qualitatif.
Très bon polar, peu d'action sauf vers la fin ou la violence reprend le dessus. Le film est très bien réalisé avec une bonne utilisation des décors de la ville. Le rythme est parfois un peu lent mais cela donne quelque chose de vraiment intéressant.
Tel les images splitées du début représentant ces orgies dégénérés des chefs de gang, ce film baigne étrangement dans une dichotomie flagrante & surtout dans un océan virtuel ou règne une pseudo-liberté apparente d’où ressortent surtout les protagonistes selon une logique tragique, et en l’occurrence J.Carter/M.Caine/ & sa maîtresse A.Fletcher/Britt Eckland, bien entendu les + naifs du lot sinon héroïques: Malgré sa destination à 1 public spécifique, l’ensemble, parfaitement représentatif; n’a guère vieilli, et forme un polar parfait sinon classique. ( D’où sans doute le remake & les multiples copies + ou - directes. )
Un des meilleurs représentants du polar urbain des années 70. L'atmosphère étouffante très particulière du film doit beaucoup à son tournage en décors naturels ainsi qu'à la réalisation très serrée de Mike Hodges. Le thème musical de Roy Budd est inoubliable et Michael Caine est parfait dans le rôle de ce tueur antipathique.
Un thriller noir, froid et oppressant à souhait avec un M.Caine magistrale dans ce rôle de vengeur. Des scénes souvent choquantes ou violentes mais assez utiles pour redéfinir les contour du milieu du banditisme.
Un soi-disant chef d'oeuvre du polar qui ne l'est pas du tout pour moi! La petite touche british du film est plaisante mais il y a bien que ça d'intéressant. L'histoire est banale et sans très grand intérêt. Michael Caïne est par contre toujours aussi bon, un grand acteur pour un film très moyen.
Il est vrai que l'on connait quelques difficultés à rentrer dans cette "Loi du milieu", qui souffre d'un manque de rythme chronique durant les trois premiers quarts d'heure, malgré il est vrai une ambiance pesante bien planté et des décors ultra-réalistes, poisseux et glauques. Et puis, au fur et à mesure que l'on avance, il est vrai que le film commence à trouver sa vitesse de croisière, les scènes d'action d'une grande sobriété se révélant assez réussies et une intrique policière qui devient étonnamment intéressante, peut-être du au fait qu'il n'y a ici pas de justice, seulement la justice du "milieu". Michael Caine, lui, avance, tête baissée, tel un fauve qui guette sa proie, attend, afin d'être sur que c'est bien elle, avant de la faire souffrir inhumainement pour mieux l'achever au final. Bref, si l'on excepte donc quelques longueurs un peu regrettables, Mike Hodges réussit au final assez bien son coup, à savoir signer un polar ultra-réaliste, tout en réussissant à rendre l'ensemble intéressant pour le spectateur. Un bon polar.
Voilà un excellent film noir se déroulant dans les années 70. L'histoire est prenante et le traitement surprenant. Le milieu (Newcastle, une grande ville du nord de l'Angleterre) tiens un rôle important fournissant des décors inhabituelles et socialement marqués (les bars, les ports, les quartiers populaires, la campagne environnante, etc.). Le film fourmille de détails et de scènes "naturels" lui donnant ainsi une grande profondeur et tout son attrait. Le personnage principal, joué avec grand brio par Michaël Caine, est aussi très intéressant. Il est élégant, poli, froid, très brutal quand il le faut, mais ayant un faible pour les femmes. L'intrigue porte sur une histoire de vengeance dans le milieu de la pègre de Newcastle, ville natal du héro devenu homme de main à Londres. La réalisation de Mike Hodges, ancien réalisateur de série pour la télévision, est très réussie pour un premier film.
un bon film qui mele atmosphere etouffante et scene dure le tout dans un enfer urbain.un modele de film policier qui commence serieusement a dater mais qui se regarde sans deplaisir notamment grace a la superbe composition de micheal caine sans aucune pitié