Une belle direction d'acteurs de Jean Becker. Même s'il manque un peu de matière, le scénario dramatique nous propose une histoire émouvante, magnifiquement interprété par Gérard Depardieu ; il est "gros et vieux" mais splendide. Le film nous offre également une BO délicate, avec des insertions musicales sensibles de Reggiani et Barbara. Un coup de cœur pour ce casting royal avec Stéfi Celma et Anouk Grinberg (Maria), et Benoît Poelvoorde que l'on voit malheureusement trop peu.
La mise en scène manque clairement de dynamisme ce qui n'aide pas à rentrer dans l'histoire. Mais si on s'accroche et qu'on passe les 20 premières minutes on apprecie tout de même la qualité du film de Becker et la nouvelle grande performance de Gérard Depardieu.
Tiré d'un roman éponyme de Georges Simenon, on retrouve un Gérard Depardieu dans la peau d'un comédien vieillissant porté sur la bouteille (hé non, ça ne s'invente pas...). Jean Becker réalise un film au doux parfum de mélancolie sur le temps qui passe, l'amour qui s'en va. Depardieu qui interprète ici autre jules adapter d'un roman de Georges Simenon après le très bon (maigret) . Au début comme pour le film précédemment citer quand il commence à parler on ne comprend pas bien ce qu'il dit car les mots sont un peux manger dans sa façon de prononcer mais ensuite sa s'améliore et ça devient normal . Un film doux , calme , reposant , avec des comédien homme et femme qui sont tous au rendez vous de ce très beau compte qui devrait tous nous toucher. Fred Testot méconnaissable et qu'on s'appercois qu'il faisait parti du casting lors du générique auquel il est créditer c'est donc une incroyable transformation pour lui bravo . Un Poelvoorde qui pour une fois n'en fais pas trop et ne hurle pas quand il parle il reste sobre , c'est tant mieux et il est excellent comme ça je lui conseillerais de toujours être comme ça ça serais lieux même pour lui . Anouk Grinberg que j'aurais détester dans kaamelott me fait éprouver de la sympathie pour sont personnage. Stefi Celma qui est comme a sont habitude une justesse bluffante. Mr Depardieu rappel à chaque apparition qui c'est le patron du cinéma français ! Il arrive même à me faire rire lors de quelque dialogue 2 ou 3 fois car même si ce qui est dit ou même la situation n'est pas drôle c'est la façon du le grand Gérard le dit qui fait rire est apporte donc un peux de gaité dans cette douce mélancolie. bref un bon film pour passer une soirée au calme tranquillement devant un bon film .
Je me suis contenté de regarder Gégé à l'oeuvre, et indéniablement c'est un "géant". En revanche, le scénario avoue très souvent des faiblesses coupables et un manque de consistance (ex : la scène de pêche en bateau sur le bateau est nulle voire tristement grotesque). Il n'y aura que Gégé qui saura à quoi aura conduit cette confusion crépusculaire entre la vraie vie et le cinéma. Cette expérience m'aura semblé vraiment peu probante, et malheureusement bien peu convaincante.
Un duo d'acteur incroyable sur fonds d'une époque bien reconstituée, un amour transit, des dialogues sincères de ces grands Auteurs. La tristesse, les regrets, des présences. C'est un joli film dont on se doute rapidement d'une fin inéluctable.
Si « un film, c’est avant tout un documentaire sur les acteurs », adage bien connu qu’a repris à son compte, entre autres, le réalisateur Emad Aleebrahim Dehkordi au micro de France Culture, Les Volets verts en constitue peut-être la quintessence, tant il se donne à voir comme le bilan de santé physique, médiatique et culturel de Gérard Depardieu qu’avait récemment ausculté Patrice Leconte dans son Maigret (2022). Le comédien s’y dévoile sans concessions, dans des excès qu’il n’excuse jamais mais qui témoignent d’un sentiment de lassitude existentielle ; l’absence occupe une place essentielle, celle de la femme aimée dont le cœur est pris ailleurs, celle d’une génération marquée par l’insouciance qu’ont remplacée les turpitudes d’un présent difficilement habitable, sinon dans les incessants déplacements en voiture. Absence comblée le temps des diverses représentations artistiques. Il n’est pas anodin que le personnage de Jules Maugin manque de succomber à unespoiler: crise cardiaque en écoutant le concerto pour clarinettes de Mozart, qu’il déclare son amour à Alice par le biais d’une chanson de Serge Reggiani, « Il suffirait de presque rien », qu’il courtise encore et encore Jeanne Swann au théâtre, quelles que soient les pièces interprétées… L’art est un biais pour vivre avec les autres, dire l’amour et oublier un peu sa condition, biais qui conduit à un dérèglement de tous les sens, éloignant toujours plus d’une réalité décevante, en témoigne la chute libre de Maria, la maquilleuse personnelle de Jules Maugin qui maquille littéralement les apparences pour ne laisser transparaître au travail qu’une vive énergie, avant de venir demander de l’aide à domicile. Il n’y a de plaisir et de vie que dans la représentation, dans le rôle que l’on se crée au contact d’autres rôles, qui exigent lucidité et maîtrise de soi, et qui se saisit d’œuvres comme autant de supports offerts à une appropriation et à un partage : la belle séquence au restaurant orchestre le passage de la réalité terne – « on n’a plus de blanquette de veau » – à la fiction pimpante, lorsque Depardieu déclame par cœur les différents plats proposés sur la carte. Le choix des années 70 transpose les comédiens d’aujourd’hui dans une époque d’autrefois pour, à juste titre, rendre possible ce dialogue et les engager dans le processus de représentation : ils marquent tous l’écran par leur élégance et par leur résistance au temps, chacun s’étant construit un univers sous forme d’échappatoire qu’incarne la villa aux volets verts. La facture classique du long métrage, fidèle au cinéma de Jean Becker, offre une force tranquille cohérente. Un beau film.
Jean Becker est un excellent réalisateur, mais ici je l'ai pas trop suivi, heureusement que Gérard Depardieu est la pour mettre quelque chose a grignoter car c'est assez mou, ca manque cruellement de peps. J'ai mis la note de 2/5. Sans Depardieu on se dirigeait vers une note inférieur. Dommage mais déçu
Adaptation réussie du roman de Georges Simenon " les volets verts" conte les derniers mois de la vie d'un acteur célèbre à la santé chancelante.
Jean Becker, fils de Jacques Becker, dans une mise en scène classique, certes sans fioriture mais soutenue par une distribution de premier ordre dont émerge G.Depardieu ( Fanny Ardant et Benoit Poolvoerde produisent chacun une prestation pleine de charme) parvient à émouvoir et combler les amateurs de cinéma intimiste.
Éreinté de manière inappropriée par une grande partie de la critique, mais soutenu avec justesse par le masque et la plume, voilà un film sensible, touchant pétri de qualités qui m'a franchement bluffé.
Au plan de l'interprétation " les volets verts" fait carrerement office de masterclass et montre ce que le cinéma français contemporain peut proposer de mieux.
N'en déplaise aux fans du duo Gérard et Fanny, j'ai trouvé ce film assez ennuyeux, limite insipide. Que ceux qui ont lu le livre, me rassurent : Simenon a écrit mieux que ça ? Depardieu ou Maugin ? Homme désabusé Acteur vieillissant. Un hommage à Depardieu, comme un testament ? Surjeu volontaire, l'amalgame théâtre et cinéma renforce cette impression. Certaines scènes manquent de naturelles , elles ne paraissent exister que pour permettre à Depardieu de jouer Depardieu et à Ardant de jouer Ardant. Et pourtant je les aime bien ces deux là mais dans cette histoire ils ne me touchent pas. J'ai beaucoup plus cru à Depardieu/Maigret du même Simenon. Poolevorde sort son épingle du jeu et offre un peu de spontanéité et d'authenticité. Maria est un personnage caricatural, sans nuance, Anouk Grimbert valait mieux que ça. Stefi dans le rôle d'Alice est ennuyeuse, sa candeur excessive est ridicule, juste un joli minois dans les séries TV, oui ! mais ici ça ne suffit plus. Les seconds rôles sont en fait, assez fades, peu creusés, des faires valoirs surtout. Pas vraiment d' histoire ... une finale inévitable, prévisible. Que se passe-t-il en fait entre la consultation médicale du début et celle de la fin ?
Un film typique du cinéma de becker c''st parfois long mais les personnages sont creusés et ne sont ni tout blanc ni tout noir et pourtant on s'attache à eux maigres leur défaut. Depardieu incarne bien cet acteur malade et en fin de carrière
Un film de Becker avec un beau casting. Un scénario qui semble fait pour Depardieu qui fait du Depardieu... même la transposition d hier à aujourd'hui semble inopportune ... et puis on passe, à part si l on a envie de comparer au roman dont s inspiré ce film pour les plus érudits...
On pourrait presque croire que ce film nous montre les derniers moments de vie de Gérard Depardieu , portrait intimiste, ou se mêle tristesse , amitié ....
Merveilleux film avec un merveilleux Gérard Depardieu, qu'il faut absolument aimer , il est de tous les plans. Les dialogues sont savoureux, Fanny Ardant lumineuse, comme toujours, Benoit Poelvoorde, touchant et juste. Les rôles secondaires sont imparfaits, de mon point de vue, même Stéfie Celma, belle, oui, mais sans âme, et c'est le seul bémol de ce film qui est un plaisir pur de bout en bout. Les images de Paris la nuit sont magnifiques, d'ailleurs toute l'image du film est extraordinaire. Beaucoup aimé et envie de le revoir déjà!