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Peter Franckson
80 abonnés
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3,0
Publiée le 14 mars 2025
Malgré un synopsis alléchant, le film est inégal. La réalisatrice raconte ses relations avec son père, Luigi (1916-2016) (Fabrizio Gifuni, 58 ans), également cinéaste [42 longs métrages de fiction et fondateur de la cinémathèque de Milan (Cineteca italiana) où sont conservés, notamment, de nombreux films muets] et c’est cette transmission de la passion du cinéma [spoiler: hommage au film « L’Atlantide » (1932) de Georg Wilhelm Pabst (1885-1967)] qui est la plus intéressante (« le cinéma permet de s’évader » selon son père), notamment à travers le tournage des « Aventures de Pinocchio » (1975), où Francesca, enfant, n’est pas très débrouillarde, puis lorsqu’il est présent lors d’un tournage en extérieurs de sa fille. Malheureusement, l’adolescence de Francesca [coïncidant avec les années de plomb en Italie : attentats des Brigades Rouges, enlèvement d’un ingénieur de Siemens en mars 1972 (avec le slogan « En frapper un pour en éduquer cent »), enlèvement le 16 mars 1978 d’Aldo Moro, président de la Démocratie Chrétienne, retrouvé mort le 9 mai 1978]), en rébellion avec son père (elle dessine le slogan des Brigades Rouges sur les murs de sa chambre) et se droguant (sujet amplement traité au cinéma), est pleine de pathos et de ressentiment [alors que son père [soucieux des autres spoiler: (le titre fait allusion à une parole qu’il prononce lors du tournage de « Pinocchio », privilégiant la vie des gens au cinéma ), qui ne supporte pas le mensonge, ne veut que son bonheur], est beaucoup trop longue (d’où une durée totale de 110 mn). Sans compter que le spectateur a l’impression que Luigi Comencini est veuf et n’a qu’une fille (sa femme et mère de Francesca, est morte quand cette dernière avait 57 ans et la réalisatrice avait 3 sœurs, également travaillant dans le cinéma). Elle oublie aussi de mentionner qu’elle a été la 2e épouse du producteur de cinéma français Daniel Toscan du Plantier (1941-2003), de 20 ans son ainé… Sa mémoire est largement sélective ! Le choix des musiques extradiégétiques reste discutable car grandiloquant : spoiler: « La Moldau » de Bedřich Smetana (1824-1884) quand elle devient amoureuse d’un « hippie » ou la « Symphonie n°7 en la majeur, opus 92, 2e mouvement allegretto » de Ludvig van Beethoven (1770-1827) quand son père découvre qu’elle se drogue à l’héroïne.
Très bel hommage au père de la réalisatrice, le film est centré sur ces deux personnages et sur le cinéma qui les rapproche. Sensible et subtil, notamment dans les années d’enfance de la cinéaste, il est tout aussi admirable dans la partie des années difficiles de l’autrice. La musique est belle et les acteurs parfaits.
Une œuvre absolument sublime et d’une grande subtilité. Bravissima figlia ! D’une grande humilité qui plus est par comparaison à la mise en valeur compréhensible et légitime de son père au fond idolâtré malgré tous ses défauts ! Il lui a tant appris et tant donné qu’elle a voulu lui rendre hommage avec respect, je pense, sans écorner son image magnifique telle qu’elle le présente ! Ou le temps qu’il faut (« il tempo che ci vuole » titre original du film) pour une cinéaste accomplie de rendre hommage à lui.
Truffaut disait, dans l'un de ses films, que le Cinéma est plus important que la vie. Francesca Comencini, fille de son père, rééquilibre le rapport entre les deux ; c'es un film sur la vie, y compris la difficulté de vivre parfois, mais dans lequel le Cinéma est toujours présent et en fait lien entre fille et père, et cela donne un très beau film, plein de clins d'oeil (la scène finale) , mais qui ne sont pas l'intérêt principal? La relation de Luigi avec sa fille enfant est magnifique et rappelle le grand cinéaste de l'enfance qu'il a été. Un seul regret : le titre . Pourquoi avoir traduit ce magnifique titre "Il tempo che si vuole " (Le temps que tu voudras) pour un autre titre (banal) en italien ?
Un film qui raconte la relation d'un père et de sa fille de son enfance jusqu'à l'âge adulte. La réalisatrice retrace sa propre vie et on sent tout l'amour qu'elle a pour cette relation privilégiée. On ressent ce lien fusionnel qui transpire et qui est pur.
J'ai trouvé la première partie très bien traitée. En particulier avec ce bel hommage au cinéma !! En effet le père est en réalité Luigi Comencini, celui qui a réalisé, entre autre, le film "Pinocchio" de 1972. On assiste aux coulisses d'un tournage et c'est super intéressant ! L'immersion est très réussie et on est plongé dans l'envers du décor, telle une petite souris, et ça j'ai beaucoup aimé !
L'actrice principale est très touchante ! Je l'avais remarqué dans "Il reste encore demain" et son jeu est très juste et marquant. J'ai trouvé au père de faux airs de Guy Marchand et cela m'a ému.
Mais ici je n'ai pas compris sa rébellion contre son père et surtout le basculement vers son addiction pour la drogue. Il a l'air très protecteur et attentionné et je ne saisi pas comment elle pu autant basculer... Le traitement radical du père est trop simpliste et cette partie m'a dérangé.
J'ai trouvé que le passage de l'enfance à l'adolescence est trop brutal et ne nous permet pas de saisir l'élément déclencheur de l'évolution de la relation.
Le film est beau, poétique, bien mais le montage trop brutal m'a perturbé. J'aurai aussi aimé plus de profondeur dans l'évolution du personnage féminin c'est dommage...
Il y a des films qui racontent une histoire, et d’autres qui capturent une émotion. "Prima la vita" fait partie de la seconde catégorie. Francesca Comencini filme avec délicatesse la relation fusionnelle entre un père et sa fille, entre transmission et dépendance, entre amour inconditionnel et besoin d’émancipation. Un film sublimé par le regard bienveillant du cinéma, qui devient un personnage à part entière, et un fil invisible qui relie le duo.
Beau film. Très autobiographique, jamais nombriliste, ou l'on sent tout l'amour d'un père pour sa fille et inversement. La complicité, l'incompréhension, l'enfance, l'adolescence , comment faire grandir ses enfants, comment trouver sa place, comment transmettre. La direction d'acteurs est formidable, précise, on a de grandes scènes d'affrontements, d'aveux, sur des dialogues precis eux aussi, le père parfois dépassé, la jeune femme ombrageuse, on trouve tout cela, même de la fantaisie, dans ce film qui humidifié les yeux
Toutes les petites filles aiment leurs pères, mais quand celui-ci est cinéaste et qu’il met en scène Pinocchio, peut-être encore plus. Ce très joli film italien est une double déclaration d’amour celle d’une fille devenue également cinéaste à son père et celle au cinéma. Même si comme le disait Luigi Comencini « Prima la vita », d’abord la vie, après… le cinéma.
Une relation père-fille sentimentalement riche et intense, sur fond de cinéma. Que cependant, les "autours" ternissent un peu. Remarquablement interprété. Du bel-art italien.
Francesca Comencini revient sur son enfance auprès de son père, également réalisateur de cinéma, Luigi Comencini. On assiste à la construction de la jeune femme en tant qu'artiste dans l'ombre d'un père aimant à sa façon, très différent des standards paternels des années 1970. Alors que Francesca est étudiante et militante de gauche, l'écart se creuse. En salle le 12 février.
spoiler: "Prima la Vita" est un joli hommage à un personnage haut en couleurs pour son époque : Luigi Comencini. J'ai aimé la relation de tendresse et d'aide qui lie les deux êtres, notamment dans les périodes de vie difficiles de Francesca. Il se donne pour mission d'être derrière elle et de la soutenir, tant qu'elle obéit à ses règles. Quelques scènes comme la gifle sont marquantes. Malheureusement, ce film a pour ambition d'enchaîner les références aux cinémas du père et de la fille et je n'aime pas beaucoup ces films qui sont tournés vers le passé de leur art. Les périodes et les ellipses s'enchaînent de plus en plus vite et le début est plus intéressant que la fin.
Un magnifique film sur le lien et l’amour filial et un superbe hommage d’une fille à son papa. Le film rend également hommage au cinéma, on peut regretter un manque de liaison entre les différentes périodes mais ça ne m’a pas gêné. A voir sans hésitation
"Prima la vita" est un film poignant, mais sa représentation de la dépendance à l'héroïne est simpliste et risque de stigmatiser les héroïnomanes. Bien que j’aie apprécié l’aspect émotionnel et visuel du film, le manque de réalisme dans la manière dont la protagoniste s’éloigne de la drogue sans évoquer le véritable processus de sevrage est problématique On croit qu'il suffit de s'éloigner hors c'est pas si simple et c'est même impossible de s'en sortir comme ça et je le dis en tant qu'heroinomane abstinente depuis 4ans . La scène où le personnage découvre la drogue est très marquante, mais le film tombe parfois dans des clichés. De plus, l'association de la drogue avec le militantisme est maladroite, renforçant des stéréotypes inutiles. Car pas nécessaire pour le scénario ! Parfois, sans une connaissance historique approfondie, il est difficile de saisir le lien entre certains événements, ce qui rend le film plus confus . Une mort annoncée , puis un enterrement sans aucun lien l'un l'autre mais qui se suivent... Cependant, malgré ces défauts, le film reste captivant et montre une belle recherche d'identité et une belle relation entre un père et sa fille.