jeu d'acteurs impeccables pour les 2 principaux protagonistes. l'époque, la place de la femme et de la religion sont aussi très bien rendues et on découvre cette poétesse engagée, que j'ignorai complétement avant ce film. la folie, la perversité de Henri VIII est présente mais sans que cela soit trop présent
Entre film historique et propos féministe, "Le jeu de la reine" balance.
Du côté de la reconstitution, on a les costumes (superbes, jusque dans leur empilage), les décors (avec un château quasi labyrinthique), l'éclairage (en lumière naturelle ou à la bougie, pour certaines scènes nocturnes), les longues barbes du XVIe siècle et les intrigues de Cour, où religion et politique s'entremêlent.
Le propos militant se concentre sur le personnage de Catherine Parr, la dernière compagne d'Henri VIII, femme cultivée, épouse en apparence aimante et soumise, régente audacieuse... et mère de substitution, pour les enfants royaux nés de précédents mariages. Cela en fait un peu trop pour un personnage, que le film place sur un piédestal, bien servi il est vrai par la prestation d'Alicia Vikander, parfaite à tout point de vue.
Les autres interprètes sont tous très bien, en particulier Jude Law dans un rôle inattendu, mais aussi Erin Doherty (en prédicatrice rebelle) et Junia Rees, qui incarne la future reine Elizabeth... et qui est la narratrice l'histoire.
Dommage quespoiler: la fin, complètement inventée, soit ratée . Sinon, je mettais une (demi) étoile de plus.
Une très belle interprétation, une belle mise en scène, de superbes costumes. A. Vikander est très très bien dans ce rôle. Reste que le film est assez dur. Un peu éprouvant parfois. Mais c'est à l'image des derniers mois de règne d'Henry VIII je suppose.
Un film magnifique. très bien joué, notamment avec une grande subtilité par l actrice principale. un monde d intrigues, où conserver ses valeurs et sa vie était compliqué. Dommage qu il n y ait pas plus de beaux films comme cela.
filmé au rythme auquel la reine pouvait agir, l’ambiance fait tellement ressortir la sauvageri d’Henri8, la photographie colle avec l’époque ( sensation des froidures de l’époque, etc).Exfellente surprise pour moi après les critiques moyennes. Je me suis régalé !
L'histoire recèle bien souvent des épisodes cocasses. Henri VIII fait partie de ces affreux personnages, qui heureusement ont du souffrir un tantinet avant leur dernier souffle. Et cette comédie historique met le grand angle sur sa dernière épouse Catherine Parr admirablement jouée par la suédoise Alicia Vikander. Pas fan d' Histoire et encore moins celle d' Angleterre ( sorry ), on reste épaté par le comportement de cette jeune femme, bien en avance sur son époque et savait comment tenir tête à un des plus méchants de l'époque et en tout cas le plus puissant. Mention spéciale aux décors et costumes. A noter Jude Law dans le rôle d' Henri VIII, pas facile à reconnaître ! A réserver aux amateurs.....!!**
Film magnifique, Jude Law difficilement reconnaissable hormis sa voix. Quelques écarts par rapport à l' histoire mais insignifiants au regard des idées véhiculées. Un bon moment
L'histoire d'une fin de règne, d'une fin d'époque, d'un ancien monde mourant qui fait tout pour conserver sa tyrannie et son emprise. Tout cela personnifié dans le personnage d'un Henri VIII pourrissant.
En opposition, la Reine, qui impulse une société nouvelle. Ce film lie donc l'Histoire à un propos foncièrement moderne (et féministe) sur ce vieux Monde qui refuse de mourir. C'est aussi - et avant tout ?- un thriller psychologique sur les violences domestiques et qui réinvente complètement le film d'époque.
Le tout est d'une grande beauté plastique. Avec en particulier une photographie sublime (et signée de la française Hélène Louvart). Enfin bien sûr, ce duo d'acteurs est au sommet : Jude Law méconnaissable et terrifiant face à Alica Vikander qui dégage une grâce et une dignité folle.
Film surprenant et intriguant tant sur le côté historique que humain. Ambiance très lourde mais réaliste d'une époque pourtant critiquable. Heureusement les femmes sont capables de génie malgré les menaces.....
De Karim Aïnouz (2024). un film édifiant et bien mené sur l'histoire de la sixième et dernière femme du roi Henri VIII . Certainement le roi le plus despotique et le plus violent qu'ai connu l'Angleterre. Magnifiquement interpretté notamment par Alicia Vikander qui campe avec justesse et force Catherine Parr et Jude Law dans le rôle de Henri VIII. La reconstitution historique autant dans les décors, les costumes que dans les lieux géographiques est assez juste. Jusqu'à bien retranscrire à l'écran, ce qui devait être une ambiance olfactive pestilentielle liée à la gangrène du roi . Reste bien sûr , une interprétation historique de la fin d'Henri VIII qui peut poser question ? Mais au delà de cette interrogation, l'ambiance délétère , de soupçon, de manigances autour du pouvoir est très bien rendue. Le film révèle aussi tout ce qui tourne autour du patriarcat et de la domination de l'homme encore plus à cette époque.
Une fresque historique à la mise en scène remarquable même si le réalisateur s’est permis quelques libertés avec la vérité. Jude Law est à peine reconnaissable dans ce rôle de tyran sanguinaire et violent. Les costumes et les décors sont somptueux. L’ambiance sombre ajoute un climat malsain dans cette Angleterre sur fond de guerre de religion….
Il y a une pesanteur dans ce film, résultat d'une ambiance de souffrance, qui va crescendo et qui ne retombe jamais. Qu'on chante, qu'on mange et boive, qu'on fasse une partie de pelote ou de jambes en l'air, tout est lourd et empreint d'une odeur de peur et de mort, absolument tout. Puisqu'en effet, tout le monde (tout le film) est dans la crainte permanente d'un fou qui a tous les pouvoirs. Un fou qui est en train de pourrir sur pied, des suites d'une jambe malade.
C'est quasiment un film d'horreur.
C'est un don du film de nous faire ainsi souffrir, il est vrai notablement servi par un acteur hors classe (Jude Law, qui joue Henri VIII). Sans oublier de citer le diable de ces temps difficiles qui ne songeait qu'à brûler les hérétiques (le shakespearien Russell Beale jouant Gardiner). -Des temps et des fous qui ne sont pas sans rappeler notre monde d'aujourd'hui, du nord au sud et de l'est à l'ouest.
Le film prend quelques libertés avec l'histoire, ce qui peut agacer...
Mes connaissances en histoire ne sont pas assez documentées pour pouvoir donner un avis sur la réalité historique de ce film... Il n' en reste pas moins que la photographie, la lumière, les acteurs , les costumes... sont superbes. Et l' histoire mêlant jeux de pouvoir entre la royauté, l' église, la force de cette femme, tient en haleine pendant ces deux heures avec même du suspens jusqu' au bout... Alors n' en déplaise aux puristes c' est un bon moment de ciné certes pas un cours d' histoire.